Histoire (périodes)

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Barre de navigation entre les périodes de l'Histoire

Protohistoire

Histoire

Âge du fer

Antiquité Moyen Âge Époque moderne Époque contemporaine

Aujourd'hui

Un découpage de l'histoire en « périodes » a pour double objectif de répondre à une exigence chronologique et de poser des repères, d'indiquer des ruptures qui traduisent un changement d'objet.

Si l'histoire de la terre commence avec la formation géologique du globe terrestre et si l'histoire de l'humanité commence avec l'apparition du genre homo, on limite traditionnellement l'emploi du mot « Histoire » (avec une majuscule) pour les périodes qui nous sont connues par l'intermédiaire de sources écrites, quel que soit le support de ces sources et quels que soient les moyens par lesquels elles nous sont parvenues. Les périodes pour lesquelles de telles sources n'existent pas ayant été nommées, quant à elles, préhistoire ou protohistoire.

Cet usage, popularisé à la suite de la création des archives nationales (1808) et de la professionnalisation des historiens s'explique principalement par l'importance historique de l'écrit en tant que source privilégiée de la connaissance historique. Cette suprématie de l'écrit perdure jusque dans la deuxième moitié du XXe siècle pour l'ensemble des champs d'études de l'histoire.

Sommaire

Découpage conventionnel

Par convention, dans le monde occidental, les quatre périodes majeures de l'Histoire sont :

En raison de l'élargissement du champ de la discipline historique, aux quatre périodes de l'histoire classique, il convient d'ajouter :

Critères

Ce découpage est évidemment arbitraire et ses limites mêmes peuvent varier selon plusieurs critères. Un premier critère est thématique : il n'existe pas, en effet, de ruptures claires dans tous les domaines de l'histoire (politique, social, culturel, etc.) à chaque changement de période.

Les histoires nationales, également, proposent des dates qui sont plus significatives en ce qui les concernent : on admet ainsi que les Américains font débuter l'époque contemporaine en 1776 ou que les Allemands privilégient l'imprimerie de Gutenberg pour marquer la fin du Moyen Âge.

Plus largement, cette partition est dictée par des considérations culturelles et géographiques : elle apparaît correcte pour l'Occident mais elle est inadaptée à l'histoire des autres continents.

De plus, elle n'est pas figée et reflète en elle-même des changements historiographiques :

Question des limites

En raison de l'extension du champ de l'histoire et à cause d'un certain relativisme de rigueur, les césures événementielles qui étaient admises sans difficulté en histoire politique et artistique ne le sont plus si facilement aujourd'hui, notamment dans les cas de l'histoire juridique, économique, sociale, etc. Aussi, les historiens ont tendance à préférer mentionner des décennies, voire des ensembles cohérents d'événements, comme « périodes de transition » : ces temps sont ceux qu'il faut aux mentalités pour changer.

Autres découpages

D'autres découpages de l'Histoire existent. Ainsi, dans l'enseignement actuel de l'histoire pour les collèges, en France, 6 périodes ont été retenues : la Préhistoire, l’Antiquité, le Moyen Âge, du début des temps modernes à la fin de l’époque napoléonienne, le XIXe siècle, et enfin, le XXe siècle et le monde actuel (source : SNUIPP).

Voir aussi

histoirehistoire (discipline intellectuelle)PréhistoireProtohistoireAntiquitéAntiquité tardiveMoyen ÂgePériode modernePériode contemporaine

See also: Histoire (périodes), 1450, 1453, 1492, 1776, 1786, 1789