François Mitterrand

Image manquante
Mitterrand.jpg
Portrait officiel de François Mitterrand

Élu le 10 mai 1981 et 8 mai 1988
Mandats 21 mai 1981 - 20 mai 1988
21 mai 1988 - 17 mai 1995
Prédécesseur Valéry Giscard d'Estaing
Successeur Jacques Chirac
Naissance 26 octobre 1916
à Jarnac (Charente)
Décès 8 janvier 1996
à Paris

François Mitterrand, né le 26 octobre 1916 à Jarnac (Charente), mort le 8 janvier 1996 à Paris, était un homme d'État français, Président de la République française de 1981 à 1995.

Il détient actuellement le record de longévité (14 ans) à la tête de la République française.

De son mariage avec Danielle Gouze, Présidente de la Fondation France-Libertés [1], il a eu deux fils, Jean-Christophe et Gilbert (maire de Libourne, ancien député de la Gironde), et de sa relation avec Anne Pingeot, une fille, Mazarine Pingeot.

Sommaire

Biographie

Son père était agent d'une Compagnie de Chemins de fer, puis vinaigrier et Président de la fédération des syndicats de fabricants de vinaigre.

1925-1934 : Etudes secondaires au collège Saint-Paul d'Angoulême.

1934-1937 : Sciences-Po (diplôme obtenu en juillet 1937).

A partir de 1934 : Il milite dans des mouvements nationalistes, proches de Charles Maurras.

1937-1939 : Service militaire dans l'Infanterie coloniale.

Septembre 1939 : A l'engagement de la France dans la Seconde Guerre mondiale, il est sergent-chef et envoyé sur la ligne Maginot à proximité de Montmédy

Mai 1940 : Il se fiance avec Marie-Louise Terrasse (future Catherine Langeais), avec qui il rompt en janvier 1942.

État français

Le 14 juin 1940, après avoir été blessé, il est fait prisonnier. C'est durant son séjour dans les camps de prisonniers en particulier le Stalag IXA situé à Ziegenhain (aujourd'hui Trutzhain, hameau de la commune de Schwalmstadt) près de la ville de Kassel, que ses positions politiques évoluent au fil de ses rencontres avec des prisonniers issus de toute classe ainsi qu'au contact d'une organisation sociale interne au camp très différente de tout ce qu'il avait pu voir dans sa jeunesse. Après deux tentatives d'évasion ratées, en mars et en novembre 1941, il finit par réussir à s'évader le 10 décembre 1941 et retourne en France. Sous le régime de Vichy, il travaille de janvier à avril 1942 à la Légion française des combattants et des volontaires de la révolution nationale en tant que contractuel, puis au Commissariat au reclassement des prisonniers de guerre. Il publie un article sur sa captivité dans le périodique doctrinal du régime France, revue de l'État nouveau.

Au printemps 1943, parrainé par deux membres de la Cagoule (Gabriel Jeantet, membre du cabinet de Pétain, et Simon Arbellot), il est décoré de la francisque (la plus haute décoration maréchaliste).

Résistance

Peu de temps après, il entre dans la clandestinité en rejoignant les rangs de la Résistance. Sous le nom de code « Morland », il part pour Londres le 15 novembre, puis se rend à Alger où il est reçu par le général de Gaulle. Après un deuxième passage à Londres, il revient le 24 février 1944 en France diriger le Mouvement national des prisonniers de guerre et déportés (réseau de résistance). D'après ses mémoires, il a lui-même organisé ce mouvement avec ses proches durant la période où officiellement il travaillait pour Vichy, ce qui lui permettait de tout connaître des prisonniers de retour en France. Il participe à la libération de Paris en août 1944. L'ascension de la roche de Solutré effectuée chaque année depuis 1946, témoigne de l'attachement de François Mitterrand, à ses amis résistants.

Quatrième République

Peu après, il participe au gouvernement des secrétaires généraux voulu par le général de Gaulle avant l'installation du gouvernement provisoire à Paris.

Le 27 octobre 1944, il épouse Danièle Gouze.

En février 1946, il adhère à l’UDSR (l’union démocratique et socialiste de la Résistance), qu'il présidera ensuite de 1953 à 1965 et lui offrira, dans sa quête du pouvoir, un premier laboratoire politique.

En novembre 1946, il est élu député de la Nièvre.

En 1947 François Mitterrand devient le plus jeune ministre de France avec le portefeuille des Anciens Combattants dans le gouvernement du socialiste Paul Ramadier. Dans les années qui suivirent, il détiendra plusieurs portefeuilles ministériels, dont ceux de l'Information, de la France d'outre-mer, et le ministère délégué au Conseil de l'Europe.

En septembre 1953, tandis que la France est confrontée au mouvement de la décolonisation, il déclare : « Pour moi, le maintien de la présence française en Afrique du Nord, de Bizerte à Casablanca, est le premier impératif de toute politique. »

En 1954, il est nommé ministre de l'Intérieur dans le gouvernement Pierre Mendès-France. Le 5 novembre de cette année, à la tribune de l'Assemblée nationale, alors que les premiers conflits de la guerre d'Algérie éclatent, il déclare : La rébellion algérienne ne peut trouver qu'une forme terminale : la guerre. Il organise la répression du mouvement indépendantiste.

En 1956, il est nommé garde des Sceaux dans le gouvernement Guy Mollet.

En septembre 1958, il appelle à voter contre le référendum sur la Constitution, qui est adopté puis promulgué le 4 octobre 1958.

François Mitterrand est battu aux élections législatives le 30 novembre 1958 (législature mise en congé jusqu'à la mise en place des nouvelles institutions en janvier 1959).

Cinquième République

En mars 1959, il est élu maire de Château-Chinon (il le restera jusqu'à mai 1981), et un mois plus tard sénateur de la Nièvre.

En mars 1959, il échappe au « vrai-faux » attentat de l'Observatoire.

Le 25 novembre 1962, il retrouve son siège de député de la Nièvre et abandonne celui de sénateur de la Nièvre.

En 1964, il devient président du conseil général de la Nièvre.

En 1965, candidat unique de la gauche à l'élection présidentielle, malgré le fait qu'il appartient alors à une petite formation politique (la Convention des Institutions Républicaines), il met le général de Gaulle en ballottage, et recueille près de 45 % des suffrages au second tour.

Le 28 mai 1968, il déclare : « il convient dès maintenant de constater la vacance du pouvoir et d'organiser la succession. » Cette déclaration fait suite à l'absence du général de Gaulle, parti consulter le général Massu en Allemagne. Il propose le nom de Mendès-France pour former le gouvernement provisoire et annonce qu'il est candidat à la présidence de la République. Le discours du 30 mai de De Gaulle répliquera de façon sèche.

En juin 1971, lors du Congrès d'Epinay, fusion de la Convention des Institutions Républicaines (que Mitterrand dirige) et du Parti socialiste (créé en 1969 en remplacement de la SFIO), et élection de François Mitterrand au poste de Premier secrétaire.

En juin 1972, il signe le Programme commun avec le Parti communiste.

Le 19 mai 1974, candidat à l'élection présidentielle, il perd de peu face à Valéry Giscard d'Estaing avec 49,2 % des voix au second tour.

En septembre 1977, il co-signe la rupture du Programme commun de la gauche.

En avril 1979, il s'allie avec Jean-Pierre Chevènement contre Michel Rocard pour remporter le Congrès de Metz du Parti socialiste.

En janvier 1981, il est désigné comme candidat du P.S. et adopte les « 110 Propositions » comme programme.

Premier septennat

Le 10 mai 1981, François Mitterrand est élu président de la République en s'imposant dans l'élection présidentielle face à Valéry Giscard d'Estaing avec 51,8 % des suffrages.

Le 21 mai 1981, le jour de sa prise de fonction, le septennat s'ouvre par une cérémonie au Panthéon durant laquelle François Mitterrand rend hommage, par un dépôt de roses rouges à Jean Jaurès, Jean Moulin et Victor Schoelcher. Nomination de son premier gouvernement dirigé par Pierre Mauroy.

Le lendemain, il dissout l'assemblée nationale. Les élections qui suivirent, les 14 et 21 juin, lui donneront la majorité absolue au Parlement. Un deuxième gouvernement de Pierre Mauroy fera entrer 4 ministres communistes.

Image manquante
Francois_Mitterrand_und_Helmut_Kohl_in_Verdun_1984.jpg
François Mitterrand et Helmut Kohl à Verdun, en 1984 (Ministère des Affaires étrangères - Service photographique)

Parmi les évènements marquants :

Second septennat

Bien que se sachant atteint d'un cancer de la prostate depuis le début même de son septennat (ses bulletins de santé régulièrement publiés suite à son engagement électoral à ce sujet n'en feront jamais état), et qui lui vaudra de se faire opérer en septembre 1992, il se représente en 1988 non sans avoir laissé longtemps planer le doute sur ses intentions. Le 8 mai, François Mitterrand est réélu Président de la République en emportant l'élection présidentielle contre Jacques Chirac avec 54 % des voix.

Il nomme Premier ministre son vieil ennemi Michel Rocard et dissout l'assemblée nationale ; la droite est battue tandis que les socialistes et leurs alliés obtiennent une majorité relative qui leur permet de gouverner avec le soutien du centre gauche. Il remplace en mai 1991 Michel Rocard par Édith Cresson, dont les relations avec le Président font jaser ; on entend dire : « nous attendions la Thatcher et nous avons la Pompadour ». Choix qui se révèlera contestable, suite à plusieurs déclarations d'Édith Cresson qui altèrent son image et à la misogynie ambiante. Elle cède la place dix mois plus tard à Pierre Bérégovoy, à l'image plus rassurante, mais qui ne peut empêcher la droite de remporter à nouveau les élections législatives en 1993. Édouard Balladur forme un nouveau gouvernement. Le 1er mai, Pierre Bérégovoy se suicide.

Parmi les évènements marquants :

Le 7 mai 1995, Jacques Chirac est élu Président de la République

Le 17 mai, fin du second mandat de François Mitterrand.

Liste des premiers ministres

Premier ministre de à Remarques
Pierre Mauroy 1981 1984
Laurent Fabius 1984 1986
Jacques Chirac 1986 1988 Première cohabitation de la Ve République
Michel Rocard 1988 1991
Édith Cresson 1991 1992
Pierre Bérégovoy 1992 1993
Edouard Balladur 1993 1995 Deuxième cohabitation

Disparition

En mai 1995, François Mitterrand achève son second septennat et, le 31 décembre, écoute les vœux de son successeur en simple citoyen, comme il l'avait annoncé un an plus tôt. Il meurt le 8 janvier 1996 de son cancer de la prostate. Ses obsèques donneront l'occasion d'apercevoir côte à côte ses deux familles, officielle et officieuse. Il repose à Jarnac, Charente, dans le caveau familial.

Ouvrages de François Mitterrand

Surnoms

Hommages

Bibliographie

Ouvrages sur François Mitterrand

Filmographie

Voir aussi

Liens externes

Image manquante
France_flag_medium.png


Chronologie des 22 Présidents de la République Image manquante
France_flag_medium.png


Louis-Napoléon
Bonaparte

1848-1852

Adolphe
Thiers

1871-1873

Patrice
de Mac-Mahon

1873-1879

Jules
Grévy

1879-1887

Sadi
Carnot

1887-1894

Jean
Casimir-Perier

1894-1895

Félix
Faure

1895-1899

Émile
Loubet

1899-1906

Armand
Fallières

1906-1913

Raymond
Poincaré

1913-1920

Paul
Deschanel

1920-1920

Alexandre
Millerand

1920-1924

Gaston
Doumergue

1924-1931

Paul
Doumer

1931-1932

Albert
Lebrun

1932-1940

Vincent
Auriol

1947-1954

René
Coty

1954-1959

Charles
de Gaulle

1959-1969

Georges
Pompidou

1969-1974

Valéry
Giscard d'Estaing

1974-1981

François
Mitterrand

1981-1995

Jacques
Chirac

depuis 1995

plus... Histoire - France - IIe République - IIIe République - IVe République - Ve République

See also: François Mitterrand, 10 mai, 110 Propositions, 17 mai, 1848, 1852, 1871