Fiat
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Fiat, acronyme de Fabbrica Italiana Automobili Torino, est un constructeur automobile, basé à Turin, dans le Nord de l'Italie. Elle est contrôlée par la famille Agnelli, par l'intermédiaire du groupe Ifil.
En mai 2004, le groupe contrôle les marques Fiat, Alfa Romeo, Lancia, Ferrari et Maserati et Iveco dans le secteur des véhicules utilitaires.
Avec 2,2 millions de véhicules (tous types) produits en 2002, le groupe Fiat-Iveco se classait au 11e rang mondial derrière General Motors, Ford, Toyota-Daihatsu-Hino, Volkswagen, DaimlerChrysler, PSA Peugeot Citroën, Honda, Nissan, Hyundai-Kia et Renault-Dacia-Samsung.
À la suite du décès d'Umberto Agnelli le 27 mai 2004, c'est Luca di Montezemolo, jusque là président de Ferrari, qui a été nommé président de Fiat SpA, John Elkann, petit-fils de Gianni Agnelli étant nommé vice-président.
Il a subi une perte d'exploitation de 979 millions d'euros en 2003 et qui a encore perdu près de 750 millions d'euros sur les neuf premiers mois de l'année.
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2.1 La constitution de la société |
Le groupe Fiat Spa
Le groupe s'est recentré en 2003 sur son cœur de métier, les véhicules à moteur, et s'est organisé en neuf secteurs opérationnels : automobile, matériel pour l'agriculture et les travaux publics, véhicules commerciaux, Ferrari et Maserati, métallurgie, composants automobiles, systèmes de production, édition, communication et services.
Secteur automobile
- Fiat Auto, 90 % (General Motors 10 %), 3 marques : Fiat, Lancia et Alfa-Romeo
- Iveco (Poids lourds, autocars, véhicules spéciaux), 100 %
- CNH (Matériel agricole et travaux publics, marques Case, New Holland, Steyr, Fiat-Allis, O&K, Kobelco), 80,5 %
- Maserati-Ferrari, 56 %
Autres industries
- Magnetti-Marelli, 100 % (Composants industriels pour l'automobile, créée en 1919)
- Comau, 100 % (Machines-outils)
- Teksid, 80,5 % (Pièces moteurs en fonte et magnesium)
- Elsasi, 100 % (Recherche)
- Centro Ricerche Fiat, 100 % (Centre de recherches Fiat)
Secteur non industriel
- Itedi (Italiana Edizioni Spa, La Stampa), 100 %
- Business solutions (Services aux entreprises nés à l'origine des nécessités de reclassement de personnel)
Autres participations
- Italenergia bis, 24,6 %
- RCS Mediagroup, 9,81 %
- Mediobanca, 1,61 %
Histoire de la société
La constitution de la société
L'acte de création de la “Società Anonima Fabbrica Italiana Automobili Torino" est signé le 11 Juillet 1899 au Palazzo Bricherasio, à Turin, en Italie. On dénombre trente actionnaires, parmi les noms desquels figurent Ceirano, Faccioli, Felicenazzaro, Vincenzo Lancia, Agnelli..., pour un capital social de 800.000 lires. Parmi ces 30 fondateurs se trouvent Ludovico Scarfiotti, qui sera le premier président du conseil d'administration, et Giovanni Agnelli, l'homme qui les a réuni. Giovanni Agnelli n'est ni un technicien, ni un financier, ni un spéculateur, mais grâce à son dynamisme il prendra la direction de la société dès 1902.
Giovanni Agnelli était un homme d'action qui voulait faire très vite une grande entreprise, d'importance nationale, pour que la jeune Italie puisse refaire son retard industriel sur ses voisins français et allemands. L'idée d'Agnelli était de produire rapidement des automobiles « populaires », utilisables par le plus grand nombre, et il réussit à persuader un groupe de financiers turinois des perspectives intéressantes de la production automobile de ce type.
Dès le début il renonce à l'élaboration de modèles originaux qui lui auraient fait perdre temps et argent, et se tourne par conséquent vers un modèle existant, conçu par Ceirano et Faccioli, qui en avaient déjà vendu quelques exemplaires. Les évènements qui suivent montrent bien la détermination et l'empressement d'Agnelli. La société Ceirano, déclarée le 23 Octobre 1898, se définit clairement comme une « société pour la fabrication de prototypes automobiles » et dès le 20 Mars 1899 l'ingénieur Faccioli dépose le brevet de sa voiture. À peine sa constitution entérinée, la nouvelle société Fiat rachète les actions et les brevets de la société Ceirano. Elle dispose alors d'un modèle viable, la Fiat 3 ½ HP, et de capitaux à peine entamés; de plus elle sous-traite la fabrication des pièces à des entreprises expérimentées.
L'épopée industrielle
Fiat ouvre sa première usine en 1900, au n°35 du Corto Dante. Sur une surface de 12.000 m2, 150 ouvriers produiront 24 automobiles durant cette année 1900. Comme beaucoup d'industriels de l'époque, Agnelli s'inspire du fordisme et introduit dans son usine le travail à la chaîne.
En 1902 la société commence à acquérir ses premières lettres de noblesse dans le sort automobile : Fiat présente la 24 HP Corsa, première voiture de compétition réalisée par le constructeur, les 9 Fiat engagées sur le Tour d'Italie automobile franchissent toutes la ligne d'arrivée, Vincenzo Lancia remporte la course de côte Sassi-Superga au volant de la 24 HP Corsa et Giovanni Agnelli établit un nouveau record sur la Fiat 8 HP lors du second Tour d'Italie.
En 1904, le logo ovale sur fond bleu, dessiné par Biscaretti, est adopté.
En 1906 les effectifs de la Fiat s'élèvent à 1.500 salariés, produisant 1150 voitures, et l'entreprise entreprend ses premières acquisitions en achetant la société Ansaldi. Sur le plan sportif Vincenzo Lancia remporte la Coppa d'Oro à Milan, tandis que Mathis s'adjuge la Targa d'Oro de la Coppa Herkomer au volant d'une Fiat 40 HP. C'est aussi à ce moment que les exportations commencent à décoller, jusqu'à représenter les deux tiers de la production. Fiat adopte une stratégie de croissance axée sur la mondialisation et conquiert des parts importantes sur des marchés porteurs, en particulier aux États-Unis, au point de créer la Fiat Automobile Corporation en 1908. Le constructeur commence à produire des modèles dédiés à un usage spécifique, comme la Fiat 1 Fiacre, dédiée au transport public (adoptée en particulier la ville de New York, Paris, Londres...), et qui sera produite à 1.600 exemplaires; mais aussi des véhicules commerciaux, des moteurs pour la marines, des camions, des trams...
En 1916 débute la construction du Lingotto, « lingot » de 500 mètres de long, à Turin, sous la direction de l'architecte Giacomo Mattè Trucco. Lorsque sa construction s'achève en 1922 c'est la plus grande usine d'Europe et dès lors l'emblème de l'industrie automobile italienne. Le bâtiment, qui occupe 5 étages est absolument révolutionnaire et abrite sur son toit une piste d'essai futuriste. Ce bâtiment est un chef-d'œuvre dans l'application du fordisme : les pièces détachées arrivent au rez-de-chaussée et les voitures sont assemblées au fil des 5 étages, transportées par des ascenseurs, pour enfin être testées sur la piste ovale et inclinée qui occupe le toit.
A ce moment de son histoire, la firme turinoise est déjà le moteur de l'industrie italienne et sa production commence à se diversifier très largement (chemins de fer, aciéries, électricité, transports publics...), au point que durant la Première Guerre mondiale elle produit camions et blindés, avions et moteurs, mais aussi armes et munitions, et même uniformes, bottes et sacs pour les soldats. Fiat met son industrie entière au service de l'effort de guerre et sort grandie de ce conflit : la société comptait 4.000 employés en 1914, elle en compte 40.000 en 1918.
Dans les années 1930, Fiat est déjà un empire industriel d'envergure internationale. Le groupe possède des usines sur trois continents (Europe, Amérique latine et même Asie). C'est aussi à cette époque qu'il crée la marque Simca en France. Cependant la politique d'autarcie de Mussolini force la société à revoir ses plans de développement à l'international et à se concentrer sur le marché domestique et les industries lourdes. Les secteurs aéronautique et ferroviaires, ainsi que les travaux publics, connaissent alors une forte croissance. Le slogan de Fiat est alors : « Sur terre, sur mer et dans les airs ». Toutefois, la croissance perdure et à la veille de la Seconde Guerre mondiale les effectifs du groupe se montent à 55.000 employés.
En 1937 commence la construction de l'usine de Mirafiori, qui introduit les principes d'organisation industrielle les plus avancés de son temps et confirme l'orientation de la compagnie vers la production de masse. Sa construction s'achèvera en 1939, et le nouveau complexe industriel sera inauguré en présence de Mussolini.
En 1945, le sénateur Giovanni Agnelli meurt et, son fils Eduardo étant décédé dans un accident d'avion 10 ans auparavant, c'est Vittorio Valletta qui assume la présidence de Fiat.
La reconstruction et le boom économique
Ce n'est qu'en 1948, et grâce à l'aide financière du plan Marshall, que la reconstruction des usines détruites pendant la guerre se termine. En 1950 la production a retrouvé son niveau d'avant guerre, on parle alors de « miracle italien ». Vittorio Valletta poursuit la stratégie de croissance, d'acquisitions et de diversification lancée par Agnelli et les profits recommencent à croître et les effectifs à augmenter.
En 1958 c'est le boom économique et la production augmente de façon impressionnante, tirée par la production d'automobiles et de machines agricoles. Les usines de Mirafiori doublent leur capacité. Le secteur automobile est la force motrice du miracle économique italien, et Fiat, avec 95% de la production italienne, joue un rôle de premier ordre.
General Motors et recapitalisation
En mars 2000 un accord en deux temps avait été signé : General Motors prenait immédiatement 20 % du capital de Fiat Auto en échange 6 % de GM. En 2002 un consortium de banques souscrivait à 3 milliards d'euros leur donnant la moitié du capital et achetait 51% de la filiale de crédit Fidis.
Modèles
- Fiat 509, la voiture de Gaston Lagaffe (1928)
- Fiat 500 Belvedere (1948)
- Fiat 1500 E (1949)
- Fiat 1100 E (1949)
- Fiat 500 C (1949)
- Fiat 1400 (1950)
- Fiat Campagnola (1951)
- Fiat 8V (1952)
- Fiat 1400 (1953)
- Fiat 600 (1955)
- Fiat 500 (1957)
- Fiat 1800 (1959)
- Fiat 1300 (1961)
- Fiat 850 (1964)
- Fiat 124 (1967)
- Fiat 500 Lusso (1968)
- Fiat Dino coupé (1969)
- Fiat 128 (1970)
- Fiat 127 (1971)
- Fiat 126 (1972)
- Fiat 131 (1976)
- Fiat Ritmo (1978)
- Fiat Panda (1980)
- Fiat Argenta (1981)
- Fiat Regata (1983)
- Fiat Uno (1984)
- Fiat Croma (1985)
- Fiat Tipo (1988)
- Fiat Tempra (1990)
- Fiat Cinquecento (1991)
- Fiat Punto (1993)
- Fiat Coupé (1993)
- Fiat Ulysse (1994)
- Fiat Barchetta (1995)
- Fiat Bravo (1995)
- Fiat Brava (1995)
- Fiat Marea (1996)
- Fiat Palio (1997)
- Fiat Seicento
- Fiat Palio
- Fiat Doblo
- Fiat Idea (2004)
- Fiat Stilo
Monospace
Fourgons
Usines Fiat
En Italie
Fiat Auto
- Mirafiori (Piémont), 11 500 employés,
- Atessa-Val di Sangro (Abruzzes), 4400 employés, Ducato et modèles PSA
- Cassino (Latium), 3500 employés, Stilo
- Melfi (Basilicate), 5000 employés, Punto, Lancia Ypsilon
- Pomigliano d'Arce (Campanie), 4600 employés, Alfa-Romeo 147, Sportwagon
- Termini-Imerese (Sicile), 1350 employé, Punto
Fiat-GM Powertrain (coentreprise Fiat - General Motors)
- Mirafiori (Piémont), 1700 employés, moteurs et transmissions
- Verrone (Piémont), 500 employés, transmissions
- Arese (Lombardie), 370 employés, moteurs
- Termoli (Molise) 2100, moteurs et transmissions
- Pratola Serra (Campanie), 1500 employés, moteurs
À l'étranger
- Bielsko Biara (Pologne)
- Tychy (Pologne)
- Bursa (Turquie)
- Betim (Minas Gerais, Brésil)
- Cordoba (Argentine)
Voir aussi
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