Indonésie

Republik Indonesia
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Drapeau de l’Indonésie

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Emblème de l’Indonésie

(Détails) (Détails)
Devise nationale : Bhinneka Tunggal Ika
(javanais : l’unité dans la diversité)
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Langues officielles Indonésien
Capitale Jakarta
Plus grande ville Jakarta
Gouvernement
 - Président
République
Susilo Yudhoyono
Superficie
 - Totale
 - Eau (%)
Classé 15e
1 919 440 km²
4,85%
Population
 - Totale (2002)
 - Densité
Classé 4e
228 437 870 hab.
119 hab./km²
Indépendance
 - Déclarée
 - Reconnue
Des Pays-Bas
17 août 1945
27 décembre 1949
Gentilé Indonésien, indonésienne
Monnaie Roupie indonésienne (IDR)
Fuseau horaire UTC +7 à +9
Hymne national Indonesia Raya
Domaine internet .id
Indicatif téléphonique +62

L'Indonésie, le plus grand archipel au monde, est située entre la péninsule d’Asie du Sud-Est et l’Australie, et les océans Indien et Pacifique.

La langue officielle est l’indonésien (bahasa indonesia), mais de nombreuses langues régionales sont pratiquées (javanais, balinais, sondien...). L’Indonésie est une république laïque. Elle possède la plus grande population de musulmans au monde.

Sommaire

Histoire

Article détaillé : Histoire de l'Indonésie

Des premiers siècles à la seconde guerre mondiale

Entre le VIIe et le XIVe siècle, plusieurs royaumes thalassocratiques apparurent sur les îles de Sumatra et de Java (Royaumes de Sri Vijaya et de Mojapahit). Ces Empires maritimes de culture « indo-bouddique » s'étendaient de l'Indonésie et la Malaisie jusqu’aux Philippines. La société était divisée selon le système inégal des castes de l’Inde et plus tard, l’arrivée des marchands arabes n’eut que peu de mal à amener l’Islam qui proposait une société plus égalitaire.

Les Européens arrivèrent au début du XVIe siècle et découvrirent de nombreux petits états dirigés par des princes possédant chacun son secteur d’activité. Ce n’est qu’en s’associant avec certains de ces princes que les empires coloniaux européens parvinrent à négocier puis cultiver les épices, but ultime de leur recherche (au XVIe siècle, un gramme de clou de girofle valait plus qu’un gramme d’or). Au XVIIe siècle, les Hollandais étaient la puissance coloniale dominante dans la région, devant les Britanniques et les Portugais. Toutefois, les Portugais contrôlaient Timor. Les Hollandais de la Compagnie des Indes Orientales n’avaient en Indonésie qu’un but commercial et n’ont à aucun moment cherché à développer une quelconque politique sociale ou sanitaire ou à vouloir convertir au christianisme ; l’esclavage était très répandu et chaque famille de paysans devait par décret donner à la Compagnie une partie de sa récolte sous peine de confiscation des biens. Dans les écoles hollandaises, seuls les indonésiens d’origine chinoise étaient tolérés, les autres de race « malaise » (la majorité) étant considérés comme incapables de s’instruire.

À la suite de la faillite de la Compagnie des Indes orientales, le gouvernement hollandais reprit possession des territoires au XIXe siècle. La Couronne de Hollande, après le Puputan (suicide collectif) à Bali en 1910 et l’écho négatif qu’il eut en Occident (grâce aussi à l’écrivain Vicky Baum pour son livre « Sang et volupté à Bali »), décida d'une politique sociale et éducative pour l’Archipel. C’est la seconde guerre mondiale qui mettra fin à cet élan tardif.

De l’Indépendance à nos jours

Pendant la Seconde Guerre mondiale, le Japon envahit et occupa la majorité des îles. À la fin de la guerre en 1945, les Indonésiens déclarèrent l’indépendance avec à leur tête Sukarno. Les Hollandais concédèrent l’indépendance en 1949 et Sukarno devint alors le premier président du pays.

Sukarno songeait dès le début des années 60 à former un gouvernement d’union nationale regroupant toutes les tendances politiques du pays ; en 1964 trois ministres membres du Parti Communiste Indonésien (PKI) sont nommés.

Le 30 septembre 1965, le lieutenant-colonel Untung, commandant d’un bataillon de la garde personnelle de Sukarno, officier alors inconnu et homme de gauche, prend la tête d’un Conseil Révolutionnaire qui prétend déjouer un autre coup d’état dont les protagonistes, six généraux et un capitaine seront torturés et assassinés avant l’aube du 1er octobre. Le général Suharto, commandant alors les réserves générales de l’armée, intervient aussitôt, reprend la Poste et la Radio nationale et reprend en 48 heures le pouvoir aux rebelles. Très vite et dans tout le pays, s’ensuivit pendant des mois une chasse aux communistes de l’ampleur d’un génocide (plus de 500 000 morts) ; chaque ville, village ou ferme subit le nettoyage : des familles entières furent exécutées par haine des musulmans contre les communistes athés, par excès de certaines unités militaires ou par vengeance personnelle. Le 11 mars 1966, Suharto reçoit une partie des pouvoirs de Sukarno et devient président un an plus tard.

Pendant les 33 ans de son règne sans partage, Suharto et sa famille se sont enrichis considérablement alors que son pays ne cessait de s’appauvrir. En 1998, suite à la crise économique asiatique (la monnaie indonésienne perdit 80% de sa valeur), après de nombreuses manifestations dans tout le pays, et la pression du FMI (Fonds monétaire international), Suharto finit par abandonner son poste.

De 1998 à 2001, le pays eut quatre présidents.

C’est dans beaucoup de douleur que le Timor oriental obtint son indépendance en 2002.

Le pays à l’heure actuelle souffre de son économie, de sa politique interne et de conflits religieux. À cela s’ajoutent les mouvements sécessionnistes au Nord de Sumatra (Aceh), en Papouasie (Irian Jaya) ainsi que dans l’Archipel des Moluques où se déroule ce que l’on peut qualifier de guerre de religion entre chrétiens natifs d’une part et musulmans accourus essentiellement de Java d’autre part.

Voir aussi : Shrîvijaya ~ Singhasari ~ Empire Majapahit

Politique

Article détaillé : Politique d'Indonésie

Le pouvoir exécutif revient au président et à ses conseillers. Le parlement indonésien est bicéphale : il est constitué du Congrès du peuple et l’Assemblée représentative du peuple, chacun élu pour cinq ans. L’Indonésie est membre de l’ASEAN (Association des Nations d’Asie du Sud-Est).

Le second tour des élections présidentielles du 20 septembre 2004 opposait la présidente sortante Megawati Sukarnoputri, du PDI-P au général à la retraite et ancien ministre Susilo « Bambang » Yudhoyono dit SBY du Parti démocrate. Avec une participation d’environ 80% (soit 155 millions d’électeurs), Susilo « Bambang » Yudhoyono confirme son avance du premier tour et sera bientôt investi président avec Mohammed Youssouf Kalla au poste de vice-président.

L’idéologie d’État, appelée « Pancasila » (les cinq principes), impose le principe de l’existence d’un dieu suprême. Il n’y a donc pas de place pour l’athéisme.

Provinces

Article détaillé : Provinces d'Indonesie

Actuellement, l’Indonésie est constituée de 27 provinces, de 2 territoires spéciaux (daerah istimewa) et de la capitale. Chaque province est divisée en districts qui sont à leur tour divisés en sous-districts et communes. Les provinces sont : Bali, Bangka-Belitung, Banten, Bengkulu, Gorontalo, Jambi, Java central, Java occidental, Java oriental, Kalimantan central (Bornéo), Kalimantan occidental, Kalimantan du Sud, Lampung, Moluques, Maluku du Nord ou Moluques du Nord, Nusa Tenggara occidental, Nusa Tenggara oriental, Papouasie (Irian Jaya), Riau, Sulawesi central (Célèbes), Sulawesi du Nord Célèbes du Nord, Sulawesi du Sud, Sulawesi du Sud Est' Sumatra du Nord, Sumatra oriental, Sumatra occidental

Aceh et Yogyakarta sont des territoires spéciaux. Jakarta, forme le territoire de la capitale.

Riau Kepulauan sera bientôt séparé de la province de Riau.

Geographie

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Mont Bromo, massif du Tengger sur l'île de Java

Article détaillé : Géographie de l'Indonésie

Les 17 000 îles d’Indonésie (dont 6 000 inhabitées) sont réparties autour de l’équateur donnant à ce pays un climat tropical. Les plus grandes îles sont Java où habite près de la moitié de la population, Sumatra, Bornéo (qui est partagé avec la Malaisie), Irian Jaya (partie occidentale de la Nouvelle-Guinée) et l’archipel des Sulawesi ou Célèbes. L’île de Roti est la terre la plus au sud de l’archipel.

L’Indonésie se situe dans une zone friction tectonique, sur la ceinture de feu du Pacifique. C’est la zone volcanique la plus active du monde avec environ 130 volcans en activité. Les tremblements de terre sont donc fréquents et souvent suivis de tsunamis. Le pays est aussi riche en volcans avec notamment le célèbre et disparu Krakatoa. Le tsunami du 26 décembre 2004 a fait, d'après le bilan provisoire du 19 janvier 2005, 166 320 morts confirmés.

Économie

Article détaillé : Économie de l'Indonésie

L’Indonésie a connu de nombreux problèmes économiques vers la fin des années 1990, mais récemment l’économie semble se stabiliser. Le pays a beaucoup de ressources naturelles telles que le pétrole, le gaz naturel, l’étain, le cuivre et l’or. L’agriculture produit principalement du riz, du thé, du café, des épices et du caoutchouc.

Les partenaires économiques majeurs de l’Indonésie sont le Japon, les États-Unis d'Amérique et les pays avoisinants tels que Singapour et la Malaisie. L’Indonésie fait partie de l’Asia Pacific Economic Cooperation (APEC).

Démographie

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Évolution de la démographie entre 1961 et 2003 (chiffre de la FAO, 2005). Population en milliers d’habitants.

Article détaillé : Démographie de l'Indonésie

La population indonésienne est en gros divisée en deux groupes : les habitants de l’ouest du pays sont principalement malais et ceux des régions de l’est sont papous. Toutefois, la structure ethnique est un peu plus complexe avec notamment plusieurs tribus traditionnelles vivant à l’intérieur des îles de Bornéo et Irian Jaya. Les Chinois sont également une importante minorité (de l’ordre de 2 à 3 millions) et souffrent souvent d’une intégration difficile dans la population locale.

L’Islam est la religion dominante du pays, adoptée par 87% de la population. Les autres religions sont le Christianisme (9%), le Bouddhisme (2%) et l’Hindouisme (1%), cette dernière étant essentiellement pratiquée sur l’île de Bali. La montée de courants fondamentalistes religieux doublée de problèmes économiques ont souvent instrumentalisé des tensions qui se sont crispées sur les lignes ethniques et religieuses. Les minorités chrétiennes et chinoises ont subi cette politique de bouc-émissaire, notamment aux Moluques


La langue officielle l’indonésien ou le Bahasa Indonesia, dérivé du malais, est parlé par à peu près tout le monde bien que de nombreux dialectes soient employés localement en langue principale.

Autres sujets

Bibliographie

Voir aussi

Karawang

Liens externes

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Modèle:Provinces d’Indonésie

Pays d'Asie

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Russie ¹

Autres entités politiques : Palestine · République de Chine (Taïwan)

¹ partiellement asiatique

See also: Indonésie, 11 mars, 17 août, 1945