George Walker Bush

George Walker Bush
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George Walker Bush

N° d’ordre43e président des États-Unis d'Amérique
Mandat20 janvier 2001
Date et lieu
de naissance
6 juillet 1946

à New Haven,
Connecticut

Date et lieu
de décès

à

ProfessionHomme d'affaires
Parti politiqueRépublicain
Vice-présidentDick Cheney
Processus électoral
Résultats des élections
Liste des Vice-présidents
Liste des candidats


George Walker Bush (né le 6 juillet 1946), fils de George Herbert Walker Bush et de Barbara Pierce, est depuis 2001 le 43e président des États-Unis. Membre du Parti républicain, élu deux fois gouverneur de l’État du Texas entre 1994 et 1998 puis entre 1998 et 2000, date à laquelle il abandonne son poste de gouverneur suite à sa victoire aux élections présidentielles. Il est élu président pour un second mandat le 2 novembre 2004.

Sommaire

Vie de George W. Bush avant l'élection présidentielle

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la famille Bush

Aîné d'une famille de six enfants, George W. Bush naît la première année du Baby boom à Midland, dans l'État du Texas. Il a deux sœurs, dont une décédée à l'âge de trois ans à la suite d'une opération pour traiter sa leucémie ayant mal tourné et trois frères, dont John Ellis Bush (« Jeb ») qui naît sept ans après lui.

Arrivant en 1959 à Houston lorsque son père déménage sa compagnie pétrolière, prospère, dans cette ville, il étudie au célèbre pensionnat pour garçons de la Phillips Academy à Andover, dans le Massachusetts, considéré à l'époque comme la « plus dure école privée d'Amérique » par le Time Magazine.

Il est admis à Yale où il joint une confrérie secrète devenue célèbre par la suite : les Skull and Bones, comme son père et John Kerry, son rival à l'élection présidentielle de 2004.

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George W. Bush en uniforme de la garde nationale
Il fait son service militaire en s'engageant dans la Garde Nationale en 1968 où il devient pilote d'un F-102, raison pour laquelle il n'est pas engagé dans la Guerre du Viêt Nam. Pendant son incorporation, il profite de ses congés pour participer à des campagnes électorales.

Il est admis à la prestigieuse université de Harvard lorsque son service militaire se termine, après avoir été refusé à la faculté de droit de l'université du Texas ; il obtient sa maîtrise en administration en 1975.

En 1978, il se présente à la chambre des Représentants mais perd contre son adversaire démocrate, le sénateur Kent Hance.

Il commence alors sa carrière dans l'industrie du pétrole avec la création de Arbusto Energy (arbusto signifie bush en espagnol), une entreprise de recherche de pétrole et de gaz. Cette entreprise doit faire face à la crise en 1979 et, après l'avoir renommée Bush Exploration, George W. Bush la revend en 1984 à Spectrum 7, un de ses concurrents texans dont il prend la tête. La crise suivante (1985-1987) provoque le même scénario qui place George W. Bush à la tête de Harken Energy. Certains accusent alors son père (président des États-Unis) d'avoir fait pression pour que certains éléments troublants lors de cette vente ne soient pas à l'origine d'une enquête approfondie. D'autres répondent que l'arrivée de Bill Clinton n'a rien changé à l'affaire, prouvant l'indépendance des enquêtes.

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portrait officiel du gouverneur Bush
Après avoir travaillé sur la campagne victorieuse de son père, en 1988, il rassemble de proches amis et achète les Texas Rangers, une équipe de Base-ball, en 1989. On l'accuse par la suite d'avoir bénéficié de pressions politiques dans le cadre de cet achat. Il revend l'équipe en 1998, lors de son élection au poste de Gouverneur du Texas. Pour atteindre ce poste, il bat la très populaire démocrate et gouverneur sortant, Ann Richards. Il devient le deuxième gouverneur républicain du Texas depuis 1877 et le premier gouverneur de cet État à remplir deux mandats complets de quatre ans. Sa politique est très remarquée, notamment en Europe pour l'utilisation prononcée de la peine de mort : il signe l'ordre d'exécution de la sentence judiciaire pour 152 prisonniers reconnus coupables de crimes et condamnés à mort.

L'élection de 2000

Déroulement

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George W. Bush et Al Gore

Lors de la campagne électorale précédant l'élection présidentielle de 2000, pour contrer Al Gore, le candidat du parti démocrate, George W. Bush, conseillé par Karl Rove, un maître des campagnes électorales, met en avant sa volonté de s’occuper principalement des affaires intérieures du pays, et d’abaisser substantiellement le niveau d’engagement extérieur des États-Unis, conformément à la tradition isolationniste du parti Républicain.

L'élection proprement dite est marquée par la controverse. Les résultats sont si serrés dans certains états, comme ceux du Nouveau-Mexique et de Floride (dont le gouverneur n'est d'ailleurs autre que « Jeb » Bush), qu’il faut parfois mettre en place un second décompte. Des défauts et ambiguïtés dans certains formulaires de vote provoquent des disputes dans des bureaux de votes, en particulier en Floride où l'écart n'est que d'une centaine de voix, et où plusieurs milliers de bulletins sont déclarés invalides.

Au Nouveau-Mexique, après avoir été déclaré vainqueur avec dix mille voix d'avance, un nouveau recomptage voit l'avance d'Al Gore fondre à trois cent voix. En Floride, des irrégularités sont avancées comme la fermeture inexpliquée de certains bureaux de votes dans des quartiers pauvres ou la population s'exprime majoritairement en faveur du parti démocrate. Le décompte des voix est long car un recomptage méthodique est ordonné en particulier dans trois comtés litigieux mais à la fin de celui-ci George Bush est encore gagnant avec 1500 voix environ d'avance.

Les avocats d'Al Gore obtiennent cependant de la cour suprême de Floride (dont six juges sur sept sont démocrates) un nouveau recomptage manuel dans trois comtés, ceux de Miami-Dade, Palm Beach et Broward. Ce faisant, la cour de Floride dépasse ses compétences judiciaires et réécrit le code électoral ce qui sera immédiatement contesté devant la Cour suprême par les avocats de George W. Bush, d'autant plus que les trois comtés litigieux sont majoritairement démocrates et les bureaux de vote tenus par des officiels du parti. En effet, pour les stratèges démocrates, ces trois comtés sont les plus aptes à apporter à Al Gore une réserve de voix suffisante pour le faire élire.

Après un premier avertissement à la Cour suprême de Floride sur le dépassement de ses prérogatives et son empiètement sur le domaine législatif, la Cour suprême des États-Unis (dont sept juges sur neuf ont été nommés par des présidents républicains) finit par annuler l'ultime recomptage manuel des voix en Floride, jugé illégal par cinq voix contre quatre alors que seul le comté de Miami-Dade n'a pas fini de procéder au recomptage manuel et qu'Al Gore est toujours devancé de plus d'une centaine de voix.

George W. Bush est donc finalement désigné président des États-Unis d'Amérique par la cour suprême, de justesse grâce aux voix de l’État de Floride.

Déroulements ultérieurs

Les journaux titrent dès le lendemain « President was selected by Supreme Court », avec un jeu de mot entre elect et select.

À aucun moment Al Gore n'a réussi à devancer George Bush lors des recomptages de Floride et en mars 2001. Un consortium de plusieurs journaux américains font effectuer à leurs frais un recomptage des bulletins dans les trois comtés clés mais aussi dans toute la Floride. Selon les différentes hypothèses envisagées, leurs conclusions furent que si la Cour n'avait pas interrompu le recomptage manuel, George Bush aurait gagné l'élection ou Al Gore l'aurait emporté de trois voix.

Ce n'est pas la première fois dans l'histoire du pays qu'un président est investi avec moins de voix que son adversaire au plan national. Au XIX e siècle, Rutherford B. Hayes et Benjamin Harrison ont été aussi élu avec moins de voix que leur adversaire. John F. Kennedy a gagné contre Richard Nixon en 1960 avec 100 mille voix d'avance.

George W. Bush signe le 29 octobre 2002 un projet de loi du congrès, le Help America Vote Act of 2002, afin de généraliser l’utilisation des machines pour enregistrer les votes.

Composition du cabinet

Premier mandat (2001-2005) et second mandat (2005-2009)

FonctionNomMandat
Président George W. Bush 2001—
Vice Président Dick Cheney 2001—
Chef de la diplomacie Colin L. Powell 2001–2005
Condoleezza Rice* 2005—
Secrétaire à la Défense Donald H. Rumsfeld 2001—
Secrétaire au Trésor Paul H. O'Neill 2001–2003
John W. Snow 2003—
Ministre de la justice/Attorney général John D. Ashcroft 2001–2005
Alberto R. Gonzales* 2005—
Secrétaire à l'Intérieur Gale A. Norton 2001—
Secrétaire à l'Agriculture Ann M. Veneman 2001–2005
Mike Johanns* 2005—
Secrétaire au commerce Donald L. Evans 2001–2005
Carlos M. Gutierrez* 2005—
Secrétaire au Travail Elaine L. Chao 2001—
Secrétaire à la Santé et aux Services humains Tommy Thompson 2001–2005
Michael O. Leavitt* 2005—
Secrétaire au Logement et au Dévelopement urbain Mel Martinez 2001–2003
Alphonso R. Jackson 2004—
Secrétaire aux Transports Norman Y. Mineta 2001—
Secrétaire à l'Énergie Spencer Abraham 2001–2005
Samuel W. Bodman* 2005—
Secrétaire à l'Éducation Rod Paige 2001–2005
Margaret Spellings* 2005—
Secrétaire aux Anciens combattants Anthony J. Principi 2001–2005
Jim Nicholson* 2005—
Secrétaire à la Sécurité intérieure Tom Ridge 2003–2005
Michael Chertoff* 2005—


* avant confirmation du Sénat

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Les manifestants avant l'inauguration de son investiture pour son second mandat, le 20 janvier 2005 à Washington DC

Politique nationale

Économie

Il commence son mandat présidentiel avec le poids d’une situation économique difficile après l’éclatement de la bulle internet et sous la menace de récession.

Il tente d'imposer des taxes douanières élevées sur certains produits subissant une concurrence étrangère importante dans des secteurs primaires déclinants (sidérurgie, agriculture).

Il met en place les plus grandes baisses d'impôt jamais enregistrées, dans le but de relancer la consommation américaine. Il augmente les budgets de sécurité intérieure et extérieure mais baisse les dépenses des programmes non militaires. Les dépenses de l'état augmentent de 20 % en quatre ans. Si Bill Clinton avait laissé à son départ un bénéfice de 236 milliards de dollars, George W. Bush totalise à la fin de son premier mandat un déficit de 413 milliards de dollars. En totalisant les dépenses déjà engagées et ses objectifs de réduction d'impôts, le Congressional budget office a calculé que le déficit pourrait dépasser les 4 000 milliards de dollars d'ici dix ans (la dette publique par habitant passant à 13 500 dollars par habitants).

Durant son premier mandat, le chômage augmente pour la première fois depuis 1992 mais retombe au niveau de 1996 lors de l'élection présidentielle de 2004.

Le début de récession du début de son mandat fait place à un spectaculaire redressement à la fin de l'année 2003 et des taux de croissance inégalés depuis 20 ans.

L’écologie et l’environnement

Une de ses premières décisions dans ce domaine est le retrait des États-Unis du protocole de Kyoto. Son père avait déclaré un jour : « le style de vie américain n’est pas négociable » (American way of life is non-negotiable).

En 2002 et 2003, George W. Bush fait passer des lois permettant de passer outre la protection de certains parcs naturels, permettant ainsi l’exploitation des ressources naturelles souterraines de ces forêts. Lors des incendies liés à la sécheresse planétaire de l’été 2003, il met en avant le besoin de déboiser davantage pour des raisons de sécurité.

Il modifie le clean air act, texte sur le contrôle de la pollution de l'air, afin de le rendre moins strict.

Le 11 août 2003, George W. Bush nomme Michael O. Leavitt, 52 ans, au poste de directeur de l’Agence américaine de protection de l'environnement (EPA), suite à la démission en mai de Christine Whitman, du même poste.

Les mœurs

Dès son élection, il nomme John Ashcroft, connu pour ses positions anti-avortement, comme Attorney General (secrétaire à la justice). Il supprime les aides fédérales à des associations étrangères favorables à l'IVG et à la contraception. Pour faire face à la levée de boucliers consécutive, il confie à sa femme Laura Bush le soin de préciser que l'IVG aux États-Unis ne sera pas remise en question.

Des fonds d'aide humanitaire octroyés à des associations étrangères encourageant l'usage du préservatif ou venant en aide à des prostituées sont supprimés en faveur d'autres prônant l'abstinence, dans le cadre de la lutte contre le SIDA.

La religion

George W. Bush est un « born-again christian », c’est-à-dire un chrétien qui renaît à la foi. Il avoue prier plusieurs fois par jour et fait constamment référence plus ou moins ouvertement à des passages de la bible dans ses discours. Il a ainsi gagné ses campagnes électorales en courtisant les évangélistes. Il a même conquis l'électorat catholique en 2004 en remportant plus de 50 % de ses suffrages contre un candidat pourtant issu de cette communauté. C'est pour des raisons religieuses que George W. Bush s'oppose à l'euthanasie, aux recherches sur les cellules souches à partir d'embryons humains, soutient des positions hostiles à l'avortement et est formellement contre la mariage de personnes de même sexe.

Le 9 avril 2005, George W. Bush a été le premier président américain en exercice à assister personnellement à l'enterrement d'un pape. Il était accompagné de ses prédécesseurs Bill Clinton et George Bush père.

Minorités

Le gouvernement Bush, premier comme second mandat, est le plus ouvert aux minorités ethniques que n'a jamais été jusque là un gouvernement américain :

Politique internationale

La « guerre au terrorisme » et « l'expansion de la démocratie »

À la suite des attentats terroristes du 11 septembre 2001 à New York et Washington DC, George W. Bush parvient à réunir le pays derrière lui (avec 90% d'opinions favorables). Il déclare la « guerre au terrorisme » et utilise un vocabulaire contesté (« mort ou vif », « croisade ») mais bien perçu dans une Amérique traumatisée .

Parallèlement aux préparatifs de la guerre contre les Talibans en Afghanistan qui ont refusé d'extrader Oussama Ben Laden et les membres d'Al-Qaida, Bush instaure une politique de sécurité incarnée par le Patriot Act, votée par le Congrès à l'unanimité en novembre 2001.

Thème central de la pensée des néo-conservateurs, l'« expansion de la démocratie » devient le credo et l'objectif officiel de la politique américaine à partir du discours de George W. Bush devant le congrès en janvier 2002, durant il pointe du doigt les pays de l'« Axe du Mal » que seraient l'Irak, l'Iran et la Corée du Nord.

Voir l'article détaillé : théorie des dominos.

En février 2005, Bush nomme John Negroponte à la tête de la toute nouvelle Direction du Renseignement Américain (DNI), nouvelle fonction créée dans le cadre de la réforme des services de renseignement américains suite aux recommandations de la Commission du 11-Septembre, dont les conclusions avaient été publiées durant l'été 2004.

Voir aussi l'article détaillé : guerre contre le terrorisme

La guerre en Irak

En 2002, influencé par les théories des néo-conservateurs, George W. Bush évoque la nécessité d’un changement de régime en Irak, indiquant que les États-Unis ont des raisons de croire que le président irakien Saddam Hussein possède des liens avec des groupes terroristes et développe un programme d’armes de destruction massives.

Le 8 novembre 2002, la résolution 1441 du Conseil de Sécurité des Nations unies exige du régime irakien une « coopération active, totale et immédiate » avec les équipes d'inspections dépéchées sur place.

Estimant que les conditions de coopération ne sont pas remplies, le 20 mars 2003, George W. Bush donne le signal d’une invasion militaire de l’Irak en vue de renverser le régime. Il fait affecter les biens saisis de celui-ci à la reconstruction des infrastructures détruites par des missiles de croisière ou pillées.

George W. Bush fait passer le décret 13303 donnant l’immunité totale aux compagnies pétrolières en Irak, tout procès à leur encontre étant immédiatement considéré comme nul et non avenu aux États-Unis.

Cette guerre se solde par des dizaines de milliers de morts irakiens, plus de mille morts de soldats américains et des attentats quotidiens dans les régions sunnites du pays. Les armes de destruction massive (un « prétexte bureaucratique » selon Paul Wolfowitz), qui avaient tant servi sous le régime de Saddam Hussein contre les Kurdes notamment, n'ont pas été trouvées.

Le pays a connu ses premières élections démocratiques depuis 50 ans le 31 janvier 2005.

Voir l'article détaillé : Guerre en Irak (2003-2004)

Le conflit israélo-palestinien

George W. Bush, très critiqué par les pays arabes pour son soutien exclusif à Israël, a pourtant été le premier président américain a évoquer officiellement la création d'un État palestinien.

La « feuille de route », pour le règlement du conflit israélo-palestinien, rédigée par la quartette États-Unis, Russie, Union européenne, et ONU, prévoit la création d'un État palestinien en 2005.

Le soutien obstiné de Bush à Ariel Sharon et son refus de converser avec une direction palestinienne dirigée par Yasser Arafat a néanmoins amené les palestiniens à se tourner vers un chef modéré, Mahmoud Abbas, à la mort du rais à l'automne 2004.

En janvier 2005, les négociations reprennent alors dans un nouveau contexte entre palestiniens et israéliens, appuyés par les américains.

Le 26 mai 2005 , George W Bush reçoit Mahmoud Abbas à la Maison Blanche et rappelle que le respect de la feuille de route de par et d'autre est fondamental pour l'aboutissement du processus de paix.

C'est la première fois qu'un Président de l'autorité Palestinienne est reçu par un Président des Etats Unis .

Les relations avec l'Europe

Les relations entre les États-Unis et une partie des pays européens se sont détériorées à partir du discours sur l'« axe du mal » et ont atteint un grave niveau de dissension au moment de la guerre en Irak. C'est à cette époque que Donald Rumsfeld, le secrétaire à la défense, fait une distinction entre la « vieille Europe », représentée par l'Allemagne, la France et la Belgique, et la nouvelle Europe américanophile représentée par les anciens pays de l'Est et quelques pays de l'ouest comme la Grande-Bretagne, l'Italie, le Danemark ou l'Espagne (lettre des dix de soutien à la stratégie américaine en Irak en janvier 2003).

Après la chute se Saddam Hussein, la stratégie américaine, définie par Condoleezza Rice, est de « punir la France, ignorer l'Allemagne et pardonner à la Russie ».

En 2004, les États-Unis ajoutent l'Espagne à leur liste des pays hostiles à la prépondérance américaine, après la victoire du socialiste José Luis Rodríguez Zapatero, lequel souhaite publiquement et imprudemment la victoire de John Kerry aux présidentielles de novembre 2004, énonçant à voix haute le souhait des dirigeants de nombreux pays européens comme la France ou l'Allemagne.

En févier 2005, Bush effectue le premier voyage à l'étranger de son second mandat en Europe pour tenter de conquérir l'opinion publique et se racommoder avec les dirigeants européens. Il est le premier chef d'État américain à se rendre au siège de la commision européenne à Bruxelles où il constate de nombreux points de désaccords persistants avec quelques pays européens, et plus particulièrement la France et l'Allemagne :

La visite présidentielle, si elle a rétabli le contact, a ainsi permis à l'opinion publique d'apprécier l'étendue des divergences entre européens de l'ouest et américains.

Par contre, les européens de l'est sont nettement moins hostiles au président américain, davantage il est vrai pour des raisons historiques que pour des raisons liées à sa personne. Sa cote de popularité y est préservée, notamment en Pologne, dans les pays baltes, en Ukraine, en Géorgie ou en Slovaquie.

Le 7 mai 2005, George W. Bush se rend en Lettonie où il est chaleureusement accueilli comme un défenseur des libertés. Dans son discours, en pleine controverse historique entre les États baltes et la Russie sur l'occupation soviétique de 1945, Bush n'hésite pas à apporter son soutien aux États baltes en rappelant que ces derniers n'ont été libéré qu'en 1991, après la fin de l'occupation soviétique, au risque de crisper ses relations avec la Russie. Après avoir admis que « l'esclavage et la ségrégation raciale avaient été une honte » pour les Etats-Unis, il a regretté la division de l'Europe, conséquence des accords de Yalta et que « les Américains aient sacrifié la liberté des plus faibles à une illusion de stabilité internationale ».

La suite de son voyage le conduit notamment en Géorgie, une ancienne république d'URSS, récemment émancipée de la tutelle russe grâce au soutien financier des américains via leurs ONG. Premier président américain à fouler le sol géorgien, il y est là encore chaleureusement reçu par une foule enthousiaste de 150 mille personnes.

Divers

En juin 2005, le Premier ministre vietnamien Phan Van Khai se rend en visite aux États-Unis symbolisant la normalisation des relations entre Washington DC et Hanoï, trente ans après la fin de la guerre du Vietnam. La visite de Phan Van Khai est la première d'un officiel vietnamien de ce rang depuis 1975. La visite du président Bush au Vietnam est annoncé pour 2006 dans le cadre du sommet du forum de coopération Asie-Pacifique (Le président Bill Clinton s'était rendu au Vietnam en 2000).

La réélection de 2004

Déroulement

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Bush en campagne
Lors de l'élection présidentielle de 2004, George W. Bush est opposé au démocrate John Kerry. Tout d'abord à la traîne dans les sondages, il profite du manque de dynamisme de son adversaire pour prendre une avance importante, avec une argumentation fondée sur le manque de constance politique du sénateur. Ce dernier surprend cependant le public lors du premier débat télévisé, attaquant frontalement le président sur la « colossale erreur » de la guerre en Irak : la campagne est relancée. Lors des deux débats suivants, les candidats s'affrontent sans que l'un des deux prenne réellement l'avantage.

Le scrutin se présente une fois de plus comme étant très serré. George W. Bush est réélu lors du vote du 2 novembre 2004 avec un score historique de plus de 62 millions d'électeurs contre 59 millions à John Kerry lequel admet sa défaite le lendemain. Le camp républicain remporte également une victoire historique dans les élections pour le renouvellement du Sénat et de la Chambre des représentants.

Analyse

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Résultat des présidentielles 2004 par comté

Le clivage entre les « états rouges » républicains et les « états bleus » démocrates est aussi tranché qu'en 2000 entre Bush et Gore.

Les villes du nord-est et du nord comme Boston, New York et Chicago, les villes de la côte ouest comme San Francisco, Los Angeles et Seattle, qui représentent les états ayant les plus fortes concentrations de population, s'ancrent dans le camp démocrate.

Cependant en terme de comtés, l'avantage est largement aux républicains. Les trois quarts des comtés américains ont voté pour Bush et seuls ceux de la Nouvelle Angleterre, d'Hawaii et les comtés urbains de la côte Ouest ont voté majoritairement pour John Kerry. Par exemple, 54 des 67 comtés de Pennsylvanie ont voté pour George W. Bush mais l'état a été remporté de justesse par Kerry grâce à ses scores dans les deux grandes villes de Pittsburgh et Philadelphie.

La plupart des grandes villes situées dans des états à majorité républicaine ont en général voté démocrate : Atlanta, Miami, Las Vegas, La Nouvelle-Orléans, etc. San Diego en Californie fait un choix inverse en choisissant George W. Bush dans un état « pro-Kerry ». Les états ruraux (la bible belt et le middle-west), autrefois bastion démocrate, ont soutenu les républicains.

Cette opposition géo-politique s'explique notamment par le profil sociologique des habitants de la plupart des grandes villes qui correspond ainsi à celui de l'électeur démocrate traditionnel (prépondérance des célibataires, des femmes, et des minorités ethniques) alors que la sociologie des banlieues (le borough de Staten Island à New York ou le comté d'Orange près de Los Angeles par exemple) et des villes rurales (Charleston en Caroline du Sud) correspond à celui de l'électeur républicain (hommes blancs, couples mariés avec enfants).

Ainsi, la problématique étatique semble peu pertinente. C'est un nouveau clivage entre deux mondes aux valeurs bien différentes qui semble s'affirmer : l'un serait citadin des grandes villes et démocrate tandis que l'autre, plus rural ou habitant les banlieues résidentielles, est républicain.

Le résultat définitif de l'élection est le suivant : George W. Bush obtient 62 041 268 voix (50,7 %) contre 59 028 548 à John Kerry (48,3 %), 463 635 à Ralph Nader (0,4 %) et 397 157 à Michal Badnarik (libertarien, 0,3 %). Les autres candidats recueillent ensemble 365 170 suffrages (0,3 %). Les grands électeurs se répartissent ainsi: 286 pour George W. Bush, 251 pour John Kerry et 1 pour John Edwards, le colisiter de John Kerry. Alors qu'Al Gore avait un demi-million de voix de plus que George W. Bush en 2000, celui-ci en a cette fois-ci trois millions de plus que John Kerry.

En raison de la plus forte participation électorale, George W. Bush et John Kerry ont l'un et l'autre établi des records en ce qui concerne le nombre de voix recueilli. George Bush a passé de 50,4 à 62 millions (gain de 11.6 millions), John Kerry par rapport à Al Gore a gagné 8 millions de voix (de 51 à 59 millions). Ralph Nader s'est effondré, passant de 2,9 à 0,46 million. George W. Bush a gagné 2,8 points, John Kerry a perdu 0,1 point et Ralph Nader 2,3 points.

Critiques

Politique nationale

George W. Bush est lié aux franges les plus conservatrices du Parti républicain. Il est, avec Bill Clinton, l'un des présidents ayant le plus suscité des jugements extrêmes et contradictoires auprès des Américains.

Politique internationale

George W. Bush est relativement impopulaire en dehors de son pays, en particulier dans certains pays d'Europe et dans les pays arabes.

Anecdotes et citations

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Un bretzel

Voir aussi

Charlton Heston, Tom Clancy, Mel Gibson, Clint Eastwood, Andy Garcia, Dennis Hopper, Ricky Martin, Matt Leblanc, Robert Duvall, Bruce Willis, Tom Selleck, James Woods, Jason Priestley, Shannen Doherty, Alice Cooper, Lance Amstrong, Ann Coulter, Lara Flynn Boyle, Matthew McConaughey , Robert Conrad, Freddie Prinze Jr, Kurt Russell, Rick Schroeder, Ernest Borgnine ...

Liens externes

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Wikisource propose des textes de George Walker Bush dans le domaine public
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Wikiquote possède quelques citations de ou à propos de George Walker Bush.

Famille

Vie avant la politique

Politique

Bibliographie

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Chronologie des présidents des États-Unis depuis 1789
(voir aussi : Histoire - États-Unis d'Amérique - Maison Blanche)
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1789 : Washington
1797 : J. Adams
1801 : Jefferson
1809 : Madison
1817 : Monroe
1825 : J. Q. Adams
1829 : Jackson
1837 : Van Buren
1841 : W. H. Harrison

1841 : Tyler
1845 : Polk
1849 : Taylor
1850 : Fillmore
1853 : Pierce
1857 : Buchanan
1861 : Lincoln
1865 : A. Johnson
1869 : Grant

1877 : Hayes
1881 : Garfield
1881 : Arthur
1885 : Cleveland
1889 : B. Harrison
1893 : Cleveland
1897 : McKinley
1901 : T. Roosevelt
1909 : Taft

1913 : Wilson
1921 : Harding
1923 : Coolidge
1929 : Hoover
1933 : F. D. Roosevelt
1945 : Truman
1953 : Eisenhower
1961 : Kennedy
1963 : L. B. Johnson

1969 : Nixon
1974 : Ford
1977 : Carter
1981 : Reagan
1989 : G. H. W. Bush
1993 : Clinton
2001 : G. W. Bush

See also: George Walker Bush, 11 août, 11 septembre 2001, 1789