Impérialisme athénien

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Sommaire

Les fondements de la puissance athénienne

A partir de 470, Athènes prend une part extrêmement grande au sein de la ligue de Délos, malgré la faible puissance de ses forces terrestres, qui se résument à seulement 9 000hoplites du fait de l'inexistence d'une armée permanente, hors éphèbes.

La puissance militaire athénienne repose sur les grandes capacités monétaires de la cité dûes au gisement du Laurion. Dès 483, la cité dispose de 200 talents (1 talent = 26 kg d'argent). L'argent d'Athènes a une très bonne réputation sur les marchés, car il est pur à 99%. Cette importante richesse finance la construction de la plus grande flotte de l'époque engagée par Thémistocle en 483. C'est une flotte de trières, qui est un navire de guerre comportant trois rangées de rameurs. On peut y mettre 170 rameurs en tout. Il faut y rajouter des hoplites et 10 marins. Une trière est financé par un citoyen riche, membre de la classe des pentacosiomédimnes, et nommé triérarche. Il reçoit son navire de la cité, doit payer les éventuels réparations et la solde de l'équipage quand la cité ne le peut pas. Il doit le cas échéant faire face aux dépenses imprévues. Cette liturgie est donc la plus couteuse qui soit, le triérache jouit en conséquence d'un prestige consiédérable auprès de ces concitoyens.

La trière n'est pas un bateau destiné à rester en haute mer, les manœuvres n'excèdent donc pas une journée. À l'avant, se trouve un éperon de bronze, destiné à couler les navires adverses. Ce navire est leger, rapide et facilement manoeuvrable même sans vent grâce aux très nombreux rameurs. Les batailles navales se déroulent par de multiples abordages simultannée d'un même navire. L'objectif est donc d'écraser l'ennemi sous le nombre sans lui laisser la possibilité de réagir par une contre-attaque organisée.

Cependant les défauts de cette embarquation sont nombreux : du fait de sa légereté la trière tient mal la mer en cas de tempêtes, or celles-ci sont fréquentes dans la mer Égée en août et septembre. De plus, c'est un navire qui vieilli mal et qui pourri au bout de quelques années. (Cf. Aristophane v. 1035). Hors le bois employé pour construire les trières est extremement couteux, il s'agit de sapin et de pin noir, imputrescibles, provenant de Macédoine. Le lin des voiles est lui-même importé depuis l'Égypte.

Enfin, le second élément majeur de la puissance d'Athènes est d'ordre défensif, ce sont ses fortifications extérieurs qui englobent l'ensemble de la ville et son port principal, le Pirée. Celui-ci fut bati sous ordre de Thémistocle pour remplacer l'ancien port de [Phalène]], en même temps que la consolidation des remparts était engagée à la suite de la bataille de Platée. Une nouvelle ville-banlieue s'organisa progressivement autour de Pirée avec un plan en damier conçu par l'architecte Hippodamos de Milet.


La flotte athénienne est le principal instrument de la domination athénienne, elle contrôle intégralement le bassin égéen et de plus en plus l'ensemble de la méditerranée orientale. Les alliés sont responsables de cette évolution, de par leur participation en monnaie ou en nature. Construire des bateaux revient cher, c'est pourquoi les alliés préfèrent payer en argent monnayé. Ils subventionnent ainsi la construction de la flotte Athénienne.

Certaines cités possèdent leurs propres flottes. Ainsi Thasos en possède une mais la perd en 463 à cause de sa révolte. De même, Samos perd la sienne en 440 dans les mêmes conditions. Au total, après 440, il n'y a plus aucune flotte capable de rivaliser avec celle d'Athènes.

La flotte est un moyen de contrôle de la région des détroits. Ce contrôle est nécessaire car Athènes importe beaucoup depuis cette région. La flotte athénienne patrouille constamment en mer Égée.

Un autre instrument de la domination athénienne consiste dans les garnisons installées en Ionie. Suite à la révolte que connaît cette région lors des années 490 les athéniens s'installent, chassant ainsi les tyrans pro-perses et instaurant un régime démocratique, notamment à Milet. Ces nouvelles démocraties sont sous contrôle grâce aux grands nombres de citoyens athéniens fidèles à leur nation implantés sur place. On le voit pendant la guerre du Péloponnèse, où, dans des cités comme Byzance et Mégare, des partisans d'Athènes ont joué un rôle important pour soutenir les efforts militaires de leur patrie.

De même, les Proxènes forment un élément supplémentaire de domination. Les proxènes sont des étrangers à qui une cité accorde des privilèges à condition que celui-ci accepte de s'occuper des citoyens étrangers dans la cité dont il est le proxène. La proxénie est utile en justice et en diplomatie. Les athéniens se servent de leurs proxènes comme agents de renseignement. Ainsi, en 428, les proxènes athéniens ont prévenus ces derniers de la révolte de Mitylène.

Le dernier instrument de domination athénienne est l'appropriation du sol des alliés. Ainsi, seuls les citoyens de la cité ont le droit d'avoir des propriétés dans la cité. Dès la fondation de la ligue les athéniens s'emparent d'une partie des territoires alliés soit individuellement, un certains nombre d'athéniens ont pris possesion de territoires conquis, généralement innocupés, soit collectivement avec l'envoi de clérouques, qui fondent des colonies militaires.

Histoire de la ligue de Délos

Les succès de Cimon

Cimon imposa une lutte acharnée contre les Perses et et remporta un certains nombres de victoires, telle celle de l'Eurymédon qui permet aux athéniens de contrôler l'Asie mineure et de récupérer un important butin, qui servit à la réalisation de grands aménagements urbains.

En même temps que Cimon développe une politique de lutte contre les perses, il propose une entente avec Sparte. Il pense que cette alliance spartiate peut d'une part contrebalancer le développement des idées démocratiques auxquelles il est hostile et d'autre part offrir une protection terrestre à Athènes, Sparte étant la plus grande puissance hoplitique de l'époque au contraire d'Athènes qui souffrait sur le plan stratégique d'une grande faiblesse dans les batailles non maritimes. Sur le plan de la politique intérieure, Cimon opte clairement pour un clientélisme ciblé essentiellent sur la population citadine qui concentre l'essentiel des pouvoirs, c'est donc un leader charismatique bien que fortement critiqué par Thémistocle.

L'histoire de la ligue est ponctuée par les révoltes d'alliés jusqu'à celle de Thasos en 465. À l'issue de cette révolte, Thasos perd ses remparts et sa flotte, paie une amende considérable et perd ses possessions et ses mines. Cela remet en cause l'autorité de Cimon, en raison d'une histoire d'argent. La gestion de Cimon est contestée. À cause de Cimon, en 464, des hommes se révoltent contre le conseil de l'Aréopage. Durant cette même année se produit la révolte des hilotes à Sparte causé par un meutrier tremblement de terre qui en tuant un grand nombre de citoyens spartiates poussant à la révolte les hilotes. La cité temporairement alliée du Péloponnèse décide de faire appel à Athènes pour mâter la rébellion. Cimon impose à l'Ecclesia la nécessité d'une intervention athénienne contre l'avis d'Éphialte qui veut laisser chaque cité gérait ses crises internes, l'interventionnisme athénien au sein de la ligue de Délos posant déjà suffisemment de problème selon lui. Un contingent hoplitique sous commandement de Cimon et de ses partisans part donc finalement pour Sparte.

Pendant son départ en 462, Éphialte, nouveau dirigeant fort de la cité, impose une réforme qui prive l'aréopage de se prérogatives politiques, et les confie au conseil et à l'assemblée du peuple. Pendant ce temps les spartiates jugent l'assistance de Cimon insuffisante et décident donc de renvoyer les athéniens chez eux. Pour ce cuisant échec Cimon est ostracisé en 461, ce qui laisse le champ politique libre pour ses adversaires que sont Périclès et Éphialte. Ce dernier étant assasiné durant cette même année, Periclès devient le seul maître à bord, et le restera pendant les 32 années qui suivront.

Périclès et le rationalisme de l'alliance

L'expédition de 450 met fin à la lutte qui opposait Athènes aux spartiates et aux béotiens). En 457, Égine et [[Tanagra] capitule face à Athènes.

Les athéniens luttent sur plusieurs fronts à la fois. En 460, ils mènent une expédition dans le delta du Nil en Égypte. En 450, ils mènent une autre expédition à Chypre contre les Perses, expédition marquée par la mort de Cimon.

Cela donne à Périclès les coudées franches, mais il s'aperçoit qu'il ne peut mener le combat sur plusieurs fronts à la fois. En 449, est conclue la paix de Callias, qui met fins aux conflits avec les Perses. En 446 est conclue une paix de 30 ans avec Sparte, qui met fin aux luttes qui opposaient les athéniens aux péloponnésiens. Durant cette paix, chaque une des deux grandes puissances campe sur ses positions et s'engage à ne pas débaucher les alliés des autres.

Cette paix permet à Athènes de gérer sa sphère de contrôle qui s'étend sur les cités d'Attique, aux cités de l'alliance qui paient le tribut et qui fournissent les rameurs, et enfin sur l'arrière pays : la Macédoine, la Thrace et la région des détroits.


En 454, le trésor de Délos est transféré à Athènes. D'entrée de jeu, la ligue de Délos est clairement sous la coupe athénienne. De plus, Athènes a forcé des cités à entrer dans leur ligue, telle que la cité de Carystos. De plus, Athènes a maté dans le sang la révolte de ses alliés. On évolue très rapidement vers un impérialisme athénien sur la ligue et sur le monde grec en général.

Le tribut et le décret athénien sur le monnayage des cités alliées

À partir de 454, le montant du phoros est réévalué tous les quatre ans. Dans le décret de 425, il est écrit qu'on élisait une commission qui dressait une liste des cités imposables. Cette commission était constituée de 1000 jurés. On faisait appel aux Logographes. Par exemple, Antiphon avait rédigé un discours pour les habitants de l'île de Samothrace car ces derniers s'estimaient trop imposés.

On pouvait également faire appel aux tribunaux athéniens. De plus, il pouvait y avoir des réductions ou des augmentations de tribut. Cette perception du tribut a évoluée. Ainsi, en 442, les cités qui paient le tribut sont regroupées par grands districts. En 440, année de la révolte de Samos, on a demandé le versement d'un impôt supplémentaire. En 431, on fait la distinction entre les cités qui versent le tribut spontanément et là où se sont des origines privées. Après 431, certaines cités oubliaient de verser le tribut. Athènes, en conséquence, envoyait des bateaux pour collecter le tribut. Certains navires ne rentrèrent jamais à Athènes.

Des textes réglementaires furent édictés. Un décret sur le monnayage impose aux alliés l'usage de l'étalon monétaire, des poids et des mesures Athéniennes. C'est également un décret qui impose une harmonisation pour faciliter la perception du tribut.

Le poids du phoros variait en fonction de la taille de la cité. Ainsi les petites cités versaient moins d'un talent, ce qui était avantageux pour elles car elles bénéficiaient tout de même de la protection athénienne à moindre frais. Il n'y aura pas de grande révolte. Les cités qui payaient le plus se révolteront mais elles seront seules et ne provoqueront pas de mouvement général.

L'évolution politique

Au Vème siècle av. J.-C. deux idéologies politiques s'affrontent. D'une part, Thémistocle souhaite que se soient ceux qui contribuent le plus au développement de l'empire qui tirent profit de la richesse qu'il procure, c'est-à-dire les Thètes, ceux qui servent de rameurs dans l'armée athénienne. Cimon propose comme alternative l'idée que ce soit la cité qui profite de l'empire tout en conservant son hégémonie, avec des travaux d'urbanisme et d'aménagement.

En 472, Thémistocle est ostracisé et Cimon tient alors les rennes de la démocratie athénienne. Cimon contribue au développement de la ligue. C'est un militaire qui considère que le pouvoir démocratique doit reposer dont les mains des petits propriétaires, il prône donc une démocratie hoplitique. Il ne connaît que des succès jusqu'en 465, année de la révolte de Thasos qui marque le mécontentement des alliés. Cela se double d'un mécontentement des athéniens qui voient la cité s'améliorer alors qu'eux ne profitent pas de l'empire et de ses richesses. Ils ont l'impression que cet argent n'est géré que par et pour des gens riches. Cette critique vise l'Aréopage. En 2 ans, Thasos est vaincue.

Éphialte et Périclès l'emportent sur Cimon. Cette victoire est due à l'appel de Sparte. Suite à un tremblement de terre, qui causa la mort de bon nombre de citoyens de plein droit spartiates, les hilotes se révoltèrent. Les spartiates étant incapables de mater la révolte, ils font appel aux athéniens. À Athènes, l'assemblée du peuple est divisée. Éphialte pense lui que chacun doit souffrir ses problèmes. Cimon propose l'envoi d'un contingent hoplitique à Sparte et il part avec ses partisans, ce qui laisse le champ libre à ses adversaires.

En 462, Éphialte impose une réforme qui prive l'aréopage de se prérogatives politiques, et les confie au conseil et à l'assemblée du peuple. Éphialte meurt assassiné.

En 461, Cimon est ostracisé, à la suite d'un désastre politique, puisque le contingent athénien a été renvoyé par les Spartiates car ces derniers trouvaient que les Athéniens combattaient mollement.

A partir de 461, c'est le début de l'ère péricléenne, une période qui dura 32 ans. Il souhaite faire participer davantage les citoyens à la vie politique. Ce programme se manifeste par l'indemnisation de l'activité politique et judiciaire des citoyens. Le travail à accomplir entraîne une augmentation du nombre de séances et donc une perte de revenus pour les citoyens, d'où le mistos, c'est-à-dire une indemnité destinée à compenser ces pertes. Elle est d'abord instaurée pour le tribunal puis ensuite pour les autres magistratures. Il restreint l'importance du corps civique athénien. L'indemnisation coûte cher et celle-ci repose sur le critère de citoyenneté. Ainsi, en 451450, il redéfinit la notion de citoyenneté. Un citoyen est un homme né de père et de mère Athéniens. Il y a donc une double filiation civique. Cela restreint de manière considérable la taille du corps civique à Athènes.

Les aspects religieux et culturels de l'hégémonie athénienne

aspects culturels

On le voit tout d'abord dans les grands travaux de l'acropole d'Athènes. En 447, commence le chantier du Parthénon, un temple, mais qui serait plutôt un temple – trésor. Le véritable temple de l'acropole est l'Érechtéion. Il faut en retenir le programme iconographique, avec deux frontons : le fronton est, représentant la naissance d'Athéna, et le fronton ouest, qui représente la lutte d'Athéna et de Poséidon pour la possession de l'Attique, Athéna faisait dont aux athéniens de l'olivier.

On y trouve également des métopes représentant la lutte des Centaures contre les Laphites. À l'intérieur se trouve une frise représentant la procession des Panathénées. Ces grands travaux continuent jusqu'à la fin du Ve siècle, après la mort de Périclès.

Dans le domaine du théâtre, Eschyle écrit en 458 la trilogie de l'Orestie. L'intérêt de cette pièce est que toute l'action se situe à Argos, mais l'issue se situe à Athènes. Le personnage principal en est Oreste qui fuit Argos sur le conseil de l'oracle de Delphes et qui se réfugie à Athènes. Il y institue le conseil de l'aréopage. C'est une manière de célébrer en 458 l'aréopage qui a perdu son rôle en 462.

Sophocle, quant à lui, écrit Antigone. L'action se déroule à Thèbes. Il y a deux frères et une sœur. Les deux frères s'entretuent pour le contrôle de Thèbes. Le nouveau roi Créon enterre un seul des deux frères, celui qui a défendu la cité. Antigone enterre l'autre frère contre l'avis du roi. Antigone meurt et le roi reste seul. C'est une leçon de politique. Créon rétabli l'ordre mais il commet une faute religieuse en refusant la sépulture à un mort. Antigone décide de se conformer à des lois voulues par les dieux, lois qui sont supérieures aux lois humaines. C'est une leçon valable pour les cités de l'empire : faut-il se conformer aux décisions Athéniennes, ou y a-t-il d'autres lois plus divines ?

aspects religieux

En 440, un décret impose aux alliés de fournir une bête de sacrifice et une panoplie pour les Panathénées. En 425, un autre décret stipule que les alliés doivent défiler aux Panathénées comme les colonies d'Athènes. Athènes se comporte comme la métropole de ces alliés, comme s'il elle avait colonisée toute la mer Égée.

De même, le culte d'Athéna, déesse protectrice des athéniens se répand. Il est attesté dans les archipels grecs, à Samos, Chos et en Eubée à Chalcis par des textes difficiles à dater. Seule une borne de sanctuaire abordant ce sujet, a pu être approximativement daté au alentour de 450446. Ce culte ne semble pas avoir été imposé par la force, il a été institué par certains citoyens athéniens installés dans ces regions par dévotion et loyauté envers leur cité mère.

L'arrivée du culte d'Athéna s'accompagne aussi d'une forte promotion du culte à mystère d'Éleusis, originellement athénien. Ce culte ésotérique rencontre un important succès. On sait par Isocrate qu'au IVe siècle, un certain nombre de cités grecques envoient les prémices de leurs récoltes, soit le 600ème de la récolte d'orge et le 1/1200 de la récolte de grain, à Éleusis sur ordre de l'oracle de Delphes. Cette pratique datant de l'empire athénien et provennant de sa puissante métropole constitue un phénomène majeur du Vème siècle av. J.-C. puisqu'il réussit à avoir un impact sur la démographie athénienne.

La dispersion du culte athénien dans les cités devenues vassales constitue une forte tradition, devenant ainsi une part prépondérante des liens unissant Athènes à ses alliés avec la démocratie.

Les sources

Nous disposons de nombreuses sources, mais dont l'interprétation est délicate. Nous avons tout d'abord des historiens, avec Thucydide, qui nous livre une narration continue de l'impérialisme athénien, dans le premier livre de la guerre du Péloponnèse. Il est précieux mais décevant car il passe sous silence un certains nombres d'événements importants. De plus, il ne donne pas de repère chronologique précis et il ne donne rien sur les relations entre Athènes et les Perses après la paix de Callias de 449, une paix douteuse sur laquelle il ne dit rien non plus. Il ne nous dit encore rien sur la paix conclue entre Athènes et Sparte en 446, et il nous explique que la guerre du Péloponnèse est le résultat de l'augmentation de la puissance Athénienne.

Au rang des historiens, on trouve encore Hérodote, qui est précieux en ce qui concerne les origines de la Ligue de Délos, dont la bataille du cap Mycale marque l'acte de fondation. Il donne des détails sur les relations entre Athènes et Sparte et renseigne sur un grand nombre de cités du mondé égéen, à la différence de Thucydide qui ne s'intéresse qu'à Athènes. Son idée est que la révolte de l'Ionie est une erreur et que l'aide d'Athènes marque le début des troubles.

On trouve également l'historien Diodore de Sicile (Ier siècle après J.-C.), qui nous livre une bibliothèque universelle en 40 livres. Il nous présente une narration continue de l'histoire grecque de l'époque classique. Il s'est largement inspiré d'Éphore, aujourd'hui perdu, qui suivait un plan chronologique mais qui faisait une série d'histoires régionales. En revanche, il signale des évènements que Thucydide passe sous silence.

Enfin, nous avons Plutarque, au IIe siècle après J.-C. avec ses Vies parallèles. Ce n'est pas à proprement parler un historien mais plutôt un moraliste. Il utilise des sources perdues de manière critique.

Nous avons également les sources épigraphiques. Elles se font plus nombreuses au Ve siècle. La gravure de texte est liée à la démocratie athénienne, marquée par un contrôle croissant par le peuple, qui exige une inscription sur la pierre des décisions politiques. À partir de 462, on voit apparaître des décrets et des comptes de constructions. En plus du versement du phoros, les athéniens demandent que le 60e du tribut soit versé par chaque cité au culte de la déesse Athéna. Les athéniens ont dressés des listes annuelles pour le versement de cette Aparchè. Peu de listes sont complètes, mais lorsqu'elles le sont, ces listes attiques nous informent sur les modes de perception du tribut, lorsqu'on les croise avec d'autres inscriptions.


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See also: Impérialisme athénien, -425