Gustav Stresemann
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Médaille prix Nobel
Gustav Stresemann, homme politique allemand. (10 mai 1878 à Berlin - le 3 octobre 1929à Berlin.)
Après des études d'économie à Berlin et à Leipzig il devient conseiller en 1901 auprès des industriels en Saxe. Il s’intéresse à la politique et devient membre du Parti national-libéral en 1903, d’abord conseiller municipal à Dresde, puis, en 1907, député au Reichstag pour la circonscription d’Annaberg en Saxe. Lors des élections de 1912, il perd son siège. Cependant, en décembre 1914, Gustav Stresemann entre à nouveau au Reichstag. Il s’engage pour les intérêts de l’industrie mais aussi pour des questions sociales, il veut des réformes parlementaires.
Pendant toute la guerre, il croit à la victoire de l'Allemagne, et soutient ouvertement une politique nationaliste et annexionniste. Son but est une Allemagne plus grande. En tant que monarchiste il accepte mal la défaite des Hohenzollern et le traité de Versailles
Après le refus du Parti démocratique d’Allemagne (DDP) d’accepter Stresemann dans des instances dirigeantes du parti, il est un des fondateurs en novembre 1918 du Parti populaire allemand (DVP) auquel adhèrent un certain nombre des membres de l’ancien parti national-libéral, des industriels, des professeurs d’université, la grande bourgeoisie. Il est membre du Reichstag de 1920 jusqu’à 1929.
En pleine crise de l’occupation de la Ruhr par des troupes françaises et belges il est nommé chancelier le 13 août 1923 et il forme alors un gouvernement de grande coalition entre SPD, Zentrum, DDP et DVP. Le 28 septembre 1923 est proclamé la fin de la résistance passive. Mais le 23 novembre 1923 le SPD va renverser le gouvernement Stresemann, néanmoins Stresemann restera ministre aux affaires étrangères, et ceci jusqu'à sa mort, malgré huit remaniements gouvernementaux.
L’objectif de sa politique étrangère reste identique, comme avant et pendant la guerre : une Allemagne forte en Europe centrale, bien sûr maintenant dans le cadre nouveau de la situation politique. Pour cela il mène une politique de l’entente avec les vainqueurs, notamment la France.
Cette « Realpolitik nationale » de Stresemann réussit et conduit à plusieurs accords et traités, permettant à l’Allemagne d’entrer de nouveau sur la scène internationale. En 1924, le plan Dawes permet le rééchelonnement du paiement des réparations et de stabiliser la situation en Allemagne: Les capitaux étrangers affluent, assurant la modernisation des usines. La production, les exportations et les salaires augmentent.
En octobre 1925 les accords de Locarno qui garantissent le respect des frontières entre l’Allemagne, la Belgique et la France sont signés. Gustav Stresemann signe le 24 avril 1926 le traité de Berlin entre l’Allemagne et l’URSS. Le 9 septembre 1926, l'Allemagne entre à la Société des Nations (SDN). En décembre, les ministres des affaires étrangères Aristide Briand et Stresemann reçoivent le Prix Nobel de la Paix. Stresemann est un des signataires du pacte Briand-Kellogg en août 1928 qui interdit le recours à la guerre.
La mort de Stresemann, le 3 octobre 1929, est une lourde perte pour Allemagne démocratique. Ce grand orateur, très intelligent, nationaliste et monarchiste rallié à la République a marqué profondément la République de Weimar. Il a joué un rôle prépondérant pour un rapprochement avec la France.
