Eschyle
| Image manquante Discobole_reduit.png | Hellenopedia - Accédez d'un seul coup d’œil à toute la série des articles de Wikipédia concernant la Grèce antique |
| Image manquante Theatre.jpg image:Theatre.jpg |
| Cet article fait partie de la série Théâtre |
| Listes |
|
Acteurs / actrices |
| Voir aussi |
|
L'histoire du théâtre |
| Théâtres traditionnels |
|
Afrique - Angleterre |
Note : les dates de cette page sont toutes sous-entendues « avant Jésus-Christ ».
Eschyle, en grec Αἰσχύλος / Aiskhúlos (Éleusis, 526–Géla, 456) est le plus ancien tragique grec dont l'œuvre ait survécu.
| Sommaire |
Biographie
Il naît à Éleusis en Attique, lieu de la célébration des mystères du même nom, d’une famille noble. Il est dans sa jeunesse le témoin de la fin de la tyrannie des Pisistratides à Athènes.
Il est l’un des « Marathonomaques » : il prend part, dans le cadre des guerres menées contre les Perses, à la bataille de Marathon (490) ainsi qu’à celle de Salamine en 480. Certaines de ses œuvres, comme Les Perses ou Les Sept contre Thèbes, doivent beaucoup à cette expérience de la guerre. Il est également le témoin du développement de la démocratie athénienne. Les Suppliantes contient ainsi la première référence qui nous soit parvenue à un « pouvoir du peuple ». De même, la représentation de la création de l’Aréopage, tribunal chargé de juger des homicides, dans les Euménides, paraît un soutien à la réforme d'Éphialte (462 : transfert des pouvoirs politiques de l'Aréopage au conseil des Cinq-Cents). À une certaine époque, dit-on, il est poursuivi pour avoir divulgué les mystères d'Éleusis, mais il réussit à se disculper.
Après la représentation de L'Orestie, il se rend à Syracuse, sur l’invitation du tyran Hiéron. Il meurt à Géla, en Sicile, d’avoir reçu sur la tête, selon la tradition, une tortue qu’un aigle avait enlevée. Les magistrats accordent de jouer ses pièces après sa mort, honneur exceptionnel.
Il a un fils, Euphorion, comme lui poète tragique.
Œuvre
Eschyle écrivit 73 pièces (ou 90, suivant les sources) et gagna sa première victoire en composition dramatique en 484. Il remporta 13 victoires au cours de sa vie. À ses débuts, il fut le rival de Pratinas, Phrynichos et Choerilos d'Athènes, et à un âge plus avancé de Sophocle qui le battit en 468.
Sept pièces seulement nous sont parvenues ; nous savons que six d'entre elles proviennent de tétralogies qui ont gagné des prix :
- Les Perses (Πέρσαι / Pérsai), représentée en 472 ;
- Les Sept contre Thèbes (Ἑπτὰ ἐπὶ Θήϐας / Heptà epì Thếbas), représentée en 467 ;
- Les Suppliantes (Ἱκέτιδες / Hikétides), représentée probablement en 463 ;
- L'Orestie, représentée en 458, qui comprend :
- Agamemnon (Ἀγαμέμνων Agamémnôn),
- Les Choéphores (Χοηφόροι / Khoêphóroi),
- Les Euménides (Εὐμενίδες / Eumenídes) ;
- Prométhée enchaîné (attribution discutée).
D'autres pièces ne nous sont malheureusement pas parvenues mais nous savons qu'elles ont existé :
- trilogie de 467 : Phinée, Glaucos — Sphinx (drame satyrique) ;
- trilogie de 463 : Les Danaïdes, Les Égyptiens ;
- trilogie de 458 : Protée (drame satyrique) ;
- trilogie de Prométhée : Prométhée délivré, Prométhée porte-feu.
De nombreux fragments ont également été conservés. Ils ont été rassemblés par Stefan Radt dans le troisième volume des Tragicorum Græcorum Fragmenta (Göttingen, 1984).
Le fondateur de la tragédie
On considère généralement Eschyle comme le « créateur de la tragédie », suivant l'expression de G. Murray. En portant à deux le nombre des acteurs et en diminuant le rôle joué par le chœur, il a rendu possibles un véritable dialogue et une action dramatique.
Voir aussi
Articles connexes
Bibliographie
- Paul Demont et Anne Lebeau, Introduction au théâtre grec antique, Livre de Poche, coll. « références », Paris, 1996 ;
- Gilbert Murray, Æschylus, The Creator of Tragedy, Clarendon Press, Oxford, 1940 ;
- Suzanne Saïd, Monique Trédé et Alain Le Boulluec, Histoire de la littérature grecque, Presses universitaires de France, coll. « Quadrige », Paris, 1997 ;
- Jacqueline de Romilly, La crainte et l'angoisse dans le théâtre d'Eschyle, Les Belles Lettres, Paris, 1971.
