Hotchkiss
Hotchkiss fut un constructeur automobile français de 1904 à 1954.
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Histoire
Benjamin Berkeley Hotchkiss
Benjamin Berkeley Hotchkiss est un américain, qui avait implanté en Europe une filiale de l'entreprise de construction d'armes et de munitions, s'installe à Viviez, près de Rodez, pour fabriquer des étuis métalliques juste avant que la guerre franco-prussienne de 1870. Deux canons croisés surmontés d'une grenade en feu, le tout entouré par un ceinturon fermé en boucle cet emblème, copie presque conforme de l'insigne militaire des États-Unis d'Amérique de « l'Ordonance Department » en indique l'origine. L'usine de Saint-Denis est inaugurée en 1875. Benjamin dépose de nombreux brevets et à sa mort, en 1885, il laissa une société prospère.
Automobile
En 1902, tout en continuant ses fabrications militaires, Hotchkiss se lança dans la sous-traitance de pièces détachées pour l'automobile, puis en 1904 construisit ses premiers chassis-moteurs de 20CV. Le type E - de presque 18 litres de cylindrée - fut préparé pour la compétition.
Au début des années 1920, Hotchkiss adopta le slogan : « La voiture du juste milieu » et lança l'AM 12CV. En fait la marque ralliait les suffrages d'une clientèle bourgeoise aidée qui recherchait le confort et la discrétion. Au début des années 1930 furent mis au point les deux moteurs qui serviront jusqu'en 1954 : le 4 cylindres 2,3l (13 CV) et le 6 cylindres 3,5l (20CV). À partir de 1934, l'influence de l'Aérodynamisme se fait sentir : calandre légèrement inclinée, malle intégrée et profilée. Les carrosseries séduisent par le classicisme et la distinction de leurs lignes. Et les Hotchkiss brillent au rallye de Monte-Carlo et dans les concours d'élégance.
En 1937, pour diversifier sa gamme, Hotchkiss, qui avait racheté Amilcar, exposa l'Amilcar-Compound. Il s'agissait d'un prototype étudié par l'ingénieur J-A Grégoire avec le soutien de l'Aluminium Français. Voiture moderne (traction avant, roues indépendantes, châssis en alliage léger...), elle coûtait beaucoup plus cher que ses concurrentes,et ne put s'imposer.
Pendant la guerre, la production automobile fut suspendue. Sous l'égide du COA (comité d'organisation de l'automobile), Peugeot prit une participation importante dans le capital d'Hotchkiss. Après la guerre, Hotchkiss reprit lentement ses activités en modernisant la 13 CV et la 20 CV (roues indépendantes à l'avant, freins hydrauliques). Au salon de 1950, ces deux modèles sont remplacés par l'Anjou, qui conserve la même mécanique, mais adopte une nouvelle carrosserie. Au salon de 1951 est exposée l'Hotchkiss-Grégoire. L'ingénieur a encore réussi à convaincre ! Son prototype, la Grégoire R aux solutions techniques très modernes (moteur 4 cylindres à plat, 4 roues indépendantes et suspension à flexibilité variable, châssis en alliage léger) est aux antipodes de la tradition Hotchkiss. Le poids contenu et le Cx très favorable assurent de bonnes performances et une consommation modérée. Mais L'industrialisation s'avère coûteuse et difficile et la fabrication est arrêtée après 247 exemplaires produits. Cette aventure a aggravé les difficultés financières d'Hotchkiss. Et après la fusion avec Delahaye, Hotchkiss abandonne la construction de voitures de tourisme. Le dernier modèle, la Montceau, carrossée par Chapron, avec le moteur de 20CV ne sera pas produit.
Ainsi s'éteint une marque qui aura incarné, par l'élégance et le classicisme de ses modèles, une certaine tradition de l'automobile française.
Liens externes et bibliographie
- Hotchkiss, à la recherche du juste milieu sur Gazoline.net
- L'Album Hotchkiss, de P.Fouquet-Hatevilain (éditions EPA)
- Hotchkiss, Petit Dictionnaire du « Juste Milieu », de Daniel Tard (Massin Editeur)
