Fort Chabrol


Fort Chabrol est la situation rocambolesque de la fin de l'été 1899 lorsque le pouvoir (Waldeck-Rousseau, alors président du Conseil), craint une émeute ultranationaliste à l'occasion du procès en révision d'Alfred Dreyfus, à Rennes et veut arrêter notamment Jules Guérin du journal L'Antijuif au 51, rue de Chabrol.

Avec une quinzaine de collaborateurs, il se barricade et la police cerne le batiment. Les fenêtres de la rue sont louées à des enthousiastes venus les encourager, on ravitaille les « résistants » depuis les toits voisins. Le 9 septembre, Dreyfus est à nouveau reconnu coupable mais est gracié par le président de la république.

Abasourdis, les assiégés se rendent sans combattre. Guérin est par la suite condamné à dix ans de réclusion, transformés plus tard en bannissement. Il meurt finalement en France en 1910, à l'âge de 50 ans.

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