Guerre de Trente Ans

Cet article fait partie de la série
Histoire militaire
Événements
Guerres
Batailles - Sièges
Unités militaires
Unités militaires
Division militaire
Armées nationales
Armées anciennes
Personnages
Stratèges - Chefs militaires
Armée de Terre - Marine
Armée de l'air
Matériels
Arme - Avions militaires
Places fortes - Château-fort
Ordres et médailles
Médailles
Ordres honorifiques
Ordres militaires
Méta
Le projet Histoire-Militaire
Articles existants
Sommaire

Une conflagration européenne aux causes multiples

La guerre de Trente Ans est une suite de conflits armés qui ont déchiré l'Europe de 1618 à 1648.

Les combats se déroulèrent initialement et principalement dans les territoires d'Europe centrale dépendant du Saint Empire romain germanique, mais impliquèrent la plupart des puissances européennes, à l'exception notable de l'Angleterre et de la Russie. Dans la seconde partie de la période, les combats se portèrent aussi en France, dans les Pays-Bas, en Italie du nord, en Catalogne, etc. Pendant ces trente années, la guerre changea progressivement de nature et d'objet : commencée en tant que conflit religieux, elle se termina en lutte politique entre la France et la Maison d'Autriche.

Ses origines sont multiples, même si la première est l'opposition religieuse et politique entre catholiques et protestants ; mais cette confrontation eut aussi d'autres ressorts : tentations hégémoniques ou d'indépendance, rivalités commerciales, ambitions personnelles, jalousies familiales allaient y trouver leur exutoire.

Sur ce dernier point, il est en effet intéressant de noter les étroites parentés de ces souverains régnants qui s'affrontèrent si longuement :

La défenestration de Prague fut la cause immédiate du conflit, mais la disproportion est grande entre l'étincelle initiale et la gravité et la durée du conflit - celles-ci ne peuvent se comprendre que par l'existence de causes profondes qui atteignirent leur paroxysme pendant la même période. Ce début d'un conflit majeur n'est pas sans points communs avec celui de la Première guerre mondiale, également née dans un territoire soumis aux Habsbourg.

Un des enjeux majeurs fut la conservation de l'hégémonie des Habsbourg. La lutte entre la maison d'Autriche et la royauté française pour la suprématie en Europe dure depuis cent ans : le terrain est propice pour qu'elle s'y déploie sans ménagement.

Un conflit indépendant, la Guerre de Quatre-Vingts Ans entre l'Espagne et les Provinces-Unies, contribua à faire converger vers les pays allemands les armées espagnoles, alliées de l'Empire. En effet, l'Espagne ne disposait plus, depuis la déroute de l'Invincible Armada, de la suprématie sur les mers. Le passage des troupes par la voie maritime (Océan Atlantique, Manche, Mer du Nord) étant trop risqué, le moyen le plus sûr pour faire passer les troupes espagnoles de la péninsule ibérique vers le lieu des affrontements aux Pays-Bas était une route passant par la Méditerranée, Gênes, le Milanais, les cols alpins de la Valteline et la vallée du Rhin. Le jeu des alliances devait focaliser sur ces différentes contrées l'affrontement avec les puissances rivales.

Les dégâts causés par les combats et la circulation incessante des troupes armées en campagne ou en débandade furent considérables, parfois inouïes. Les armées comprenaient une majorité de mercenaires dont la paye n'était pas régulièrement assurée sur les budgets des états qui les employaient. Ainsi les soldats, mal payés, payés avec retard ou pas payés du tout étaient amenés à se payer par eux-mêmes sur les populations civiles, qu'elles fussent « ennemies » ou de leur propre bord. D'ailleurs Wallenstein développa au plus haut point (s'il ne l'inventa pas) le principe selon lequel "la guerre doit financer la guerre" c'est à dire que l'exploitation économique des pays conquis doit être la ressource principale de l'armée en campagne, quitte à demander à des financiers des avances sur le tributs à percevoir. Des fortunes colossales furent ainsi amassées de façon scandaleuse sur le malheur des populations par des hommes sans scrupule tels que Wallenstein lui-même, Liechtenstein ou Hans de Witte.

Image manquante
Jacques_callot_miseres_guerre.gif
Les misères de la guerre, gravure de Jacques Callot

Les pires exactions furent commises : tortures, massacres en masse d'innocents, viols, assassinats ... Des épisodes comme ceux du sac de Magdebourg, ou les atrocités commises au Palatinat, en Franche-Comté (par exemple) marquèrent les esprits pour des décennies et restèrent dans le souvenir collectif pendant plus d'un siècle alimentant en chaîne le cycle infernal des représailles et de la vengeance. Certaines régions de l'Allemagne ou de la France actuelles ressortirent de cet interminable conflit ruinées, dévastées, dépeuplées pour de longues années.

Les traités qui suivirent la guerre de Trente Ans redessinèrent la carte de l'Europe en instaurant un nouvel équilibre des forces, consacrant le déclin de l'Espagne, l'affaiblissement durable de la Maison d'Autriche, la montée de la puissance de la Suède et de la France, l'extrême morcellement politique de l'Allemagne, l'émergence de nouvelles nations (Pays-Bas, Suisse).

Les origines du conflit

Image manquante
Martin_Luther_by_Lucas_Cranach_der_Ältere.jpeg
Martin Luther

À la suite de la prédication de Martin Luther, la Réforme se répandit rapidement. De nombreuses principautés allemandes adoptèrent le protestantisme ce qui divisa l'Empire en deux camps opposés. La Contre-Réforme, dirigée par la maison de Habsbourg avait pour ambition de regagner au catholicisme le terrain perdu.

La paix d'Augsbourg (1555) avait confirmé les conclusions de la première Diète de Spire et mis fin aux combats entre catholiques et luthériens dans les États allemands.

Elle stipulait que :

Les tensions politiques et économiques s'accrurent entre les puissances européennes au début du XVIIe siècle. L'Espagne s'intéressait aux affaires allemandes car Philippe III était un Habsbourg et possédait des territoires bordant, à l'ouest, certains états allemands. Les deux branches de la famille des Habsbourg restaient si étroitement liées que leur politique extérieure était commune ; le roi d'Espagne en était le chef véritable.

La France s'intéressait aussi aux affaires allemandes, car elle surveillait avec méfiance son encerclement par les territoires soumis aux Habsbourg. Son action allait être ambigüe et louvoyante, car le cardinal de Richelieu n'hésiterait pas à soutenir ou à s'allier aux princes protestants pour contrer la maison d'Autriche, champion du catholicisme - et de la chrétienté contre les turcs - pendant le même temps qu'il combattait les protestants en France. La Suède et le Danemark s'intéressaient aux affaires de l'Allemagne du nord, dont les rivages bordaient la mer Baltique, pour des raisons plutôt économiques mais non dénuées d'arrière-pensées politiques.

Les tensions religieuses s'étaient également accrues pendant la seconde moitié du XVIe siècle. La paix d'Augsbourg avait été mise à mal pendant cette période car des évêques convertis n'avaient pas renoncé à leurs évêchés. Par ailleurs le calvinisme se propageait en Allemagne, ce qui ajoutait une nouvelle religion. Les catholiques d'Europe orientale (Polonais, Autrichiens) souhaitaient restaurer la primauté de leur religion.

Image manquante
Rudolf2.jpg
L'empereur Rodolphe II
Image manquante
Matthias_de_Habsbourg.jpg
L'empereur Mathias

Les Habsbourg voulaient avant tout accroître leur hégémonie, ils étaient donc parfois prêts à coopérer avec les protestants, ce qui était mal compris par leurs partisans. Les empereurs Rodolphe II puis Matthias Ier ne se firent pas les champions inconditionnels du catholicisme, car leur priorité était d'étendre leur pouvoir et leurs territoires. Ils étaient aussi très tolérants, ce qui favorisa l'expansion des nouvelles religions, contribuant ainsi à multiplier les causes de querelles. La Suède et le Danemark, qui voulaient contrôler l'Allemagne du Nord, étaient dans le camp des luthériens.

Tout ceci dégénéra en violence ouverte en 1606 dans la petite ville allemande de Donauwörth. La majorité luthérienne empêcha la communauté catholique de faire une procession et cela déclencha une rixe. À la demande des catholiques, le duc Maximilien Ier de Bavière intervint et imposa le retour de la ville au catholicisme. Après que les combats eurent cessé, les calvinistes, encore peu nombreux en Allemagne, se sentirent les plus menacés, et fondèrent la Ligue de l'Union Évangélique sous la direction de l'électeur Frédéric V du Palatinat, époux d'Elizabeth Stuart, fille de Jacques Ier d'Angleterre). Sa possession du Palatinat Rhénan était précisément l'un des territoires de la vallée du Rhin que convoitait l'Espagne, pour pouvoir y faire passer librement ses troupes du Milanais vers les Pays-Bas. En réaction, les catholiques s'unirent en 1609, sous la direction de Maximilien de Bavière et sous la bannière de la Sainte Ligue (catholique).

Image manquante
Défenestration_de_Prague.jpg
La défenestration de Prague

L'empereur Matthias Ier, également roi de Bohême, était sans descendance : se posait donc le problème de sa succession et de la conservation du titre impérial aux Habsbourg. Matthias souhaitait que celui-ci revienne à son cousin germain Ferdinand de Styrie, Or le roi de Bohême (titre électif en droit, mais habituellement dévolu à un Habsbourg) était un des sept princes-électeurs : Matthias résigna le titre de roi de Bohême en 1617 et Ferdinand de Habsbourg lui succéda, avec la perspective de pouvoir ainsi accéder à la dignité impériale à la mort de Matthias. Les Bohêmiens avaient obtenu de Rodolphe II, par une lettre de majesté de 1609, des prérogatives leur assurant une certaine autonomie et des garanties concernant la liberté religieuse.

Image manquante
Ferdinand2.jpg
Ferdinand II

Or Ferdinand II, catholique zélé qui avait été éduqué chez les Jésuites, voulait voir revenir la Bohême dans le sein de l'Église catholique. Des incidents survenus entre l'archevêque de Prague et les luthériens amenèrent le Conseil des Défenseurs de la Foi à convoquer une diète. Le roi s'y opposa par une lettre. Le 23 mai 1618 au palais de Hradschin à Prague, les Défenseurs de la Foi rencontrèrent deux émissaires de Ferdinand II, Martinitz et Slawata : ceux-ci furent passés par la fenêtre sans être sérieusement blessés car ils tombèrent sur un tas d'ordures. Cet évènement mineur, appelé : la Défenestration de Prague, marque le début de la Guerre de Trente Ans. La révolte de la Bohême fut soutenue et accompagnée avec plus ou moins de dynamisme par les États voisins de Moravie, Silésie et Lusace.

Image manquante
Frédéric_V.jpg
Frédéric V

Le 20 mars 1619, l'empereur Matthias mourait. Mécontents de leur nouveau roi, les Bohémiens déposèrent Ferdinand II le 19 août et élirent à sa place l'électeur palatin (et ardent calviniste) Frédéric V, le 26 août, alors que l'élection impériale se tenait à Francfort le 28 août. Un roi protestant à la tête de la Bohême signifiait une majorité d'électeurs du Saint-Empire acquis au protestantisme (Brandebourg, Saxe, Palatinat et Bohême contre les trois princes-évêques de Cologne, Mayence et Trèves), ce qui aurait été un bouleversement considérable.

Les nouvelles de Bohême n'étaient pas parvenues à Francfort et Ferdinand II fut élu à l'Empire : s'appuyant sur la Sainte Ligue et sur son cousin Philippe III d'Espagne, Ferdinand II se mit en devoir de mater la révolte bohêmienne et d'éliminer son rival Frédéric V. De fait, ce dernier allait aussi très vite mécontenter ses sujets, par sa méconnaissance du pays et son calvinisme intransigeant : il ne devait rester, pour la postérité, que le Roi d'hiver. Le décor était mis pour le démarrage de la conflagration.

Les quatre périodes de la guerre

On analyse traditionnellement la guerre de Trente Ans en quatre périodes successives correspondant chacune à un élargissement de l'ensemble des protagonistes. Chacune des trois premières périodes se termine en effet par un succès du camp impérial et catholique qui détermine un nouvel acteur à entrer en lice pour voler au secours du camp protestant.

Ces périodes sont :

  1. la période bohémienne et palatine, de 1618 à 1625
  2. la période danoise de 1625 à 1629
  3. la période suédoise de 1630 à 1635
  4. la période française ou franco-suédoise de 1635 à 1648.

La période bohémienne et palatine (1618-1625)

Image manquante
Maria_Anna_von_Bayern_(1610-1665)_black_white.jpg
Maximilien Ier, Électeur et duc de Bavière et sa seconde épouse, Marie-Anne d'Autriche

Le Habsbourg avait pour alliés la papauté, son cousin Philippe III, roi d'Espagne, Maximilien Ier de Bavière et sa Ligue Catholique dont les armées étaient commandées par Jean Tserclaes, comte de Tilly. Les Électeurs ecclésiastiques (princes-archevêques de Mayence, de Cologne et de Trèves, chefs temporels autant sinon plus que spirituels) faisaient partie de la Ligue Catholique (l'archevêque de Cologne était même le propre frère de Maximilien). Pourtant, l'archevêque de Trèves allait plus tard, par ses intrigues et sa politique francophile, provoquer l'entrée en guerre de la France.

L'électeur Jean-Georges Ier de Saxe fut dans un premier temps du côté de l'Empereur, bien que protestant : il espérait des gains territoriaux et, de toutes les façons, voyait d'un mauvais œil la montée en puissance d'un de ses collègues Électeurs - car, élu roi de Bohême, l'Électeur Palatin disposait de deux voix sur les sept du collège électoral institué par la Bulle d'Or. Cependant ce prince devait être par la suite un allié plus que versatile.

Le Palatin et les protestants comptaient sur l'appui du prince (protestant) de Transylvanie Gabriel Bethlen et sur l'aide financière des Provinces-Unies (celles-ci étaient liées par la trêve de douze ans conclue avec l'Espagne en 1609, qui allait bientôt se terminer). Mais il ne put bénéficier de celui de son beau-père, Jacques Ier d'Angleterre dont la politique incohérente cherchait à ce moment l’alliance avec l’Espagne. De fait, Frédéric V, prince jeune, manquant d'expérience et de la stature politique qu'aurait exigées sa situation, allait bien vite éprouver le manque de motivation, de constance et/ou de courage de tous ceux qui auraient pu lui apporter leur appui.

Il faut remarquer que le duc de Bavière (catholique) et l'Electeur Palatin (calviniste) étaient tous deux de la famille des Wittelsbach, le premier issu de la branche aînée et le second issu d'une branche cadette qui avait reçu la dignité électorale au XIVe siècle : l'opposition religieuse se doublait d'une longue jalousie familiale. En fait, Maximilien, qui aurait pu à un moment postuler à l'Empire, avait obtenu de Ferdinand II, pour prix de son support, entre autres promesses celle de reprendre la dignité électorale.

Image manquante
Tilly.jpg
Tilly, portrait par Van Dyck
Image manquante
Bucquoy.png
Bucquoy

Les premiers combats eurent lieu dès le mois d'août 1619 ; les Bohémiens conduits par le comte de Thurn battirent une armée impériale et menacèrent Vienne, mais cet avantage fut momentané. La France offrit sa médiation, concrétisée à Ulm en juillet 1620 par une trêve entre catholiques et luthériens : la Bohême calviniste n'était donc pas concernée, et les armées catholiques purent l'attaquer librement : Jean Tserclaes et Bucquoy écrasèrent les révoltés de Bohème à la bataille de la Montagne Blanche (Bila Hora) près de Prague le 8 novembre 1620. Leur déroute fut complète et la reprise en main de la Bohême très énergique.

Frédéric V fut mis au ban de l'Empire, ses territoires confisqués et il dut s'exiler en Hollande. Il devait plus tard être déchu de son titre d'électeur au profit de Maximilien de Bavière. Celui-ci reçut en outre une partie du Palatinat.

En Bohême, les responsables de la révolte furent condamnés à mort, la Lettre de majesté de Rodolphe II fut révoquée, une intense campagne de restauration du catholicisme et de germanisation fut entreprise. La couronne élective devint héréditaire au profit des Habsbourg et le siège de la Cour fut transféré à Vienne.

Image manquante
Guerre_30_ans_1.jpg
Campagnes de Tillyet principales batailles 1619-1623

Les Espagnols commandés par Spinola occupèrent le Palatinat qui leur servirait d'étape stratégique importante entre leurs domaines du Milanais ou stationnaient leurs troupes et les Provinces-Unies. À la mort de Philippe III en 1621, son fils Philippe IV, qui n’avait que seize ans prit pour conseiller le comte-duc d’Olivares, catholique très zélé ; celui-ci, véritable responsable des affaires, était partisan convaincu d’une collaboration étroite avec les Habsbourg d'Autriche.

Image manquante
Ernst_von_Mansfeld.gif
Ernst von Mansfeld
De nombreux princes protestants estimèrent que l'empereur avait outrepassé ses droits, ce fut une cause majeure de la poursuite et de l'extension du conflit. Trois princes, à la tête de troupes de mercenaires restèrent en armes : Le comte Ernst von Mansfeld, le plus redoutable, était retourné vers les rives du Rhin avec 20.000 hommes ; les deux autres, Christian de Brunswick et Georg-Friedrich von Baden-Durlach avaient chacun 15.000 hommes. Ces troupes d'aventuriers étaient autant, sinon plus, motivées par l'appât du gain et les perspectives de pillage que par leur conviction religieuse. Tilly se porta vers les régions rhénanes pendant les années 1621-1622, et les affronta ensemble ou tour à tour au cours de plusieurs batailles (à Wiesloch - victoire protestante, à Wimpfen, à Höchst - victoires de la Ligue alliée aux espagnols de Spinola) sans résultat définitif. Toutefois, lors de la bataille décisive de Stadtlohn le 6 août 1623, Tilly mit en déroute complète l'armée de Christian de Brunswick : les forces catholiques contrôlaient le sud et l’ouest de l’Allemagne mais ces combats furent accompagnés de destructions, de pillages et d’exactions très importants par les armées en campagne. La France voyait avec dépit le déséquilibre qui s’instaurait au profit du parti des Habsbourg.

La période danoise (1625-1629)

Image manquante
Kristian_IV_av_Danmark,_malning_av_Pieter_Isaacsz_1611-1616.jpg
Christian IV

En 1625, Christian IV de Danemark se décida à intervenir dans le conflit. Ce monarque luthérien, également duc de Holstein et comme tel, vassal de l’empereur voulait à la fois défendre le luthéranisme et, si possible, étendre ses possessions en Allemagne du Nord. La France, sollicitée, mais en proie a des difficultés intérieures se limita à accorder une aide financière. Les troupes danoises étaient commandées par Ernst von Mansfeld. Elles trouvèrent sur leur route, non seulement les armées de la Sainte Ligue dirigées par Tilly, mais aussi une armée impériale nouvellement levée et placée sous le commandement d'Albert de Wallenstein, le plus grand condottière de son temps, homme d'intrigue autant - sinon plus - que militaire de talent.

Les Danois furent défaits tour à tour par Wallenstein le 25 avril 1626 à Dessau et par Tilly le 27 août à Lutter. Wallenstein alla ensuite livrer bataille et vaincre Gabriel Bethlen à Neuhaüsel en Hongrie. Puis les armées catholiques, à nouveau réunies, traversèrent le Holstein, pénètrèrent au Jutland : pour sauver son royaume, Christian IV fut contraint de signer la paix de Lübeck le 12 mai 1629, par laquelle le Danemark s’engageait à ne plus intervenir dans les affaires de l’Empire. C’en était fini de ce pays en tant que grande puissance européenne. Les forces catholiques dominaient l'Allemagne du nord, malgré l'échec de Wallenstein devant la ville hanséatique de Stralsund (les princes catholiques, soucieux de la montée en puissance de Wallenstein, s'opposèrent à ce que Tilly le rejoignît). Il faut noter à ce propos que Wallenstein s'était lui-même toujours abstenu de trop aider Tilly lorsqu'il en aurait eu la possibilité : alors que ce dernier fut toujours motivé par sa fidélité à ses convictions et à son camp, Wallenstein était principalement mû par l'ambition personnelle.

Débarrassé du danger danois, l'Empereur put envoyer ses troupes en Italie du nord pour appuyer les espagnols qui combattaient les troupes françaises envoyées par Richelieu dans l'affaire de Mantoue et du Montferrat.

Image manquante
Albrecht_von_waldstein.jpg
Albrecht von Waldstein

L’empereur avait récompensé richement Wallenstein en ajoutant à ses possessions en Bohême de nouveaux territoires en Silésie et dans le Mecklembourg et en le nommant amiral de la Baltique : véritable maître de l’Allemagne du nord, il devenait un « presque souverain », d'où la jalousie des princes de la ligue catholique. Par ailleurs, la France agissait en sous-main pour les convaincre qu'ils avaient intérêt à limiter les pouvoirs de l'empereur. À la diète de Ratisbonne en août 1630, ils imposèrent à Ferdinand II de relever Wallenstein de son commandement. Celui-ci se retira dans ses domaines de Bohême et Tilly le remplaça à la tête des troupes impériales. Les effectifs des armées catholiques furent diminués.

Par ailleurs, l’Édit de restitution du 6 mars 1629 pris par Ferdinand II exigeait le retour à l’Église catholique de tous les biens perdus par elle depuis 1552 etTilly fut chargé de la mise en œuvre. Il y gagna auprès des protestants une réputation détestable, largement outrancière car lui-même fit ce qu'il put pour limiter les exactions de ses troupes.

La période suédoise (1630-1635)

Image manquante
Gustav_II_adolph_of_sweden.jpg
Gustave II Adolphe

La diplomatie de la France s'exerçait aussi auprès du roi (luthérien) de Suède Gustave II Adolphe. La Suède, puissance montante de la Baltique qui venait de vaincre la Pologne, avait des vues sur la Poméranie et voyait défavorablement la puissance catholique s'installer en Allemagne du Nord. Par le traité de Bärwald le 23 janvier 1631, Gustave Adolphe s'engageait à intervenir en Allemagne et la France à lui verser 400 000 écus par an. Les Suédois devaient respecter le culte catholique et l'indépendance de la Bavière. Dès la fin du mois, ils mettaient pied en Poméranie et au Mecklembourg. Un traité secret fut par ailleurs conclu entre la France et la Bavière pour se garantir mutuellement leurs possessions sur le Rhin.

Image manquante
Gustav_II_Adolf_landstiger_i_Tyskland.jpg
Gustave-Adolphe débarque en Allemagne

Gustave Adolphe était un génie militaire. Il commença par éviter le combat contre l'armée de Tilly, afin de lui ôter l'initiative. Celui-ci, probablement pour forcer son adversaire au combat, investit la ville protestante de Magdebourg où était une garnison suédoise. Ravagée par l'incendie et mise à sac sans que les circonstances soient complètement éclaircies, la ville fut réduite en champ de ruines : Tilly se retira vers la Thuringe, ravagea la Saxe (qui se rallia alors aux Suédois) et affronta Gustave Adolphe le 17 septembre à Breitenfeld. L'armée impériale fut écrasée. Gustave Adolphe poursuivit son avancée vers le sud, combattant à plusieurs reprises l’armée impériale reconstituée. Les pays sillonnés furent dévastés, les Suédois atteignant la Franconie, l’Alsace, les pays rhénans, se dirigeant vers Munich.

Ferdinand II ne put que rappeler Wallenstein. Celui-ci accepta de recruter et diriger une nouvelle armée mais à des conditions exorbitantes qui le faisait discuter à pied d'égalité avec l'empereur. Les armées catholiques ne firent pas leur jonction : pendant que Wallenstein chassait les Saxons de Bohême, Tilly affrontait une nouvelle fois les Suédois à bataille de Rain am Lech le 15 avril 1632 : il y fut grièvement blessé et ses troupes furent vaincues. Lui-même, après avoir organisé la défense de Ratisbonne et d'Ingolstadt, mourut dans cette dernière ville.

Wallenstein délogea les Suédois de Nuremberg et les rencontra à la bataille de Lützen le 16 novembre 1632. Gustave Adolphe fut tué au cours de l’affrontement, mais les Suédois remportèrent néanmoins la victoire sous le commandement repris par Bernard de Saxe-Weimar. La mort de Gustave Adolphe allait quelque peu désorganiser par la suite le commandement de l’armée.

L'héritière du royaume, Christine de Suède, laissa gouverner le régent Axel Oxenstierna qui poursuivit la politique allemande de Gustave Adolphe.

Image manquante
Assassinat_de_Wallenstein.jpg
L'assassinat de Wallenstein

De son côté, Wallenstein n'exploita pas l'avantage qu'il aurait pu tirer de la nouvelle situation et commença à travailler pour son propre compte, négociant avec les ennemis de l'empereur (Suède, France, électeurs de Saxe et de Brandebourg) dans le but de se constituer son propre royaume. Ferdinand II, convaincu de sa trahison, le releva secrètement de ses fonctions et le fit assassiner le 25 février 1634 avec l'aide de certains de ses officiers, notamment Gallas et Piccolomini.

Image manquante
Matthias_Gallas.gif
Matthias Gallas

Les catholiques purent alors reprendre l’avantage, menés par l'archiduc Ferdinand, (futur Ferdinand III) avec les généraux de Wallenstein (Ottavio Piccolomini et Matthias Gallas) ralliés à l’empereur ; ils battirent les protestants à Ratisbonne le 26 juillet puis, avec l’aide des Espagnols sous le commandement de l'autre Ferdinand (fils de Philippe III d'Espagne, cousin du précédent), le Cardinal-Infant en route vers les Pays-Bas, à Nördlingen le 6 septembre 1634.

La période française ou franco-suédoise (1635-1648)

Image manquante
Armand,_Jean_du_Plessis.jpg
Armand Jean du Plessis, duc de Richelieu, par Philippe de Champaigne

Depuis le début de la guerre, la France s'était toujours soigneusement tenue à l'écart des combats, tout en appuyant les opposants à l'empereur et au roi d'Espagne par sa diplomatie et ses subsides. Ses seules implications directes s'étaient exercées dans des zones périphériques :

Cette politique n'était pas sans contradictions car Richelieu, cardinal de l'Église catholique et adversaire impitoyable des protestants à l'intérieur du royaume, était l'allié des protestants étrangers contre les Habsbourg, champions du catholicisme. Les considérations religieuses s'opposaient donc aux considérations politiques et à la volonté de contenir la puissance des Habsbourg. Or ceux-ci avaient fini par l'emporter sur leurs divers adversaires. Pour maintenir l'équilibre désiré, la France n'avait plus d'autre solution que de s'engager directement dans le conflit. Cet engagement fut précédé d’une intense activité diplomatique et de la négociation de multiples traités avec les ennemis de l'empereur et du roi d'Espagne (ce dernier était d'ailleurs, plus que l'empereur, le principal adversaire). Avec les Hollandais était notamment prévu le partage des Pays-Bas espagnols (grosso modo l'actuelle Belgique).

Contrairement aux Danois quelques années plus tôt, les Suédois avaient subi un revers, mais n'avaient pas été anéantis. Leur présence en Allemagne allait en fait se perpétuer jusqu'à la fin de la guerre, sous des généraux de valeur tels que Johan Banér ou Lennart Torstenson qui n'allaient jamais laisser les impériaux libres de se retourner complètement vers la France. Au contraire les armées française et suédoise allaient souvent se coordonner ou tenter de se rejoindre pour forcer l'ennemi commun.

Image manquante
Bernhard_von_Sachsen-Weimar.jpg
Bernard de Saxe-Weimar
Par prévoyance, les Espagnols occupèrent Philippsbourg, Spire, Landau et enfin Trèves dont l'archevêque Philipp Christoph von Sötern, l'un des Princes-Electeurs, s'était mis sous la protection de la France : Richelieu prit ce prétexte pour déclarer, le 19 mai 1635, la guerre à L'Espagne, adversaire le plus direct des intérêts français. Les armées françaises, fortes de 120 000 hommes, allaient intervenir dans quatre grands secteurs :

Les combats se portèrent vers les Pays-Bas où Châtillon et Brézé vainquirent les Espagnols à Avein le 20 mai 1635 avant de se joindre au prince d'Orange Frédéric-Henri. Mais des atermoiements franco-hollandais permirent aux Espagnols de recevoir des renforts et de sauver leurs possessions. C'est à ce même moment que fut négociée la Paix de Prague entre l'Empereur et plusieurs princes protestants dont l'Electeur de Saxe : les armées impériales commandées par Piccolomini purent alors se retourner vers les Pays-Bas. Sur le Rhin, les impériaux commandés par Matthias Gallas, alliés aux troupes de Charles de Lorraine faisaient équilibre aux troupes de la France et de Bernard de Saxe-Weimar. En Italie, l'invasion du Milanais ne put se faire du fait de l'alliance peu fiable du duc de Savoie et malgré les succès des troupes stationnées en Valteline.

Image manquante
Cardinale_Infante_Ferdinand_of_Austria_as_Hunter.jpg
Ferdinand, le Cardinal-Infant

La campagne de 1636 fut très difficile pour la France. Les opérations en Italie piétinèrent, de même que celles d'Alsace ; une opération menée en Franche-Comté se solda par un échec et Gallas envahit la Bourgogne avant d'échouer au siège de Saint-Jean de Losne et de devoir repasser le Rhin à l'arrivée de renforts ; dans le nord les Espagnols et leurs alliés, sous le commandement d'Ottavio Piccolomini, de Jean de Werth et du Cardinal-Infant, gagnèrent du terrain, prenant finalement Corbie (sur la Somme) le 15 août. Paris était donc directement menacé, mais Louis XIII parvint à reprendre Corbie le 14 novembre.

Image manquante
Johan_Banér.jpg
Johan Banér

Le 4 octobre, le général suédois Johan Banér avait défait les impériaux à Wittstock, ce qui contribua à alléger les difficultés françaises en relançant le camp protestant. Ferdinand II allait bientôt mourir. Son fils et successeur Ferdinand III appela les troupes de Gallas qui rejeta les Suédois en Poméranie. C'était la fin de la supériorité suédoise incontestée en Allemagne.

Les hostilités en 1637 et 1638 sont marquées par la confusion, et un relatif statu quo. Les faits les plus marquants furent en 1637 la mort des ducs de Mantoue et de Savoie – et le début de régence difficile de la duchesse de Savoie, Chrétienne, la sœur de Louis XIII, en butte aux intrigues de ses beaux-frères Thomas et Maurice alliés aux Espagnols. En 1638 ce furent la défaite française à Fontarabie (au pays basque) le 7 septembre malgré la destruction d’une flotte espagnole le 22 août et la prise de Brisach, clef de l’Alsace et de la Souabe par Bernard de Saxe-Weimar le 19 décembre. À cette même époque, Mazarin devint l’homme de confiance de Richelieu qui venait de perdre son « éminence grise », le Père Joseph.

Après une année 1639 sans importance au plan des opérations militaires – si ce n’est la mort de Bernard de Saxe-Weimar dont l’armée passa sous les ordres du comte de Guébriant - 1640 vit la prise d’Arras, importante place forte espagnole le 9 août et une nouvelle attaque de Banér et de Guébriant contre les impériaux ; ils furent mis en échec par Piccolomini et Banér devait mourir l’année suivante. En 1641, le sort des armes en Italie du nord fit rentrer les États de Savoie dans la dépendance de la France. Cependant deux régions dépendant de la couronne espagnole secouaient le joug : le Portugal appela au trône Jean de Bragance, de la maison d’Aviz et la Catalogne reconnut Louis XIII comme comte de Barcelone et de Roussillon le 23 janvier 1642. La France envoya une armée, commandée par Lamothe pour prendre possession de la nouvelle province. On prit plusieurs places et on mit le siège devant Tarragone que bloquait aussi la flotte française commandée par l’archevêque Sourdis. Les Espagnols la battirent et les Français durent lever le siège.

Image manquante
Lennart_Torstenson.jpg
Lennart Torstenson

Des tractations avaient commencé dès 1641 pour ouvrir des négociations de paix, que tous les belligérants commençaient à appeler de leurs vœux. Cet espoir ne devait se concrétiser que plusieurs années après, alors que les combats se continuaient toujours, malgré la lassitude générale. La France renoua avec le succès en Italie (victoire d’Ivrée, prise de Coni) et en Allemagne où comte de Guébriant battit Piccolomini à Wolfenbüttel le 25 juin 1641 et Lamboy et Mercy à Kempen le 17 janvier 1642 et où le général suédois Lennart Torstenson remporta sur les impériaux la seconde bataille de Breitenfeld le 2 novembre 1642.

Image manquante
Louis_II_de_Conde_Coysevox.jpg
Le Grand Condé

Richelieu voulut forcer l’Espagne en la menaçant directement. Au printemps, lui-même et Louis XIII bien que tous deux malades partirent avec une armée pour conquérir le Roussillon. Richelieu dut s’arrêter mais le roi engagea le siège de Perpignan, qui fut prise le 9 septembre. Au mois de juin une armée française avait battu les deux beaux-frères de Chrétienne de Savoie. Le 4 décembre mourait Richelieu ; Louis XIII le suivit dans la mort dès le 14 mai 1643, laissant la régence à une épouse peu aimée, Anne d’Autriche qui fut flanquée d’un conseil de régence composé entre autres de Mazarin et de Pierre Séguier.

Image manquante
Henri_de_la_Tour_d'Auvergne-Bouillon.jpg
Turenne

Profitant de ces circonstances, les Espagnols s’avancèrent en Champagne. Ils y furent sévèrement défaits par les Français sous les ordres de Louis de Bourbon, duc d’Enghien âgé de 22 ans, celui qu’on appellerait plus tard « le grand Condé » à la célèbre bataille de Rocroi le 18 mai 1643. Celui-ci s’empara plus tard de Thionville. D’autres succès français se firent en Italie, en Espagne, contrebalancés par des revers en Allemagne (bataille de Tuttlingen), à la faveur desquels le commandement de comte de Guébriant passa au maréchal de Turenne. Opposé aux impériaux de Mercy, il fut rejoint par le duc d’Enghien et les Français prirent Fribourg (3 août 1644), bientôt reperdue, puis se rendirent maîtres de la vallée du Rhin. Cette même année, le maréchal de Lamothe était battu à Lerida par les Espagnols.

Les principaux événements de 1645 se passèrent en Allemagne. Torstenson avait continué ses campagnes victorieuses (Bohème, Silésie, Moravie), s’approchant de Vienne. Turenne voulut le rejoindre, dans des conditions difficiles. Rejoint par le duc d’Enghien, ils rencontrèrent les impériaux à la seconde bataille de Nördlingen, le 3 août, ou Mercy fut tué. Mais Torstenson ne put forcer Vienne, dut se retirer en Bohème pendant que les Français évacuaient leurs conquêtes.

Les campagnes de 1646, 1647 virent à nouveau des opérations tour à tour favorables à chacun des camps, en Italie du nord, en Catalogne, dans les Pays-Bas. Les Français sous le duc d’Enghien s’emparèrent de plusieurs villes de Flandres, mais après la prise de Dunkerque les Hollandais firent une trêve avec les Espagnols (qui devait se terminer par une paix définitive) et ces derniers purent reprendre pied. Bien que les champs de bataille d’Allemagne fussent considérés par la France comme théâtre d’opérations d’importance secondaire, ce fut là que Turenne lui offrit les plus grandes victoires des derniers temps de la guerre.

Image manquante
Battle_of_Lens.jpg
Bataille de Lens

Il reprit son projet de rejoindre les Suédois pour se diriger vers Vienne, imposa un traité à Maximilien de Bavière mais reçut l’ordre de revenir sur le Rhin. Le duc de Bavière rompit le traité. L'année suivante, Turenne revenait en Souabe puis en Bavière, rejoignait le Suédois Wrangel, infligeait aux impériaux la défaite de Zusmarshausen (17 mai 1648) et chassait Maximilien de Bavière de Munich avant de devoir se retirer. La dernière grande bataille de la guerre fut celle de Lens (19 août 1648) où Condé défit si sévèrement les Espagnols qu'elle détermina la signature de la paix dont les négociations duraient depuis cinq ans.

Les traités de Westphalie

Image manquante
Helst,_Peace_of_Münster.jpg
Les pourparlers de Münster

Les traités de Westphalie conclurent la guerre de Trente Ans et, simultanément, la guerre de Quatre-Vingts ans le 24 octobre 1648. Négociés pendant plusieurs années, ils furent signés en deux lieux distincts, pour des raisons de préséance et d'incompatibilité religieuse :

La guerre entre la France et l'Espagne ne fut pas inclue dans leurs dispositions.

Autres traités

Les conséquences du conflit

La guerre de Trente Ans a ravagé pour de longues années toutes les régions, principalement en Allemagne, qu'ont traversées en tous sens les armées venues de toutes parts. Les populations furent décimées, par les armes, les exactions de la soldatesque, les dégâts innombrables, les disettes qui s'ensuivirent, les épidémies.

Certaines provinces, se dépeuplèrent de manière dramatique par suite de la mort ou de la fuite des habitants vers des contrées moins exposées. Des historiens estiment que certaines régions perdirent jusqu'à la moitié de leur population (Saxe, Hesse, Franche-Comté) ou même les deux tiers tel le Palatinat. Les traités de paix furent signés dans un pays en ruine et qui allait mettre des dizaines d'années à se relever. Les autres belligérants (Suède, France, Espagne) étaient financièrement exsangues.

Cette guerre a aussi profondément modifié l'équilibre des forces politiques européennes :

Des pays qui sont restés à l'écart et se sont « économisés » pourront aussi entrer bientôt en lice : l'Angleterre et la Russie.

Liste des principaux acteurs

Voir aussi

Bibliographie


Image manquante
Wikimedal.png


Cet article a été défini comme article de qualité faisant honneur à l’encyclopédie Wikipédia libre, universelle et gratuite. Pour toute information complémentaire, consulter sa page de discussion ainsi que celle de la liste des articles de qualité.

See also: Guerre de Trente Ans, 12 mai, 14 mai, 14 novembre, 1552, 1555