Enrichissement de l'uranium
L'enrichissement de l’uranium consiste à augmenter la proportion d’uranium 235 contenu dans l’uranium naturel. L’uranium naturel contient 0,72 % d’uranium 235.
Or pour provoquer une réaction de fission nucléaire dans les réacteurs à eau pressurisée, il faut disposer d’un uranium qui contienne entre 3 et 5 % de l’isotope 235.
Les deux isotopes U235 et U238 ayant les mêmes propriétés chimiques, on se base sur une propriété physique, la légère différence de masse moléculaire.
Il existe deux grandes méthodes d’enrichissement :
- La diffusion gazeuse : ce procédé est basé sur la différence de masse, très faible, existant entre les molécules d’hexafluorure d’uranium 235, plus légères que celles d’hexafluorure d’uranium 238. En les faisant filtrer à travers des membranes adaptées, on arrive en multipliant suffisamment le nombre de cycles à obtenir de l’uranium enrichi. Ce procédé est utilisé à grande échelle dans l’usine du Tricastin (Eurodif).
- L’ultracentrifugation : basé lui aussi sur la différence de masse entre les molécules d’hexafluorure d’uranium, ce procédé consiste à utiliser des centrifugeuses tournant à très grande vitesse. L’uranium 238 plus lourd se retrouve projeté progressivement en périphérie.
