Gonfanon
Les auteurs des XIIe et XIIIe siècle paraissent employer indifféremment les mots gonfanon et bannière, pour désigner un étendard réunissant autour de ses plis les hommes d'un baron. L'étendard que le pape envoie à Guillaume le Conquérant, avant son expédition d'Outre-Manche, est qualifié de gonfanon dans le Roman de Rou de Wace.
L'orthographe gonfalon (et gonfalonier pour le porteur) est également très fréquente, bien que l'étymologie fasse préférer gonfanon.
Le gonfanon était quadrangulaire, comme la bannière, ou terminé par des pointes. Il était attaché à une hampe de lance et s'enroulait autour quand on ne combattait pas. On disait, fermer le gonfanon, pour l'attacher à la hampe.
Il ne fallait pas que le gonfanon soit très grand, puisque l'on combattait avec la lance auquel il était fixé et que l'étoffe pouvait pénétrer dans la blessure.
Source : Viollet-le-Duc
Voir aussi : vexillologie
Héraldique
Le gonfanon est un meuble héraldique, qui peut être frangé, et qui est généralement représenté par trois fanons arrondis. Exemple : D'or au gonfanon de gueules frangé de sinople. (blason des comtes d'Auvergne)
