Girafe
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| Giraffa camelopardalis | |||||
| Classification classique | |||||
| Règne : | Animalia | ||||
| Embranchement : | Chordata | ||||
| Classe : | Mammalia | ||||
| Sous-classe : | Ruminantia | ||||
| Ordre : | Artiodactyla | ||||
| Famille : | Giraffidae | ||||
| Genre : | Giraffa | ||||
| Nom binomial | |||||
| Giraffa camelopardalis Linnaeus, 1758 | |||||
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Le mot Girafe vient de l'arabe zarâfa. La girafe est un mammifère ongulé artiodactyle et ruminant, originaire des savanes africaines, elle est répandue du Tchad jusqu'en Afrique du Sud.
Au terme de millions d'années d'évolution, la girafe a acquis une anatomie unique lui permettant d'accomplir des performances physiques pour brouter la cime des arbres.
Chez les Grecs la girafe passait pour la fille du chameau et du léopard.
Le sage arabe Al Qazwini dit d'elle : « Sachant qu'elle se nourrirait dans les arbres, Allah lui donna des membres antérieurs plus longs que les postérieurs ». Il a été décrit, pour la première fois en France, par Pierre Belon (1517-1564)
En 1809, Lamarck pensait qu'à force d'allonger le cou, elle avait transmis ce trait à sa descendance. En 1872, Darwin pensait que son long cou était dû à une sélection liée aux périodes de famines, un ou deux pouces faisaient la différence et permettaient de survivre.
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Caractéristiques
- Il s'agit de l'animal le plus grand en hauteur, pouvant, grâce à son cou tout en longueur, atteindre jusqu'à 5,50 m ou même 5,80 m. Cependant celui-ci ne comporte pas plus de vertèbres (7) que celui des autres animaux (ou que l'homme).
- Son poids est de 950 à 1100 kg pour les femelles et peut aller jusqu'à 1500 kg pour les mâles.
- Son pelage à dominante rousse est réticulé ou tacheté de jaune.
- Son ventre est blanc.
- La tête porte 2 petites cornes recouvertes de peau.
Pour la Nasa, elle est le modèle idéal pour étudier l'effet de la gravité sur la circulation. Son cœur de 11 kg pompe 60 litres de sang par minute. Les phlébologues de la Nasa ont copié son réseau sanguin pour réaliser la combinaison anti-G des astronautes. Dans les artères du cou, tout un réseau de muscles annulaires aident en effet à hisser le sang jusqu'au cerveau. Dans les veines, des valves l'empêchent de retomber trop vite quand elle baisse la tête sinon c'est la syncope assurée. En bas des jambes où la pression est énorme, un système de capillaires très résistants, comparables aux nôtres, empêche l'oedème fatal.
Sa course
Lorsqu'elle court, elle va à l'amble, à l'instar du chameau ou de l'ours, c'est-à-dire qu'elle lève ensemble les deux pieds du même côté. En vitesse de croisière, elle court à 15 km/h mais peut accélèrer à 50 km/h en prenant un curieux galop. Les pattes avant se lèvent ensemble mais largement écartées pour éviter l'entrechoc des sabots et de s'emmêler ses échasses.
En fait sa technique unique de galop est facilitée par son long cou qui balance et crée l'équilibre, grâce à un petit muscle spécial qui le tire en avant.
Sa nourriture
La girafe se nourrit de feuilles d'arbres et ne broute ou ne s'abreuve au sol qu'en écartant les pattes de devant ou en pliant les genoux, après avoir bien inspecté les alentours, et lève souvent la tête entre deux gorgées, bien consciente de sa posture périlleuse.
Les acacias de la savane ont grandi pour échapper aux zèbres et aux antilopes, mais leurs feuilles les plus tendres poussent entre 2 et 6 mètres, ce qui constitue pour la girafe la hauteur idéale et sa niche alimentaire.
Elle a la langue la plus puissante, la plus coriace et la plus longue (54 cm) parmi les ongulés. Elle peut l'allonger pour atteindre les pousses les plus tendres entre les barrières d'épines d'acacias.
La girafe n'a pas d'incisives à la mâchoire supérieure. Elle saisit donc les pousses d'acacias avec sa langue, puis les guide entre ses lèvres, referme la bouche et tire la tête en arrière pour racler les feuilles grâce à ses dents du bas.
Certains acacias (Acacia drepanolobium) se défendent en hébergeant dans des galles des fourmis agressives du genre Crematogaster, à la morsure cuisante à la bouche et aux lèvres des girafes.
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La girafe mâle
Les grands mâles parcourent les pâtures des femelles pour trouver une partenaire. Il tente de dominer ses rivaux en leur coupant le passage et en dressant sa tête le plus haut possible. Le combat éclate lorsqu'un rival refuse de baisser la tête, de laisser le passage, ou fronce la lèvre en sa présence.
Dans les combats de girafe les mâles utilisent leur tête comme une massue, elle est lourde, cornue et bosselée. Ses cornes sont massives et dures comme de l'ivoire et sur son front pousse une excroissance osseuse, la corne médiane.
Les deux mâles se cognent jusqu'à ce que l'un deux abandonne. La tête d'un mâle de 15 ans pèse 10 kg de plus que celle d'un jeune adulte de 7 ans, ce qui lui permet de gagner à tous les coups, mais le perdant est rarement tué ou blessé à mort et ils ne se battent jamais à coups de sabots.
Une fois qu'un mâle a conquis une femelle, ses amours sont sensuels, caressants et paisibles, avec beaucoup de coups de langues.
Le girafon
La girafe peut commencer à mettre bas dès l'âge de 5 ans. Elle met bas debout après 15 mois de grossesse. Le nouveau-né, le girafon, mesure à sa naissance 2 mètres pour un poids variant de 40 à 80 kg et tombe d'une hauteur de 2 mètres.
Les jambes sont plus longues que le cou et sortent les premières. Le cou est proportionnellement moins long que celui des adultes. Sur la tête deux touffes de poils noirs recouvrent les cartilages des futures cornes, qui se souderont avec les os du crâne.
À la naissance la girafe n'adopte son petit que s'il est capable de se tenir rapidement debout et de stimuler la lactation. Au bout d'une heure il doit tenir sur ses pattes pour atteindre les tetons de sa mère où il pourra se nourrir d'un lait très gras. Dans le cas contraire, elle l'abandonne ou même le tue.
La mère se fait comprendre de son petit, en le caressant avec le bout de son museau. Elle l'incite ainsi à la suivre et à la têter, créant ainsi le lien maternel.
À six mois, il approche les 3 mètres et à 7 ans il aura sa taille d'adulte avec un minimum de 5 mètres.
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Le lion est son prédateur
Adulte et en bonne santé la girafe peut résister au lion. Elle le voit approcher de loin et peut d'une ruade lui briser le crâne ou les côtes. Aussi les fauves n'attaquent les girafes qu'en groupe en tentant d'en éloigner une des autres. C'est ainsi que trois girafeaux sur quatre se font tuer avant l'âge de trois mois.
Anecdotes
- Le cortège ramenant à Rome, Vercingétorix vaincu, comprenait une girafe, comme le relate Pline l'ancien.
- La première girafe française fut emmenée en 1827 par Étienne Geoffroy Saint-Hilaire : elle parcourut près de 800 km (dont plus de la moitié à pied) entre Marseille et le jardin des plantes à Paris. Elle est actuellement visible, empaillée, à La Rochelle.
Références artistiques
- Une girafe est visible sur une fresque de Giordio Vasari au Palazzo Vecchio de Florence.
- Honoré de Balzac a écrit Discours de la girafe aux 6 osages prononcé le jour de leur visite au jardi du Roi, traduit de l'arabe par l'interprète de la girafe.
- François-René de Chateaubriand a écrit un pamphlet : La girafe ou le gouvernement des bêtes.
Voir aussi
- Okapi, une autre espèce de giraffidé plus petit.
- Animaux d'Afrique
