Histoire du Québec

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Cet article présente l'histoire du Québec.

Sommaire

Avant la colonisation européenne de l'Amérique (Genèse-1533)

Nul ne sait quand, ni où les premiers hommes arrivèrent en Amérique. Toutefois, il semble évident qu'ils sont venus d'Asie vers la fin du Pléistocène. L'époque exacte de leur migration vers l'Amérique nous est encore inconnue. Il y a environ 18 000 ans, un isthme (la Béringie) reliait l'Asie à l'Amérique constituant un passage migratoire intéressant entre les deux continents pour les chasseurs.

Le Paléoindien (-11000 à -8000)

Les faits archéologiques attestent une présence humaine sur le territoire québécois quelques 10 000 ans avant Jésus-Christ. Des populations paléo-amérindiennes précèdent l'arrivée des peuples algonquiens et iroquoiens dans le sud du Québec il y a quelques 8,000 ans.

L'Archaïque (-8000 à -3000)

Le Sylvicole (-3000 à 1524)

L'Agriculture apparait de façon expérimentale vers le VIIIe siècle. Ce n'est qu'au XIVe siècle qu'elle est pleinement maitrisée dans la vallée du fleuve Saint-Laurent. Les Iroquoïens cultivait entre autre le maïs, la courge, le tournesol, et le haricot.

Début de l'exploration française (1524-1607)

On peut faire commencer l'histoire de l'exploration française avant 1524. En effet, en 1508, soit seulement 16 ans après le premier voyage de Christophe Colomb, Thomas Aubert qui participait vraisemblablement à une expédition de pêche dans la région de Terre Neuve, ramena quelques Amérindiens en France. Cela nous indique que dès le début du 16e siècle, des navigateurs français s'aventuraient dans le golfe du Saint-Laurent, sans compter les Basques et les Espagnols.

De même, Jacques Cartier raconte, dans son journal, que lorsqu'il fit ses premiers contacts avec des Amérindiens, probablement des Micmacs, ceux-ci vinrent au devant de lui dans leurs canots en lui offrant des fourrures. Tous ces faits et plusieurs autres détails nous incitent à croire que les Amérindiens et les Européens n'en était pas à leur première rencontre.

Le voyage de Verrazzano

Article principal : Giovanni da Verrazano

C'est cependant en 1524 qu'un voyage officiel, commandité par des marchands et par le roi de France, est organisé. Comme plusieurs autres nations européenes, les français feront confiance à la filière italienne. En effet, l'Espagne avait engagé Colombo, Vespucci et Balboa, l'Angleterre Cobotto, et la France fit appel à Giovanni da Verrazano.

Cherchant lui aussi un passage plus court vers l'Asie, il s'aventura à un endroit qui n'avait pas vraiment été visité par tous ces voyageurs européens. Il longea minutieusement la côte atlantique de l'Amérique du Nord entre la Floride et la Nouvelle-Écosse, cherchant le passage tant convoité vers la mer de Chine. Il rentra donc bredouille non sans avoir été émerveillé par la beauté du paysage qu'il a comparé à une région de la Grèce qu'il connaissait probablement, l'Arcadie. Plus tard, on désigna sous le nom d'Acadie, cette partie de la Nouvelle-France qui se trouvait dans la Nouvelle-Écosse actuelle. Ce voyage qui ne connut pas de résultats tangibles, préparait ceux de Jacques Cartier, dix ans plus tard.

Les voyages de Cartier

Article principal : Jacques Cartier

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le portrait de Jacques Cartier.

Le 24 juillet 1534, Jacques Cartier plante une croix dans le sol de la péninsule de Gaspé et prend possession du territoire au nom du Roi de France. Jacques Cartier remonte le fleuve Saint-Laurent jusqu'à Hochelaga le 2 octobre.

En 1541, Jean-François de la Roque de Roberval devient lieutenant de la Nouvelle-France et est chargé d'établir une colonie en Amérique. C'est Cartier qui fonde Charlesbourg Royal, premier établissement français en sol américain.

Après les trois voyages de Cartier, déçue, la France ne veut plus investir des sommes importantes dans une aventure si incertaine. Suivra donc une longue période de désintéressement de la part des autorités françaises. Il faudra attendre la toute fin du 16e siècle pour que renaisse un intérêt certains pour ces lointaines contrées nordiques. Si la France n'envoie plus d'explorateurs et de découvreurs, cela ne veut pas dire qu'il ne vient pas des Français dans la région de Terre Neuve et dans le golfe Saint-Laurent. Les pêcheurs Bretons et Basques continuent de venir s'approvisionner en morues et en huile de baleine. Comme ils doivent passer un certain temps ici pour ces activités, ils commencent à échanger leurs objets en métal contre les fourrures des autochtones. Peu à peu, ce commerce devient de plus en plus rentable et l'intérêt renaît pour cette «terre de Caën».

Mais, selon certains, le commerce des fourrures nécessite un établissement permanent et un bon réseau d'alliances avec les fournisseurs de fourrures si l'on veut que cette activité soit régulière et rentable. On ne peut plus se contenter de présences saisonnières et irrégulières. Pour d'autres, ce commerce peut très bien continuer à se faire à la façon des pêcheurs. Il y aura donc des intérêts divergents concernant cette activité. Il se forme des compagnies de marchands qui tentent d'intéresser la couronne à une entreprise de colonisation en Amérique française. Les marchands veulent s'impliquer mais ils voudraient que les autorités accorde le monopole à une compagnie qui, elle, en retour, s'emploirait à peupler la colonie. Le roi aurait donc une colonie sans que cela lui coûte très cher. En même temps, les partisans du commerce libre font aussi des pressions auprès des autorités pour que le commerce demeure libre. Au tournant du 17e siècle, c'est le grand débat.

La Nouvelle-France (1534-1760)

Article principal : Histoire de la Nouvelle-France

L'Acadie (1604-1760)

Article principaux : Histoire de l'Acadie et Histoire de la Nouvelle-France

Le Canada français (1608-1760)

Fondation de Québec (1608)

Cent associés (1627-1662)

La Compagnie des Cents Associés, ou la Compagnie de la Nouvelle France, fondée par le Cardinal de Richelieu se vit confier les colonies en 1627 et eu des problèmes de colonisation aussi tôt que 1628 et 1629, à cause d'interventions de pirates anglais.

Ils établirent des seigneuries à condition qu'elles recrutent des colons, ce qui ne fut pas un succès.

Conseil souverain (1663-1759)

Quand Louis XIV décida de reprendre en main la Nouvelle-France que son père avait laissée entre les mains de la Compagnie de la Nouvelle France en 1627, il institua le gouvernement royal. Dans ce gouvernement, il y avait un organisme appelé Conseil souverain qui finit par s'appeler Conseil supérieur un peu plus tard. Ce conseil où siégeaient le gouverneur, l' intendant et l'évêque et quelques autres conseillers étaient surtout un organisme judiciaire servant de cour d'appel. C'était donc le plus haut tribunal de la colonie. Cet organisme pouvait aussi, à l'occasion, émettre des règlements de police en vue de faire respecter l'ordre dans la colonie.

Une guerre éclate en 1756 entre les Britanniques et les Français le long du fleuve Ohio. Les Français perdent rapidement l'Acadie. La guerre s'étend jusqu'au Canada. Les Français remportent plusieurs batailles, mais sont toujours inférieurs en nombre de militaires. Certaines ne sont remportées que par le courage des Français, comme une armée de 3 500 hommes de la milice ou Amérindiens contre la plus grande armée jamais rassemblée alors en Amérique du Nord, par les Anglais. En septembre 1759, les Britanniques, conduits par le major-général James Wolfe, attaquent les Français par surprise à Québec, sur les plaines d'Abraham. Les Français, conduits par le marquis de Montcalm (Louis-Joseph de Montcalm), tentent de se défendre. Tandis que les forces britanniques escaladent une falaise pour combattre les Français sur les plaines d'Abraham devant Québec, la flotte britannique bombarde Québec en attaquant par derrière. La bataille dure 15 minutes. Montcalm et Wolfe meurent tous deux durant la bataille, mais Québec chute et la ville est prise par les Britanniques. Le fleuve St-Laurent est pris. Le dernier obstacle des Britanniques est Montréal. Ils l'attaquent en 1760. La ville, encerclée, se rend sans combattre.

La Conquête britannique (1756-1760)

Article principaux : La guerre de la Conquête et La guerre de Sept ans

Le Régime britannique (1760-1867)

Le Régime britannique commence avec la capitulation de Montréal en 1760, capitulation qui consacre la fin, peut-être temporaire, de la Nouvelle-France. Peut-être temporaire parce que la guerre n'est pas encore terminée en Europe et que bien des choses peuvent encore arriver. C'est pour cela, que l'Angleterre confie l'administration temporaire du nouveau territoire aux militaires. Cela durera trois ans, soit jusqu'à la signature du Traité de Paris, en février 1763. Par ce traité, la France reconnaît la victoire anglaise et cède aux vainqueurs toutes ses possessions d'Amérique du Nord sauf les Îles de St-Pierre et Miquelon qui ne devront servir que d'abris pour les pêcheurs français, étant donné que la France a conservé un droit de pêche au nord de Terre Neuve. Une fois la question de la propriété réglée, L'Angleterre va s'employer à organiser tout ce nouveau territoire qu'elle vient d'acquérir. Elle adoptera donc la Proclamation royale en octobre 1763.

Occupation militaire de la Nouvelle-France. L'occupant utilise le mot conquête pour la qualifier. Cependant, on dote la «province of Quebec» d'un gouvernement civil en 1763. Il s'agit d'un gouverneur nommé par Londres et d'un conseil choisi par ce même gouverneur. Un peu auparavant, le gouverneur militaire Jeffrey Amherst a accompli des crimes de guerre dont le plus flagrant a été en 1763 la distribution de couvertures infectées de variole (aussi appelée petite vérole — smallpox en anglais). On avait organisé cette distribution parmi les Amérindiens qui se révoltaient alors contre l'occupant anglais. Dirigés par Pontiac, ces tribus de la région des Grands Lacs cherchaient à appuyer le retour des Français, leurs anciens partenaires commerciaux.

Proclamation royale (1763-1774)

La Proclamation royale vise d'abord et avant tout à angliciser le plus rapidement possible la «Province of Quebec» par toute une série de mesures. Mais l'Angleterre prit une bien mauvaise décision concernant le territoire situé à l'ouest des Appalaches et convoité par ses autres territoires connus sous le nom de Treize Colonies. En partie à cause de la révolte de Pontiac, elle interdit à ses sujets de franchir les Appalaches pour aller s'y établir en permanence. Cela les mécontenta à un point tel qu'il commencèrent à s'agiter et à protester. Il s'ensuivit alors une escalade qui mena à l'Indépendance des États-Unis d'Amérique en 1783.

Acte de Québec (1774-1791)

L'Acte est voté par l'Angleterre afin de s'assurer la fidélité des Canadiens français dans l'éventualité d'une révolte des treize colonies américaines. De toute façon, l'Angleterre réfléchissait depuis un certain temps sur des modifications à apporter à la Proclamation royale qui s'avérait impraticable vu la majorité écrasante des francophones dans ce Québec que l'on voulait angliciser. Dans ce contexte d'agitation des colonies du sud, la métropole anglaise se décide à miser sur les Canadiens et leur territoire. On leur accorde donc :

– Le rétablissement des lois civiles françaises.

– Un territoire agrandi (la Province of Quebec s'étend du Labrador à la vallée de l'Ohio et de là jusqu'au Mississipi).

– On rétablit le système seigneurial. (Ce qui autorise les seigneurs à recommencer à percevoir leurs redevances auprès des censitaires.)

– La religion catholique est reconnue dans ses pleins droits. (Ce qui permet aux curés de demander aux paroissiens de payer la dîme.)

– Abolition du serment du Test.

– Des Canadiens français seront admis au Conseil.

Pour les Treize Colonies, la pilule fut impossible à avaler. Pour eux, l'Acte de Québec fait parti des lois qu'ils disent « intolérables » (avec la fermeture du port de Boston et la dissolution de l'Assemblée du Massachusetts). En fait, cela équivalait à une déclaration de guerre. C'était le début d'un mouvement irréversible qui mena tout droit à l'Indépendance des États-Unis d'Amérique qui fut acquise avec le Traité de Versailles de 1783.

Acte constitutionnel (1791-1838)

L'Indépendance américaine avait non seulement créé des frictions majeures entre l'Angleterre et ses anciennes colonies devenues les États-Unis mais aussi parmi la population américaine elle-même. En effet, plusieurs habitants du nouveau pays désiraient toujours faire partie de l'Angleterre. On les appelaient loyalistes à cause de la loyauté qu'ils manifestaient toujours envers l'Angleterre. Aux États-Unis, on les considérait comme des traîtres et on leur faisait une vie d'enfer. On estime à environ 100 000 le nombre de ceux qui quittèrent ce pays naissant pour se réfugier dans des territoires toujours sous juridiction britannique. Une trentaine de milliers se dirigèrent vers la Nouvelle-Écosse. Un certain nombre (de 6 000 à 10 000) optèrent pour la Province de Québec, restée elle aussi, une colonie anglaise.

Aussitôt arrivés dans la province de Québec, ces Loyalistes ne se sentirent pas à l'aise. Cette province était décidément trop catholique et trop française. Ils s'employèrent donc à demander des changements. Ils demandèrent des lois civiles anglaises, des cantons, une assemblée élue et surtout, un district séparé où ils pourraient se développer selon leur gré. L'Angleterre trouva alors la situation bien compliquée. D'une part, elle considérait qu'elle avait une dette envers ces Loyalistes qui avaient tout perdu à cause de leur fidélité envers elle et d'autre part, elle ne pouvait tout de même pas enlever aux Canadiens ce qu'elle venait tout juste de leur donner avec l'Acte de Québec de 1774.

Après bien des pétitions, des réflexions et des hésitations, l'Angleterre vota l'Acte constitutionnel en 1791. Ce nouveau système mis en place apporta surtout des problèmes. Il donnait , en principe, des institutions démocratiques mais bien vite le peuple se rendit compte que c'était un leurre et les frustrations s'accumulèrent avec les années. Dans les deux Canadas, les institutions de 1791 plaçaient en conflit des groupes sociaux différents et par surcroît, dans le Bas-Canada, des groupes linguistiques différents. Tous les ingrédients étaient donc réunis pour une crise politique majeure.

Mais tout ne se résumait pas à la politique. Au tournant du 19e siècle, bien des choses n'étaient plus comme avant. L'économie évoluait. La fourrure était maintenant supplantée par les productions de bois et de blé qui allaient devenir les deux ressources les plus importantes dans les Canadas. Une cause extérieure allait provoquer le début de tous ces changements. Au début du 19e siècle, l'empereur Napoléon isola l'Angleterre avec son blocus continental, ce qui força cette dernière à venir s'approvisionner en Amérique.

Une révolution se préparait dans le domaine des transports avec les premiers canaux et les premiers chemins de fer. Même le domaine financier n'échappait pas à toutes ces mutations. On vit apparaître les premières banques. Dans le monde agricole aussi la situation changeait. Il y avait maintenant une importante demande en Angleterre pour les productions canadiennes. Le Haut-Canada en profita pleinement mais les Bas-Canada entra dans une crise agricole grave qui le fit passer à côté de toute cette opportunité.

En 1812, les Canadas allait subirent l'épreuve de la guerre. Cette année là, les États-Unis d'Amérique déclarait la guerre à la Grande-Bretagne. LEs belligérants s'affrontairent principalement aux États-Unis et aux Canadas. Le Bas-Canada fut attaqué par les troupes américaines lors de la bataille de Châteauguay. Les américains furent alors repoussés par les canadiens commandés par de Salaberry. La colonie avait été sauvée.

La société aussi changeait rapidement. À partir de 1815, l'immigration britannique vers les Canadas s'intensifia et atteignit bientôt des sommets nouveaux. Il s'agissait d'immigrants Irlandais, d'Écossais et d'Anglais que la famine, la misère et la pauvreté poussaient sur nos rivages. Encouragés par l'arrivée de tous ces anglophones, les dirigeants se remirent à rêver d'assimilation des francophones qui eux se montrèrent de plus en plus inquiets voire hostiles envers ces nouveaux arrivants qui, à la longue, risquaient de menacer leur majorité, qui leur apportaient des maladies et qui leur prenait leurs emplois. Les difficultés politiques se doublaient donc de grands changements économiques et de tensions sociales. La crise n'en serait que plus grave.

Les événements se précipitèrent à partir de 1834. Le parti patriote, dirigé par Louis-Joseph Papineau, fit voter à l'assemblée du Bas-Canada les 92 résolutions, un document volumineux qui résumait tous leurs griefs accumulés par les Canadiens depuis 1791. On envoya ce document imposant en Angleterre, passant ainsi au dessus de la tête des administrateurs britanniques d'ici. On pensait que l'Angleterre ignorait ce qui se passait vraiment dans sa colonie. On espérait que suite à ces doléances, la métropole ne pourrait que corriger une situation devenue complètement pourrie. À Londres, on ne voulut pas prendre de décisions précipitées et on forma une commission d'enquête sur le sujet et au bout de 3 ans, le ministère des colonies fit parvenir sa réponse. Il s'agissait des Résolutions Russell qui opposait un non catégorique à toutes les demandes patriotes.

Insurrections patriotes (1837-1838)

Loi martiale et Conseil spécial (1838-1840)

Acte d'Union (1840-1867)

En réaction à la révolte des patriotes et suite au rapport de Lord Durham, les autorités prirent la décision d'unir les deux Canadas. Tous les députés siègeraient à la même chambre d'assemblée. Ainsi, les Canadiens-Français ne seraient plus majoritaire à la chambre et ne pourraient plus faire du tort aux autorités britanniques.

Dominion fédéral (1867-1931)

Suite à l'accord de principes intervenu entre le parti conservateur de John Alexander McDonald et le parti libéral du Canada-Ouest sous George Brown, le projet d'un confédération canadienne est mis de l'avant. Une série de conférences privées ont lieu entre les représentants élus du Canada-Uni et ceux des provinces maritimes. Il y eu d'abord la conférence de Charlottetown, ensuite celle de Québec puis celle de Londres.

Canada souverain (1931-Aujourd'hui)

Le Québec moderne (1960-Aujourd'hui)

Article principal : Histoire du Québec moderne

Sommaire des transformations politiques du Québec

Voir aussi

Liens externes

See also: Histoire du Québec, 1508, 1524, 1534, 1541, 1608, 1760, 1761