Madame de Maintenon
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Madame de Maintenon
Françoise d'Aubigné, (1635, Niort - 1719, Saint-Cyr-l'École), plus connue comme Madame de Maintenon, fut secrètement l'épouse de Louis XIV (1638–1715), roi de France et de Navarre.
Elle était la petite-fille d'Agrippa d'Aubigné. Après une enfance passée à la Martinique où elle gagne le surnom de « Belle Indienne », elle revint en France en 1645 après la disparition de son père, puis abjura la foi calviniste.
Elle fut l'épouse, de 1652 à 1660, de l'écrivain et poète, infirme, Paul Scarron (1610–1660). Il lui proposa le mariage ou de la doter pour entrer au couvent. La jeune Françoise alors âgée de seize ans aurait dit "J'aime mieux l'épouser qu'un couvent". Elle fut l'animatrice, pendant ses années de mariage, du salon, rapidement fréquenté par les écrivains de l'époque, ouvert par son mari. Il lui apprendra tout, de son côté, elle se tissera un solide réseau de relations avec les beaux esprits du marais parmi lesquels se trouvent Athénais de Montespan.
En 1669, elle accepte la charge de gouvernante des enfants illégitimes du roi et de Madame de Montespan alors qu'elle vient de refuser d'être la dame de compagnie de la Reine de Portugal. Elle s'acquitta avec succès de sa tâche puisque le roi lui conféra, en 1674, le titre de marquise de Maintenon puis, en 1680, la charge de « dame d'atour » de la Dauphine. C'est à l'occasion de cette charge qu'elle se rend à Barèges pour soigner le Duc de Maine, franchissant le Col du Tourmalet en 1675.
La disgrâce progressive de Mme de Montespan (1680-1684), compromise dans l'affaire des poisons et la mort en 1683 de la reine Marie-Thérèse d'Autriche allaient la conduire à prendre un ascendant grandissant sur le roi, jusqu'à le conduire à l'épouser secrètement, par mariage morganatique, (en raison de la différence de rang), sans doute dans la nuit du 9 au 10 octobre 1683
On lui a prêté une grande influence, faite de rigueur et d'austérité, sur le roi et sur la Cour, notamment concernant la décision ayant conduit à la révocation, en 1685, de l'édit de Nantes, qui, « interdisant » les protestants, provoqua l'exode massif de ceux-ci et de leurs capitaux, ce qui eut pour effet de ruiner la France. L'incitation au déclenchement de la guerre de Succession d'Espagne en 1701, fut aussi son œuvre.
Trois jours avant la mort du roi en 1715, elle se retira jusqu'à sa propre disparition à Saint-Cyr, où elle avait fondé en 1686 la Maison royale de Saint-Louis, maison d'éducation pour jeunes filles nobles et désargentées, qui se maintint jusqu'en 1790, où elle fut transformée en école pour enfants d'officiers. En 1793, elle devint un hôpital militaire pour finalement accueillir, de 1808 à 1940, l'École spéciale militaire de Saint-Cyr.
