George Walker Bush
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| Image manquante George-W-Bush.jpeg George Walker Bush | ||||
| N° d’ordre | 43e président des États-Unis d'Amérique | |||
| Mandat | 20 janvier 2001 | |||
| Date et lieu de naissance | 6 juillet 1946 | |||
| Date et lieu de décès | à | |||
| Profession | Homme d'affaires | |||
| Parti politique | Républicain | |||
| Vice-président | Dick Cheney | |||
| Processus électoralRésultats des électionsListe des Vice-présidentsListe des candidats | ||||
George Walker Bush (né le 6 juillet 1946), fils de George Herbert Walker Bush et de Barbara Pierce, est depuis 2001 le 43e président des États-Unis.
Membre du Parti républicain, élu deux fois gouverneur de l’État du Texas entre 1994 et 1998 puis entre 1998 et 2000, date à laquelle il abandonne son poste de gouverneur suite à sa victoire aux élections présidentielles. Il est élu président pour un second mandat le 2 novembre 2004.
| Sommaire |
Vie de George W. Bush avant l'élection présidentielle
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la famille Bush
Arrivant en 1959 à Houston lorsque son père déménage sa compagnie pétrolière, prospère, dans cette ville, il étudie au célèbre pensionnat pour garçons de la Phillips Academy à Andover, dans le Massachusetts, considéré à l'époque comme la « plus dure école privée d'Amérique » par le Time Magazine.
Il est admis à Yale où il joint une confrérie secrète devenue célèbre par la suite : les Skull and Bones, comme son père et John Kerry, son rival à l'élection présidentielle de 2004.
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Il est admis à la prestigieuse université de Harvard lorsque son service militaire se termine, après avoir été refusé à la faculté de droit de l'université du Texas ; il obtient sa maîtrise en administration en 1975.
En 1978, il se présente à la chambre des Représentants mais perd contre son adversaire démocrate, le sénateur Kent Hance.
Il commence alors sa carrière dans l'industrie du pétrole avec la création de Arbusto Energy (arbusto signifie bush en espagnol), une entreprise de recherche de pétrole et de gaz. Cette entreprise doit faire face à la crise en 1979 et, après l'avoir renommée Bush Exploration, George W. Bush la revend en 1984 à Spectrum 7, un de ses concurrents texans dont il prend la tête. La crise suivante (1985-1987) provoque le même scénario qui place George W. Bush à la tête de Harken Energy. Certains accusent alors son père (président des États-Unis) d'avoir fait pression pour que certains éléments troublants lors de cette vente ne soient pas à l'origine d'une enquête approfondie. D'autres répondent que l'arrivée de Bill Clinton n'a rien changé à l'affaire, prouvant l'indépendance des enquêtes.
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L'élection de 2000
Déroulement
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Lors de la campagne électorale précédant l'élection présidentielle de 2000, pour contrer Al Gore, le candidat du parti démocrate, George W. Bush, conseillé par Karl Rove, un maître des campagnes électorales, met en avant sa volonté de s’occuper principalement des affaires intérieures du pays, et d’abaisser substantiellement le niveau d’engagement extérieur des États-Unis, conformément à la tradition isolationniste du parti Républicain.
L'élection proprement dite est marquée par la controverse. Les résultats sont si serrés dans certains états, comme ceux du Nouveau-Mexique et de Floride (dont le gouverneur n'est d'ailleurs autre que « Jeb » Bush), qu’il faut parfois mettre en place un second décompte. Des défauts et ambiguïtés dans certains formulaires de vote provoquent des disputes dans des bureaux de votes, en particulier en Floride où l'écart n'est que d'une centaine de voix, et où plusieurs milliers de bulletins sont déclarés invalides.
Au Nouveau-Mexique, après avoir été déclaré vainqueur avec dix mille voix d'avance, un nouveau recomptage voit l'avance d'Al Gore fondre à trois cent voix. En Floride, des irrégularités sont avancées comme la fermeture inexpliquée de certains bureaux de votes dans des quartiers pauvres ou la population s'exprime majoritairement en faveur du parti démocrate. Le décompte des voix est long car un recomptage méthodique est ordonné en particulier dans trois comtés litigieux mais à la fin de celui-ci George Bush est encore gagnant avec 1500 voix environ d'avance.
Les avocats d'Al Gore obtiennent cependant de la cour suprême de Floride (dont six juges sur sept sont démocrates) un nouveau recomptage manuel dans trois comtés, ceux de Miami-Dade, Palm Beach et Broward. Ce faisant, la cour de Floride dépasse ses compétences judiciaires et réécrit le code électoral ce qui sera immédiatement contesté devant la Cour suprême par les avocats de George W. Bush, d'autant plus que les trois comtés litigieux sont majoritairement démocrates et les bureaux de vote tenus par des officiels du parti. En effet, pour les stratèges démocrates, ces trois comtés sont les plus aptes à apporter à Al Gore une réserve de voix suffisante pour le faire élire.
Après un premier avertissement à la Cour suprême de Floride sur le dépassement de ses prérogatives et son empiètement sur le domaine législatif, la Cour suprême des États-Unis (dont sept juges sur neuf ont été nommés par des présidents républicains) finit par annuler l'ultime recomptage manuel des voix en Floride, jugé illégal par cinq voix contre quatre alors que seul le comté de Miami-Dade n'a pas fini de procéder au recomptage manuel et qu'Al Gore est toujours devancé de plus d'une centaine de voix.
George W. Bush est donc finalement désigné président des États-Unis d'Amérique par la cour suprême, de justesse grâce aux voix de l’État de Floride.
Déroulements ultérieurs
Les journaux titrent dès le lendemain « President was selected by Supreme Court », avec un jeu de mot entre elect et select.
À aucun moment Al Gore n'a réussi à devancer George Bush lors des recomptages de Floride et en mars 2001. Un consortium de plusieurs journaux américains font effectuer à leurs frais un recomptage des bulletins dans les trois comtés clés mais aussi dans toute la Floride. Selon les différentes hypothèses envisagées, leurs conclusions furent que si la Cour n'avait pas interrompu le recomptage manuel, George Bush aurait gagné l'élection ou Al Gore l'aurait emporté de trois voix.
Ce n'est pas la première fois dans l'histoire du pays qu'un président est investi avec moins de voix que son adversaire au plan national. Au XIX e siècle, Rutherford B. Hayes et Benjamin Harrison ont été aussi élu avec moins de voix que leur adversaire. John F. Kennedy a gagné contre Richard Nixon en 1960 avec 100 mille voix d'avance.
George W. Bush signe le 29 octobre 2002 un projet de loi du congrès, le Help America Vote Act of 2002, afin de généraliser l’utilisation des machines pour enregistrer les votes.
Composition du cabinet
Premier mandat (2001-2005) et second mandat (2005-2009)
| Fonction | Nom | Mandat |
| Président | George W. Bush | 2001— |
| Vice Président | Dick Cheney | 2001— |
| Chef de la diplomacie | Colin L. Powell | 2001–2005 |
| Condoleezza Rice* | 2005— | |
| Secrétaire à la Défense | Donald H. Rumsfeld | 2001— |
| Secrétaire au Trésor | Paul H. O'Neill | 2001–2003 |
| John W. Snow | 2003— | |
| Ministre de la justice/Attorney général | John D. Ashcroft | 2001–2005 |
| Alberto R. Gonzales* | 2005— | |
| Secrétaire à l'Intérieur | Gale A. Norton | 2001— |
| Secrétaire à l'Agriculture | Ann M. Veneman | 2001–2005 |
| Mike Johanns* | 2005— | |
| Secrétaire au commerce | Donald L. Evans | 2001–2005 |
| Carlos M. Gutierrez* | 2005— | |
| Secrétaire au Travail | Elaine L. Chao | 2001— |
| Secrétaire à la Santé et aux Services humains | Tommy Thompson | 2001–2005 |
| Michael O. Leavitt* | 2005— | |
| Secrétaire au Logement et au Dévelopement urbain | Mel Martinez | 2001–2003 |
| Alphonso R. Jackson | 2004— | |
| Secrétaire aux Transports | Norman Y. Mineta | 2001— |
| Secrétaire à l'Énergie | Spencer Abraham | 2001–2005 |
| Samuel W. Bodman* | 2005— | |
| Secrétaire à l'Éducation | Rod Paige | 2001–2005 |
| Margaret Spellings* | 2005— | |
| Secrétaire aux Anciens combattants | Anthony J. Principi | 2001–2005 |
| Jim Nicholson* | 2005— | |
| Secrétaire à la Sécurité intérieure | Tom Ridge | 2003–2005 |
| Michael Chertoff* | 2005— | |
* avant confirmation du Sénat
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Politique nationale
Économie
Il commence son mandat présidentiel avec le poids d’une situation économique difficile après l’éclatement de la bulle internet et sous la menace de récession.
Il tente d'imposer des taxes douanières élevées sur certains produits subissant une concurrence étrangère importante dans des secteurs primaires déclinants (sidérurgie, agriculture).
Il met en place les plus grandes baisses d'impôt jamais enregistrées, dans le but de relancer la consommation américaine. Il augmente les budgets de sécurité intérieure et extérieure mais baisse les dépenses des programmes non militaires. Les dépenses de l'état augmentent de 20 % en quatre ans. Si Bill Clinton avait laissé à son départ un bénéfice de 236 milliards de dollars, George W. Bush totalise à la fin de son premier mandat un déficit de 413 milliards de dollars. En totalisant les dépenses déjà engagées et ses objectifs de réduction d'impôts, le Congressional budget office a calculé que le déficit pourrait dépasser les 4 000 milliards de dollars d'ici dix ans (la dette publique par habitant passant à 13 500 dollars par habitants).
Durant son premier mandat, le chômage augmente pour la première fois depuis 1992 mais retombe au niveau de 1996 lors de l'élection présidentielle de 2004.
Le début de récession du début de son mandat fait place à un spectaculaire redressement à la fin de l'année 2003 et des taux de croissance inégalés depuis 20 ans.
L’écologie et l’environnement
Une de ses premières décisions dans ce domaine est le retrait des États-Unis du protocole de Kyoto. Son père avait déclaré un jour : « le style de vie américain n’est pas négociable » (American way of life is non-negotiable).
En 2002 et 2003, George W. Bush fait passer des lois permettant de passer outre la protection de certains parcs naturels, permettant ainsi l’exploitation des ressources naturelles souterraines de ces forêts. Lors des incendies liés à la sécheresse planétaire de l’été 2003, il met en avant le besoin de déboiser davantage pour des raisons de sécurité.
Il modifie le clean air act, texte sur le contrôle de la pollution de l'air, afin de le rendre moins strict.
Le 11 août 2003, George W. Bush nomme Michael O. Leavitt, 52 ans, au poste de directeur de l’Agence américaine de protection de l'environnement (EPA), suite à la démission en mai de Christine Whitman, du même poste.
Les mœurs
Dès son élection, il nomme John Ashcroft, connu pour ses positions anti-avortement, comme Attorney General (secrétaire à la justice). Il supprime les aides fédérales à des associations étrangères favorables à l'IVG et à la contraception. Pour faire face à la levée de boucliers consécutive, il confie à sa femme Laura Bush le soin de préciser que l'IVG aux États-Unis ne sera pas remise en question.
Des fonds d'aide humanitaire octroyés à des associations étrangères encourageant l'usage du préservatif ou venant en aide à des prostituées sont supprimés en faveur d'autres prônant l'abstinence, dans le cadre de la lutte contre le SIDA.
La religion
George W. Bush est un « born-again christian », c’est-à-dire un chrétien qui renaît à la foi. Il avoue prier plusieurs fois par jour et fait constamment référence plus ou moins ouvertement à des passages de la bible dans ses discours. Il a ainsi gagné ses campagnes électorales en courtisant les évangélistes. Il a même conquis l'électorat catholique en 2004 en remportant plus de 50 % de ses suffrages contre un candidat pourtant issu de cette communauté. C'est pour des raisons religieuses que George W. Bush s'oppose à l'euthanasie, aux recherches sur les cellules souches à partir d'embryons humains, soutient des positions hostiles à l'avortement et est formellement contre la mariage de personnes de même sexe.
Le 9 avril 2005, George W. Bush a été le premier président américain en exercice à assister personnellement à l'enterrement d'un pape. Il était accompagné de ses prédécesseurs Bill Clinton et George Bush père.
Minorités
Le gouvernement Bush, premier comme second mandat, est le plus ouvert aux minorités ethniques que n'a jamais été jusque là un gouvernement américain :
- Colin Powell est le premier afro-américain à occuper le poste de secrétaire d'état aux affaires étrangères.
- Condoleezza Rice sera la première femme noire à occuper ce poste en 2005 après avoir été la 1ère femme noire, conseillère à la sécurité nationale.
- Elaine Chao est la première femme asiatique membre du gouvernement américain.
- Mel Martinez est en 2001 le premier hispanique à entrer au gouvernement américain et Alberto Gonzales, en 2005 le premier hispanique au poste aussi élevé que celui d'attorney général.
- Outre ces personnalités, il faut rappeler la présence au gouvernement de Norman Mineta, asiatique et démocrate (déjà en poste sous Clinton), ainsi que Rod Paige, afro-américain et secrétaire à l'éducation.
- En 2003, Bush fait personnellement pression sur Trent Lott, le leader républicain au sénat pour qu'il démissionne suite à des déclarations nostalgiques de la ségrégation raciale à l'occasion d'un hommage à l'ancien candidat à l'élection présidentielle de 1948, le sénateur centenaire ex-démocrate Strom Thurmond.
Politique internationale
La « guerre au terrorisme » et « l'expansion de la démocratie »
À la suite des attentats terroristes du 11 septembre 2001 à New York et Washington DC, George W. Bush parvient à réunir le pays derrière lui (avec 90% d'opinions favorables). Il déclare la « guerre au terrorisme » et utilise un vocabulaire contesté (« mort ou vif », « croisade ») mais bien perçu dans une Amérique traumatisée .
Parallèlement aux préparatifs de la guerre contre les Talibans en Afghanistan qui ont refusé d'extrader Oussama Ben Laden et les membres d'Al-Qaida, Bush instaure une politique de sécurité incarnée par le Patriot Act, votée par le Congrès à l'unanimité en novembre 2001.
Thème central de la pensée des néo-conservateurs, l'« expansion de la démocratie » devient le credo et l'objectif officiel de la politique américaine à partir du discours de George W. Bush devant le congrès en janvier 2002, durant il pointe du doigt les pays de l'« Axe du Mal » que seraient l'Irak, l'Iran et la Corée du Nord.
Voir l'article détaillé : théorie des dominos.
En février 2005, Bush nomme John Negroponte à la tête de la toute nouvelle Direction du Renseignement Américain (DNI), nouvelle fonction créée dans le cadre de la réforme des services de renseignement américains suite aux recommandations de la Commission du 11-Septembre, dont les conclusions avaient été publiées durant l'été 2004.
Voir aussi l'article détaillé : guerre contre le terrorisme
La guerre en Irak
En 2002, influencé par les théories des néo-conservateurs, George W. Bush évoque la nécessité d’un changement de régime en Irak, indiquant que les États-Unis ont des raisons de croire que le président irakien Saddam Hussein possède des liens avec des groupes terroristes et développe un programme d’armes de destruction massives.
Le 8 novembre 2002, la résolution 1441 du Conseil de Sécurité des Nations unies exige du régime irakien une « coopération active, totale et immédiate » avec les équipes d'inspections dépéchées sur place.
Estimant que les conditions de coopération ne sont pas remplies, le 20 mars 2003, George W. Bush donne le signal d’une invasion militaire de l’Irak en vue de renverser le régime. Il fait affecter les biens saisis de celui-ci à la reconstruction des infrastructures détruites par des missiles de croisière ou pillées.
George W. Bush fait passer le décret 13303 donnant l’immunité totale aux compagnies pétrolières en Irak, tout procès à leur encontre étant immédiatement considéré comme nul et non avenu aux États-Unis.
Cette guerre se solde par des dizaines de milliers de morts irakiens, plus de mille morts de soldats américains et des attentats quotidiens dans les régions sunnites du pays. Les armes de destruction massive (un « prétexte bureaucratique » selon Paul Wolfowitz), qui avaient tant servi sous le régime de Saddam Hussein contre les Kurdes notamment, n'ont pas été trouvées.
Le pays a connu ses premières élections démocratiques depuis 50 ans le 31 janvier 2005.
Voir l'article détaillé : Guerre en Irak (2003-2004)
Le conflit israélo-palestinien
George W. Bush, très critiqué par les pays arabes pour son soutien exclusif à Israël, a pourtant été le premier président américain a évoquer officiellement la création d'un État palestinien.
La « feuille de route », pour le règlement du conflit israélo-palestinien, rédigée par la quartette États-Unis, Russie, Union européenne, et ONU, prévoit la création d'un État palestinien en 2005.
Le soutien obstiné de Bush à Ariel Sharon et son refus de converser avec une direction palestinienne dirigée par Yasser Arafat a néanmoins amené les palestiniens à se tourner vers un chef modéré, Mahmoud Abbas, à la mort du rais à l'automne 2004.
En janvier 2005, les négociations reprennent alors dans un nouveau contexte entre palestiniens et israéliens, appuyés par les américains.
Le 26 mai 2005 , George W Bush reçoit Mahmoud Abbas à la Maison Blanche et rappelle que le respect de la feuille de route de par et d'autre est fondamental pour l'aboutissement du processus de paix.
C'est la première fois qu'un Président de l'autorité Palestinienne est reçu par un Président des Etats Unis .
Les relations avec l'Europe
Les relations entre les États-Unis et une partie des pays européens se sont détériorées à partir du discours sur l'« axe du mal » et ont atteint un grave niveau de dissension au moment de la guerre en Irak. C'est à cette époque que Donald Rumsfeld, le secrétaire à la défense, fait une distinction entre la « vieille Europe », représentée par l'Allemagne, la France et la Belgique, et la nouvelle Europe américanophile représentée par les anciens pays de l'Est et quelques pays de l'ouest comme la Grande-Bretagne, l'Italie, le Danemark ou l'Espagne (lettre des dix de soutien à la stratégie américaine en Irak en janvier 2003).
Après la chute se Saddam Hussein, la stratégie américaine, définie par Condoleezza Rice, est de « punir la France, ignorer l'Allemagne et pardonner à la Russie ».
En 2004, les États-Unis ajoutent l'Espagne à leur liste des pays hostiles à la prépondérance américaine, après la victoire du socialiste José Luis Rodríguez Zapatero, lequel souhaite publiquement et imprudemment la victoire de John Kerry aux présidentielles de novembre 2004, énonçant à voix haute le souhait des dirigeants de nombreux pays européens comme la France ou l'Allemagne.
En févier 2005, Bush effectue le premier voyage à l'étranger de son second mandat en Europe pour tenter de conquérir l'opinion publique et se racommoder avec les dirigeants européens. Il est le premier chef d'État américain à se rendre au siège de la commision européenne à Bruxelles où il constate de nombreux points de désaccords persistants avec quelques pays européens, et plus particulièrement la France et l'Allemagne :
- George W. Bush s'oppose ainsi à la levée de l'embargo sur les ventes d'armes à la Chine, notamment afin de protéger Taiwan, alors que les Français font pression auprès des européens pour lever cette interdiction ;
- George W. Bush souhaite que l'Europe inscrive également le mouvement chiite pro-iranien Hezbollah comme organisation terroriste ce à quoi la France s'oppose ;
- George W. Bush souhaite appliquer un nouvel embargo économique contre la Syrie (pour que celle-ci se retire du Liban), mais là encore il se heurte à un refus de la France, circonspecte sur l'efficacité de cette mesure ;
- George W. bush, tout d'abord favorable à un durcissement de la communautée internationale envers l'Iran pour la contraindre à renoncer à son programme nucléaire, finit par se rapprocher de la position des européens qui sont partisans d'un dialogue constructif avec le régime des mollahs ;
- Les européens souhaitent la participation des États-Unis à la mise en œuvre du protocole de Kyoto ;
- Enfin, les européens laissent seul George W. Bush s'inquiéter de l'évolution de la Russie et demander des gages de démocratie à Vladimir Poutine.
La visite présidentielle, si elle a rétabli le contact, a ainsi permis à l'opinion publique d'apprécier l'étendue des divergences entre européens de l'ouest et américains.
Par contre, les européens de l'est sont nettement moins hostiles au président américain, davantage il est vrai pour des raisons historiques que pour des raisons liées à sa personne. Sa cote de popularité y est préservée, notamment en Pologne, dans les pays baltes, en Ukraine, en Géorgie ou en Slovaquie.
Le 7 mai 2005, George W. Bush se rend en Lettonie où il est chaleureusement accueilli comme un défenseur des libertés. Dans son discours, en pleine controverse historique entre les États baltes et la Russie sur l'occupation soviétique de 1945, Bush n'hésite pas à apporter son soutien aux États baltes en rappelant que ces derniers n'ont été libéré qu'en 1991, après la fin de l'occupation soviétique, au risque de crisper ses relations avec la Russie. Après avoir admis que « l'esclavage et la ségrégation raciale avaient été une honte » pour les Etats-Unis, il a regretté la division de l'Europe, conséquence des accords de Yalta et que « les Américains aient sacrifié la liberté des plus faibles à une illusion de stabilité internationale ».
La suite de son voyage le conduit notamment en Géorgie, une ancienne république d'URSS, récemment émancipée de la tutelle russe grâce au soutien financier des américains via leurs ONG. Premier président américain à fouler le sol géorgien, il y est là encore chaleureusement reçu par une foule enthousiaste de 150 mille personnes.
Divers
En juin 2005, le Premier ministre vietnamien Phan Van Khai se rend en visite aux États-Unis symbolisant la normalisation des relations entre Washington DC et Hanoï, trente ans après la fin de la guerre du Vietnam. La visite de Phan Van Khai est la première d'un officiel vietnamien de ce rang depuis 1975. La visite du président Bush au Vietnam est annoncé pour 2006 dans le cadre du sommet du forum de coopération Asie-Pacifique (Le président Bill Clinton s'était rendu au Vietnam en 2000).
La réélection de 2004
Déroulement
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Le scrutin se présente une fois de plus comme étant très serré. George W. Bush est réélu lors du vote du 2 novembre 2004 avec un score historique de plus de 62 millions d'électeurs contre 59 millions à John Kerry lequel admet sa défaite le lendemain. Le camp républicain remporte également une victoire historique dans les élections pour le renouvellement du Sénat et de la Chambre des représentants.
Analyse
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Le clivage entre les « états rouges » républicains et les « états bleus » démocrates est aussi tranché qu'en 2000 entre Bush et Gore.
Les villes du nord-est et du nord comme Boston, New York et Chicago, les villes de la côte ouest comme San Francisco, Los Angeles et Seattle, qui représentent les états ayant les plus fortes concentrations de population, s'ancrent dans le camp démocrate.
Cependant en terme de comtés, l'avantage est largement aux républicains. Les trois quarts des comtés américains ont voté pour Bush et seuls ceux de la Nouvelle Angleterre, d'Hawaii et les comtés urbains de la côte Ouest ont voté majoritairement pour John Kerry. Par exemple, 54 des 67 comtés de Pennsylvanie ont voté pour George W. Bush mais l'état a été remporté de justesse par Kerry grâce à ses scores dans les deux grandes villes de Pittsburgh et Philadelphie.
La plupart des grandes villes situées dans des états à majorité républicaine ont en général voté démocrate : Atlanta, Miami, Las Vegas, La Nouvelle-Orléans, etc. San Diego en Californie fait un choix inverse en choisissant George W. Bush dans un état « pro-Kerry ». Les états ruraux (la bible belt et le middle-west), autrefois bastion démocrate, ont soutenu les républicains.
Cette opposition géo-politique s'explique notamment par le profil sociologique des habitants de la plupart des grandes villes qui correspond ainsi à celui de l'électeur démocrate traditionnel (prépondérance des célibataires, des femmes, et des minorités ethniques) alors que la sociologie des banlieues (le borough de Staten Island à New York ou le comté d'Orange près de Los Angeles par exemple) et des villes rurales (Charleston en Caroline du Sud) correspond à celui de l'électeur républicain (hommes blancs, couples mariés avec enfants).
Ainsi, la problématique étatique semble peu pertinente. C'est un nouveau clivage entre deux mondes aux valeurs bien différentes qui semble s'affirmer : l'un serait citadin des grandes villes et démocrate tandis que l'autre, plus rural ou habitant les banlieues résidentielles, est républicain.
Le résultat définitif de l'élection est le suivant : George W. Bush obtient 62 041 268 voix (50,7 %) contre 59 028 548 à John Kerry (48,3 %), 463 635 à Ralph Nader (0,4 %) et 397 157 à Michal Badnarik (libertarien, 0,3 %). Les autres candidats recueillent ensemble 365 170 suffrages (0,3 %). Les grands électeurs se répartissent ainsi: 286 pour George W. Bush, 251 pour John Kerry et 1 pour John Edwards, le colisiter de John Kerry. Alors qu'Al Gore avait un demi-million de voix de plus que George W. Bush en 2000, celui-ci en a cette fois-ci trois millions de plus que John Kerry.
En raison de la plus forte participation électorale, George W. Bush et John Kerry ont l'un et l'autre établi des records en ce qui concerne le nombre de voix recueilli. George Bush a passé de 50,4 à 62 millions (gain de 11.6 millions), John Kerry par rapport à Al Gore a gagné 8 millions de voix (de 51 à 59 millions). Ralph Nader s'est effondré, passant de 2,9 à 0,46 million. George W. Bush a gagné 2,8 points, John Kerry a perdu 0,1 point et Ralph Nader 2,3 points.
Critiques
Politique nationale
George W. Bush est lié aux franges les plus conservatrices du Parti républicain. Il est, avec Bill Clinton, l'un des présidents ayant le plus suscité des jugements extrêmes et contradictoires auprès des Américains.
- Il est critiqué par certains pour avoir augmenté les budgets militaires et sécuritaires en temps de guerre, tout en diminuant les budgets sociaux ou de lutte contre la pauvreté.
- Le refus du protocole de Kyoto par le Sénat en charge de sa ratification et avalisée par Bush cristallise son impopularité en Europe.
- L'association homosexuelle républicaine, Log Cabin Republicans a menacé de voter pour John Kerry à l'élection présidentielle de novembre 2004 pour protester contre la façon dont l'équipe de George Walker Bush traite les causes homosexuelles. Mais lors des 11 référendums sur le sujet, les électeurs ont refusé toute possibilité de mariage homosexuel.
- Le Patriot act voté à l'unanimité par le Congrès est jugé dangereux pour les droits de l'homme par la Fédération internationale des Ligues des Droits de l'homme (référence).
- Il est en faveur de la peine de mort comme 66 % de ses compatriotes et 80 % des texans.
Politique internationale
George W. Bush est relativement impopulaire en dehors de son pays, en particulier dans certains pays d'Europe et dans les pays arabes.
- Cette nouvelle politique étrangère interventionniste (Afghanistan, 2001 ; Guerre en Irak (2003-2004)) est critiquée et qualifiée, selon les observateurs, d’unilatérale par ses détracteurs. Elle est à l’origine de graves tensions diplomatiques à l’ONU et à l’OTAN. Les relations avec la France et l’Allemagne, entre autres, sont aussi altérées.
- George W. Bush a initialement travaillé dans l’industrie du pétrole et garde un lien fort avec ce milieu. Ses opposants l’accusent ainsi d’être très sensible aux revendications des lobbies du pétrole. Les intérêts pétroliers des États-Unis sont ainsi considérés par de nombreux observateurs comme l’une des principales motivations de sa politique belliqueuse à l’égard de l’Irak.
- Selon Mickey Herskowitz, journaliste et auteur, George W. Bush voulait attaquer l'Irak avant son élection. Pour plus d'informations, voir l'article de Guerilla News Network. (en anglais).
Anecdotes et citations
- Alors qu'il était encore gouverneur et candidat à l'élection présidentielle de 2000, George W. Bush aurait avoué avoir fumé de la marijuana, à l'instar de son prédécesseur Bill Clinton et de son adversaire Al Gore. Cependant, il a toujours refusé de l'avouer publiquement sous le prétexte que le président des États-Unis devait être un exemple et non une référence en matière de consommation de drogues : « I wouldn’t answer the marijuana questions, a dit George W. Bush. You know why? Because I don’t want some little kid doing what I tried. »
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Un bretzel
- À propos de ses démentis sur la cocaïne, il répond « I haven't denied anything. »
- En janvier 2002, le président Bush s'étrangle avec un bretzel alors qu'il regarde un match de football américain à la télévision et perd connaissance quelques secondes.
- « Certains pensent que les États-Unis sont prêts à attaquer l'Iran. C'est ridicule... Cela dit, toutes les options restent ouvertes. » Conférence de presse de George W. Bush le 22 février 2005 à Bruxelles.
- « ¡ Hola ! ¿ Que tal, amigo ? – Muy bien. ¿ y tu ? » Salut adressé en espagnol par George W. Bush à José Luis Rodriguez Zapatero constituant l'intégralité de leurs échanges lors du sommet de l'OTAN à Bruxelles le 22 février 2005.
Voir aussi
- Artistes et personnalités ayant soutenu la candidature de George W. Bush en 2004:
Charlton Heston, Tom Clancy, Mel Gibson, Clint Eastwood, Andy Garcia, Dennis Hopper, Ricky Martin, Matt Leblanc, Robert Duvall, Bruce Willis, Tom Selleck, James Woods, Jason Priestley, Shannen Doherty, Alice Cooper, Lance Amstrong, Ann Coulter, Lara Flynn Boyle, Matthew McConaughey , Robert Conrad, Freddie Prinze Jr, Kurt Russell, Rick Schroeder, Ernest Borgnine ...
- Autres personnalités:
Liens externes
Famille
- Arbre de famille de Bush
- Les cousins de Bush (en anglais)
Vie avant la politique
Politique
- Un article de L'Express
- Citations de George Walker Bush
- George W. Bush et les attentats du 11 septembre
Bibliographie
- 2004 : Bob Woodward, Bush s'en va-t-en guerre. Paris : Denoël. 380 p. Ouvrage soutenant totalement le président américain, rédigé par un des « tombeurs » de Richard Nixon.
- 2004 : Scott Ritter (ancien inspecteur de l'ONU en charge du désarmement de l'Irak), Les Mensonges de George W. Bush. Le Serpent à plumes. 216 p.
- 2004 : Kitty Kelley, les Bush. Presses de la Cité. 680 p. Pour les amateurs de ragots et d'histoires « croustillantes », par une « spécialiste » du « genre »...
- 2004 : John F. Dean, Bush, le dossier accablant. Presses de la Renaissance. 320 p.
- 2004 : William Reymond, Bush Land, pamphlet (sur le Texas, notamment). Paris : Éditions Flammarion. 455 p.
- 2004 : Christine Ockrent, Bush-Kerry, les deux Amérique. Paris : Éditions Robert Laffont. 294 p.
- 2004: Guy Millière, Pourquoi Bush sera réélu. Paris : Editions Michalon, 157 p.
- 2005: Bruno Tertrais, Quatre ans pour changer le monde, l'Amérique de Bush 2005-2008. Editions Autrement, 100 p.
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1789 : Washington |
1841 : Tyler |
1877 : Hayes |
1913 : Wilson |
1969 : Nixon | |||
