Gabelle du sel

La gabelle est une taxe sur le sel ayant existé en France au Moyen Âge et à l'époque moderne. Le mot vient de l'italien gabella (« taxe »), lui-même venant peut-être de l'arabe qabāla. Les gabelous se chargaient de la récolte de la gabelle.

Le principe général est le suivant : le sel fait l'objet d'un monopole royal. Il est entreposé dans des greniers à sel, où la population l'achète déjà taxé. La gabelle représente, à l'époque moderne, environ 6% des revenus royaux. Elle figure parmi les taxes les plus impopulaires et a engendré une contrebande spécifique, celle des « faux-sauniers ».

Elle est également à l'origine de soulèvements populaires. Le plus important d'entre eux est probablement celui de 1542 à 1548, suite à la tentative d'unification par François Ier des régimes de la gabelle : le Bordelais, l'Angoumois et la Saintonge se révoltent. Des notables et le gouverneur général de Guyenne sont massacrés. Le connétable Anne de Montmorency rétablit l'ordre dans le sang, mais Henri II doit fléchir et laisser les provinces revenir à leur statut antérieur. Elles seront ensuite qualifiées de « rédimées ».

Comme pour beaucoup de taxes et impôts royaux, la gabelle est souvent « affermée », c'est-à-dire confiée à des intermédiaires (les fermiers) qui avancent son produit au roi, à charge pour eux de recouvrer les sommes dues par la population.

Pays de gabelle

La perception de la gabelle n'est pas uniforme. Elle dépend des pays :

See also: Gabelle du sel, 1542, 1548, Angoulême, Anne de Montmorency, Arabe, Bordeaux, Connétable, Contrebande