Fusil
| Cet article fait partie de la série Histoire militaire |
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Le fusil est une arme à feu pourvue d'un canon long et d'une crosse d'épaule. À l'origine, un fusil désignait une petite pièce de métal destinée à produire des étincelles en frappant une pierre de silex. Ce type de dispositif était utilisé sur les arquebuses pour déclencher le tir et mettre le feu aux poudres. Par extension, on a utilisé le terme de fusil pour désigner l'arme toute entière à partir de 1840 environ.
La carabine est une arme d'épaule proche du fusil, présentant néanmoins des dimensions, une puissance et une portée moindre.
On peut distinguer plusieurs types de fusils en fonction de leur mode de fonctionnement.
| Sommaire |
Fusils à âme rayée et fusils à âme lisse
Les premiers fusils étaient tous à âme lisse, ce qui signifie que la paroi interne de leur canon était lisse. Par la suite, seuls les fusils de chasse destiné à tirer de la chevrotine, c'est-à-dire des projectiles multiples en même temps, ont conservé une âme lisse puisque les rayures n'ont aucun effet sur une gerbe de plomb. Ces fusils présentent un calibre très important et projettent à une distance modérée (environ 50m) un certain nombre de projectiles, maximisant ainsi les chances de toucher une petite cible telle qu'un oiseau par exemple. De nombreuses munitions comportant des grains plus ou moins gros sont disponibles. Afin d'assurer une concentration plus ou moins prononcée de la gerbe de plomb, les fusils de chasse à âme lisse sont généralement resserrés à la gueule du canon. L'anglicisme de choke est utilisé pour désigner les degrés d'étranglement du canon. Choke pour un étranglement maximal, 1/2choke, 1/4choke, ou pas de choke. Des cartouches contenant une balle unique peuvent également être employée pour chasser des gros gibiers comme le sanglier. La balle est alors munie d'un dispositif assurant la stabilité de sa trajectoire, le plus souvent des ailettes produisant la rotation du projectile que le canon ne peut imprimer. Ce type de balle ne peut pas être tirée d'un canon présentant un choke quelconque. Ces fusils sont généralement utilisés pour la chasse mais on les retrouvent quelques fois utilisés par l'armée ou plus souvent par la police et les unités spéciales.
Les fusils tirant une balle unique doivent offrir une précision exemplaire. Des rayures en spirale gravées à l'intérieur du canon impriment un mouvement de rotation à la balle au moment du tir, lui assurant une trajectoire incomparablement plus stable. On retrouve des rayures sur toutes les armes à feu tirant une balle unique. Ses rayures ne sont pas faites au hasard et le pas (le nombre de tour pour une longueur donnée) doit correspondre très exactement à un type de munition particulier. Une arme tirant une munition trop inadaptée à ses rayures présentera une précision dégradée.
Fusil à chargement par la gueule
Les premiers fusil étaient chargés par la gueule, la poudre noire était versée en premier, tassée et ensuite la balle était introduite dans le canon. Des cartouches en papier contenant la poudre et la balle furent développée pour faciliter le rechargement. Les soldats devaient les déchirer avec les dents pour recharger les fusils.
Aujourd'hui il n'existe plus de fusil à chargement par la gueule hormis quelques répliques d'armes anciennes.
Fusil à canon basculant
Il s'agit d'un sytème de rechargement particulièrement simple où l'ensemble du canon se désolidarise de la culasse et du système de percussion en pivotant d'un bloc sur l'avant. Les douilles vides doivent être retirées à la main ou peuvent être ejectées par un ressort. Le tireur remet une cartouche dans le canon et referme l'arme qui peut tirer à nouveau. Certaines armes peuvent comporter plusieurs canons, trois au grand maximum, chaque canon peut être chargé avec une cartouche.
Ce système est essentiellement employé pour les fusils de chasse à âme lisse munis de deux canons juxtaposés ou superposés. Certains modèles rares possèdent en plus un troisième canon rayé de calibre conventionnel.
Quelques fusils à canon rayé, généralement chambrés pour des calibres puissants fonctionnent également selon ce système robuste et peu onéreux.
Fusil à répétition manuelle
La fin du XIXe siècle a vu apparaître des armes à répétition manuelle. Avec ce type d'arme, le rechargement est effectué par une action manuelle sur une commande quelconque. Certains de ces systèmes perdurent aujourd'hui.
Fusil à levier
Dans un premier temps, des armes équipées d'un levier placé derrière la détente ont été développées. Le premier modèle nécessitait d'actionner le levier et d'armer le chien en prime. Rapidement, des systèmes exécutant les deux opérations en un seul mouvement ont été diffusé, la plus célèbre d'entre elles est très clairement la winchester des westerns. Ces armes n'étaient pas à proprement parler des fusil car plus légères et moins puissantes elles répondent à la dénomination de carabine. Les carabines à levier sont toujours disponibles à la vente mais connaissent une diffusion anecdotique.
Leur magasin tubulaire (sous le canon) leur interdit de tirer des munitions de fusil parce que son ogive pointue serait en contact avec l'amorce de la munition suivante et pourrait la déclencher au moindre choc ou même sous l'effet du recul de l'arme.
Fusil à pompe
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Les fusils à pompe sont aujourd'hui encore largement utilisés, pour la chasse mais également pour le maintien de l'ordre et l'autodéfense. Dans cette dernière appplication, le canon à âme lisse permet d'employer facilement des munitions en caoutchouc de faible puissance et le bruit du recharchement de l'arme est semble-t-il doté d'un certain pouvoir intimidant.
Fusil à action de culasse
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Fusil à répétition automatique
Les militaires ont longtemps cherché à produire un fusil dont le rechargement soit opéré automatiquement par l'énergie de la première cartouche tirée. Nombre d'entre-eux ont d'abord été semi-automatique. les premiers modèles sont apparus à la fin du XIXe siècle mais ils se sont réellement répandus dans les armées que dans les années 1930. Ils permettaient d'augmenter considérablement la cadence de tir. Leur utilisation est tombée en désuétude dans le courant des années 1950 avec l'apparition des fusils d'assaut. On les retrouve aujourd'hui employés pour le tir de précision ou pour des armes destinées au marché civil, soit pour le tir récréatif, soit sur des fusils de chasse à âme lisse avec un magasin toutefois limité à trois coups.
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On trouve néanmoins, toujours pour des application militaires ou pour les opérations spéciales, des fusils de chasse à âme lisse capable de tir automatique. Répondant notamment au programme CAWS de l'armée américaine. Leur emploi reste malgré tout marginal et surtout réservé aux unités spéciales. La portée de ces fusils reste limitée, sauf à développer des cartouches spécifiques encore plus puissantes, et la chaleur dégagée par le tir automatique à tendance à faire fondre le plastique des cartouches conventionnelles dans le mécanisme de l'arme, causant de graves dysfonctionnements.
Le fusil est aussi un outil qui sert à affuter les couteaux.
