Foudre en boule
La foudre en boule, ou foudre globulaire, est un phénomène météorologique rare. Elle se présente sous la forme d'une sphère lumineuse d'une vingtaine de centimètres de diamètre qui apparaît au cours d'un orage. Encore aujourd'hui les connaissances à son sujet sont extrêmement fragmentaires: comme la foudre en boule n'a jamais pu être produite expérimentalement on ne peut s'appuyer que sur des témoignages dont la validité est nécessairement sujette à caution. Les divers récits semblent cependant suffisamment cohérents pour permettre une étude du phénomène.
Description
La foudre en boule peut apparaître après l’apparition d’un éclair. Elle est généralement jaune tirant vers le rouge même si elle peut être bleue, verte ou blanche. Elle est souvent accompagnée de crépitements ou d'un sifflement après le tonnerre et d'une odeur d'ozone, de soufre ou d'oxyde nitrique. Son diamètre varie généralement de 20 à 40 cm et sa durée de vie varie entre 1 et 30 secondes. Elle peut rester immobile ou bien se déplacer horizontalement à une vitesse de quelques mètres par seconde, avec un mouvement de rotation sur elle-même.Les boules de foudre se montrent souvent sensibles aux champs électromagnétiques, attirées par les fils et les prises électriques. Une boule de feu peut s'éteindre de deux manières. Le premier mode est explosif, rapide et accompagné d'un bruit violent. Le second est une extinction silencieuse dont la durée est variable. Sa luminosité peut être très forte ou au contraire faible, tandis que sa température peut atteindre les 10 000°C. Cependant, dans le sillage de la boule, la température ne dépasse pas 60 °C, d'après certains témoignages. Des témoins rapportent même en avoir vu traverser des avions ou encore des fenêtres ou des murs. Le phénomène est donc très mystérieuxxx.
Théories
Concernant ce phénomène nous avons très peu de connaissances, basées principalement sur des témoignages. Nous ne savons donc pas encore comment la foudre en boule se crée, mais il existe différentes théories.
Tout d’abord, la théorie du modèle chimique explique que puisque les boules de feu apparaissent en général pendant un violent orage, un impact de foudre a lieu. En frappant le sol, il vaporise des particules de silicium en train de brûler, d’oxygène et de carbone qui s’associent entre elles pour former de longues chaînes. Ces filaments qui brûlent lentement ont tendance à se replier sur eux-mêmes pour former des boules. Ces particules, de taille micro voire nanométriques, sont chargées négativement. Celles-ci peuvent alors former une sphère qui va lentement s’oxyder à l’air. Cette théorie a été avancée par John Abrahamson et James Dinniss de l'université de Canterbury en Nouvelle Zélande. Cependant, ils n'ont pas encore réussi à créer de foudre en boule en laboratoire.
Mis à part le modèle chimique, il existe la théorie des plasmas. La boule de feu serait remplie de plasma. Ce dernier se forme à partir d’un gaz ordinaire dont la chaleur provoque l’expulsion d’un ou de plusieurs électrons de plusieurs atomes. Ces atomes sont alors ionisés, et on dit que l’état plasma est atteint lorsque suffisamment d’atomes sont ionisés. La boule de plasma serait parcourue par des lignes de courant bouclées sur elles-mêmes et s'interpénétrant de façon à se confiner les unes les autres par les champs magnétiques qu'elles créent. Ceci est rendu possible pour de très hautes températures (30 000 °C), qui sont largement obtenues après le passage d'un éclair. Une fois créée, la boule dissipe son énergie sous forme thermique et lumineuse. Cela diminue sa température, jusqu'à ce que la conductivité du plasma soit trop faible pour assurer la stabilité. La boule de feu finit alors sa vie en se désagrégeant.
Dans les deux cas il est considéré que la foudre en boule serait maintenue en vie par les forts rayonnements électromagnétiques de la foudre.
