Gregor Mendel

Image manquante
Mendel.jpg
Portrait de Gregor Mendel

Johann Gregor Mendel, moine et botaniste autrichien (1822-1884) est communément reconnu comme le père fondateur de la génétique. Il est à l'origine de ce qui est aujourd'hui appelé les lois de Mendel, qui définissent la manière dont les gènes se transmettent de générations en générations.

Sommaire

Biographie

Johann Gregor Mendel naît le 22 juillet 1822 à Heinzendorf (Hynčice, district Nový Jičín), petit village de Moravie, dans une famille de paysans. Doué pour les études, le jeune garçon est très vite remarqué par le curé du village qui décide de l’envoyer poursuivre ses études loin de chez lui. En 1840, il rejoint l’Institut de Philosophie d’Olomouc afin d’y suivre deux années préparatoires à l’entrée à l’Université. En septembre 1843, Mendel est reçu au noviciat du monastère de Brno ; il sera ordonné prêtre en 1848. Dès son arrivée au monastère, Mendel sent tout ce qu’un milieu culturel particulièrement stimulant peut apporter à ses aspirations. Il consacre tout son temps libre à l’étude des sciences naturelles. Parallèlement, il assure des enseignements scientifiques dans les collèges et lycées des environs.

Mendel part en 1851 pour suivre les cours de l’Institut de Physique de Johann Christian Doppler ; il y étudie, en plus des matières obligatoires, la botanique, la physiologie végétale, l’entomologie, la paléontologie. Durant deux années, il acquiert toutes les bases méthodologiques qui lui permettront de réaliser plus tard ses expériences. Au cours de son séjour à Vienne, Mendel est amené à s’intéresser aux théories de Franz Unger, professeur de physiologie végétale. Celui-ci préconise l’étude expérimentale pour comprendre l’apparition des caractères nouveaux chez les végétaux au cours de générations successives. Il espère ainsi résoudre le problème que pose l’hybridation chez les végétaux.

De retour au monastère, Mendel installe un jardin expérimental dans la cour et met sur pied un plan d’expériences visant à expliquer les lois de l’origine et de la formation des hybrides. Après dix années de travaux minutieux, Mendel a ainsi posé les bases théoriques de la génétique et de l’hérédité moderne. En 1868, Mendel est élu supérieur de son couvent. Obligé de consacrer beaucoup de son temps aux devoirs de sa charge, il abandonne ses recherches très poussées sur l’hybridation des végétaux. Il s’investit alors dans d’autres domaines plus compatibles avec ses obligations, notamment l’horticulture et l’apiculture. Il se passionne également pour la météorologie qui sera le domaine qu’il aura le plus longtemps étudié, de 1856 jusqu’à sa mort en 1884.

Les lois de Mendel

Les connaissances antérieures

Les méthodes

Mendel va choisir les géniteurs de façon différente. Tout d’abord il adopte comme modèle expérimental les pois (Pisum sativum), plantes à fleurs dont la reproduction naturelle se fait par autofécondation, permettant de contrôler l’hybridation et de produire rapidement un grand nombre de descendants.

Les résultats

C'est la deuxième loi de Mendel ou loi de disjonction des allèles qui est le résultat de la méiose.

Image manquante
MendelShema.jpg
Schéma d'hybridation

soit 9/16 [AB] 3/16 [Ab] 3/16 [aB] 1/16 [ab].

C’est la troisième loi de Mendel dite d'indépendance des caractères qui n'est pas applicables aux gènes liés.

Les résultats de trihybridismes (8 phénotypes) se prédisent aisément : 27 [ABC] 9 [ABc] 9 [AbC] 3 [Abc] 9 [aBC] 3 [aBc] 3 [abC] 1 [abc].

En conclusion, Mendel propose que les caractéristiques héréditaires des vivants sont gouvernées chacune par une double commande (une paire d'allèles) et que seule une sur deux est transmise au descendant par chaque parent. C’est le fondement de la génétique qui va démarrer au début du XXe siècle. Du même coup, avec les premiers pas d’une biologie quantitative se développeront les statistiques . Il publie ses travaux en 1865 dans « Experiments in Plant Hybridization ».

Redécouverte des lois de Mendel

Au début du XXe siecle, Hugo de Vries, Carl Correns et Erich von Tschermak redécouvrent l'importance des travaux réalisés par Mendel. Ses résultats sont rapidement répliqués et validés. Cependant une période de controverse scientifique initiée principalement par William Bateson et Karl Pearson s'est ensuivie a propos de l'importance de la théorie mendélienne. En 1918, Ronald Fischer utilise la génétique mendélienne pour établir la base théorique de la synthese moderne de la biologie évolutive.

Les travaux de Gregor Mendel font par la suite l'objet d'un discrédit: le statisticien Ronald Fischer analysant les résultats de F1 (premiere filiation) pour trouver un ratio peu plausiblement exact de 3 pour 1. Mendel est accusé d'avoir enjolivé ses résultats (en ne connaissant pas l'importance du test en aveugle).

Sources

See also: Gregor Mendel, 1822, 1840, 1843, 1848, 1851, 1856, 1865, 1868