Histoire du Venezuela
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XVIe siècle, Invasion espagnole
En 1498, Christophe Colomb « découvrit » le Venezuela alors qu'il en était à son troisième voyage en Amérique. Venu explorer de nouvelles terres à partir de l'île de Cuba, il aborda sur la péninsule d'Araya et suivit la côte vers l'est jusqu'au golfe de Paria.
Lorsque les Espanols explorèrent cette région pour la première fois, ils découvrirent des indigènes, vivant principalement d'agriculture et de chasse, installés le long de la côte, de la Cordillière des Andes et du fleuve Orinoco. C'est au Venezuela que les Espagnols fondèrent leur première colonie permanente d'Amérique du Sud. Il s'agit de Nueva Cadiz créée en 1522. Au XVIe et XVIIe siècle, le Venezuela était une colonie assez négligée, car les Espagnols se concentraient surtout à recueillir l'or dans d'autres régions d'Amérique du Sud.
XIXe siècle, Les indépendances
le 19 avril 1810, à Caracas, un conseil municipal enclenche l'indépendance avec l'aide du commandant l'armée Miranda.
Le Venezuela est l'un des trois pays ayant émergé de l'effondrement de la Grande Colombie, déclaré en 1830 par le Général José Antonio Páez (les deux autres pays étant la Colombie et l'Équateur).
XXe siècle, dictatures, pétrole et démocratie
Dictatures et pétrole
Pendant la première moitié du XXe siècle, le Venezuela fut dirigé par des gouvernements militaires qui promurent l'industrie pétrolière.
Au début du XXe siècle, la découverte de reserves de pétrole a en effet amené le Venezuela à passer d'une économie basée à 96% sur le cacao et le café, à une économie pétrolière.
Le dictateur Juan Vicente Gómez, dit le barbare, dirigea le pays de 1908 à 1935, le pétrole lui permit de rembourser complètement la dette extérieure en 1930. De 1936 à 1941, le pays est dirigé par Eleazar López Contreras, puis de 1941 à 1945 par Isaías Medina Angarita
Président par coup d'État, Rómulo Betancourt de 1945 à 1948.
Cette période se termina par la dictature de Marcos Pérez Jiménez, de 1952 à 1958.
Pacte de Punto Fijo, fin de la dictature militare
La chute de Marcos Pérez Jiménez en 1958 donna lieu au pacte de Punto Fijo, qui précisa le nouveau système politique. Les gouvernements furent alors élus démocratiquement.
Le président Rómulo Betancourt de 1959 à 1964.
Trujillo, dictateur de la République Dominicaine, tenta de l'assassiner le 24 juin 1960.
Les principaux partis de cette époque sont l'Acción Democratica (AD, social-démocrate), le COPEI (social-chrétien) et l’Unión Republicana Democrática, qui se sont alliés pour écarter les communistes. Le développement se construit autour des bénéfice de l'exploitation du pétrole vénézuelien, aidant à l'industrialisation de celui-ci.
Durant une longue période, le gouvernement resta sous contrôle d'une oligarchie controlée par la minorité de la population provenant de l'immigration européenne du début du siècle. Cette frange de la population plus aisée que la majorité, possède les médias et les entreprises pétrolières, resources importantes du pays. La pauvreté et la dette extérieure du pays augmente. Le taux d'alphabétisation du pays est très bas.
Le Caracazo
Les 27 février et 28 février 1989 [1] furent deux jours de révolte des masses populaires à Caracas et aux alentours, suite à une explosion des tarifs, notamment des transports en commun et les ajustements économiques inspirés par le néolibéralisme.
Le 2e jour, le président Carlos Andrés Pérez déclencha le Plan Avila et envoya l'armée contre la population révoltée, tuant entre 300 et 3000 personnes suivant les sources.
Hugo Chávez
En 1992, dans un pays où les basses populations sont ruinées, se produit une tentative de coup d'État dirigée par Hugo Chávez.
En 1998, un nouveau président, Hugo Chávez, élu démocratiquement, essaie de rééquilibrer le rapport entre classes riche et pauvre.
Il met en place des programmes d'alphabétisation des classes les plus pauvres. Il met également en place un système de démocratie participative, afin de mettre à contribution la population pour trouver des solutions au niveau local, et sortir ainsi le pays de la pauvretée. Il redistribue les terres non cultivées aux paysans les plus pauvres, afin d'augmenter la culture agro-alimentaire du pays, et réduire ainsi la dette exterieure tout en diversifiant l'économie. Il tente également de nationaliser les compagnies pétrolières.
De nombreuses structures coopératives sont développées, des médias locaux associatif naissent, et les services de nombreux médecins cubains (le gouvernement cubain forme plus de médecins que son système de santé n'en nécessite) sont échangés contre du pétrole pour améliorer rapidement le système de santé qui en a fort besoin.
Putsch d'avril 2002
Cela n'est pas du goût de l'opposition, qui tente un coup d'État le 12 avril 2002 et renverse le gouvernement pendant moins de 48 heures. Pendant ces heures, l'éphémère gouvernement abolit tous les pouvoirs d'élection populaire et déclenche la violence contre ses opposants. Ce putsch est appuyé par les médias privés du pays. Le gouvernement putschiste est aussitôt reconnu par le FMI [1] et par le gouvernement des États-Unis.
La population descend massivement dans la rue, ce qui a été absolument occulté par les médias putschistes, et le lendemain, Hugo Chávez retrouve le pouvoir. Il convoque le dialogue qui est rejeté par l'opposition.
Le gouvernement d'Hugo Chávez porte plainte, en mars 2004, auprès de l'Organisation des États Américains (OEA) contre le gouvernement de Washington, pour son soutien au putsch de 2002, affirmant avoir de nombreuses preuves de sa complicité.[2]
En novembre 2004, lors de la visite officielle d'Hugo Chávez en Espagne, le nouveau gouvernement élu accuse l'ancien gouvernement Espagnol, alors dirigé par José Maria Aznar, d'avoir participé à ce coup d'État.
Grève du patronat pétrolier
Quelques mois plus tard, une grève massive est organisée par les patrons et les hauts fonctionnaires de la Pdvsa (Petróleos de Venezuela), principale compagnie de pétrole du Venezuela. Cette grève est un échec, suite à la résistance passive de la plupart de la population.
Interdiction des OGM
Le 21 avril 2004 [3], suite à une alerte de l'association internationale Via Campesina, une association paysanne et rurale forte de 60 millions de membres, Hugo Chávez annonce que les semances transgèniques sont désormais interdites sur le sol du Venezuela. Il stoppe également un contrat avec Monsanto, qui projetait d'y planter 150 000 hectares de soja transgénique. Il utilisa pour cela le respect de la souveraineté et de la sécurité alimentaire de la Constitution bolivarienne. Son voisin le plus proche, la Colombie, utilise déjà les produit de la firme Monsanto.
Il propose de remplacer les champs prévu à cette culture, par celle du manioc, de créer une grande banque des semences, dont le but serait de permettre aux paysans du monde et aux amérindiens de s'y approvisionner.
Internationalisation du Plan Colombie
Le 8 mai 2004, les services de sécurité du Venezuela capturent 89 paramilitaires colombiens, sur un total éstimé à 150, s'entrainant dans une hacienda voisine de Caracas, appartenant à Roberto Alonso, opposant d'origine cubaine. La majoritée d'entre eux sont des réservistes colombiens. D'après les informations données, le groupe s'apprêtait à attaquer une caserne de la garde nationale, afin de déstabiliser le gouvernement.
Quelques jours auparavant, l'ex-président vénézuélien, Carlos Andrés Perez, exilé en Colombie pour cause de corruption, déclarait à la radio colombienne, Radio Caracol, qu'il était prêt à renverser Chávez par la force, et qu'il y aura des morts.
Des tanks français achetés à l'ancien premier ministre espagnol José Maria Aznar, et revendus à la Colombie, sont placé le long de la frontière entre le Venezuela et la Colombie.
Manifestations de soutien avant le référendum révocatoire
Le 8 août 2004, à Caracas, la plus importante manifestation jamais vue au Venezuela pris place en soutien à Hugo Chávez. Parallèlement, l'opposition réussi à organiser une manifestation de très grande ampleur.
Des manifestations s'organisent dans différentes parties de la planète en soutient au président au lendemain du référendum du 15 août. Hugo Chavéz est considéré grand gagnant à la fois par les sondages d'instituts proches du mouvement Bolivarien ainsi que ceux de l'opposition.
Les problèmes actuels
- Conflits liés à la drogue, le long de la frontière colombienne;
- Augmentation de la consommation de drogue;
- Surdépendance vis-à-vis de l'industrie pétrolière et des fluctuations de sa valeur sur le marché;
- Exploitation minière anarchique et outrancière, qui met en danger la forêt tropicale et les populations indigènes;
- Opposition oligarchique, hostile au gouvernement, qui a la main mise sur les grands médias, et tente de faire taire les médias associatifs.
- Dette exterieure importante, et pression de l'OMC;
- Volonté de la Colombie de renverser le gouvernement vénézuélien, grâce aux paramilitaires et à l'appui à peine déguisé des États-Unis.
La méthode utilisée pour tenter de résoudre les problèmes
- Pratique de la démocratie participative;
- Encouragement aux médias associatifs et indépendants;
- Redistribution des terres appartenant au riches et à l'état, mais non-cultivées, aux pauvres, afin de leur donner un emploi, de réduire la dette exterieure et pour réduire la dépendance extérieure de la production agro-alimentaire.
- Alphabétisation massive des catégories les plus pauvres de la population, avec l'aide de Cuba et du Brésil.
- Micros crédits et constitution de « coopératives populaires » bénéficiant d'aides d'état, banque des femmes;
- Promotion de l'usage des logiciels libres dans l'administration chaque fois que c'est possible;
- Reconnaissance des peuples indigènes et de leur(s) culture(s), mise en valeur de leur savoir, protection de leur habitat;
- Lutte « à mort » contre la corruption
Voir aussi
- Hugo Chávez, article plus complet sur l'histoire du Venezuela sous Hugo Chávez.
Lien externe
- À propos de l'accusation d'aide des USA au putsch par Chávez
- Interdiction de culture d'OGM
- Analyse des politiques sociales du gouvernement Chávez fait par l'Observatoire des Amériques, sur risal: http://risal.collectifs.net/article.php3?id_article=868
- À propos de la manifestation du 8 août 2004 (en anglais)
Documents
Documentaire audiovisuel: La révolution ne sera pas télévisée (The revolution will be not televised), réalisé par une journaliste irlandaise de Radio Telifís Éireann filmant le déroulement du putsch depuis Caracas.
