Guerre en Irak (2003-2005)
La guerre opposant l'Irak aux États-Unis et les alliés de ceux-ci (essentiellement la Grande-Bretagne) a commencé le 20 mars 2003.
Événements ayant précédé la guerre
Causes
La détermination des États-Unis
La deuxième guerre d'Irak a été menée sous l'impulsion des États-Unis. Les raisons invoquées étaient principalement :
- la lutte contre le terrorisme, l'Irak étant présenté comme un état soutenant Al-Qaida, responsable entres autres de l'attentat contre le navire militaire USS Cole, des attentats contre plusieurs ambassades des États-Unis en Afrique et des attentats du 11 septembre 2001 ;
- l'élimination des armes de destructions massives qu'était censé détenir l'Irak ;
- l'arrestation de Saddam Hussein, l'instauration d'une démocratie et la pacification de la région par un effet d'exemple.
Mais ces éléments sont contestés par de très nombreux analystes, journalistes et responsables politiques, qui s'interrogent notamment sur les liens de certains membres du gouvernement Bush avec :
- des entreprises d'exploitation pétrolières, notamment le Groupe Carlyle, Enron, Halliburton Energy Services (qu'a présidé Dick Cheney) et Unocal (dont Hamid Karzai fut l'un des conseillers) ;
- des entreprises sous-traitantes de l'armée (dont Halliburton) ;
- la famille Ben Laden (via James R. Bath, responsable de leurs investissement aux États-Unis et ami de George W. Bush, et le Groupe Carlyle) ;
- la décision de l'Irak de ne plus faire valoir son pétrole contre des devises en dollars, mais en euros (voir 1 et 2).
Voir aussi l'article Impacts possibles d'une invasion en Irak.
Conflit diplomatique à l'ONU
Cette guerre fait suite à la mission de l'ONU en Irak qui avait en charge le désarmement de l'Irak résolution 1441, votée à la demande des Américains et des Britanniques). Le Conseil de sécurité de l'ONU n'a pas pu se mettre d'accord entre les partisans :
- de la paix (France, Russie, Chine), Allemagne pour qui tous les moyens pacifiques n'avaient pas encore été exploités, notamment donner encore du temps à la mission des inspecteurs ;
- de la guerre (États-Unis, Royaume-Uni), pour qui l'Irak ne « jouait pas le jeu » et restait détenteur d'armes de destruction massive.
Étant donné les réticences de la Chine et le fait que la France et la Russie menaçaient d'utiliser leur droit de véto pour empêcher une approbation à l'ONU de la guerre contre l'Irak, et la probabilité de refus de la majorité des autres pays votant, les États-Unis et le Royaume-Uni ont décidé d'attaquer l'Irak sans l'aval de l'ONU.
Forces de la coalition
- Les alliés des États-Unis en 2003 :
- Engagement de forces armées : Royaume-Uni, Australie et Pologne.
- Pays ayant un rôle actif et significatif dans le soutien logistique, politique et armé : Australie, Bulgarie, Danemark, Espagne (retrait des troupes en mars 2004, aprés les élections législatives), Hongrie, Italie, Japon, Lituanie, Pays-Bas, Philippines (jusqu'à l'exécution d'un otage philippin en juillet 2004), Pologne, Portugal, Roumanie, Royaume-Uni, République tchèque, Slovaquie, Turquie, Ukraine.
- Les 49 pays de la coalition cités par la Maison Blanche sont : Afghanistan, Albanie, Angola, Australie, Azerbaïjan, Bulgarie, Colombie, Corée du Sud, Costa Rica, Danemark, République dominicaine, Salvador, Erytrée, Espagne, Estonie, Ethiopie, Georgie, Honduras, Hongrie, Italie, Islande, Japon, Koweit, Lituanie, République de Macédoine, Îles Marshall, Micronésie, Mongolie, Nicaragua, Ouganda, Ouzbékistan, Palau, Panama, Philippines, Pologne, Portugal, Roumanie, Rwanda, Singapour, Slovaquie, République tchèque, Royaume-Uni, Tonga, Turquie, Ukraine.
- L'engagement australien
Lors de l'invasion de l'Irak en mars 2003, l'Australie menée par le conservateur John Howard lance l'opération Bastille, en envoyant environ 2 000 hommes, trois navires de guerre et une quinzaine d'avions de chasse. Pendant la campagne électorale de l'automne 2004, l'opposition travailliste avait promis de ramener les soldats australiens au pays. La victoire du parti de John Howard aux élections législatives (octobre 2004), allié de George W. Bush, devrait continuer le soutien à l'occupation américaine en Irak (environ 850 Australiens sur place).
Opposition à la guerre
Voir aussi Manifestations globales contre la guerre en Irak
Dans un très grand nombre de pays, une part importante de la population est sortie dans la rue lors de nombreuses manifestations pour montrer son refus de la logique de guerre anglo-américaine. Le mouvement a été particulièrement intense en Europe, où entre 70 et 90 % de la population était opposée à cette guerre. À Londres et à Madrid particulièrement, les importantes manifestations ont démontré la rupture entre les décisions des deux gouvernements, qui soutenaient la guerre, et la volonté des citoyens, qui étaient massivement contre.
La guerre conventionnelle
Déroulement et issue de la guerre
Voir aussi Opération libération de l'Irak
Quelques heures après la fin de l'ultimatum de 48h du président américain George W. Bush qui demandait au président irakien Saddam Hussein ainsi qu'à ses fils Udaï et Qusaï de quitter l'Irak, les États-Unis ont lancé des missiles sur Bagdad. L'Irak a répliqué en envoyant 6 missiles sur le Koweit, qui n'ont fait ni victimes, ni dégats.
La stratégie de la coalition a consisté, d'abord, en des bombardements ciblés et répétés de la capitale irakienne et autres villes importantes, visant à la fois à effrayer les Irakiens (l'espoir de la Coalition était de voir des désertions massives dans l'armée irakienne) et à détruire les systèmes défenses du pays. Les infrastructures électriques ont été systématiquement pilonnées afin de couper les centrales d'alimentation en eau, et donc de mettre en l'état de siége les grandes villes d'Irak. Cela a permis d'accélérer la reddition des Irakiens.
Parallèlement aux bombardements, des troupes et des blindés sont entrés dans le pays essentiellement par la frontière sud. Des combats ont été menés pendant plusieurs jours dans les villes de Oum Qasr et de Basorah, la résistance des Irakiens dans les villes étant plus forte que ce que l'état-major de la Coalition n'avait escompté. L'infanterie américaine a ensuite cherché à contourner les villes dans sa marche vers Bagdad. L'objectif était d'atteindre le plus rapidement possible le point central du régime en espérant qu'une chute de la capitale entraînerait la reddition des foyers de résistance partout ailleurs.
Après environ trois semaines de combat, l'armée américaine a pénétré dans Bagdad, menant des attaques contre des bâtiments symboliques du gouvernement irakien. Le régime de Saddam Hussein est tombé dans les jours suivants. L'armée américaine a pris le contrôle de la capitale. Les dernières poches de résistance armée n'ont alors pas tardé à tomber.
Les troupes de la coalition ont ensuite cherché les hauts responsables du gouvernement irakien (réunis symboliquement dans un jeu de cartes). Si certains ont pu être capturés, une partie importante des dignitaires irakiens est demeurée longtemps introuvable, en particulier les deux fils de Saddam Hussein, Udaï et Qusaï (tués tous deux le 22 juillet 2003).
Saddam Hussein a quant à lui été capturé dans une cave par l'armée américaine à Tikrit dans la nuit du 13 au 14 décembre 2003, avec l'aide des Kurdes.
Voir aussi Impacts possibles d'une invasion en Irak
Médiatisation
Une des grandes première de cette guerre a été sa très grande médiatisation. Certains journalistes étaient présents aux premières lignes, aux côtés des troupes de la Coalition, ou dans des zones potentiellement dangereuses. Des images du front étaient diffusées vingt-quatre heures sur vingt-quatre. Seuls les journalistes embarqués avaient directement accès au front : leur neutralité a été mise en cause pour des raisons psychologiques. De plus, les armements modernes permettant des attaques distantes ne permettaient pas de voir les combats. Ainsi, malgré une forte médiatisation, les « dommages colatéraux » ne sont pas bien évalués
Une partie importante de la presse internationale était rassemblée au plein cœur de Bagdad, dans l'hôtel Palestine, qui fut d'ailleurs l'objet de certains tirs américains. Plusieurs journalistes ont d'ailleurs été tués par les forces américaines pendant le conflit.
Par exemple, la libération médiatisée d'une militaire (Jessica Lynch) d'un hôpital irakien, où elle était soignée après sa capture lors d'une embuscade, filmée par des caméras à vision nocturne est également sujet à caution. Plusieurs témoins parlent d'une mise en scène avec tirs à blanc. (voir lien en bas de page).
Occupation de l'Irak et résistance armée
Occupation de l'Irak
Après leur victoire, les troupes de la coalition ont cherché à stabiliser la situation en Irak en installant un gouvernement militaire provisoire. Néanmoins, la population est massivement hostile aux troupes de la coalition et des conflits surviennent bien que tous les sondages montre qu'une majorité des Irakiens désire que les forces américaines et alliés restent en Irak. En outre, la majorité des villes se trouvent dans une situation difficile : pillages, affrontements, règlements de compte...
En avril 2003, l'ancien chef du Commandement central américain, le général Tommy Franks, décide de suspendre la peine de mort en Irak.
Le 31 mai 2003, les États-Unis annoncent qu'ils occuperaient militairement l'Irak plus longtemps que ce qui avait été annoncé auparavant.
Au cours du mois de juin 2003, l'armée américaine, qui subit de nombreux revers de la part de la rébellion civile irakienne et de groupes terroristes, lance une opération nommée Scorpion du désert, essayant de prendre le contrôle du pays.
Les États-Unis demandent à la population civile de leur livrer quelque 5 millions d'armes qui leur auraient été confiées par le régime de Saddam Hussein et les menacent d'emprisonnement dans le cas d'un refus. Seules quelques milliers d'armes leur sont livrées.
Le 17 juin 2003, un groupe jusqu'alors inconnu, les Brigades de résistance irakiennes, revendique les attaques contre l'armée d'occupation américaine. Ce groupe se déclare indépendant de l'ancien président Saddam Hussein, non islamiste, et affirme être un « groupe de jeunes Irakiens et d'Arabes qui croient en l'unité, en la liberté et en l'arabité de l'Irak ». Par la suite, de nombreux groupes de rébellion apparaissent. On pense qu'ils recrutent de nombreux partisans chez les membres des anciennes forces militaires et para-militaires du régime baassiste, les États-Unis ayant été longs à envisager de les recruter afin de maintenir l'ordre.
Courant juillet 2003, les États-Unis demandent à plusieurs pays et à l'ONU de les aider dans le contrôle du pays par l'envoi de troupes armées, mais ces derniers refusent, ne voulant pas cautionner l'invasion jugée illégale de l'Irak.
Le 23 juillet 2003, cent jours après la fin déclarée par l'occupant, de la guerre, Amnesty International publie un article, exposant que les droits de l'homme ne sont toujours pas respectés par l'armée américaine en Irak (tortures, assassinats, détentions dans de mauvaises conditions de prisonniers, même innocentés) : voir cette page web
Le 25 juillet 2003, Sayyed Moqtada Al-Sadr, dignitaire chiite considéré comme influent, demande à Najaf, le retrait des forces d'occupation américaines, devant une foule de cent mille fidèles.
Le 14 décembre 2003, Saddam Hussein, est arrêté par l'armée américaine. On le voit fatigué, avec une longue barbe. Il est transféré dans un endroit tenu secret pour des interrogatoires. Mais son arrestation, bien qu'étant un succès pour les forces des États-Unis, ne décourage pas la rébellion armée.
Fin janvier 2004 en Irak, des attentats quasi quotidiens frappent toujours les forces militaires d'occupation et les civils travaillant pour eux.
Courant janvier et février 2004 les attaques aux engins piégés des points de recrutement de la police et de l'armée irakienne se multiplient. Certains analystes pensent que des rebelles, veulent ainsi empêcher toute aide aux forces d'occupation étrangère de la part de leur concitoyens.
le 15 février 2004, Un ensemble de pays voisins de l'Irak (Syrie, Iran, Koweït, Arabie saoudite, Jordanie, Égypte et Turquie), après une réunion à Koweit, demandent solennellement, le retrait de la coalition des forces d'occupation et l'aide de l'ONU, pour rendre le pays à ses habitants.
le 8 juin 2004, après d'âpres discussions, une résolution du Conseil de Sécurité de l'ONU est adoptée sur les conditions du transfert de souveraineté à l'Irak, prévue le 30 juin. Le gouvernement intérimaire doit préparer des élections, prévues début 2005. La résolution stipule qu'il pourra demander le départ de la coalition, mais celle-ci peut toujours intervenir à chaque fois qu'elle l'estime nécessaire.
Le 28 juin 2004, Paul Bremer, administrateur d'occupation, transmet la souveraineté au gouvernement intérimaire irakien, deux jours avant la date prévue, afin d'éviter les attentats. Le gouvernement intérimaire obtient le contrôle économique du pétrole mais pas celui des dix-huit milliards de dollars d'aide américaine.
Polémique à propos des armes de destruction massive
Actuellement, aux États-Unis et au Royaume-Uni, plusieurs enquêtes sont en cours afin de déterminer les responsabilités à propos de fausses informations sur la présence d'armes de destruction massive en Irak, raison qu'avaient invoquée les États-Unis et le Royaume-Uni pour justifier leur intervention armée. La CIA est mise en cause. Des équipes de la CIA ont été envoyées en Irak pour trouver des preuves, après plus de deux mois de recherches infructueuses.
Différentes commissions s'ouvrent courant juillet 2003, au Royaume Uni et aux États-Unis à propos des faux documents sur la présence d'armes de destruction massive, soumis par ces gouvernements à leur population.
Le 22 janvier 2004, Dick Cheney, vice-président américain, réaffirme que le régime de Saddam Hussein est lié au réseau terroriste Al-Qaida. Il maintient également que l'Irak possède toujours programmes des armes de destruction massive, et que Saddam Hussein avait l'intention de développer des armes de destruction massive, bien que peu de preuves aient été découvertes après plus de 6 mois de présence sur le territoire Irakien par l'armée américaine et ses alliés.
Le 23 janvier 2004, David Kay, chargé de la recherche des armes de destruction massive en Irak par le gouvernement des États-Unis, démissionne et proclame qu'il n'y a pas eu d'armes de destruction massive produites depuis la fin de la première Guerre du Golfe tout en ne condamnent pas l'intervention militaire. George Tenet, directeur de la CIA nomme un remplaçant, Charles Duelfer. Colin Powell confirme également qu'il y a peu de chance pour qu'il y ait eu des armes de destruction massive en Irak. Peu avant cette démission, le premier ministre britannique Tony Blair confirmait sa conviction de la présence d'ADM en Irak devant des journalistes.
Opérations récentes
La résistance ne désarmant pas, les troupes de la coalition entament des opérations dont l'envergure est de plus en plus grande. Au mois d'août, la ville sainte de Najaf est l'enjeu d'un siège et de combats urbains, dont l'épicentre est le mausolée d'Ali, et les trésors (livres rares, bijoux, objets d'orfèvrerie, pierreries) qu'il renferme. Les clefs du trésor qui étaient en effet détenues par la famille Al-Rufaïe depuis plusieurs siècles auraient été subtilisées par Moqtada al-Sadr, dont les milices luttent contre les forces de la coalition autour du mausolée.
Les succès de la « résistance » sont visibles dans les quantités de pétrole exportées, qui n'avaient jamais été aussi basses depuis plusieurs décennies.
bilans de la guerre
Le 7 septembre 2004, le nombre de soldats américains tués en Irak depuis mars 2003 atteint le millier. 900 d'entre eux sont morts après la fin des « opérations de combat majeures », proclamée par George Bush le 1er mai 2003. Le nombre d'Irakiens morts est estimé à au moins 100 000.
Prises d'otages par des groupes armés (été 2004)
Durant l’été 2004, les enlèvements se multiplient en Irak, créant un climat d’insécurité pour tous, ressortissants des pays membres de la coalition ou non. Les ravisseurs appartiennent à la guérilla (mouqawama, la « résistance » irakienne) menée par d’anciens baasistes des services de Saddam Hussein, des djihadistes étrangers, des islamistes et des salafistes…
Le 20 août 2004, deux journalistes français (Christian Chesnot et Georges Malbrunot) sont enlevés par l’Armée islamique en Irak, au sud de Bagdad. Une campagne internationale réclame la libération des otages : les représentants des musulmans de France, Le comité des oulémas musulmans (sunnites)et Yasser Arafat demandent la libération des deux journalistes français. Une manifestation de soutien a eu lieu le 30 août à Paris. Le 15 septembre 2004, des dizaines de personnes ont manifesté dans les rues de la capitale irakienne pour exiger la libération des deux journalistes français pris en otage. Les ravisseurs réclament l’abrogation de la loi sur la laïcité à l’école qualifiée d’« injustice et d'agression contre l'islam et la liberté personnelle dans le pays de la liberté présumée ». Ils ont déjà revendiqué l'assassinat de plusieurs otages, notamment celui journaliste italien Enzo Baldoni. Ils ont obtenu le retrait des troupes philippines d’Irak en échange de la libération d'un camionneur retenu en otage. Le 14 septembre 2004, l’organisation publie un communiqué sur l’internet reprochant à la France :
- d’être l’ennemie des musulmans
- d’être intervenue en Algérie au moment des élections de 1992
- d’opprimer les musulmans en Afrique
- de soutenir Israël
- de faire la guerre au voile islamique
- d’avoir affamé le peuple irakien avec l’embargo des années 1990.
Le 15 septembre 2004, l'armée américaine relâche 275 détenus de la prison d'Abou Ghraib.
Conséquences
Voir Impacts constatés après l'invasion de l'Irak
L'après-guerre conventionnelle : attentats et guérilla
Attentats en Irak
(Liste non exhaustive)
- 7 août 2003 : explosion d’une voiture piégée devant l’ambassade de Jordanie à Bagdad en Irak : 14 morts, 40 blessés.
- 19 août 2003 : un camion piégé explose à côté du siège de l’ONU à Bagdad faisant 22 morts et une centaine de blessés. Le représentant des Nations Unies Sergio Vieira de Mello est tué dans l’attentat.
- 29 août 2003 : attentat à la voiture piégée devant la mosquée de l’imam Ali à Najaf, en Irak : au moins 83 morts, 125 blessés.
- 27 octobre 2003 : cinq attentats contre quatre postes de police et le siège du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) font 43 morts et plus de 200 blessés.
- 19 novembre 2003 : attentat contre une base italienne à Nassiriyah en Irak : 19 Italiens et 9 Irakiens tués.
- 22 novembre 2003 : Au moins 18 Irakiens, en majorité des policiers, sont tués et 53 blessés dans un double attentat suicide à la voiture piégée contre des commissariats au nord de Bagdad, en Irak.
- 14 décembre 2003 : L’explosion d’une voiture piégée fait 18 morts dans le poste de police de Khaldiya en Irak.
- 27 décembre 2003 : 19 morts et près de 200 blessés dans quatre attentats à la voiture piégée à Kerbala en Irak.
- 18 janvier 2004 : 24 morts et plus de cent blessés dans un attentat suicide à la voiture piégée devant le quartier général américain dans la capitale irakienne.
- 1er février 2004 : 105 personnes tuées dans un double attentat suicide contre les sièges à Erbil des deux principaux partis kurdes en Irak
- 10 février 2004 : un attentat suicide devant un commissariat de police d'Iskandariya (au sud de Bagdad) fait 55 morts et 67 blessés.
- 11 février 2004 : attentat suicide contre le centre de recrutement de l’armée irakienne : 47 morts.
- 23 février 2004 : Dix personnes sont tuées (dont les deux kamikazes) et 45 autres blessées dans un attentat suicide contre un commissariat de police d'un quartier kurde de Kirkouk, au nord de Bagdad.
- 2 mars 2004 : 4 explosions détruisent le parvis de la mosquée chiite de Kadhimiya. À Kerbala, des tirs de roquettes sont lancés contre le mausolée d'Abbas. Le bilan de ces opérations est lourd : 182 morts, 556 blessés. La communauté chiite d’Irak accuse les sunnites extrêmistes.
- 21 avril 2004 : 74 personnes sont tuées et plus de 160 blessées dans cinq attentats à la voiture piégée contre la police irakienne à Bassorah et à Zoubeïr, dans le sud de l'Irak.
- 17 mai 2004 : le président irakien, Abdel Zahra Osmane Mohammad, est tué à Bagdad dans un attentat à la voiture piégée qui fait sept autres morts.
- 1er juin 2004 : attentat suicide à la voiture piégée à Baiji, au nord de Bagdad en Irak. Il visait une base américaine. 11 morts, 26 blessés
- 1er août 2004 : attentats contre 5 églises d’Irak. L'exil des chrétiens, qui ne représentent que 3 % de la population, se poursuit
- 30 septembre 2004 : trois attentats à la voiture piégée et à la roquette dans le quartier populaire d’Al-Amel à Bagdad : 37 enfants sont morts alors qu’ils regardaient l’inauguration d’une station de pompage des eaux usées, organisée par les Américains. Au moins trois hommes et une femme sont également parmi les victimes. On compte plus de 200 blessés.
- 19 décembre 2004 : une série d'attaques-suicides à la voiture piégée touchent les villes chiites de Kerbala et Nadjaf faisant plus de 60 morts et de 130 blessés. Elle a pour but de provoquer un conflit religieux en visant les mausolées de l'imam Ali et de l'imam Hussein, avant les élections prévues le 30 janvier 2005.
- 4 janvier 2005 : le gouverneur de Bagdad, Ali Radi al-Haïdari, est tué dans un attentat à la voiture piégée.
- 21 janvier 2005 : 15 personnes ont été tuées (premier bilan) dans un attentat à la voiture piégée devant la mosquée chiite de Chouhada al-Taf, au sud-ouest de Bagdad, selon la police. Le drame s'est produit à l'heure de la fin de la prière, le premier jour de la fête sainte d'al-Adha.
- 16 février 2005 : après les résultats des élections donnant la majorité absolue aux chiites, plusieurs attentats ont fait plus de 33 morts dans le pays : plusieurs visaient des mosquées alors que la communauté chiite fêtait l'Achoura :
- Attentat à la ceinture d'explosifs dans la mosquée Kazimain, Bagdad.
- Attentat-suicide contre la mosquée Ali-Baya, Bagdad
- Bombe artisanale la mosquée d'Iskandariyah.
- 21 février 2005 : un attentat à la voiture piégée à Hilla (quartier chiite) tue 125 Irakiens et blesse 129 personnes.
- 4 mars 2005 : le gouvernement italien obtient la libération de la journaliste Giuliana Sgrena. Le convoi qui la conduisait à l'aéroport a essuyé des tirs à un barrage par les soldats des États-Unis. Nicola Calibari, membre des services secrets italiens, a été tué, Giuliana a été atteinte d'une balle à l'épaule et un autre militaire italien a été blessé.
- 10 mars 2005 : au cours des obsèques du chiite Sayyed Hicham Sayyed Mahmoud Al-Araji, un kamikaze a provoqué un attentat à l'intérieur de la mosquée chiite Sadraïn de Mossoul. Un premier bilan faisait état de 18 morts et 41 blessés.
Annexes
Articles connexes
- Numérotation des guerres du Golfe
- Guerre en Irak
- Impacts possibles d'une invasion en Irak
- Citations d' Henry Kissinger avant l' intervention
Liens externes
- Texte intégral de la résolution 1441, en français (document PDF)
- Texte du rapport de Hutton sur les déclarations du gouvernement anglais, en anglais
- plusieurs articles sur la guerre dans le numéro 7 de la revue Socialisme International
- traductions françaises de communiqués d'organisations de la gauche irakienne opposées à l'occupation
- Le site Iraq body count est le seul organisme à tenir un décompte des victimes irakiennes de la guerre
