Ferdinand Marcos
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| Ordre | 10e président des Philippines (6e président de la 3e république; 1er président de la 4e république) |
| Présidence | 30 décembre 1965 – 25 février 1986 |
| Vice-Présidents | Fernando Lopez (1965-1972) Arturo Tolentino |
| Prédécesseur | Diosdado Macapagal |
| Successeur | Corazon Aquino |
| Né | 11 septembre 1917 Sarrat, Ilocos Norte, Philippines |
| Mort | 28 septembre 1989 Honolulu, Hawaii, États-Unis |
Ferdinand Edralin Marcos (11 septembre 1917 – 28 septembre 1989) fut le 10e président des Philippines. Il a dirigé le pays du 30 décembre 1965 au 25 février 1986.
| Sommaire |
Ses débuts
A traduire de l'anglais.
Sa présidence
A traduire de l'anglais.
Loi martiale
Sa vision du « Bagong Lipunan (Nouvelle Société) »—similaire à l’Ordre Nouveau qui fut imposé en Indonésie par Suharto—fut poursuivie pendant les années de loi martiale. Il s'agissait d'un mouvement incitant la société à travailler pour le but commun du pauvre comme du privilégié, et à atteindre la libération des Filipino par leur propres efforts (self-realization). Marcos s’empara d'entreprises appartenant à des dynasties familiales pour les redistribuer à des personnes en affaire depuis peu de temps. Il a aussi saisi des terres pour les redistribuer à des paysans locaux. On constata cependant que les redistribution faites dans le cadre du Bagong Lipunan profitaient en général aux proches du président Marcos. Tout au long de la période de loi martiale, ces mêmes proches ont aussi bénéficié d’avantages politiques considérables.
Dans le contexte de confusion généralisée à cette époque aux Philippines, la déclaration de la loi martiale fut en général très bien acceptée. La criminalité chuta rapidement après l’application d’un couvre-feu. Les opposants politiques ont reçu l'opportunité de partir en exil. La loi martiale fut appliquée durant 9 ans après lesquels les excès du Président et de l’armée ont commencé à émerger.
Retour aux élections libres et fin de la loi martiale
Des élections pour l’Interim Batasang Pambansa (assemblée nationale) furent déclarées par Marcos le 7 avril 1978. Le Kilusang Bagong Lipunan (Mouvement pour la Société Nouvelle), dirigé par la première dame Imelda Marcos, remporta 151 des 161 sièges. Aucun des membres du LABAN—parti de Ninoy Aquino—ne remporta de siège. Seuls deux partis régionaux d’opposition remportèrent des sièges aux cours de ces élections.
Le 17 janvier 1981 la fin de la loi martiale fut proclamée et Marcos annonça des élections présidentielles. Il ne fit face à aucune opposition : suite aux élections de 1978, le LABAN et plusieurs autres partis boycottèrent les élections nationales de 1981 comme ils avaient boycotté les élections régionales de 1980. Seul le parti Nacionalista présenta un candidat. Marcos remporta les élections avec 91,4 % des voix et une marge de 16 million de votes.
Changements économiques de l’administration Marcos
Pour accélérer le développement économique, Marcos mit en place une série de programmes. Le pays connut alors une période de croissance économique du milieu des années 1970 au début des années 1980. Les paysans reçurent alors une aide financière et technique ; le gouvernement contribua en maintenant artificiellement certains prix. Ces mesures permirent au secteur agricole de se développer et permirent au pays d’atteindre l'auto-suffisance en riz en 1976 et d'en exporter. Afin de financer les projets de développement comme les travaux d'infrastructure, le gouvernement s’engagea dans la voie de l’emprunt. Des mesures tentaient d’attirer les investissements de capitaux étrangers dans les projets industriels. Des exemptions de taxe étaient proposées et souvent les investisseurs pouvaient repartir avec leur profits sans passer par les impôts.
Un des programmes économiques les plus importants des années 80 fut le Kilusang Kabuhayan at Kaunlaran (Mouvement pour le Livelihood et le progrès ) qui fut lancé en septembre 1981. Son but était de promouvoir le développement économique local en encourageant les gens à créer leur propre gagne-pain. Les efforts du gouvernement permirent au pays d’atteindre une croissance de 6 % (la croissance était demeurée inférieure à 5 % au cours de la décénie précédente). Le PNB du pays passa de P55 milliards en 1972 à P193 milliards en 1980. Le tourisme augmenta aussi pendant cette période et contribua à la croissance. Un million de personnes visitèrent les Philippines en 1980 comparé à 200 000 en 1972. Une part importante de ces visiteurs étaient des Philippins balikbayans (de retour) qui participèrent au programme Balikbayan lancé par le ministère du tourisme en 1973.
Une source de importante de croissance économique provient des Philippins travaillant outre-mer. Des milliers de Philippins sont partis travailler au Moyen Orient, à Singapour et Hong Kong. Ces départs contribuèrent à réduire le chômage mais apportèrent des devises étrangères dans le pays qui en avait bien besoin : une portion importante du budget était alloué au paiement des intérêts d’emprunt.
L’industrie du tourisme chuta brusquement après l'assassinat d’Aquino en 1983. Les manifestations contre le régime et le président qui se sont multipliées par la suite ont fait fuir les touristes. Les troubles politiques qui s’ensuivirent firent fuir les investisseurs pendant que les banques étrangères fermèrent le robinet et refusèrent d’accorder de nouveaux prêts au gouvernement.
Marcos tenta de lancer un programme de relance de l'économie. Il négocia avec les créanciers étrangers, notamment la Banque mondiale et le Fonds monétaire international, pour restructurer la dette étrangère afin de donner plus de temps au pays pour payer. Marcos lança aussi le programme Sariling Sikap (indépendance ou autonomie) en 1984, un autre programme visant à encourager les individus a subvenir à leurs besoins et créer leur propres revenus. Des coupes dans les dépenses du gouvernement furent nécessaire pour financer le programme. Pourtant, malgré les efforts déployés, l’économie du pays continua de décliner et une croissance négative apparut à partir de 1984. L’échec du programme est attribué au manque de crédibilité de Marcos et à la corruption généralisée à tous les niveaux de gouvernement. Plusieurs millions ont été volés par des agents du gouvernement. Marcos lui-même a dépensé des sommes importantes, ponctionnées sur les fonds publics, pour aider les candidats du Kilusang Bagong Lipunan, son parti, à gagner.
Chute de Marcos
Au cours des années de pouvoir de Marcos, son régime a sombré dans la corruption et la mauvaise gestion de ces proches. Le point culminant fut l'assassinat de Benigno Aquino. Marcos peut être considéré comme un modèle en ce qui a trait au détournement de fonds : il aurait détourné des milliards de dollars du trésor philippin. Il s'est aussi rendu célèbre pour son népotisme, employant sa famille et ses amis aux postes clé de son gouvernement.
Sa santé au cours de sont 3e mantat était fragile et il fut souvent absent plusieurs semaines pour traitement. Il n'était pas vraiment remplacé pendant ces absences. Considérant les troubles politiques, plusieurs personnes se sont demandées s’il était toujours en mesure de gouverner. Dans ce contexte, l'assassinat d'Aquino en 1983 constitue l’élément déclencheur de la chute de Marcos.
En 1986 Marcos déclencha des élection et se représenta avec Arturo Tolentino comme vice-président. L'opposition était alors unie derrière la veuve d'Aquino, Corazon Aquino et Salvador Laurel comme vice-président. À la suite des élections, Marcos et Aquino se déclarèrent tous deux vainqueurs. L’élection a été généralement entachée de fraudes de la part des deux partis. Avec le support de l'armée (commandée par Juan Ponce Enrile, ancien ministre de la défense et Fidel Ramos, ancien général sous Marcos), du mouvement Pouvoir du peuple (People Power), et des protestants de tous les secteurs, Marcos fut chassé en exil et Aquino devint présidente.
Marcos et sa femme, Imelda Marcos, partirent en exil à Hawaii et ont par la suite été accusé de détournement de fond par les États-Unis. Marcos est mort à Honolulu, Hawaii en 1989. Il fut enterré dans un mausolée privé au temple Byodo-In sur l'île de Oahu, visité quotidiennement par sa famille et ses amis. Ses derniers hommes forts sont maintenant enterrés à dans une crypte réfrigérée à Ilocos Norte, ou son fils, Ferdinand, Jr., et sa fille, Imee, sont respectivement devenus depuis gouverneur local et représentant du gouvernement. Imelda Marcos fut acquitée en 1990 de détournement de fond par les États-Unis, mais fut condamnée pour corruption lors d’un procès aux Philippines en 1995.
Legacy
Up to this day, people are divided on views of Ferdinand Marcos. Some say that he was a real Philippine hero by his World War II martial exploits, his meteoric rise in the political arena and authoring laws still relevant today. Some say that he was a corrupt dictator who looted the national coffers dry. Others blame him for the collapse of the economy during the mid-1980s. Others say that he was indeed a brilliant man who could have solidified the Philippines' standing as one of the great Asian nations. Some say that he was a « datu-style » politician who fused politics with fantasy. Others say that he instituted the politicising of the military and judiciary.
Quotes
- « There are many things we do not want about the world. Let us not just mourn them. Let us change them. »
- « Leadership is the other side of the coin of loneliness, and he who is a leader must always act alone. And in acting alone, accept everything alone. »
Liens externes
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