Élam
La civilisation élamite s'est développée durant la Haute-Antiquité dans le sud-ouest de l'Iran, en marge de la civilisation mésopotamienne. Elle est bien connue par le site de Suse, qui faisait le lien entre l'Élam et la Mésopotamie. L'Élam à proprement parler est situé vers la région actuelle du Fars, autour de l'ancienne capitale, Anshan.
La première période est dite proto-élamite (fin du IVe millénaire av. J.-C.). Les Élamites développent alors une forme d'écriture qui n'est toujours pas déchiffrée, et qui sera abandonnée rapidement.
À la période paléo-élamite (v. 2500–1600 av. J.-C.), l'Élam devient une puissance politique notable, qui entre en lutte avec les empires mésopotamiens. S'il est souvent vaincu, il constitue néanmoins un danger important. Les Élamites ont notamment détruit le royaume d'Ur vers 2004 av. J.-C., et sérieusement menacé Hammourabi de Babylone.
La période médio-élamite (1500-1100) marque l'apogée de l'Élam, sous les règnes d'Untash-Naparisha (XIVe siècle av. J.-C.) et de Shutruk-Nahhunte et de son fils Shilhak-Inshushinak (XIIe siècle av. J.-C.), qui prennent Babylone et mettent fin à la dynastie kassite. La période néo-élamite (~1000-539) est essentiellement marquée par la lutte avec l'Empire assyrien, qui s'achève par la destruction de Suse, alors capitale de l'Elam en 646 av. J.-C. par Assurbanipal. Après cela, l'Élam est incorporé à l'ensemble perse qui se forme sous les règnes des premiers Achéménides. Les Élamites ont joué un grand rôle dans l'élaboration de l'Empire perse en transmettant leur savoir à ceux-ci.
La religion élamite n'était pas structurée, et il existait un ensemble de divinités provenant des différentes régions de ce pays. Les principales divinités étaient Naparisha, le dieu d'Anshan, la capitale traditionnelle de l'Élam, et Inshushinak, le dieu de la ville de Suse. Le caractère de l'Élam, partagé entre ces deux cités était marqué par le titre que se donnaient ses rois, qui se disaient « rois d'Anshan et de Suse ».
La langue élamite n'a pu être rapprochée avec certitude d'aucune langue connue. Elle était notée avec l'écriture cunéiforme empruntée aux Mésopotamiens.
Lien externe
- Histoire de l'Élam (extrait du site Esagil)
