Hadès (Enfers)

Image manquante
Cartouche_mythologie_grecque.jpg
Hoplites grecs

Cet article fait partie de la série
Mythologie grecque
Divinités

Divinités primordiales
Titans et Géants
Zeus et les dieux olympiens
Divinités chtoniennes
Nymphes et dieux inférieurs

Héros

Héraclès et ses travaux
Achille et la guerre de Troie
Ulysse et l'Odyssée
Jason et les Argonautes
Persée et la Gorgone
Thésée et le Minotaure
Œdipe et le cycle thébain

Listes

Personnages - Articles
Créatures fantastiques

Voir aussi

Généalogie - Religion grecque
Mythologie romaine

Méta : Projet

Dans la mythologie grecque, l'Hadès (du grec ancien Ἅιδης / Háidês) est le royaume des morts, lieu souterrain où règne le dieu éponyme Hadès. Il est aussi souvent nommé Enfers (au pluriel).

Description

Les détails de la description de l'Hadès sont variables. Il contient cependant plusieurs lieux remarquables :

L'Hadès est séparé du royaume des vivants par un ou plusieurs fleuves (selon les traditions), souvent le Styx, parfois aussi l'Achéron. Pourvu que les morts aient été enterrés selon les règles, Charon les leur fait traverser dans sa barque. Trois autres fleuves coulent dans les Enfers : le Phlégéthon, le Cocyte et le Léthé.

À l'entrée des Enfers se tient le chien de garde Cerbère, qui empêche tout mort d'en ressortir (seuls Hercule, Thésée, Orphée, Ulysse et Enée ont réussi à sortir de l'Hadès et à revenir parmi les vivants).

On peut, semble-t-il, accéder aux Enfers depuis le monde des vivants par plusieurs chemins ; des entrées se trouvent auprès de l'Averne, du Ténare, et au pays des Cimmériens.

Enfin, l'Hadès dispose de trois juges (Minos, Rhadamanthe et Éaque — seul Minos est cité dans les traditions anciennes), qui reçoivent chaque mort et lui assignent son lieu de séjour.

Étymologie

Une explication étymologique souvent donnée pour le mot « Hadès » le décompose en un α privatif + ἰδεῖν / ideĩn (forme du verbe εἴδω / eídô, « voir »), ce qui signifierait « invisible ». Or, d'un point de vue linguistique, l'hypothèse ne tient pas. En effet, le préfixe privatif, issu de la vocalisation d'un *n, est nécessairement bref, alors que Ἅιδης comporte un ᾱ (alpha long) initial. L'aspiration est également gênante. Il ne s'agit donc que d'une étymologie populaire, existant déjà dans l'Antiquité. Aucune hypothèse concernant le nom du dieu n'est réellement convaincante.

See also: Hadès (Enfers), Achille, Achéron, Antiquité, Argonautes, Cerbère (mythologie), Champs Élysées, Charon (mythologie), Cimmérien