François Bayrou

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Biographie

Il est né le 25 mai 1951 à Bordères, entre Pau et Lourdes. Il est le fils de Calixte Bayrou, un petit cultivateur, et d'Emma Sarthou, agricultrice.

Il suit des études à l'Université Bordeaux III où il obtient son agrégation de lettres classiques à 20 ans, après avoir échoué au concours de l'école normale supérieure. Il s'était marié deux ans plus tôt. Son père meurt d'un accident du travail, et, tout en enseignant, il aide sa mère à tenir l'exploitation. Il réussit à vaincre son bégaiement.

À 30 ans, en 1982, il devient conseiller général, puis quatre ans plus tard député UDF des Pyrénées-Atlantiques. D'inspiration démocrate-chrétienne, catholique pratiquant, c'est un fervent partisan de l'Europe fédérale.

En 1993, après la victoire du centre-droite, il est nommé ministre de l'Éducation nationale dans le gouvernement de cohabitation d'Édouard Balladur. Bien qu'il ait soutenu Édouard Balladur lors de l'élection présidentielle de 1995, et qu'il se soit oppposé au projet de référendum sur l'éducation proposé par le candidat Jacques Chirac, il obtient dans le premier gouvernement d'Alain Juppé un portefeuille élargi à l'enseignement supérieur, à la recherche et à la formation professionnelle. Il perd cette dernière attribution dans le deuxième gouvernement Juppé. Opposé à la dissolution de 1997, il quitte le ministère à la suite de l'arrivée au pouvoir de la gauche plurielle. Sa présence à ce ministère est très remarquée ; il y dirige une réflexion approfondie sur la condition des professeurs et des élèves qui inspire les documentaires de la réalisatrice Marie Desmeuzes.

Président du CDS - qu'il rebaptise Force Démocrate - depuis 1994, il est élu en 1998 à la tête de l'UDF et affirme sa volonté de construire un grand parti du centre, capable de s'émanciper de la droite. Cette stratégie le conduit, lors des élections européennes de juin 1999, à mener lui-même, contre la liste d'union RPR/DL, une liste UDF qui obtient 9,28 % des voix et lui permet de faire son entrée au Parlement européen.

Fort de ce premier succès, il se lance en 2002 dans la campagne présidentielle et arrive, malgré des débuts difficiles, en quatrième position, avec 6,84 % des voix. Mais, de nombreux élus et cadres de l'UDF refusent de le suivre dans cette aventure, qui à leurs yeux nuit à l'unité de la droite. Ainsi, lorsque Jacques Chirac et Alain Juppé lancent l'Union pour la majorité présidentielle après le premier tour des élections européennes, ce sont plus de la moitié des Parlementaires UDF qui choisissent de quitter le mouvement.

Affirmant son opposition à l'UMP et désireux de mieux faire entendre sa voix, François Bayrou démissionne de son poste de Député européen pour pouvoir revenir à l'Assemblée Nationale où il est élu lors des élections législatives de mai 2002, dans la 2e circonscription des Pyrénées-Atlantiques. Affirmant sa liberté de parole comme son appartenance à la majorité, il n'hésite pas à s'opposer à plusieurs reprises à la politique du gouvernement de Jean-Pierre Raffarin.

Lors des élections régionales de 2004, il choisit à nouveau de promouvoir des candidatures UDF et n'accepte l'alliance avec l'UMP que dans de rares cas. Mais cette fois, le bilan est mitigé. Si l'UDF accroît le nombre de ses élus, François Bayrou échoue à conquérir l'Aquitaine. Arrivé en troisième position derrière le candidat UMP Xavier Darcos, il essuie une lourde défaite personnelle.

Le bilan des élections européennes de 2004 est quant à lui plus positif, l'UDF totalisant 12% des voix. Si François Bayrou ne s'y présente pas lui-même, il s'investit toutefois largement dans la campagne, dans laquelle, à nouveau, l'UDF part seule. Le bon résultat enregistré par les listes UDF témoigne du fait que c'est en tant qu'ambassadeur de l'Europe que François Bayrou est le plus connu et le plus écouté. Il profite d'ailleurs de sa crédibilité dans ce domaine pour affirmer, en décembre 2004, son opposition à l'entrée de la Turquie dans l'Union européenne et demander un vote de l'Assemblée Nationale sur cette question. L'année suivante, il prend fermement position en faveur de la Constitution européenne.

Il est l'auteur d'une biographie d'Henri IV, qui a remporté un grand succès. Grâce à ses droits d'auteur, il s'est lancé avec un certain succès dans l'élevage de chevaux, ce qui lui permet également de « se ressourcer » loin du monde politique.

Marié avec Elisabeth dite Babeth, il a six enfants (Hélène, Marie, Dominique, Calixte, Agnès, André) et cinq petits-enfants.

Perspectives

La perspective d'une candidature de François Bayrou à l'élection présidentielle française du printemps 2007 semble plus que probable, puisque son parti, l'UDF, a fait enregistrer, dès le 25 avril 2003 et pour une période de cinq ans – soit jusqu'au 25 avril 2008 –, les noms de domaine bayrou2007.com, bayrou2007.net et bayrou2007.org.

Œuvres

Il présente son action en tant que ministre de l'éducation nationale, et il parle de son scepticisme de départ sur l'affaire du foulard qui lui avait été signalée comme préoccupante par Gisèle Halimi, mais oppose en termes tranchés son attitude ferme (circulaire Bayrou) par rapport à celle qu'il juge moins nette d'un de ses prédécesseurs (circulaire Jospin).

Il y stigmatise l'immobilisme du pouvoir, avec depuis 20 ans les mêmes hommes et « les mêmes problèmes, jamais résolus ».

Postes

Mandats électifs

François Bayrou a démissionné de son mandat de Député européen en 2002 afin de pouvoir à nouveau siéger à l'Assemblée Nationale.

Fonctions gouvernementales

Liens externes

See also: François Bayrou, 1951, 1982, 1983, 1986, 1988, 1989, 1992, 1993