Guitare
La guitare (de l'agglomération du sanskrit sangeeta et du perse tar, par l'arabe qîtâra) est un instrument de musique à cordes pincées.
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Introduction
Histoire
On trouve des traces d'instruments similaires en -3000 environ, en Iran.
Étymologiquement, le mot guitare est une combinaison de deux mots : Guit qui provient du Sanskrit Sangeeta signigiant « musique », la seconde partie de ce mot tar est purement perse et signifie « accord » ou « corde ». Le Sanskrit était initialement une langue officielle des Aryens , habitants de l'Iran et du Nord Ouest de l'Inde.
Le mot guitare n'est pas dérivé du mot sitar qui désigne un instrument à trois cordes, mais est certainement passé par le mot grec kithara, et en tout cas par l'arabe qîtâra puis l'espagnol guitarra.
Les maures ammenèrent les premières guitares qui atteignirent l'Europe, en Espagne au Xe siècle.
La forme moderne est apparue en Espagne, après différentes évolutions des guitares latines et mauresques, sans doute en passant par la vihuela. Bien que voisine du luth, elle constitue une famille différente et leurs évolutions sont distinctes.
Caractéristiques générales
Caractéristique de courants musicaux apparus ces cent dernières années comme le rock, le blues, elle est aussi utilisée dans le jazz, les œuvres classiques, les musiques traditionnelles (musique latino-américaine, musique celtique, etc.)… Avec le piano, c'est probablement l'instrument le plus utilisé au monde.
Par son encombrement et son poids réduits, sa richesse harmonique, son coût modique, son adaptation à de nombreux styles musicaux, elle est l'instrument favori d'accompagnement des chants. Comme elle permet de chanter en même temps qu'on en joue, elle est aussi prisée par les auteurs-compositeurs-interprètes contemporains à leurs débuts. Certains lui sont resté, ou lui restent toujours fidèles comme Georges Brassens, Jacques Brel, Félix Leclerc, Maxime Le Forestier, Graeme Allwright, Hugues Aufray.
Description
Guitare acoustique
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La guitare acoustique est composée de deux éléments principaux : la caisse de résonance et le manche, dont la partie supérieure est appelée la tête. Sur cet ensemble monobloc viennent s'ajouter les cordes.
- La tête :
- C'est ici que viennent s'attacher les cordes dont la tension peut-être modifiée pour les accorder à l'aide des mécaniques (système de vis sans fin actionnant de petits rouleaux sur lesquels s'enroulent les cordes) actionnées par des clefs. Le sillet de tête est une petite barre, généralement en os dans laquelle sont creusées de petites rainures qui guident chaque corde sur le manche.
- Le manche :
- La touche, fine planche de bois dur (souvent en ébène) est la partie utilisée par le guitariste pour modifier la hauteur des sons produits par les cordes. Les différentes notes y sont déterminées par des barrettes ou frettes (de frets en anglais) qui délimitent des cases. La touche est prolongée à partir du manche sur la table d'harmonie pour les notes les plus aigües.
- Le manche est relié à la caisse par le talon, pièce de bois qui peut adopter des formes différentes suivant les luthiers.
- La plupart des guitares sont montées « à gauche », c'est-à-dire que le manche est orienté à gauche du musicien, la corde la plus grave en haut du manche et la plus aiguë en bas. Le joueur pince les cordes de la main droite et bloque les cordes avec les doigts de sa main gauche. D'autres positions sont possibles : Paul McCartney, qui est gaucher, a inversé la tenue du manche (position à droite). Outre le déplacement des cordes, des modifications sont nécessaires sur une guitare acoustique pour gaucher : le barrage (petite barres en bois renforçant la table) de la table d'harmonie de la guitare est en effet différent du côté des graves et des aigüs - il faut noter toutefois que certains estiment qu'un gaucher peut tout à fait jouer sur une guitare montée pour un droitier, comme c'est le cas pour d'autres instrumentistes (violonistes, etc.).
- La caisse de résonance :
- C'est la partie fondamentale en ce qui concerne l'émission des sons et celle qui, par conséquent conditionne la qualité de l'instrument.
- Elle se compose de trois parties principales : la table ou table d'harmonie, le fond, les éclisses.
- La table, fine pièce de bois (épicéa, red cedar...) en deux parties renforcée par un barrage interne, est mise en vibration par les cordes par l'intermédiaire du chevalet, petite pièce de bois à laquelle sont fixées les cordes. Les cordes y passent sur un sillet lisse, contrairement au sillet de tête rainuré. La vibration produite par la table est amplifiée par la caisse de résonance dans son ensemble et sort de l'instrument par la rosace ou bouche. La rosace désigne aussi la partie décorée qui entoure l'orifice, travail de marqueterie très fine dans les guitares de luthiers, dans lequel ils peuvent exprimer leur virtuosité dans le travail du bois.
- Les éclisses sont deux fines pièces de bois formant la tranche de la caisse. Parmi les bois utilisés, on trouve le palissandre. La forme ondulée est obtenue à chaud en appliquant le bois sur un cylindre chauffé pour l'amener à la courbure souhaitée.
- Le fond, comme la table est obtenu au moyen de deux moitiés symétriques (palissandre...) souvent reliées au centre par un filet de marqueterie.
- Les cordes :
- Généralement au nombre de six, elles sont toujours montées (fixées au manche) dans l'ordre croissant des notes qu'elles produisent « à vide » (sans blocage sur la touche). Chaque corde a une section (petite surface au bout de la corde) de diamètre différent : plus le diamètre est faible, plus la corde est fine et plus le son est aigu. La plus fine corde est appelée « chanterelle ». Les cordes possèdent des caractéristiques de souplesse et de résonance différentes selon la matière utilisée (essentiellement nylon, bronze, nickel ou cuivre aujourd'hui, et boyaux de mouton avant l'invention du nylon). Le choix des cordes est fondamental pour la qualité du son et le plaisir du jeu. Les cordes en nylon produisent un son plus chaud que les cordes en métal lesquelles sont plus sonores et produisent un son plus brillant.
Guitare électrique et amplificateur
Guitare
La guitare électrique est une guitare sans caisse de résonance, fonctionnant grâce aux vibrations de la corde, qui modifient le champ magnétique d'un aimant se trouvant en-dessous.
Aimant.jpg
Chaque fois que la corde passe au-dessus de l'aimant, un courant électrique est créé dont la fréquence est égale à celle de la note jouée.
Il existe de nombreux types de micros dont chacun a un fonctionnement et une couleur du son particulière ; les plus répandus sont les micros simples et les micros doubles. Les micros simples furent les tout premiers : l'aimant est constitué d'un simple bobinage. Ces micros ont le défaut d'être sensibles aux interférences. Pour pallier le problème, on a créé les micros doubles, association de deux micros inversés ; cette combinaison permet de filtrer les perturbations. Enfin, les micros peuvent être passifs ou actifs. Les actifs sont surtout utilisés pour les guitares basses, mais ils sont aussi très fréquents chez les guitaristes jouant dans des styles rock et métal : ils disposent d'une alimentation externe (des piles), sont insensibles aux interférences et le son résultant est très puissant.
Une fois la fréquence transmise au micro, il ne reste plus qu'à amplifier le signal.
Amplificateur
L'amplificateur permet d'amplifier le signal reçu par la guitare en entrée, et délivre en sortie le son grâce à un haut parleur ou un casque.
Le premier élément pour l'amplification est le préampli, qui est d'une importance capitale pour les guitaristes : en effet cet ampli a la « fâcheuse » caractéristique d'avoir un niveau maximal de volume autorisé.
Quand le volume d'entrée (le « gain ») est poussé au maximum, un phénomène de distorsion du son est observé ; Les sinusoïdes qui représentent le son produit par la guitare sont aplaties à leurs extrémités. Un signal sinusoïdal devient par conséquent crénelé, et c'est ce phénomène qui est recherché par les guitaristes de rock ou de blues. Il s'agit d'une « simulation de distorsion ». Autrefois, Jimi Hendrix poussait l'ampli de puissance — et non pas le gain d'entrée — à fond pour obtenir la saturation.
Une fois ce signal préamplifié, un ampli de puissance se charge d'augmenter le signal et de le rediriger vers les hauts parleurs
Lien externe
Petit dictionnaire des composants de la guitare
La qualité d'une guitare
La guitare est un instrument fragile car constitué d'éléments dissemblables dans leur composition (bois, métal, nylon) auxquels on inflige des efforts physiques importants. Il suffit de songer à la tension qui s'exerce sur les cordes quand elles vibrent, ou à ce que représente la traction des cordes pour le manche, ou encore les variations de température pour le bois de la caisse, sans compter les risques permanents de choc puisque l'instrument est par essence « nomade ». La guitare idéale est un donc une combinaison équilibrée de tous ses composants dans le but d'atteindre une excellence acoustique qu'on espère voir s'améliorer avec le temps. C'est un travail de professionnel qui nécessite de l'expérience. Même les guitares produites « à la chaîne » par les grandes marques nécessitent cette expérience.
Voici donc quelques critères à connaître pour apprécier longtemps une guitare.
- la qualité du son : pureté, résonance, tenue de la note jusqu'à la fin de la vibration des cordes, absence de son parasite. Cette qualité est donnée par la caisse de résonance (choix du bois et de la méthode d'assemblage), par les cordes, enfin par les micros dans le cas des guitares électrifiées. Pour ces dernières, il est recommandé de commencer par les essayer débranchées afin d'estimer indépendamment la qualité de la lutherie et de l'électronique ;
- la symétrie du manche. Le manche peut subir deux déformations principales : il vrille (il tourne légèrement sur son axe) ou il s'incurve (il devient courbe). Dans le premier cas, les cordes touchent le manche en faisant des bruits parasites ; dans le deuxième, la courbure éloigne les cordes du manche, il faut donc appuyer plus fort sur les cordes pour les bloquer. Aussi étonnant que cela puisse paraître, des guitares neuves peuvent présenter ces défauts (problème d'entreposage ou faiblesse structurelle du manche) ;
- l'adéquation du manche à la morphologie du musicien : sa longueur, sa largeur, son épaisseur font qu'un manche pourra être agréable à certaines morphologies, selon la longueur des bras ou la souplesse des doigts, et un calvaire pour d'autres ;
- de même, le volume de la caisse ou le poids de la guitare sont des contraintes qui peuvent devenir gênantes ou douloureuses à l'usage.
La sonorité d'une guitare évolue dans le temps. En principe elle s'améliore. C'est peu sensible pour une guitare de série qui délivre dès l'origine le son qu'elle aura dix ans plus tard. En revanche, le son d'une guitare plus artisanale (mais plus chère !) va s'affirmer avec le temps. En contrepartie, elle sera plus sensible aux variations de température ou d'hygrométrie et nécessitera une longue période de rodage (deux ou trois ans) pendant laquelle il faudra impérativement la faire « travailler ».
Types de guitares
Il existe différents types de guitares selon le type de musique que l'on veut jouer :
Guitares anciennes
- Guitare Renaissance à quatre chœurs (trois cordes doubles et une simple)
- Guitare baroque à cinq chœurs (cinq cordes doubles ou quatre cordes doubles et une simple)
- Guitare romantique (six cordes simples accordées comme celles de la guitare du vingtième siècle)
Guitares du vingtième siècle
Acoustiques
- Ces guitares sont dites « acoustiques » car le son est amplifié naturellement par la caisse de résonance intégrée à l'instrument.
Guitare classique à six cordes
(trois aiguës en nylon et trois basses en nylon filées avec du métal)
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Les cordes en nylon existent depuis 1940. Avant, elles étaient en boyau. Les avantages du nylon sont la solidité et un volume sonore plus important. Voir ci-dessous la tessiture de la guitare classique, autrement dit, l'étendue des notes pouvant être jouées, de la plus grave à la plus aiguë. La guitare classique a une étendue de trois octaves et demi. La surface du manche sur laquelle on pose les doigts de la main gauche sur les cordes (la touche) est plate ; les mécaniques ayant remplacé les chevilles à partir du XIXe siècle sont intégrées à la tête comme sur un violon. Le manche est généralement divisé en 12 cases, la touche (qui compte 7 cases supplémentaires sur la table d'harmonie) comportant 19 cases au total. Il est à noter que les partitions pour guitares sont écrites une octave au dessus du son réel émis par la guitare. Par exemple le la de référence à 440 Hz se note sur la portée dans la deuxième interligne. Or, un la noté dans la deuxième interligne sur une partition de guitare sera au final joué comme un la à 220 Hz, et ce afin d'éviter les changements intempestifs de clef.
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Guitare_folk.jpg
Guitare folk
Ce type de guitare est généralement équipé de six cordes métalliques : trois aiguës en laiton et trois basses avec une âme (fil principal) en laiton filée de métal. On trouve plus rarement 12 cordes (les cordes sont doublées), par exemple chez Bob Dylan, Tom Petty ou Paul McCartney. La touche (surface du manche sur laquelle on bloque les cordes) est légèrement incurvée, les chevilles sont des petits tourillons posés sur la tête, le manche est divisé en 14 cases. Les guitares folk se présentent essentiellement sous deux formes : la dreadnought traditionnelle et la jumbo aux rondeurs plus appuyées et au son plus puissant. C'est la guitare de prédilection pour le blues acoustique, la country, la musique folk.
La plupart des guitares folk ont le manche traversé par une tige métallique qui renforce le manche et lui évite de vriller ou de s'incurver à cause de la tension des cordes en métal, tension beaucoup plus forte que celle des cordes en nylon des guitares classiques.
Guitare « flamenca »
Similaire à une guitare classique mais moins épaisse dans sa hauteur et plus large dans sa largeur et qui résonne moins.
Guitare « manouche »
Plus massive qu'une guitare folk avec des cordes plus tendues et fixées à la caisse par un cordier métallique. Utilisée par Django Reinhardt et Biréli Lagrène.
Guitare à résonateur
Avec un résonateur métallique. Utilisée dans le blues, elle se joue surtout en slide guitar. Les fabricants les plus connus sont Dobro et National. Ce type de guitare que l'on reconnaît facilement à son aspect « chromé » est conçu pour jouer en public sans amplification, et a donc un son très puissant. Un exemple du son particulier de ce type d'instrument peut être écouté sur la chanson Romeo and Juliette de Dire Straits.
Le principe des guitares résophoniques (terme sous lequel le brevet a été déposé par John Dopiera et ses frères) a été mis au point à la demande d'un musicien de bluegrass qui se plaignait à son luthier John Dopiera de la faiblesse du volume sonore de sa guitare hawaïenne par rapport aux autres instruments du groupe comme le banjo. Elles ont généralement une caisse de résonance en bois pour le style country et en métal chromé pour le style blues. Elles ont l'aspect général d'une guitare mariée avec un enjoliveur de voiture, avec des ouïes sur le côté ou des ouvertures grillagées à l'aspect d'œil de guêpe. C'est donc une amplification acoustique utilisant le même principe de la membrane qu'on retrouve justement sur le banjo et le grammophone ou encore le violon trompette qu'on trouvait dans les orchestres de jazz des années 1900 inventé à Paris par le garagiste Stroh. Sous l'enjoliveur on trouve un ou plusieurs cônes en aluminium sur le(s)quels(s) s'appuie le chevalet et toutes les vibrations des cordes passent directement dans ce ou ces cônes. Dans le modèle blues il y a un seul cône pointé vers le haut sur lequel est posé le chevalet et dans le modèle country un double cône en forme de « W » avec un petit cône central qui remonte au milieu. Dans le modèle country, le chevalet repose sur une araignée en métal (spider).
Suite à des conflits commerciaux il y a deux grandes familles de guitares résophoniques les Dobros et les National dobros (qui vient de DOpiera BROthers et du mot « dobro » qui signifie « bon » en bulgare, pays d'origine des frères Dopiera). Les Dobros étant réservés à la country avec un son spécifique et les Nationals au blues avec un son plus « delta ».
Guitare hawaïenne
La guitare hawaïenne et son jeu particulier qui utilise un objet glissant sur les cordes aurait été découverte ou inventée par Joseph Kekuku, aux environs des années 1880.
Pour obtenir un son plus long accoustiquement les guitares authentiquement hawaïennes ont une forme ovale sans les épaules qu’on trouve sur les autres guitares.
Rapportée aux États-Unis et en Europe par des marins portugais, elle fut notamment présentée au public des États-Unis d'Amérique lors de la Panama-Pacific International Exposition de San Francisco en 1915 - en même temps que le ukulélé. La guitare hawaiienne s’est ensuite développée aux États-Unis d'Amérique et en Europe. Deux styles importants en ont découlé, le style country et le style hawaiien, mais la guitare hawaiienne s’est aussi introduite dans le jazz style swing.
Avec une caisse très imposante, un manche carré, et un jeu à plat sur les genoux, la guitare hawaïenne produit ce son très spécifique proche des intonations de la voix. La main gauche tient entre les doigts une barre métallique (à ne pas confondre avec un bottleneck) appelée bar qui glisse sur les cordes - pendant que d’autres cordes peuvent être jouées à vide. La main gauche ne passant pas derrière le manche, celui ci n'a pas besoin d’être arrondi ou particulièrement fin, ainsi sur certains modèles Weissenborn le manche est creux et prolonge l'espace de résonnance de la caisse ainsi que son amplitude notamment dans les basses. Sa variante électrique est la lap-steel où le contrôle du volume permet de produire des effets sur l’enveloppe du son, par exemple en supprimant l’attaque. Comme souvent dans les styles de jeu où les glissandi sont dominants, la guitare est accordée en accord ouvert. Il existe de nombreux open-tunings (accords ouverts) mais l’accord hawaïen le plus courant est mi la mi la do
mi (E A E A C
E).
Électro-acoustiques
- Guitare électro-acoustique. Elle peut être de type folk ou classique et peut être à pan coupé (à échancrure) au niveau de la caisse pour faciliter l'accès aux aigus (il existe également des guitares basses électro-acoustiques). Il s'agit d'une guitare acoustique équipée d'un capteur.
Le capteur peut se présenter sous plusieurs formes :
- Capteur piezo-électrique placé sous le sillet de chevalet ou collé sur la table d'harmonie ;
- Micro de type électrostatique placé dans la caisse de la guitare au niveau de la rosace, ou même intégré dans une barrette creuse et étanche placée sous le sillet de chevalet ;
- Micro magnétique placé en travers de la rosace, mais uniquement pour les guitares à cordes en métal.
Ces instruments sont raccordables à un système d'amplification pour se faire entendre par un public.
- Guitare demi-caisse, avec une caisse de résonance peu profonde et des micros (utilisée dans le jazz des années 1950).
Électriques
Guitare_élec.jpg
Guitare électrique
Comportant six cordes métalliques dont trois (ou quatre en jazz) filées, l'accord traditionnel est, de la plus grave à la plus aiguë : mi/la/ré/sol/si/mi, ou douze cordes arrangées par paires, sans caisse de résonance, ou avec une caisse réduite dite demi-caisse. Le son est capté par des micros magnétiques à simple bobinage (système Fender) ou double bobinage (système Gibson également appelé humbucker car il réduit le parasitage) puis relié à un amplificateur spécifique à la guitare.
- Types de guitare électriques
- Plusieurs types de guitares électriques existent :
- les guitares à corps plein ou solid body très populaires dans le rock et la pop sont très versatiles. Les modèles les plus répandus sont les Fender Telecaster, Fender Stratocaster et Gibson Les Paul ;
- les guitares demi-caisses, avec ou sans poutre centrale ont un son plus « chaud » et sont préférées dans le rock'n'roll et le blues. Les Gibson 335 et 355 sont les modèles les plus connus ;
- les guitares à caisse, utilisées essentiellement en jazz offrent un son plus rond.
- Effets
- La guitare électrique permet des effets impossibles avec un instrument acoustique. Certains sont intrinsèques :
- la distorsion (saturation de la partie préamplification) ;
- la réverbération (recopie du son de la guitare avec un décalage dans le temps paramétré par la durée entre chaque répétition et la variation du volume de ces répétitions en fonction du temps) ;
- le larsen (également appelé feedback) qui consiste en un son strident par le retour du son de l'amplificateur sur l'ampli ;
- etc.
- Ces effets ont notamment été popularisés par Jimi Hendrix. Des effets extérieurs peuvent également être greffés ensuite (sous forme de pédales ou d'effets en rack), par exemple :
- chorus (ajout au son de la guitare de légères perturbations en temps et en fréquence du son original, ce qui donne l'impression que plusieurs guitaristes jouent la même partition) ;
- flanger ;
- phasing ;
- wah-wah (exagération d'une partie des fréquences du son piloté par une pédale, si celle-ci est baissée, les aigus du son sont favorisés, si elle est levée, ce sont les graves) ;
- noise gate (pédale permettant de réduire les bruits induits par la guitare ou par le souffle produit par les différents effets) ;
- treble booster (utilisé par Brian May, Rory Gallagher, Eric Clapton...) ;
- etc.
- Les Paul, créateur de la guitare du même nom joua un rôle de pionnier dans ce domaine.
Il existe également des guitares électriques à sept cordes (corde supplémentaire plus grave : si) généralisées par Steve Vai, ainsi que des guitares à deux manches (utilisée notamment par Jimmy Page) permettant de coupler en un seul instrument une guitare six cordes et une douze cordes ou une acoustique et une électrique.
- Bras de vibrato
- Certaines guitares électriques sont équipées au niveau du cordier d'un bras permettant de modifier la position de celui-ci, ce mouvement créant un effet de vibrato ou trémolo en tendant ou détendant l'ensemble des cordes. L'utilisation de cet effet désaccordant rapidement la guitare, un dispositif plus sophistiqué et appelé Floyd-Rose a été mis au point afin de limiter cet inconvénient. Outre un bloc vibrato différent, il inclut un système de blocage des cordes au niveau du sillet.
Guitare basse
Sans caisse de résonance, donc électrique, à quatre cordes (il existe des modèles à cinq cordes, voire six) avec un manche plus long et des cordes plus épaisses que sur les autres types de guitare, ce qui donne un son plus grave d'une octave, l'accord étant le même que celui de la contrebasse (jouée notamment par Marcus Miller).
L'accord de la guitare basse à quatre cordes : Image manquante
Accord_cbasse.jpg
Image:Accord cbasse.jpg
Toutes les guitares à cordes métalliques ont un manche renforcé pour résister à la traction bien plus forte qu'exercent les cordes métalliques par rapport aux cordes nylon.
Il existe une énorme guitare basse accoustique principalement utilisée par les groupes de mariachis au Mexique appelé GUITARRON qui peut avoir quatre ou six cordes ; le modèle six cordes étant le plus courant. la grosseur de la caisse oblige le musicien à orienter la table de résonnance vers lui sinon il aurait du mal à passer le bras par dessus la caisse pour pouvoir jouer. Son accord est en partant des graves la ré sol do mi la (A D G C E A). Cette guitare un volume sonore étonnant aussi intense et parfois plus qu'une contrebasse. Son manche très court est non fretté. On joue en tirant les cordes avec la pulpe du pouce et de l'index, c'est ainsi qu'on obtient le son basse le plus fort. L'usage du bûté (picado) ou du médiator donne un son moins fort et moins grave.
Autres guitares
Il existe également des guitares avec un nombre de cordes différent. Le guitariste de jazz Tiny Grimes utilisait une guitare à quatre cordes. Certains musiciens classiques jouent sur une guitare à dix cordes. On trouve aussi des guitares 2x5 cordes, des guitares avec la touche fretless (sans barrettes), des guitares « 1/2 » ou « 3/4 », aux dimensions réduites pour faciliter leur prise en main par des enfants. La guitare « jouet », plus ou moins factice, est également un incontournable des catalogues de jouets. On trouve souvent dans les groupes acoustiques des guitares à douze cordes : les six habituelles, couplées individuellement à leur octave respective (sauf les deux plus aiguës, doublées à l'unisson).
Techniques de jeu
La guitare ne peut produire qu'une note par corde. Il suffit de pincer une corde de guitare pour la faire vibrer et donc produire un son. Le pincement se fait au niveau de la rosace. Pour produire une note plus aiguë, il suffit de diminuer sa longueur, en appuyant avec un doigt de l'autre main sur une case. Si la pression est assez forte, la corde est bloquée sur la barrette mitoyenne à la case. La vibration ne peut se produire que jusqu'à cette barrette. On appelle « corde à vide » une corde pincée alors qu'aucun doigt n'appuie sur la corde. Elle donne la note la plus basse que l'on peut obtenir avec cette corde.
Le guitariste peut tenir sa guitare assis (position entre les genoux pour la guitare classique ou position « folk » sur les genoux) ou jouer debout (guitare calée par le coude pour les guitares légères ou suspendue à une sangle, tenue habituelle des guitares électriques). La position assise donne une meilleure stabilité à l'instrument, la position debout permet une plus grande liberté de mouvement.
Accessoires
- le médiator : petite pièce de plastique plus ou moins rigide servant a faire vibrer les cordes, que l'on tient entre le pouce et l'index.
- l'onglet, morceau de plastique plat et rigide qui entoure le pouce et se termine en pointe pour pincer la corde.
- le bottleneck également appelé slide guitar est un accessoire dur et lisse (soit en verre tel que le goulot d'une bouteille — d'où son nom — soit métal) que l'on fait glisser sur les cordes pour faire varier la hauteur de la note. C'est aussi le nom de cette technique de jeu, particulièrement utilisée en blues.
- le capodastre : accessoire qui, en bloquant toutes les cordes simultanément sur une même case, permet de jouer un morceau ou des accords plusieurs tons au-dessus du réglage original.
Utilisation de la main droite
Ici, la main droite représente celle qui fait vibrer les cordes. Elle a deux positions principales : les doigts posés sur les cordes servent d'appui à la main (position de guitariste classique) ou le poignet repose sur le chevalet (guitariste folk, country). L'essentiel est d'obtenir une position confortable.
Il existe plusieurs techniques pour faire vibrer les cordes.
- le pincement de corde ou pincé : avec le bout du doigt ou l'ongle. On utilise quatre doigts : le pouce, l'index, le majeur et l'annulaire (respectivement notés p, i, m, a dans les partitions). Le pouce étant parallèle aux cordes, il peut être équipé d'un onglet pour faciliter le pincement. On peut pincer plusieurs cordes simultanément. C'est la technique de base utilisée en guitare classique, en particulier dans les arpèges.
- l'arpège : c'est un pincement régulier des cordes les unes après les autres, qui donnerait un accord si les cordes étaient pincées simultanément.
- le picking (ou finger picking , « pincement par le doigt ») : nom anglais du pincement de corde, appliqué à la musique nord-américaine (blues, country et leurs variantes). Chaque doigt est indépendant des autres, ce qui autorise une grande combinaison de sons. Le picking a été popularisé en France par Marcel Dadi dans les années 1970.
- le flatpicking : repose sur la même base technique que le picking, mais en utilisant un médiator à la place des doigts.
- le battement : toutes les cordes sont frottées rapidement, pour donner l'illusion d'un accord. Le battement peut être descendant (de la grosse corde vers la chanterelle), remontant, ou alternatif. C'est la technique la plus simple et la plus utilisée en guitare d'accompagnement acoustique, car il maximise le volume sonore et permet de donner un tempo. Il peut se faire avec le pouce seul, le pouce et les doigts (dans le battement alternatif), ou avec un médiator.
- le buté est une technique classique ou flamenca (picado) utilisée sur les guitares classiques ou flamencas encordées en nylon. En technique flamenca, le buté est utilisé pour obtenir un son fort et brillant en faisant rouler la corde sur la pulpe du doigt pour qu'elle claque sur l'ongle ; afin d'obtenir cet effet, on appuie fortement sur les cordes avec l'index et le majeur tendus. En technique classique, le buté désigne le fait de jouer en venant appuyer le doigt sur la corde voisine après l'attaque - par opposition au pincé ; cette technique est utilisée surtout dans les gammes.
- le golpe est une technique utilisée aussi sur les guitares classiques et flamencas ainsi que sur tous leurs avatars sud-américains (ex : cuatro) qui consiste à donner des rythmes syncopés en étouffant alternativement l'ensemble des cordes avec la paume de la main puis en jouant les cordes en vibration normale. l'exemple le plus connu en est la rumba gitane (rumba gitana) popularisée par les Gypsy Kings.
La paume de la main droite peut en outre être posée sur les cordes à côté du chevalet afin de les étouffer (cette technique, appelée palm mute par les anglo-saxons est généralement notée « mute » sur les tablatures). Cet effet est fréquent dans la musique funk ou en reggae. on obtient ainsi sur les guitares folk, classiques ou électriques un son de basse. Cette technique a été très utilisée dans la musique folk américaine par des virtuoses comme Chet Atkins qui fut l'un des maître de Marcel Dadi spécialiste du genre.
- les harmoniques sont les sons les plus purs qui peuvent être obtenus sur la guitare et qui servent souvent comme notes finales d'un morceau . on les obtient sur les six cordes au niveau de la 5e frette, de la 7e frette , de la 12e et au niveau du milieu de la rosace. Pour déclencher les harmoniques, on pose le gras de la pulpe du doigt juste au dessus de la frette concernée puis on enlève simultanément ce doigt en mettant la corde en vibration avec l'ongle ou un médiator. Certains virtuoses sont capables de jouer des airs entiers avec cette technique mais pour obtenir les autres notes que celles obtenues aux emplacements pré-cités, ils appuient sur les touches comme pour jouer normalement avec la main gauche et déclenchent alors l'harmonique avec le gras gauche du pouce et pincent simultanément la corde avec l'index de la main droite.
Doigts ou médiator ?
Le jeu sur guitare classique est caractéristique : les cordes sont pincées avec quatre doigts et chaque doigt est indépendant (notons cependant que Narcisso Yepes joue les recuerdos de la Alambra avec cinq doigts : le pouce fait les basse et les quatre autres les trémolos.). Il en résulte une grande diversité de combinaisons de cordes. On dit que la guitare classique est essentiellement contrapuntique, elle permet notamment de jouer des fugues. La possibilité du contrepoint est donc la caractéristique essentielle du jeu de type « guitare classique ». On a dit logiquement que cet instrument était à lui seul un petit orchestre. Le jeu avec doigts indépendants est aussi utilisé sur les guitare acoustiques ou électriques, notamment dans la musique country d'Amérique du Nord qui a vu naître le style finger picking.
Inversement, le jeu avec médiator, essentiellement sur les guitares dites modernes, ne permet de jouer qu'une note à la fois, ou par frottement rapide de toutes les cordes, une suite d'accords. En contrepartie, le médiator autorise une plus grande amplification du son et permet un jeu rapide et brillant.
Utilisation de la main gauche
Les doigts de la main gauche servent à raccourcir la longueur des cordes pour donner les notes voulues. La main entoure le manche par le bas, avec le pouce appuyé sur l'arrière du manche pendant que les autres doigts font face aux cordes. Les techniques de jeu sont :
- le posé : un doigt appuie sur une case pour bloquer la corde et y reste jusqu'au prochain changement de position. En général, plusieurs doigts sont posés simultanément ;
- le barré : un doigt (en général index ou majeur), perpendiculaire au manche, appuie simultanément sur toutes les cordes dans une même case ;
- le bend (tiré) : on tire la corde vers le haut ou vers le bas afin de monter d'un demi-ton ou d'un ton entier. Noté b ;
- le hammer (marteau) ou hammer-on : on raccourcit une corde déjà en vibration en posant rapidement un doigt sur une case plus haut. On obtient ainsi un effet de « montée ». Noté h ou h-o ;
- le pull-off, ou pulling-off (relâchement, retrait) : un doigt posé sur la corde, on la fait vibrer. Dès qu'on entend le son, le doigt libère la corde, créant un deuxième son plus grave grâce à la vibration qui continue. On obtient un effet de « descente », c'est l'inverse du hammer-on. Noté p-o ;
- le slide (glissé) : on fait glisser un doigt le long d'une corde sur le manche afin de produire un effet de glissando. Noté sl. ;
- le tapping (frappe rapide) : la vibration des cordes est produite uniquement par les doigts de la main gauche qui bloquent et débloquent rapidement les cordes, sur le principe des cordes frappées au piano. Une variante à deux mains (two hands tapping) existe également, la main droite venant jouer des notes supplémentaires directement sur la touche (avec un médiator ou l'index). Cette technique n'est utilisable qu'avec des cordes très souples. La vibration étant réduite, le son est faible ; c'est pourquoi elle est surtout pratiquée sur des guitares amplifiées.
Ces dernières techniques ont des noms anglais car elles ont été popularisées par des guitaristes de jazz, de blues, de hard-rock et de country, essentiellement anglo-saxons.
Dans certains types de jeu, en particulier le jazz et quelquefois le classique, on peut être amené à se servir du pouce pour jouer les basses. Ainsi Django Reinhart, invalide de deux doigts, utilisait il cette technique.
Accord (façon d'accorder) et accords de guitare
Les guitares folk et électriques sont généralement accordées (du grave à l'aigu) avec les notes mi la ré sol si mi, soit l'accord de la guitare classique.
L'accord habituel :Image manquante
Accord_guitare.jpg
Image:Accord guitare.jpg
- écouter les cordes à vide (fichier midi)
- Notons que la guitare s'écrit en clé de sol. Mais il ne s'agit pas d'une vraie clé de sol mais d'une clé de sol à l'octave inférieure. C'est pourquoi, dans la notation moderne, on ajoute un petit « 8 » en dessous de cette clé pour signaler cette transposition. Le fait d'avoir choisi la clé de sol, sans doute pour des raisons de facilité eu égard à la popularité de l'instrument, fait que la guitare est un instrument transpositeur. On appelle ainsi un instrument dont la notation musicale ne correspond pas au son produit. Mais la guitare n'est un instrument transpositeur que parce que la clé de sol lui a été assignée. Dans l'absolu, il eût fallu choisir la clé d'ut quatrième ligne, auquel cas la guitare n'aurait pas été transpositeur. Mais cette clé, moins connue et moins populaire, n'a sans doute même pas été envisagée. Cette liberté dans le choix d'une clé fautive vient probablement du fait que la guitare, étant un instrument de volume assez faible, ne fait pas partie de l'orchestre symphonique et échappe ainsi aux contraintes de notation musicale propres à ce type d'orchestre.
Cependant, de nombreux artistes ont utilisé d'autres façons d'accorder, on citera par exemple Frank Zappa, Nick Drake, Sonic Youth ou Pierre Bensusan qui en ont fait leur spécialité. Parmi les autres manières d'accorder, il existe le « DADGAD » (cordes en ré la ré sol la ré, de la plus grave à la plus aiguë), utilisé en musique celtique et country. L'intérêt de cet accord est de faciliter le jeu grâce à de plus petits écarts entre les doigts ; en contrepartie, les changements de tonalité sont plus difficiles. Le DADGAD fait partie des façons d'accorder que l'on appelle accord ouvert (open tuning).
L'accord DADGAD :
Image manquante
Accord_guitare_dadgad.png
Un autre intérêt de certains accordages alternatifs est que les cordes frottées à vide produisent un accord ; il suffit alors de barrer une case pour obtenir le même accord plus aigu.
Lien externe :
Le DADGAD et autres accord ouvert (open tuning, en anglais)
Accords de guitare
Les accords de guitare sont utilisés dans la musique d'accompagnement, soit pour donner le rythme par battement (frottement de plusieurs cordes simultanées en suivant un rythme régulier), soit pour enrichir la ligne mélodique en faisant des arpèges (pincement régulier et consécutif des cordes).
Un accord consiste à plaquer simultanément ses doigts sur au moins trois cordes de la guitare. La description d'un accord revient donc à identifier pour les six cordes l'endroit où il faut placer les doigts. Sur une guitare, une même note peut être obtenue de différentes manières, un même accord peut donc se réaliser de plusieurs façons, au moins trois ou quatre, au prix parfois de quelques extensions de doigts douloureuses. Les guitaristes apprennent les positions d'accords par cœur, en commençant par les plus faciles à réaliser et les plus fréquentes, dits « accords de base ». Il existe des recueils qui donnent, sous forme de diagramme, les différentes positions d'accord. Aucun ne peut prétendre à l'exhaustivité.
Sur les partitions, les accords sont soit présentés sous forme de diagramme, soit désignés par leur nom, voir l'article sur les accords. Pour parler simplement, l'accord porte le nom de la note fondamentale (do, do#, ré, etc.), agrémenté d'un « m » minuscule s'il est mineur ou d'un « M » majuscule pour un accord majeur. On trouve parfois un chiffre à suivre, « 7 » par exemple pour un accord « septième » et un « + » pour un accord augmenté (« - » pour un accord diminué). Exemples d'accord :
- Mim : mi mineur
- LaM7+ : la majeur septième augmenté
Du fait de la popularité de la guitare dans les pays anglo-saxons, on trouve aussi une notation « anglaise », qui identifie les accords par une lettre : A (la), B (si), C (do), D (ré), E (mi), F (fa), G (sol). Cette notation a l'avantage d'être brève et d'être très courante. Les exemples d'accords ci-dessus donneront :
- Em
- AM7+
D'autres notations existent, notamment celle qui consiste à écrire les accords mineurs avec une minuscule (Em --> e), ce qui abrège encore l'écriture.
Écriture musicale
Les partitions pour guitare sont écrites selon deux grands systèmes de notation :
- la notation musicale classique : une suite de notes sur une portée de cinq lignes.
- -> cette notation, universellement connue, rebute le débutant car elle nécessite d'apprendre le solfège, puis l'équivalent des notes de la partition sur la guitare. En contrepartie, le guitariste est capable de jouer toute musique écrite sur une portée. Elle est très utilisée pour la guitare classique.
- la tablature de guitare : sur une portée de six lignes (chaque ligne représente une corde), on porte pour chaque note un n° qui correspond à la position de la case sur laquelle appuie le doigt qui bloque la corde (0 - corde à vide, 1 - première case, etc.). Le rythme est écrit en dessous de ces numéros comme sur une partition classique.
- -> cette notation nécessite très peu de connaissance musicale, puisqu'il s'agit de placer ses doigts sur la bonne corde à la case indiquée. Tous les genres de musique ne sont pas représentés, ce qui limite son emploi. Les tablatures sont très utilisées dans la guitare nord-américaine : country, blues, western, ragtime. Cette notation a également été la seule usitée pour la guitare jusqu'au début du XIXe siècle. Des logiciels qui traduisent automatiquement la musique sur portée en tablature commencent à apparaître sur le marché.
À cela, on peut ajouter une notation très populaire :
- la liste d'accord : des noms ou des diagrammes d'accords sont placés au-dessus des paroles d'une chanson ou d'une portée.
- -> particulièrement imprécise, cette notation, qui ne peut servir que pour l'accompagnement, a l'avantage de ne demander aucune connaissance musicale, d'être facile à transcrire et de laisser une grande liberté d'interprétation. Elle fait le bonheur des recueils de chansons.
Œuvres célèbres pour guitare
Classique
- Jeux interdits, romance anonyme, probablement écrite par Fernando Sor
- Cette pièce est traditionnellement considérée comme anonyme, en aucun cas le nom de Fernando Sor n'apparaît sur les partitions comme nom de compositeur.
- Recuerdos de la Alhambra de Francisco Tarrega
- Asturias de Isaac Albéniz (transcription de l'œuvre originale pour piano),
- Concerto d'Aranjuez de Joaquín Rodrigo
Jazz
- Les Yeux noirs par Django Reinhardt
- Chitlins con carne par Kenny Burrell
Folk
Électrique
- Europa de Carlos Santana - style sud-américain
- Voodoo Child de Jimi Hendrix - rock
- Eruption de Van Halen - rock
- Stairway to Heaven de Led Zeppelin - rock
- Smoke on the Water de Deep Purple - rock
- Satisfaction des Rolling Stones - rock
- Highway To Hell d'AC/DC - rock
- The Wall de Pink Floyd - rock psychédélique
- Johnny B. Goode de Chuck Berry - rock
- Cocaïne par J.J. Cale - pop
Quelques guitaristes célèbres
La plupart des guitaristes jouent sur plusieurs types de guitare. Notamment les frontières entre « folk » et « électrique » sont poreuses : la touche est la même, et le guitariste choisit sa guitare en fonction du son qu'il veut rendre. On a donc indiqué ici la guitare privilégiée par chaque guitariste.
- Guitare classique :
- Magnus Anderson
- Julian Bream
- Alexandre Lagoya
- Alberto Ponce
- Ida Presti
- Andrès Segovia
- John Williams
- Narciso Yepes
- Sergio et Odair Assad
- Alvaro Pierri
- Manuel Barrueco
- Guitare jazz / manouche :
- Charlie Christian, le premier guitariste électrique
- Paco de Lucia
- Manitas de plata
- John McLaughlin
- Pat Metheny
- Django Reinhardt
- Guitare folk :
- Chet Atkins (picking)
- Bernard Benoît (musique celtique)
- Pierre Bensusan (open tuning)
- Marcel Dadi (picking)
- Soïg Sibéril (musique celtique) des groupes Kornog, Gwerz, Orion
- Doc Watson (picking)
- Guitare électrique :
- Matthew Bellamy du groupe Muse
- Jeff Beck
- Ritchie Blackmore du groupe Deep Purple
- Jason Becker
- Eric Clapton des groupes John Mayall's Bluesbreakers, Cream, Blind Faith
- Robert Fripp du groupe King Crimson
- John Frusciante du groupe Red Hot Chili Peppers
- Rory Gallagher
- David Gilmour du groupe Pink Floyd
- George Harrison du groupe The Beatles
- Jimi Hendrix
- Mark Knopfler du groupe Dire Straits
- Yngwie Malmsteen
- Paul McCartney du groupe The Beatles puis Wings
- Brian May du groupe Queen
- Jimmy Page du groupe Led Zeppelin
- John Petrucci du groupe Dream Theater
- Carlos Santana
- Joe Satriani
- Slash du groupe Guns N' Roses
- Pete Townshend du groupe The Who
- Steve Vai
- Stevie Ray Vaughan
- Angus Young du groupe AC/DC
- Frank Zappa
Principaux luthiers de guitare
Guitare acoustique
- Alhambra (Classique, Espagne)
- Cort
- Estève (classique, Espagne)
- Fender
- Fleta (classique, Espagne)
- Friederich (classique, France)
- Gibson
- Gomez y Gomez (classique, Espagne)
- Ibanez
- Jean-Luc Joie (classique, France, Bordeaux)
- Lag
- Larrivee
- Line 6
- Lowden
- Lys
- Martin
- Ovation (électroacoustique)
- Santos Y Mayor
- Seagull
- Simon & Patrick
- Takamine
- Taylor
- Yamaha
Guitares électriques
- Aria
- B.C Rich
- Cort
- Danelectro
- Dean
- Duesenberg
- Epiphone
- Esp
- Fender
- G&L
- Gibson
- Godin
- Gretsch
- Hamer
- Heritage
- Ibanez
- Jackson
- Jacobacci
- James Trussard
- Jim Harley
- Lag
- Line 6
- Ltd
- Mosrite
- Musicman
- Peavey
- Prs
- Rickenbacker
- Schecter
- Squier
- Stagg
- Tokai
- Vigier
- Washburn
- Whale
- Yamaha
Voir aussi
Luth | Pipa | Guitariste | Tres
Liens externes
- (fr) Histoire de la guitare de l'Antiquité à aujourd'hui
- (fr) Histoire de la guitare sur le site de l'Ensemble Musical Crollois
- (fr) Histoire de la guitare sur le site des Luthiers à Montpellier
- (en) Histoire de la guitare pre 1650 plus complet
- (fr) Histoire de la guitare avec liens et bibliographie sur le site de Pierre-Étienne Nataf
- (fr) Delcamp.net Partitions, tablatures et MP3 pour guitare classique, forum, cours de guitare en ligne.
- (fr) Toute la guitare classique
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