Glycémie
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La glycémie désigne le taux (la concentration) de glucose dans le sang ou plus exactement dans le plasma.
- Étymologie : du Grec glucos : sucre et hemos : sang
- Unités de mesure : gramme de glucose (C6H12O6) par litre de sang, ou millimole de glucose par litre de sang ; une mole de glucose pèse 180 grammes.
Une concentration d’une mole par litre correspond donc à 180 grammes par litre. En physiologie, on utilise la millimole : Une concentration d’une millimole par litre correspond donc à 0,18 grammes par litre.
| Sommaire |
Valeurs normales
Le dosage se fait classiquement le patient à jeun, même si la mesure de la glycémie après un repas peut comporter un intérêt.
Chez l’homme, la glycémie est régulée. On peut donc parler de valeurs normales et de valeurs pathologiques. Les seuils sont cependant arbitraires et varient selon l’état nutritionnel (à jeun, après un repas), l’âge et en cas de gestation principalement. Ces valeurs sont différentes dans d’autres espèces animales (p.ex : oiseaux.)
La valeur maximale post-prandiale admissible, qui était jadis de 1,4g pour ne pas être considéré diabétique a été ramenée à 1,2g dans les années 1990. Plusieurs endocrinologues préfèrent toutefois que cette glycémie post-prandiale ne dépasse pas 1,15g.
Une glycémie considérée comme normale aujourd’hui (2004) est comprise entre 0,8 g/l et 1,2 g/l. Une glycémie post-prandiale (après un repas) peut aller jusqu’à 1,4 g/l. (En millimoles, environ 5 à 7.)
Si la glycémie est trop élevée, on parle d’hyperglycémie qui est l’un des signes du diabète. Si elle est trop basse, on parle d' hypoglycémie
Des appareils portatifs à électrode jetable permettent de la mesurer de façon indolore et peu coûteuse. Aux États-Unis, ceux-ci sont même en vente dans les supermarchés.
Techniques de mesure
Presque toutes les techniques actuelles reposent sur l’utilisation de la glucose-oxydase, couplée à une réaction colorimétrique. Une technique non-invasive, mais indirecte, part de mesures de la résistivité cutanée, en supposant que celle-ci dépend essentiellement de la natrémie, elle-même inversement corrélée à la glycémie.
Régulation de la glycémie
La glycémie est régulée par plusieurs système intriqués comportant chacun un détecteur ou capteur, un centre de commande et un effecteur.
Deux de ces systèmes sont vitaux (les individus qui en sont dépourvus ne sont pas viables) :
- l’un est constitué par l’ensemble : cellules bêta des ilôts de Langerhans du pancréas, insuline, système de transport du glucose dans les cellules cibles ;
- l’autre est un système qui détecte la baisse des réserves de nutriments et/ou de leur concentration sanguine et déclenche la sensation de faim et le comportement de recherche puis de prise d’aliments.
Le système responsable de la sensation de satiété et de l’arrêt de la prise d’aliments est également un système de régulation de la glycémie. D’autres systèmes sont en cours d’étude : les capteurs digestifs ou peut-être portaux (dans la veine porte) et les incrétines qui potentialisent la sécrétion d’insuline.
Les cellules alpha situés à la périphérie des ilôts de Langerhans du pancréas produisent du glucagon, hormone hyperglycémiante. Les cellules bêta situés au centre des ilôts de Langerhans du pancréas produisent de l’insuline, hormone hypoglycémiante.
Comme toute hormone, l’insuline et le glucagon agissent sur des cellules cibles. L’insuline agit sur les cellules hépatiques (cellules du foie), les cellules musculaires et sur les cellules adipeuses. Le glucagon agit sur les cellules hépatiques uniquement.
Un dysfonctionnement du système réglant la glycémie plasmatique se traduit par une maladie nommée diabète. Il s’agit en général d’une sécrétion insuffisante d’insuline provoquant des hyperglycémies si elles ne sont pas traitées par des injections régulières d’insuline.
Remarque
Le diabète peut être considéré comme un problème organique de fiabilité : plusieurs hormones participent à la création de sucres, mais une seule, l’insuline, est capable de transformer ceux-ci, ce qui la rend pièce critique du dispositif.
