Front de libération de la Bretagne
Front de Libération de la Bretagne – Armée Révolutionnaire Bretonne
L’ARB : Branche armée du Front de Libération de la Bretagne
Trois époques :
- 1972-1996 :
- Armée Révolutionnaire Bretonne, fondée en 1971.
- L'Armée de Libération de la Bretagne (ALB), fondée en 1972. L'ALB est le bras armé du FLB-LNS.
- Le Front de Libération de la Bretagne/Libération Nationale et Socialiste (FLB/LNS) est de d'extrême gauche. Cette organisation, apparue en 1972, entretenait des liens avec l'ALB.
- depuis 1996
Le FLB-ARB est une organisation qui se situe en continuité du mouvement terroriste breton Gwenn ha Du (terrorisme) des années 30. Cependant pour Morvan Lebesque, « Gwenn-ha-Du, honni de la population, opérait en desperado, économisait ses attentats et fuyait une police peu nombreuse qui ne réussit jamais à le découvrir ; le FLB, lui, téléphonait pratiquement ses coups dans un pays quadrillé par les Renseignements. » Les clivages politiques restent très relatifs : les indépendantistes de droite du POBL (Parti pour l'organisation d'une Bretagne libre) se sont déclareront « solidaires des militants bretons qui s'attaquent aux symboles de l'autorité illégitime de l'Etat de non-droit français en Bretagne », représentés par l'ARB, étiqueté à l'extrême gauche.
A plusieurs reprises, le mouvement nationaliste breton a eu tendance à suspecter l'État d'une « stratégie de manipulation et de provocation » en invoquant deux précédents : les infiltrations-manipulations de la DST au sein du FLB des années 60 et l'affaire des paillotes en Corse.
Première époque : 1966-1971
Le sigle du FLB apparaît pour la première fois en 1965. Le FLB-ARB naît en 1966 et se fait remarquer par une série d’attentats (env. 30) en Bretagne contre des symboles de l’Etat français (édifices publics, préfectures, casernes de gendarmerie, bureaux de perception…). En 1966, un communiqué du mouvement clandestin est publié dans le journal fédéraliste L'Avenir de la Bretagne de Yann Fouéré, en adoptant un ton et un style proches de ceux des déclarations irlandaises. « Nous reprenons le combat progressiste et révolutionnaire que chaque génération de Bretons a entrepris pour la liberté de la Bretagne et pour le droit des Bretons à rejeter le statut colonial afin de se gouverner lui-même. »
Rapidement, le FLB qui, par analogie avec l'IRA, donne à sa force de frappe le nom d'ARB (Armée républicaine bretonne), durcit ses actions. Une cinquantaine de militants sont arrêtés en 1969, dont Jean Bothorel et emprisonnés à la « Santé » avant de bénéficier d’une amnistie électorale 6 mois plus tard. Ces militants appartiennent aux organisations traditionnelles du combat breton qui à cette époque était largement encrées à droite (parmi ceux-ci on trouve quelques curés). Entre décembre 1968 et janvier 1969, les premiers réseaux sont démantelés, mais devant l'ampleur du mouvement et de son ancrage dans toutes les catégories de la population, le pouvoir prend peur. Lors de son Tro Breizh (tour de Bretagne), le général De Gaulle donne l'ordre de mettre fin aux arrestations, « surtout de prêtres ! »
Le mouvement breton était « nationaliste de droite » et son combat portait sur les thèmes suivants : - la colonisation forcée de la Bretagne par la France (ruine de l’économie bretonne à compter du XVIIIe siècle) ; - la revendication du strict respect du traité de 1532 liant la Bretagne à la France. « Lequel traité est bafoué depuis la révolution de 1789 » et la fameuse nuit au cours de laquelle fut votée par les députés du tiers état l’abolition de tous les privilèges.
De nombreux attentats à la bombe sont perpétrés contre des préfectures, des perceptions, des monuments et locaux administratifs, des casernes, des gendarmeries, tout ce qui peut représenter l'« État français » en Bretagne.
Le FLB « historique » a disparu de la circulation depuis ce procès pour renaître de ces cendres quelques années plus tard. L'ensemble de l'Emsav (mouvement breton), à l'exception notable de l'UDB (Union démocratique bretonne), refuse de condamner le FLB, et la population sourit au spectacle des perceptions volatilisées.
Deuxième époque : 1972 à 1996
L’ARB devient « révolutionnaire » et on assiste à un changement d’orientation politique, le combat breton s’ancre à gauche. De nombreux attentats sont commis à compter de Janvier 1972. Les cibles évoluent.
Les attentats touchent alors les symboles du grand capital français qui colonise la Bretagne (maison de vacances de Bouygues 1972), les bulldozers parisiens destinés à construire des autoroutes et à faire tomber les talus (remembrement) ainsi que l’omni-présence des médias parisiens qu'elle considère comme des « moyens d'oppression culturelle » (antenne du Roc’h Trédudon en 1974) ainsi que les cibles traditionnelles. Ces attentats apparaissent dans un contexte de profonde crise de la société bretonne . La Bretagne connut en effet en 1972 de très violentes manifestations (grève du lait, grève du joint français, grève des batignoles à Nantes...) au cours desquels la société bretonne se mobilisa pour exprimer sa détresse face à l’appauvrissement la Bretagne (désertification et remembrement), sa colonisation ("joint francais" dont les salaires étaient inférieurs de 20% au reste de la France) et au vieillisement de la population (exode rural). Pour la première fois les agriculteurs et les ouvriers mènent le même combat : SLOGAN DE 1972 : JOINT FRANÇAIS-LAIT-FLB :MEME COMBAT.
Onze militants sont arrêtés en octobre 1972 et jugés pour la première fois par la cour de sûreté de l’Etat, pour « infraction en relation avec une entreprise individuelle ou collective consistant à substituer une autorité illégale à l'autorité de l'État » . Au procès, l'Etat français se voit montré du doigt par les activistes et les dizaines de témoins de moralité comme le général de la Bollardière venus les soutenir. Le procès a été l'occasion de dénoncer un Etat français hyper centralisé refusant de reconnaître ses minorités nationales. Au même moment, Glenmor, l'auteur du kan bale an ARB (chant de marche de l'ARB) remplit la salle de la Mutualité, à Paris, lors d'un gigantesque gala de soutien. Les 11 Bretons qui comparaissent devant la Cour de sûreté de l'Etat (créée en 1963 suite à la guerre d'Algérie) sont condamnés à des peines de prison avec sursis, et relâchés immédiatement.
Le combat breton est alors mis sous les projecteurs pour se poursuivre pendant les années 70 avec un pic en 1975 (10 attentats dont la centrale nucléaire de Brennilis). Cette époque est marquée par le décès de Yann-Kel Kernaleguen tué par sa propre bombe à Chateaulin (Christian le Bihan en 1985).
Le 14 février 1974, la destruction du relais émetteur de télévision de Roc-Trédudon (Finistère), attribué au FLB sans preuves convaincantes, permet au ministre de l'Intérieur de dissoudre l'organisation tout en durcissant la répression.
Il faut attendre 1978 et l'attentat du Château de Versailles, et l'intensification des campagnes de l'organisation bretonne pour voir la justice durcir le ton. Les attentats ainsi que les procès se succèdent jusqu’en 1981. En 1976, Didier Patte est arrêté sur un mandat d'un juge de Rennes, au sujet d'un transit d'armes par le port du Havre. La police était persuadée que le Mouvement Normand servait de base d'approvisionnement à l'organisation clandestine bretonne.
Les 19 militants encore emprisonnés en 1981 sont amnistiés par François Mitterrand et le FLB-ARB voit son activité réduire malgré quelques coups d’éclats dont l’attentat contre la cité judiciaire de Rennes en 1996. La plupart des affranchis décidèrent alors de se ranger et certains d'entre eux intégrèrent même l'Union démocratique bretonne (UDB), mouvement autonomiste breton condamnant la violence et participant au scrutin électoral.
Troisième époque (depuis 1996)
Ce dernier attentat marque l’apparition d’un troisième FLB-ARB dont les mobiles ainsi que les chevilles ouvrières ont changé. Cette 3e génération commet onze attentats. A compter de la fin des années 90, on assiste à une reprise des attentats revendiqués par une Armée révolutionnaire bretonne dont les liens et la filiation avec le FLB des années 70 n'apparaissent pas clairement. Les artificiers de l'ARB frisent l'amateurisme et les fréquents ratages. Cependant cette thèse sur l'amateurisme de l'ARB ne permet pas d'expliquer les prouesses de Belfort, de Cintegabelle, du vol de Pléven. Toutes les hypothèses fleurissent :
- Etat suspecté d'une stratégie d'infiltrations-manipulations
- retour au front de quelques «anciens» au sein de l'ARB, etc.
Le 28 septembre 1999 : L'ARB, avec l'ETA effectue le vol de 8,5 tonnes de dynamite et de 11 kilomètres de cordeau dans une usine d'explosifs de la société Titanite, à Pléven, en Côtes-d'Armor. Les relations d'entraide entre clandestins basques et activistes bretons sont anciennes: la région bretonne sert depuis des décennies comme planque aux terroristes basques en cavale et les derniers gros ennuis judiciaires des militants bretons résultaient principalement de cette hospitalité. Le gouvernement espagnol estime toujours qu'une partie de la direction de l'ETA est cachée en Bretagne.
- Article connexe : Affaire de Pléven
Suite à cette affaire, le nationaliste Denis Riou est incarcéré mis en examen pour avoir hébergé les Basques de Plévin (selon lui à la demande de Charlie Grall). Pendant son emprisonnement, les attentats redoublent, jusqu'à celui de Quévert et la mort de Laurence Turbec, qui fera parcourir une onde de choc dans les terres bretonnes. le choc va être immense et la condamnation unanime (ex. La Bretagne,c'est la vie du Conseil Culturel de Bretagne). Les élus vont mettre fin à une « tolérance amusée pour un folklore militant marginal, mais jusqu'alors considéré comme inoffensif, voire sympathique, ils découvrent à cette occasion qu'ils ont parfois laissé prospérer le pire ». Ils faisaient sourire avant Quévert. Ils sont rejetés depuis.
Liste des attentats et protagonistes
Année 1966
- 06 - 03 Saint-Nazaire cocktails molotov contre la sous-préfecture
- 17 - 06 St-Brieuc (22) incendie des sous-sols de la perception. Perception, tentative d'attentat, revendication ARB. Une bombe incendiaire est déposée dans les sous-sols de la perception de Saint-Brieuc. L'attentat est signé du sigle du FLB (Front de libération de la Bretagne). Lors de l'enquête, si les auteurs n'ont pas été identifiés, une correspondance entre Emile Lecoq et Yann Goulet sera mise à jour, où il est indiqué « Je voudrais refaire notre organisation sur des bases semblables à celles que nous avions en 1943-1944. Tiens moi au courant également des réactions des uns et des autres, car malgré ma bonne volonté, je ne puis rien faire sans votre appui »
- 11 - 06 Lorient (56) tentative d'incendie contre immeuble des Contributions Directes
Année 1967
- xx - 03 Tremusson (29), L’A.R.B. tente de voler des explosifs dans une carrière, mais sans succès.
- 13 - 07 La Paquelais, près de Vigneux-de-Bretagne (44), Lucien Divard pose une bombe contre un bâtiment P.T.T.. Il signe son action par un « Bzh », clin d’oeil à l’interdiction du moment de coller ce signe à l’emplacement de la plaque internationale à l’arrière des voitures.
Année 1968
- 11 - 01 Plouescat (29) Perception
- 12 - 01 St-Brieuc (22) Préfecture
- 12 - 01 Quimper (29) Préfecture
- 28 - 04 St-Brieuc (22) caserne C.R.S. 13 (20ème attentat en un an) : le garage de la caserne de CRS de Saint-Brieuc et tous les véhicules qui y sont entreposés sont complètement détruits.
- 31 - 08 Hennebont (56) Gendarmerie
- 31 - 08 Pluvigner (56) Perception
- 05 - 09 Pont-Aven (29) Mairie
- 05 - 09 Rosporden (29) Perception
Année 1971
- 06 - 06 Rennes (35) camions de transports laitiers
- 22 - 06 Rennes (35) entreprise de matériel automobile
- 22 - 06 Fougères (35) Bureaux de Maître Massard
- 18 - 11 Redon (35) Palais de justice
- 28 - 11 Dinan (35) Sous-préfecture
Année 1972
- ?? - 01 Saint-Malo (35) Bâtiment des douanes
- 10 - 01 Rennes (35) Faculté des sciences de Rennes
- 12 - 01 Redon (35) Palais de justice
- 23 - 02 Quiberon (56) Statue du Général Hoche
- 12 - 04 Saint-Malo (35) Villa de Francis Bouygues. « symbole de l’implantation en Bretagne d’un représentant du grand capital ». La DST est soupçonné, en 1972, de commettre cet attentat afin de discréditer le mouvement breton révélations du "Matin de Paris" (22 septembre 1981) et relayées par le "Canard enchaîné" (30 septembre 1981).
Année 1974
- 14 - 02 Roc'h-Trédudon ( ) émetteur ORTF. Destruction dans la nuit du 14 au 15 février 1974, du relais émetteur de Roc'h Trédudon, dans les monts d'Arrée, privant la population bretonne de télévision durant plus d'un mois. Revendication FLB-LNS.
- 06 - 03 Paris (75) immeuble EDF
- 06 - 03 Brest (29) immeuble EDF
- 06 - 03 Brest (29) Gendarmerie
- 06 - 03 Guingamp (22) immeuble EDF
- 06 - 03 Lannion (22) immeuble EDF
- 06 - 03 Saint-Brieuc (22) immeuble des RG
- 26 - 06 Brest (29) Gendarmerie. Le 30 décembre 1974, onze militants sont arrêtés. Parmi eux, Corentin Puillandre est le seul inculpé devant la Cour de Sûreté de l’Etat (pour un attentat contre la gendarmerie de Brest du 26 juin 1974)
Année 1975
- 08 - 07 Locminé (56) presbytère
- 12 - 07 Cléguérec (56) Gendarmerie
- 14 - 07 St-Cyr-Coëtquidan (56) Statues militaires
- 27 - 07 Quimper (29) D.D.A.
- 27 - 07 Nantes (44) D.D.A. (manqué) : trois militants de Guérande, Pêr Loquet, Dominique Crochard et Gérard Coriton sont arrêtés.
- 27 - 07 Lande-d'Ouée (35) camp militaire
- 29 - 07 Vannes (56) Cité administrative
- 15 - 08 Brennilis (29) centrale nucléaire
- 27 - 08 Rennes (35) attentat contre MM. Henri Fréville (sénateur-maire de Rennes) et Le Douarec (député d’Ille-et-Vilaine). 13 personnes sont inculpées devant la Cour de Sûreté. C’est le résultat de l’Opération Sultan IV, destinée initialement à démanteler le F.L.B.-L.N.S., et qui a donc des résultats bien plus larges. Parmi les personnalités connues du mouvement breton arrêtées, on trouve l’Abbé Le Breton, Yann Fouéré, Dr Yves Gourves et Yann Puillandre. Des manifestations populaires conduisent à la libération provisoire de la plupart d’entre eux en décembre 1976.
Année 1976
- 14 - 07 Locronan (29) Gendarmerie (manqué)
- 25 - 07 Quimper (29) Banque nationale de Paris
- 27 - 07 Locronan (29) Gendarmerie (nouvel attentat)
- 02 - 08 Brest (29) Hôtel des impôts
- 06 - 08 St-Brieuc (22) Centre des impôts
- 07 - 08 Vannes (56) Palais de justice (non revendiqué)
- 26 - 09 Fougères (35) véhicules de Gendarmerie
- 29 - 09 Dineault (29) Camp de Ty-Vougeret
- 30 - 09 Plouerden (29) Bureaux de l'entreprise Lagadec
- 10 - 10 Rennes (35) Rectorat d'académie
- 21 - 10 Rennes (35) Hôtel des impôts
- 07 - 11 Dinan (22) Hôtel des impôts
- 06 - 12 Brest (29) Chantier entreprise Lagadec
- 06 - 12 Plougastel-Daoulas (29)autres chantiers Lagadec
- 19 - 12 Saint-Malo (35) Bâtiment des douanes
- 22 - 12 Rennes (35) Cercle des officiers
Année 1977
- 07 - 01 Brest (29) Chantier Lagadec
- 08 - 01 St-Renan (29) Carrière Lagadec à Kerastang
- 09 - 01 St-Malo (35) Palais de justice
- 24 - 01 Dinan (22) Voiture de l'E.D.F.
- 06 - 02 Redon (35) Cité administrative
- 06 - 02 Rennes (35) Centre redevances ORTF
- 06 - 02 Rennes (35) Centre de redevances radio-T.B.
- 06 - 02 Redon (35) Cité Administrative
- 08 - 02 Lizio (56) pylône électrique
- 12 - 02 Broons (22) Statue Du Guesclin, « Le Harki breton » selon les nationalistes bretons.
- 13 - 02 Saint-Brieuc (22) Véhicule Gendarmerie
- 20 - 03 Rennes (35) District EDF, Bd Voltaire
- 25 - 03 Quimper (29) Caserne de la Tour d'Auvergne
- 22 - 04 Quimper (29) Hôtel de police
- 22 - 04 Quimper (29) Antenne légion étrangère (manqué)
- 22 - 04 St-Nic-Pentrez (29) Résidence secondaire du maire de Châteaulin
- 01 - 05 Broons (22) Gendarmerie en construction
- 18 - 05 Plouzane (29) chantier Ecole Nouvelle des Télécom (Lagadec)
- 29 - 05 St-Brieuc (22) Banque de France et Banque Populaire d'Armorique
- 09 - 06 Redené (29) engins Lagadec
- 09 - 06 Plouneour-Menez (29) engins Lagadec
- 12 - 06 Cesson-Sévigné (35) Centre Commun d'Etudes de Télévision et Télécommunications
- 07 - 07 Benodet (29) Pavillon-témoin Pujos
- 10 - 07 Saint-Malo (35) Centres EDF-GDF
- 10 - 07 Dinan (22) Centres EDF-GDF
- 16 - 07 St-Brieuc (22) 7 véhicules de gendarmerie
- 18 - 07 Morlaix (29) Hôtel des impôts
- 19 - 07 Guisseny (29) Engin de terrassement de la sablière
- 30 - 07 Canville (50) Bulldozer Lasnon (Centrale nucléaire de Flamanville)
- 23 - 08 Carteret (50) Caterpillar entreprise Castel (Flamanville)
- 18 - 09 Morlaix (29) Hôtel des impôts
- 10 - 10 Pontivy (56) Bâtiment district EDF
- 12 - 10 Quimper (29) Préfecture FLB
- 20 - 10 Châteaubriant (44) Hôtel des impôts
- 21 - 10 Nantes (44) Garage Mercédès
- 21 - 10 Saint-Herblain (44) Garage Mercédès
- 21 - 10 Brest (29) Garage à mazout de la marine
- 21 - 10 Guingamp (22) Recette des finances
- 21 - 10 Treveneug (22) Centre de vacances de la police
- 22 - 10 Pré-en-Pail (53) Relais TV. Destruction du relais de télévision de Pré-en-Pail, en Mayenne, privant près de 17 départements de l'Ouest d'émissions télévisés pendant plusieurs semaines.
Année 1978
- 15 - 01 Quimper (29) Caserne de la T.A. et Ets. Ducassou
- 15 - 01 Lorient (56) Ets. Ducassou
- 15 - 01 Redon (35) Bureaux de l'E.D.F.
- 15 - 01 Ploërmel (56) Hôtel des impôts (raté)
- 07 - 02 Rostrenen (22) Perception
- 07 - 02 Carhaix (29) Hôtel des finances
- 20 - 03 Rennes (35) Agence de la BNP
- 20 - 03 Rennes (35) local technique de la D.D.E.
- 20 - 03 Fougères (35) Société Générale
- 26 - 03 Vern-sur-Seiche (35) Centre de commandes de la Shell
- 11 - 04 Rennes (35) Dépôt de l'assoc. Culture & Diffusion
- 17 - 04 Pont-Aven (29) Statue de Théodore Botrel
- 09 - 05 Châteaulin (29) H.L.M. de l'armée
- 11 - 05 Rennes (35) Préfecture de Région
- 12 - 05 Rennes (35) Maison de la Radio
- 12 - 05 Dinard (35) Secrétariat d'Hervé Bourges
- 12 - 05 Dinard (35) Fourgon de police
- 16 - 05 Brest (29) Services de l'Equipement
- 17 - 05 St-Brieuc (22) Locaux de la Gendarmerie
- 24 - 05 Portsall (29) 2 engins de T.P.
- 25 - 05 Dinan (22) Gendarmerie
- 29 - 05 Nantes (44) Direction régionale de la Shell
- 15 - 06 Rennes (35) Préfecture
- 26 - 06 Versailles (78) Château de Versailles. La destruction de l'aile du midi du château de Versailles crée un climat de panique. Revendication FLB. Louis XIV et Napoléon Ier, à qui est consacrée la salle détruite par la bombe, sont considérés comme des tyrans sanguinaires par Patrick Montauzier, connu sous le nom de colonel Armand, ou encore Youenn ar Sorn, chef de la kevrenn c'hwer (6e section), et Lionel Chenevière, les responsables de l'attentat. Arrêtés dans les jours qui suivent, ses auteurs sont transférés, menottes aux poignets, respectivement aux centrales de Fresnes et de Fleury-Mérogis. En décembre 1978, Montauzier et Chenevière contre qui le procureur avait évoqué la peine de mort, sont condamnés à deux fois quinze ans. Pour la première fois, des activistes bretons se voient traiter comme des terroristes. L'organisation clandestine est sérieusement ébranlée militairement et psychologiquement.
- 22 - 07 Bannalec (29) Gendarmerie
- 22 - 07 Quimperlé (29) Gendarmerie
- 01 - 08 Carhaix (29) Gendarmerie (14ème attentat contre elle depuis mai 1974)
- 28 - 10 Ty-Vougeret (29) canalisation souterraine
- 25 - 12 Guingamp (22) Sous-préfecture
- 28 - 12 Quiberon (56) Statue du Général Hoche
Année 1979
- 14 - 01 Brennilis (29) 2 lignes haute-tension
- 24 - 02 Saint-Servais (22) tentative de vol d'explosifs
- 06 - 03 Lannion (22) Camp militaire
- 06 - 03 Saint-Brieuc (22) immeuble des RG
- 06 - 03 Brest (29) immeuble EDF-GDF
- 30 - 03 Plouezec (22) Villa de M. Le Taillanter. Attentat à Bréhec contre la villa, résidence secondaire du commissaire Roger Le Taillanter, patron du SRPJ de Rennes. Revendication FLB. Protagoniste : Martial Ménard. Il est condamné par la Cour de sûreté de l'État à 7 ans de prison en 1979. En plein jour, un commando de quatre hommes débarque, ligote la femme du commissaire, et fait tomber en ruine sa demeure. Le commissaire était qualifié « d'adversaire direct et privilégié » par les nationalistes bretons
- 09 - 05 Dinan (22) Camp militaire
- 29 - 05 Saint-Brieuc (22) immeuble des RG
Année 1980
- 03 - 06 Saint-Didier (35) ligne SNCF Paris-Brest
- 06 - 06 Saint-Didier (35) ligne SNCF Paris-Brest
Année 1983
- Octobre/Novembre 1983. Nouvelle vague d'attentats en Bretagne (dont cité judiciaire de Rennes) signés ARB (disparition du sigle FLB).
- 11 - 10 Rennes (35) Futur Palais de justice
- 15 - 10 Rennes (35) Cité judiciaire
- 22 - 12 Rennes (35) Trésorerie générale
Année 1984
- 01 - 05 St-Brieuc (22) Agence de travail temporaire
- 01 - 05 Rennes (35) Direction Départ. du Travail (échec)
- 01 - 08 Quimper (29) Radio Bretagne Ouest
- 04 - 08 Kerjouanno (56) transformateur EDF (manqué)
- 12 - 12 Lannion (22) ANPE
- 12 - 12 Brest (29) ANPE
Année 1985
- ? - 06 Guingamp (22) ANPE, Palais de justice et permanence du PS. Un jeune militant, Christian Le Bihan, est déchiqueté à Guingamp par la bombe qu'il s'apprêtait à déposer à l'hôtel des impôts.
Année 1988
Année 1994
- 24 - 04 St Brice-en-Coglès (35) Perception
- 06 - 09 Attentat à la perception d'Evran, près de Dinan.
Année 1995
- 10 - 04 Guidel (56) Société immobilière SUMMER
- 08 - 06 Auray (56) locaux E.D.F.
- 08 - 11 Carnac (56) Archéoscope
Année 1996
- 10 - 02 Louvigné-du-désert (35)Gendarmerie
- 16 - 04 Rennes (35) Trésor Public
- 23 - 05 Morlaix (29) Compagnie Générale des eaux
- 23 - 05 Crac'h (56) Compagnie Générale des eaux
- 23 - 05 Fouesnant (29) Lyonnaise des Eaux
- 0x - 06 Surzur (56) Mairie, manqué (« Askell Groc'hen » ?)
- 26 - 06 Saint-Herblain (44) installations EDF
- 26 - 06 Caudan (56) installations EDF
- 05 - 07 Rennes (35) Cité Judiciaire. Action dirigée avec des explosifs contre la cité administrative de Rennes. Revendication ARB.
Année 1998
- En septembre 1998, un pain de plastic est découvert sous les fenêtres de la gendarmerie de Liffré, en Ille-et-Vilaine.
- nuit du 29 au 30 octobre 1998 : Une explosion a détruit une quinzaine de bureaux du service d'actions culturelles à l'Hôtel de Ville de Belfort (mairie du ministre de l'intérieur de l'époque Jean-Pierre Chevènement). On retrouve le même explosif qu'en 1996 avec l'attentat contre la cité administrative de Rennes. L'explosion, revendiquée par l'ARB, a fait plusieurs millions de francs de dégâts, mais aucun blessé. Un correspondant anonyme revendique dans la foulée l'attentat au nom de l'ARB auprès de l'AFP et de Radio Bretagne Ouest. Le 12 novembre 1998, l'organisation clandestine bretonne revendique l'action dans un communiqué signé du kuzul meur (le grand conseil).
- Les cibles suivantes furent choisies parmi les symboles de «l'Etat colonial français»:
- 14 août 1998, Liffré, Cesson-Sévigné (35), gendarmeries, attentat non revendiqué
- 3 octobre 1998, Liffré (35), perception, attentat manqué et non revendiqué.
- nuit du 13 au 14 novembre 1998 : Attentat à l'hôtel des impôts de la ville de Matignon, dans les Côtes-d'Armor. Devant l'importance des faits, le parquet de Dinan est dessaisi de l'affaire au profit de la 14e section du parquet de Paris en charge des affaires terroristes, où certains nationalistes Bretons sont connus en raison de leur soutien aux militants indépendantistes basques.
- 23-24 décembre 1998, Gouarec (22), Brigade de gendarmerie, revendication ARB.
Année 1999
- 22 janvier 1999, St-Pol-de-Léon (29), bombe artisanale contre une borne électrique, tract ARB.
- 26 janvier 1999, Callac (22), perception, tentative d'attentat, revendication ARB.
- 29 janvier 1999, palais de justice de Mayenne, revendication ARB.
- 18 juin 1999 : Attentat à la perception de Cintegabelle, fief électoral de Lionel Jospin, 2 jours seulement après le refus du président de la République, avalisé par le Premier ministre, de ratifier la Charte des langues régionales et minoritaires. Dans un entretien publié l'année dernière par une revue basque, l'ARB annonçait vouloir «ne plus se limiter à des attentats symboliques»
- 28 septembre 1999 : Vol de 8,5 tonnes de dynamite et de 11 kilomètres de cordeau dans une usine d'explosifs de la société Titanite, à Pléven, en Côtes-d'Armor. Ce sont les Basques d'ETA, à court de munitions, qui ont sollicité les nationalistes bretons, lesquels ont repéré la cible et assuré l'accueil logistique d'un commando venu d'Espagne. Un certain nombre de membres du mouvement indépendantiste breton Emgann («Combat») seront interpelés.
- Article connexe : Affaire de Pléven
- 5 novembre 1999, Carhaix (29), Hôtel des finances, explosion provoquée par les démineurs à 9h51, revendication FLB. Le FLB ne s'était pas manifesté depuis 1979, certains évoquent même la reconstitution d'une branche droitière du terrorisme.
- 25 novembre 1999, St Herblain (44), ANPE, tentative d'attentat (explosifs Plévin), revendication ARB. La police a récupéré 2,5 kilos de dynamite: le réveil-déclencheur était tombé en panne.
- 29 novembre 1999, Rennes (35), ANPE, tentative d'attentat (12 bâtonnets de 100 gr de dynamites, explosifs Plévin) à 8h20, revendication ARB. La police a désamorcé en plein jour une charge signalée par un écriteau «Attention, bombe ARB».
- 10 décembre 1999, Callac (22), perception, 1 blessé léger, charge 1 kilo, attribution ARB.
Année 2000
- 23 janvier 2000, La Baule (44), mairie, explosion non revendiquée, pas de blessé.
- Vannes (56), 3e Régiment d'infanterie de marine, alerte à la bombe sans bombe.
- 11 mars 2000, Argentré-du-Plessis (35), attentat non revendiqué.
- 19 avril 2000, Rennes (35), bombe désamorcée aux Chèques Postaux (explosifs Plévin).
- 19 avril 2000 : un palier est franchi avec la mort de Laurence Turbec, une employée du Mac Donald de Quévert, tuée par une bombe qui aurait due vraisemblablement exploser plus tôt dans la nuit. Sous réserve des résultats de l'enquête, c'est la première fois qu'un attentat attribué aux activistes bretons tue une personne innocente. Attentat à l'explosif (dynamite Plévin).
Bibliographie
- FLB Front de la libération de la Bretagne- 1er meeting - Salle de la mutualité . Orateur : Yann Morvan Gefflot (Comité Révolutionnaire Breton), Ronan Trémel (ex-détenu FLB), Morvan Gillemet (ex-détenu FLB), Abbé Le Breton (Recteur de Gommenec'h), Guy Caro (Militant PSU), Peter Berres Ford Ellis (Journaliste irlandais - Ulster), Père Jean Cardonnel (Vicaire), Jean-Pierre Vignier (Comité initiative pour un mouvement révolutionnaire).
- La langue bretonne et la révolution. Emsav, Rennes. 1972.
- Les bretons le dos au mur: le FLB devant la Cour de sûreté de l'État. La Table Ronde, 1973. Brittia, 2000. de Ronan Caerléon. ISBN 2845600062.
- Breiz atao ou histoire et actualité du nationalisme breton. Moreau. 1973. Olier Mordrel.
- FLB 72 - Procès de la Bretagne des Comités de soutien aux détenus politiques bretons. Kelenn, (Kelenn Politique), 1973. Compte-rendu du procès devant la CSE de 1972.
- Bretagne, renaissance d'un peuple, de Jean Pierre Le Dantec (éd. Gallimard, 1974)
- La question bretonne de Renaud Dulong, Ed FNSP 1975
- En prison pour la libération de la Bretagne. En prison pour le FLB Nouvelles Editions Latines, (Les Cahiers de l'Avenir de la Bretagne; 3), 1977. de Yann Fouéré.
- Histoire résumée du mouvement breton, du XIXe siècle à nos jours (1800-1976). Quimper: Editions Nature et Bretagne, (Les Cahiers de l'Avenir de la Bretagne; 4), 1977. Yann Fouéré. ISBN 2852570270.
- Réquisitoire contre le FLB: attentat de Versailles, Cour de sûreté de l'Etat, audience du 30 novembre 1978. Texte du réquisitoire prononcé contre Lionel Chenevière et Patrick Montauzier. Cour de Sûreté de l'Etat, Imprimerie Administrative, 1979. de Raoul Béteille.
- La révolte des régions d'Europe Occidentale de 1916 à nos jours, de Christian Gras, ed. PUF 1982
- Analyse des idéologies : le Front de Libération de la Bretagne, Mémoire de maîtrise, 1984, Université Paris X-Nanterre. de Ronan Le Coadic.
- Le séparatisme en Bretagne de Michel Nicolas. Beltan. 1986.
- Bretagne 79: des années de poudre. Ed. Egina, Carhaix, 1989. 143 ouvrage collectif édité écrit sous le pseudo de Marie-Pierre Bonnet.
- Les Fronts de Libération de la Bretagne, 1997, Paris II-Assas. Mémoire de DEA de science politique. Erwan Le Quilliec. [1]
- Breizh Dieub!: une histoire de l'action clandestine en Bretagne, 1966-1985: FLB-ARB. [Caudan, France]: Kazetenn Emgann, Combat Breton, 1998. de Erwan Glanndour. ISBN 295125430X.
Voir aussi
- nationalisme breton, Emgann, Front pour la libération des prisonniers politiques bretons, Coordination antirépressive de Bretagne (CARB), Front socialiste autogestionnaire breton, Skoazell Vreizh
