Garde suisse
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État de la Cité du Vatican
La Garde suisse est une petite force militaire responsable de la sécurité du palais apostolique, des entrées du Vatican et de la sécurité du pape.
Cette force est limitée à 110 soldats, du fait de la taille de la caserne, et a surtout un rôle cérémoniel, bien qu'elle soit entraînée et équipée selon les standards modernes. Les gardes sont recrutés parmi les hommes de nationalité suisse et de confession catholique romaine. Après avoir terminé leur formation de base au sein de l'armée suisse et obtenu un certificat de bonne conduite, ils peuvent postuler pour servir. Les recrues doivent être âgées de 19 à 30 ans et mesurer au moins 174 cm. S'il est retenu, le nouveau garde prêtera serment de fidélité, le 6 mai de sa première année de service, dans la cour San Damaso du Vatican. Leur uniforme officiel de couleur rouge, jaune et bleu, n'a pas été dessiné par Michel-Ange pendant la Renaissance comme le veut la légende, mais est l'œuvre du commandant de la garde Jules Repond (1910-1921) qui s'inspira des fresques de Raphaël.
La Garde suisse est l'armée pontificale. Elle est composée de 5 officiers (colonel, lieutenant-colonel, major et 2 capitaines), 27 sous-officiers (sergent-major, 6 sergents, 10 caporaux et 10 vice-caporaux), 77 hallebardiers et 1 chapelain (avec rang de lieutenant-colonel).
Elle a été appelée au Vatican par le pape Jules II le 21 juin 1505 afin de fournir un corps de soldats permanent pour protéger le souverain pontife. Les mercenaires suisses étaient un choix logique, puisqu'ils étaient alors les plus réputés d'Europe. De plus, le pape connaissait bien les Suisses, parce qu'une vingtaine d'années plus tôt il avait reçu en bénéfice l'évêché de Lausanne. La date officielle de fondation est le 22 janvier 1506, date de l'entrée du premier contingent, 200 hallebardiers commandés par l'Uranais Kaspar von Silenen sur la Piazza del Popolo à Rome. La Garde a varié fortement en taille et a même été dissoute. Son action la plus significative fut accomplie le 6 mai 1527 lorsque 147 soldats moururent en combattant les forces de Charles Quint. Depuis 1859, c'est la seule force mercenaire autorisée par le droit suisse.
Langues officielles
Les langues officielles pour la Cité du Vatican sont les suivantes :
- l'allemand pour les gardes suisses ;
- l'italien pour l'État de la Cité du Vatican ;
- le latin pour l'Église catholique romaine et le Saint-Siège;
- le français pour la diplomatie vaticane.
Sous l'Ancien Régime en France
- La Maison du roi comprenait un corps de soldats suisses appelés gardes suisses ou Cent-Suisses.
- On appelait suisse, le sacristain d'une église, celui qui gardait la sacristie (salle du trésor, des objets et vêtements liturgiques), qui sonnait les cloches, etc. Il était en somme le vicaire (ou secondaire) du curé.
- Personne en costume chargée de garder les églises et lieux publics et paradant lors des cérémonies.
