Haschich
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Le haschich est le nom courant de la résine de cannabis. L'étymologie de ce mot est contestée mais il est avéré que le mot haschich est d'origine arabe. Étymologiquement, il est à l'origine des nizarites.
En argot, le haschich se dit hasch, chichon, teuteu, matos, shit, teshi, bédo, charrass, etc.
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Histoire
Le haschich est un produit manufacturé issu du chanvre indien ou cannabis sativa indica. Depuis l'antiquité les humains consomment le haschich par ingestion. Les quantités ingérées sont de l'ordre de quelques grammes par prise et la consommation moyenne est d'environ dix grammes par jour. Au XIXe siècle, des artistes et poètes comme Arthur Rimbaud ou Paul Verlaine sont également réputés pour être des consommateurs invétérés, ils mélangeaient de plus le haschich avec de l'absinthe.
Aujourd'hui le haschich n'est plus du tout consommé par ingestion dans les pays occidentaux car, premièrement, le taux de THC contenu dans le produit est très largement supérieur à ce qu'il était à l'origine (environ dix fois) et, deuxièmement, car l'évolution de la consommation mondiale a poussé les producteurs à élaborer des recettes plus rentables en coupant le produit avec des substances qui donnent au haschich un goût âcre et amer ainsi qu'une consistance, soit très grasse et collante, soit très sèche et solide. Le haschich est désormais fumé sous diverses formes telles que joint, pipe à eau, pipe en terre cuite en métal ou en bois, chalice, etc.
Fabrication
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La résine de cannabis est issue des fleurs que porte la plante femelle (les pieds mâles ne produisent pas de THC).
Les fleurs sont plongées dans un récipient contenant des excipients chimiques et naturels. Après malaxage et chauffe, on obtient une pâte brune-verte à noire qui, après refroidissement, se solidifie et forme le haschich.
Du fait de la grande variété des excipients utilisés les résultats sont assez hétérogènes et plus ou moins toxiques pour l'humain. Parmi les excipients souvent usités on trouve :
- Cirage, pneu, savon, caoutchouc, huile de vidange, paraffine, etc.
pour ce qui est des produits chimiques, et :
- Déjections animales diverses, henné, charbon de bois, tabac, café, sang animal, etc.
pour ce qui est des produits naturels.
Attention, il ne faut pas confondre le haschich avec le skuff.
Conditionnement
Aujourd'hui, le haschich se conditionne surtout en plaquettes ou en blocs semblables à des savonettes. Le produit se compacte assez facilement ce qui permet aux trafiquants d'en cacher des quantités importantes dans des volumes restreints.
Les plaquettes sont entourées de cellophane pour essayer de rendre hermétique, à l'eau et à l'air, l'emballage. Ensuite, les plaquettes sont cachées dans des paquets eux-mêmes dissimulés par les trafiquants.
Dans les pays où le cannabis est légal comme les Pays-Bas, des commerces se sont spécialisés dans la vente de conditionnements discrets et secrets spécialement pour le haschich. Il existe ainsi des bombes répare-pneu dont le socle se dévisse pour laisser apparaître un double fond, des fausses canettes de Coca-Cola sont également réalisées sur le même principe ainsi qu'une foule d'autres objets hétéroclites.
Legislation
Le haschich étant un dérivé du cannabis, la législation est identique à ce dernier. Voir ici.
Variétés
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Le haschich se range dans trois catégories principales :
- « Le marocain » : produit au Maroc dans la région du Rif, il est de couleur sable ou brun clair assez compact et poudreux. C'est un haschich fort et qui pique légèrement la gorge. Des sous-variétés se déclinent du « Katama », très sec et poudreux, à l'« Ia », très gras et mou. Les variétés dites d'« Ia » (prononcez [Aïa] ou [Ayya]) sont les plus haut de gamme (très peu d'excipients et tous naturels) et sont celles qui contiennet le plus de THC.
- « L'afghan » : produit du Moyen-Orient aux contreforts de l'Himalaya, il est de couleur noire ou réglisse. C'est un haschich envoûtant et doux. Des sous-variétés se déclinent de l'« afghan » au « népalais » en passant par le « pakistanais », tous sont très mous et ne s'effritent pas mais ils se roulent en fin filament, ce dernier étant inséré au milieu du joint sur toute sa longueur.
- « Le libanais » : produit au Proche-Orient, il est de couleur sable-rouge assez proche de l'« Ia » en consistance. En Europe, il est rare en raison des troubles qui règnent dans la région de production. Les producteurs attendent que les plantes soient presque desséchées sur pied pour récolter les fleurs ; c'est de là que provient la couleur rouge typique.
- Depuis deux années la Suisse commence à produire du haschich et à tester différentes recettes. La production correspond environ à 5% de la demande locale. Trois variétés endémiques sont nommées selon le nom de la montagne où poussent les plants, à savoir : Säntis, le Pollux et Palü.
Consommation
Contrairement à l'herbe naturelle, le haschich est un produit manufacturé artificiel. Les effets sont plus assomants en général et en raison de la nature de certains des excipients utilisés la prise de haschich peut provoquer des maux de tête lancinants ainsi qu'une fatigue accablante. En France, peu de haschichs sont de bonne qualité. D'après une étude indépendante menée par Le Nouvel Observateur, plus de 70% des haschichs testés contiennent des substances à faible dose, toxiques pour l'humain.
Les haschich à base d'excipients naturels, de sorte que l'« Ia », l'« Afghan », le « Libanais » ou encore le « Pakistanais » sont les seuls de bonne qualité, notamment car leur teneur en goudron est beaucoup plus faible.
