Grippe
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La grippe est une maladie virale provoquée par un virus à un ARN, myxovirus influenza, agent infectieux naturel de l'homme et de nombreux animaux tels que le porc, le cheval, et de nombreux oiseaux. Il existe trois grands groupes de virus influenza nommés A, B et C
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Virologie
Chez l'homme, on recense, en général, deux épidémies de grippe :
- la première et la plus virulente, en général en novembre-décembre, causée par des virus de type A.
- la seconde, en janvier-février, causée par des virus de type B.
Les virus de la grippe sont hautement mutatoires et changent rapidement. C'est pourquoi, un nouveau vaccin doit être produit chaque année. Un individu infecté va développer, après la maladie, une immunité au type de virus qu'il a contracté, et cette immunité va durer plusieurs années, mais en s'affaiblissant. S'il rencontre un virus de la grippe très différent, son système immunitaire ne parviendra pas à la contenir.
Les virus de type A et B possèdent deux protéines majeures à leur surface, au sommet de spicules: la neuraminidase et l'hémagglutinine qui existent en plusieurs allèles. On note en général ces virus avec la notation : <type>(H<allèle de l'hémagglutinine>N<allèle de la neuraminidase>)
Ainsi, par exemple, A(H1N2) signifie virus de la grippe type A, avec l'allèle n°1 de l'hémagglutinine et l'allèle n°2 de la neuraminidase.
Il existe 15 allèles différents de l'hémagglutinine, tous sont présents dans les virus circulant chez les oiseaux ; seuls les hémagglutinines H1, H2 et H3 sont présents dans les virus pathogènes pour l'homme. De même, des neufs allèles de la neuraminidase présents chez les virus aviaires (N1 à N9) seuls deux types se retrouvent chez l'homme (N1 et N2). Les virus de type C, moins connus et moins étudiés, n'ont qu'un seul type de spicule,
Si la plupart des mutations des virus humains de la grippe sont peu importantes et n'ont pas d'autres conséquences que des épidémies plus ou moins importantes, les choses sont très différentes lorsque le virus subit une mutation majeure. C'est arrivé trois fois au cours du XXe siècle. En 1919 («grippe espagnole»), 1957 («grippe asiatique»), et 1968 («grippe de Hongkong»). Dans de tels cas, de vastes pandémies se développent et se caractérisent par une morbidité et une mortalité très importantes. Ainsi la «grippe espagnole» a fait quelque 40 millions de victimes, dont plus de la moitié chez les jeunes adultes. Le virus en cause, proche de la grippe porcine, était très différent de ceux auxquels l'humanité était accoutumée.
Diagnostic
En pratique médicale courante, le diagnostic de grippe est simple à poser : il associe une présomption clinique (fièvre élevée avec frissons, douleurs diffuses en particulier des muscles et des articulations, toux, céphalées, sensation de malaise général) à des arguments d'ordre épidémiologique (période hivernale et contact récent avec un individu grippé). L'incubation de la maladie est de 48 heures, et les symptômes s'amendent spontanément en une semaine.
La grippe grave ne doit jamais être méconnue du fait de la possibilité de décès : il faut savoir que le grippe est la seconde cause de mortalité par maladie infectieuse en France (derrière la pneumopathie à pneumocoque). Ce tableau clinique particulier associe des signes aspécifiques de grippe avec une insuffisance respiratoire aiguë, et parfois défaillance multi-viscérale. Elle est toujours consécutive à l'infection d'un sujet fragilisé.
Le diagnostic de certitude par identification du virus est exceptionnelement nécessaire, en dehors de signes de gravité clinique ou d'étude épidémiologique : on pratique dans ce cas une immunofluorescence indirecte sur les sécretions nasales.
Prévention et traitement
La vaccination est la meilleure (taux de protection de l'ordre de 60%) - et la seule (sauf à s'isoler) - manière de se protéger contre la grippe. Elle est gratuite, en France, pour tous les sujets à risque de grippe grave : individus de plus de 65 ans, insuffisants respiratoire chronique, etc.
Il existe des antiviraux, le Tamiflu et le Relenza, qui s'attaquent directement aux neuraminidases, glycoprotéines de l'enveloppe du virus. Ils peuvent diminuer un peu l'importance des symptômes et la durée de l'affection. Mais ils sont coûteux, non remboursés par la sécurité sociale française, et peu efficaces.
Voir aussi
- Grippe aviaire
- Syndrome respiratoire aigu sévère
- Grippe espagnole, pandémie de 1918.
- Grippe asiatique ou « Grippe asiatique de 1957»
