Edgard Varèse

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Edgard Varèse ou Edgar Varèse (les deux orthographes ont été utilisées par le compositeur lui-même à différentes époques de sa vie) est un compositeur français naturalisé américain né à Paris le 22 novembre 1883 et mort à New York le 6 novembre 1965.

Il passa ses premières années aux États-Unis à rencontrer les principaux acteurs de la musique américaine, promouvant sa vision de nouveaux instruments de musique électronique, dirigeant des orchestres, et créant le New Symphony Orchestra. C’est aussi à peu près à cette période que Varèse commença à travailller sur sa première œuvre composée aux États-Unis, Amériques, qui fut achevée en 1921. C’est après l’achèvement de cette œuvre que Varèse fonda l’International Composers' Guild, (Association Internationale des Compositeurs), dédiée à l’interprétation de nouvelles œuvres de compositeurs américains et européens, et pour laquelle il composa nombre de ses pièces pour instruments d’orchestre et voix, comme Offrandes en 1922, Hyperprism en 1923, Octandre en 1924, et Intégrales en 1925.

En 1928, Varèse retourna à Paris pour modifier certaines parties d’Amériques en y incluant les ondes Martenot qui venaient d’y être inventées. Il composa par la suite sa plus célèbre œuvre de musique non électronique en 1931 intitulée Ionisation. On présente souvent Ionisation comme la première pièce écrite pour percussion uniquement, ceci est une erreur insidieusement installée et entretenue par Varèse lui-même (cf. Alejo Carpentier). Si on fait abstraction d'un « Interlude » écrit par Chostakovitch pour l’opéra Le Nez, la première œuvre pour percussions seules de la musique savante occidentale est Ritmica V (1929) d’Amadeo Roldan. Bien qu’écrite pour des instruments existants, Ionisation fut conçu comme une recherche de nouveaux sons et de nouvelles méthodes pour les créer. En 1933, alors que Varèse était toujours à Paris, il écrivit à la Fondation Guggenheim et aux Laboratoires Bell dans l’espoir d’obtenir des fonds pour développer un studio de musique électronique. Sa composition suivante, Ecuatorial, terminée en 1934, contenait des parties pour thérémines, et Varèse, anticipant une réponse favorable à sa demande de fonds, retourna aux États-Unis pour y créer sa musique électronique.

Varèse écrivit Ecuatorial pour deux thérémines, voix de basse, vents et percussions au début des années trente. Il fut créé le 15 avril 1934, sous la direction de Nicolas Slonimsky. Puis Varèse quitta New York, où il avait vécu depuis 1915, et se rendit à Santa Fe, San Francisco et Los Angeles. Lorsque Varèse revint en 1938, Léon Theremin était rentré en Russie. Ceci désespéra Varèse, qui avait espéré travailler avec Theremin à une amélioration de l’instrument. Varèse avait aussi présenté le thérémine lors de ses voyages dans l’est, et en avait fait une démonstration le 12 novembre 1936 lors d’une conférence à l’université du nouveau Mexique à Albuquerque.

Lorsque vers la fin des années 1950, Varèse fut contacté par un éditeur pour publier Ecuatorial, il ne restait que très peu de thérémines, et il décida donc de réécrire ces parties pour ondes Martenot. Cette nouvelle version fut créée en 1961.


Œuvres

Amériques (1921), pour grand orchestre.
Offrandes (1921), pour soprano et orchestre de chambre.
Hyperprism (1922-23), pour petit orchestre et percussion.
Octandre (1923), pour six instruments à vent et contrebasse.
Intégrales (1924-25), pour petit orchestre et percussions.
Arcana (1926-27), pour grand orchestre.
Ionisation (1931), pour 13 percussionnistes. Au moins 2 versions pour 6 percussionnistes en ont été proposées. La première par Georges Van Gucht pour 'Les Percussions de Strasbourg', du vivant de Varèse qui a donné son accord et la deuxième, en 2002 par Georges Boeuf pour 'Symblêma' dont le directeur (Frédéric Daumas) a écrit (08.07.03) :"Cette transcription est également pour 6 percussionnistes. Elle respecte scrupuleusement la partition originale et a été conçue de manière à conserver la spatialisation du son de la version à 13.
Ecuatorial (1934), pour chœur, trompettes, trombones, piano, orgue, deux ondes Martenot et percussions.:Density 21,5 (1947), pour flûte seule.
Déserts (1954), pour instruments à vent, percussions et bande magnétique.
Poème électronique (1958).
Nocturnal (1959-61) pour soprano, chœur et orchestre (inachevé).
Nuit sur un poème d’Henri Michaux, pour soprano, vents, contrebasse et percussions (inachevé).

Bibliographie

Edgard Varèse par Fernand Ouellette ISBN 2-26700810-6

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See also: Edgard Varèse, 12 novembre, 15 avril, 1883, 1915, 1921, 1922