Ildefons Cerdà

Image manquante
PortraitIldefonsCerda.jpeg


Ildefons Cerdà i Sunyer (catalan) ou Ildefonso Cerdà y Suñer (castillan) (23 décembre 1815 - 21 août 1876), est un ingénieur des ponts et chaussées de l’École de Madrid et urbaniste espagnol. Son œuvre principale est le plan d’extension de Barcelone, nommé l’Eixample (catalan) ou Ensanche (castillan) (1859). Il a également écrit la Théorie générale de l’urbanisation (1867).

Sommaire

Biographie

Il suit une formation de génie civil.

Lorsque le gouvernement espagnol de l’époque cède face à la pression foncière et permet la destruction des murs d’enceinte de Barcelone, il est chargé par ce dernier de réaliser les plans d’expansion de la ville. En parallèle, la ville de Barcelone confie le même travail à un architecte catalan. Il s’ensuit un conflit entre les deux institutions, mais le gouvernement parvient à imposer son choix.

Les objectifs définis pour ce projet sont de concevoir la nouvelle partie de la ville comme un lieu vivable et pratique, en opposition avec la vieille ville intra-muros, qui est congestionnée, surchargée et propice aux épidémies (c’est à cette époque que l’on met en application les théories hygiénistes). Face à l’impossibilité de trouver des travaux existants appropriés au projet, il entreprend la création d’un tout nouveau projet, et conçoit l’Eixample, empruntant quelques idées à ses contemporains en matière de technologie, pour créer un concept unique, moderne et bien intégré, particulièrement réfléchi, plutôt qu’une fantaisie urbanistique.

Il continue à créer et à améliorer des projets toute sa vie, tout en développant ses théories concernant la plannification de projets de grande envergure, à un niveau de planification régionale, jusqu’à sa mort. C’est ainsi qu’il dilapide tout son patrimoine, et meurt surendetté, proche de l’indigence, n’ayant jamais été payé pour son chef d'œuvre barcelonnais.

Réalisations

Cerdà est un homme à plusieurs facettes. Il abandonne son travail dans le génie civil, se présente aux élections et siège au Cortès (parlement espagnol), écrivant des législations révolutionnaires. Il entreprend également de réaliser une carte topographique extrêmement détaillée des alentours de Barcelone, et écrit un traité théorique pour soutenir chacun de ses principaux projets. De plus, il ajoute de nombreux mots importants au lexique espagnol, tels qu’urbanizaciòn.

Approche

Image manquante
PlanCerdaEixample.jpeg
L’Eixample, plan de 1859 du projet de Cerdà

Il se concentre sur les besoins primordiaux : avant tout, la nécessité de l’éclairage naturel (la lumière du soleil), la ventilation dans les foyers (il est fortement influencé par le mouvement hygiéniste), les espaces verts à proximité de la population, un traitement convenable des déchets, un système d’égouts efficace, et une possibilité de mouvement homogène des personnes, des biens, de l’énergie et des informations.

Ses créations dénnotent une conception de la notion de réseau très avancée pour son époque. Ses plans de rues en damier sont conçus pour faciliter le déplacement des piétons, des voitures, de tramways tirés par des chevaux, des réseaux de chemin de fer urbain (qui sont une innnovation pour l’époque), du réseau de gaz, des égouts suffisamment importants pour prévenir toute innondation, et ce sans négliger les jardins publics et privés, ainsi que les autres équipements clés. Les dernières innovations techniques sont intégrées, pourvu qu’elles contribuent à un mailleur fonctionnement urbain. Mais il fait également appel à ses propres concepts innovants, tels qu’un système logique de nivellement du terrain indispensable à la bonne réalisation de son projet. Il réalise également un analyse statistique méthodique sur la condition ouvrière de l’époque, afin de démontrer les problèmes liés à la congestion urbaine.

Controverses

Ses plans de Barcelone subissent deux principales révisions. La seconde version, approuvée par le gouvernement espagnol de l’époque, est celle de l’Eixample actuel. Néanmoins, les bâtiments de taille basse et les jardins à l’intérieur de chaque îlot sont rapidement jugés superflus par certains politiciens qui les font raser pour résoudre les problèmes de pression foncière. Seule l’une des deux rues diagonales a été réalisée. L’Eixample était et est toujours habité par les classes aisées, au lieu de servir de lieu de mixité sociale. Nombreux sont les architectes catalans de l’époque qui combattent les idées de Cerdà, l’accusant parfois même d’être socialiste. Quoi qu’il en soit, nombre d’entre eux finissent par y concevoir les bâtiments phares du modernismo, qui font aujourd’hui la renommée de certains quartiers.

¤¤Les développements politiques en Espagne et en Catalogne ont mené à la sauvegarde d’une version révisionniste concernant la manière dont Cerdà a obtenu l’approbation officielle de ses plans.¤¤

En réalité, Cerdà a dessiné ses plans à la demande de l’autorité compétente de l’époque, le gouvernement espagnol, avec l’appui du conseil municipal de Barcelone. Lorsque ce dernier est renouvelé, les nouveaux élus cherchent a prendre les devants face à la décision du conseil municipal précédent, en lançant un appel d’offre pour départager plusieurs projets. Le projet de Cerdà est néanmoins choisit, au désespoir de la plupart des gros propriétaires.

Principales œuvres

See also: Ildefons Cerdà, 1815, 1859, 1863, 1867, 1876, Barcelone, Catalogne, Déchet, Eixample