France télécom
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France Télécom est l'opérateur de télécommunications historique français.
| Sommaire |
L'entreprise aujourd'hui
France Télécom développe et commercialise trois grandes familles de services :
- les services de communication résidentiels,
- les services de communication personnels,
- les services de communication d'entreprise.
Les services résidentiels utilisent principalement la traditionnelle ligne fixe éventuellement équipée en ADSL et sont commercialisés sous les marques MaLigne ou Wanadoo :
- téléphonie classique,
- internet bas ou haut débit,
- télévision,
- visiophonie.
Les services personnels utilisent principalement les réseaux mobiles de 2e et 3e génération et sont commercialisés sous la marque Orange :
- téléphonie mobile,
- multimédia mobile.
Les services aux entreprises sont plus spécialement destinées aux activités professionnelles et sont principalement commercialisés sous les marque Orange Entreprises, Equant et Oléane :
- téléphonie fixe et mobile,
- transmission de données,
- internet,
- réseau locaux d'entreprises.
L'entreprise est organisée en 5 divisions opérationnelles, 5 divisions fonctionnelles et les traditionnelles fonctions support (RH, finances, communication).
Les 5 divisions opérationnelles regroupent 3 divisions marketing correspondant aux trois types de services listés ci-dessus ainsi que les divisions chargées de la distribution des offres associées :
- Division Ventes et Services France,
- Division Internationale.
Les 5 divisions fonctionnelles sont les :
- Division Opérateurs et Système d'Information en charge du développement et de la gestion des réseaux, de la vente de services aux opérateurs tiers ainsi que des systèmes d'information,
- Division Technologie et Innovation qui intègre principalement France Télécom R&D, l'ancien CNET,
- Division Agrégation de Contenus a en charge les partenariats avec les fournisseurs de contenus,
- Division Achats,
- Division Programme TOP.
En 2004, l'entreprise compte 205 000 employés, réalise un chiffre d'affaires de 46,121 milliards d'euros avec une marge d'exploitation de 23 % pour un bénéfice net de 2,8 milliards d'euros soit de 1,64 euro par action. Elle est cotée à Paris et à New York. La dette se monte à 43,9 milliards d'euros.
Historique
Sous la Révolution française, en 1792, le premier réseau de communication voit le jour pour permettre d'acheminer rapidement les informations dans un pays en guerre et peu sûr. Il s'agit du réseau de télégraphie optique de Chappe.
Après l'invention du téléphone et du télégraphe se crée en 1878 un ministère des Postes et Télégraphes qui annexe bientôt les services du téléphone qui sont nationalisés en 1889. Pourtant ce n'est qu'en 1923, que le second « T » apparaît, le ministère des P & T devenant celui des PTT.
En 1941, une Direction des Télécommunications est créée au sein de ce ministère et en 1944 le CNET, Centre National d'Etudes des Télécommunications, a pour mission de développer l'industrie des télécommunications en France.
Dans les années 1970, la France met les bouchées doubles pour rattraper son retard sur plusieurs autres nations avec le programme « delta LP » (accroissement des lignes principales). De fait, avec le concours des industriels français, sont mis au point par les ingénieurs et chercheurs de France Télécom la commutation numérique, le minitel, la norme GSM.
Pour répondre à une directive européenne de mise en concurrence des services publics, la Direction générale des télécommunications devient France Télécom le 1er janvier 1988.
La loi du 2 juillet 1990 transforme France Télécom en un exploitant de droit public, dont Marcel Roulet est le premier Président ; elle est dotée d'une personnalité morale distincte de l'État, et acquiert une autonomie financière. Auparavant, le budget des Télécommunications était inscrit au sein du budget annexe des PTT voté chaque année par l'Assemblée nationale.
En septembre 1995, Michel Bon est nommé à la tête du Groupe France Télécom.
Pour préparer l'ouverture à la concurrence au 1er janvier 1998, une loi est votée en juillet 1996 transformant l'exploitant public en société anonyme dont l'État français est le seul actionnaire.
En 1997, le capital de la nouvelle société anonyme a été ouvert avec succès dans le cadre d'une bourse euphorique due au phénomène de la bulle Internet, une seconde ouverture eut lieu en 1998. Le groupe a racheté la grande majorité d'Orange plc en 2001 et l'intégralité en 2003, et l'a fusionné avec ses activités mobiles (Itinéris, OLA, Mobicarte) en une filiale nommée Orange SA. FT a également procédé à de nombreuses autres acquisitions de sociétés dans le monde devenant le quatrième opérateur de la planète par sa taille.
Le 2 octobre 2002, le président-directeur général est Thierry Breton. Il a été appelé pour redresser l'entreprise qui est à ce moment la deuxième entreprise la plus endettée du monde. Il a obtenu 15 milliards de réaménagement de la dette à prendre en charge par les banques et les investisseurs, 15 milliards d'augmentation de capital réclamés à l'Etat alors actionnaire majoritaire, et 15 milliards de trésorerie à dégager grâce à des économies en interne. Nommé au gouvernement, il démissionne de France Télécom fin février 2005.
En septembre 2004, l'État français cède une partie de ses actions pour passer en-dessous de la barre des 50%. France Télécom devient une entreprise privée. 115 ans après sa nationalisation, le téléphone redevient complètement privé en France.
Direction :
- Avant septembre 1995 : Marcel Roulet
- Septembre 1995 au 12 septembre 2002 : Michel Bon
- Septembre 2002 au 27 février 2005 : Thierry Breton
- Depuis le 27 février 2005 : Didier Lombard
Coopération
Avant son changement de statut, France Télécom avait une stratégie de développement technologique particulière : elle aidait les pays souhaitant s'équiper dans des domaines qu'elle maîtrisait, sans en tirer de bénéfices, au nom de la solidarité entre services publics, mais ces pays faisaient profiter France Télécom des innovations développées à partir de ces technologies. France Télécom améliorait en retour ses technologies. Cette méthode de développement n'était pas sans rappeler celle des logiciels libres.
Mais avec le changement de statut, France Télécom est devenue une entreprise privée et elle n'a donc pas pu continuer cette coopération. Au contraire, ce lien privilégié a, dans un contexte mondial de privatisation, permis à France Télécom de racheter plus facilement ces services au moment de leur privatisation.
Dettes
Cette période d'expansion euphorique tous azimuts de la fin du XXe siècle connut le revers de la médaille en 2002. France Télécom fut obligée d'afficher pour la première fois depuis plusieurs décénnies un déficit abyssal suite à des investissements hasardeux à l'étranger en vue d'en faire un groupe de taille européenne en préparation de l'ouverture a la concurrence. La dette s'élevait en 2003 à environ 50 milliards d'euros. Cette dette devra être réduite par l'entreprise au cours des trois années à venir.
Sites externes
- France Télécom Le portail Internet
- France Télécom, pourquoi de telles dettes ?
Voir aussi
Etrali | Télécommunications | Orange SA | Wanadoo | services publics | Répartiteur
