Dresde


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Carte d'Allemagne
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"Semperoper"

Dresde (Dresden en allemand, Drježdźany en sorabe) est une ville d'Allemagne, capitale de la Saxe.

Cette ville baroque, située sur l'Elbe est une des plus belles villes d'Allemagne. Elle est d'ailleurs appelée la Florence de l'Elbe.

Sommaire

Histoire

Données de base
Land : Saxe
Arrondissement : Dresde
Canton : Ville de Dresde
Superficie : 328,30 km²
Population : 486.034 (30. Septembre 2004)
Densité : 1.480 hab/km²
Taux de chômage : 14,8% (Janvier 2005)
Altitude : 113 m (Altmarkt)
Altitude maximum : 383 m (Triebenberg)
Altitude minimum : 101 m (Cossebaude)
Code postal : 01001-01462
Préfixe téléphonique: 0351
Coordonnées géographiques: 51° 05'
13° 45'
Immatriculation véhicules : DD
Site Web de la ville : www.dresden.de
Courriel : stadtverwaltung
@dresden.de
Politique
Bourgmestre: Ingolf Roßberg
(FDP)
Partis au pouvoir: CDU, FDP, DSU, Freie Bürger (citoyens libres)
Composition du conseil communal :
70 mandats

CDU
PDS
B.90/Die Grünen (Verts)
SPD
FDP
Liste du bourgmestre
Non inscrits
(Nationales Bündnis)
Sièges:
21
17
9

8
6
6

3
Dernières élections: 13 juin 2004

Le bombardement de 1945

Dresde a été victime d'un des bombardements les plus meurtriers de l'histoire de l'humanité du 13 au 15 février 1945, durant lequel le Royaume-Uni (principalement) et les États-Unis ont sytématiquement bombardé, à l'aide de bombes à fragmentation et incendiaires, la ville qui fut presque entièrement détruite.

Le bilan humain est très incertain. La population totale de la ville était de 630 000 habitants à l'époque, mais elle comptait aussi des blessés, des prisonniers ou des réfugiés dont il est impossible d'évaluer précisément le nombre. De plus, beaucoup de victimes ont disparu en fumée sous l'effet d'une température souvent supérieure à 1000°C. L'évaluation du nombre de morts a beaucoup fluctué. Ainsi, le maximum de 250 000 morts était avancé par les Soviétiques. L'historien négationniste britannique David Irving quant à lui pensait réaliste un nombre de victimes de 135 000 1. Le chercheur allemand Jörg Friedrich, qui n'est pas tendre pour les Alliés, fait état de 40 000 morts 2. L'évaluation actuelle de 35 000 morts (dont 25 000 corps identifiés) est celle d'une commission d'historiens mandatée par la ville de Dresde.

L'armée rouge était à une petite centaine de kilomètres. D'autres bombardements sur l'Allemagne (Berlin, Hambourg lors de l'Opération Gomorrah) furent aussi très meurtriers, mais celui de Dresde a plus profondément choqué les esprits, peut-être parce que c'était une ville d'arts et de culture, et qu'elle n'avait pas d'intérêt stratégique, justifiant une attaque aussi lourde si on considère que la Albertstadt, la ville militaire de Dresde n'était pas bombardée.

L'écrivain Kurt Vonnegut qui était présent comme travailleur prisonnier dans une usine de Dresde, lors du bombardement, en réchappa en se réfugiant dans les caves d'un abattoir. Il tirera de cette expérience éprouvante son roman phare Abattoir 5.

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14 février 1945
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16 février 1945

L'Après-guerre

À la difficile situation de l'après-guerre suivit le régime communiste où de nombreux efforts de reconstruction de la vieille ville baroque furent entrepris, mais aussi ou d'irréparables dégâts s'ajoutèrent à ceux de la guerre, comme la démolition de la Sophienkirche en 1964, l'une des rares église gothiques d'allemagne du Nord, ou encore le déblaiement d'innombrables façades qui eussent pu être conservées et réutilisées, le régime cherchant à nier les restes de ce qui était considéré comme un obstacle à la naissance d'une ville véritablement « socialiste ». À Dresde comme ailleurs, une volonté de remettre les choses en l'état eût permis une reconstruction quasiment à l'identique.

Néanmoins, les efforts de restauration de la « Florence de l'Elbe », eu égard à l'enjeu culturel exceptionnel de l'ensemble, ont été réellement considérables, et se sont accélèrés depuis la Réunification. À vrai dire, on n'a pas vu depuis longtemps tant d'édifices historiques reconstruits sur un même site en si peu de temps. En voici quelques-uns:

Tout d'abord, l'opéra Semper (Semperoper en allemand) d'après son architecte Gottfried Semper, dont la reconstruction se fit en deux phase : l’on reconstruisit d’abord l’extérieur entre 1952 et 1956 (avec Herbert Schneider), dans la vague perspective d’un saccage moderniste ultérieur un peu à la manière du théâtre Sarah-Bernard, avant de se décider en 1977 pour une reconstruction à l’identique de l’intérieur, inaugurée en grande pompe le 13 mars 1985 par une représentation du Freischütz.

Le Palais Zwinger dû à Permoser et Pöppelmann, délicat ensemble baroque comportant un merveilleux pavillon et un arc de triomphe unique au monde (Kronentor), dont il ne restait rien, fut entièrement reconstruit entre 1945 et 1963 sous la direction de Hubert Ermisch, Arthur Frenzel et Max Zimmermann. Il se reflète à nouveau dans le ravissant bassin qui l'entoure.

La Frauenkirche, chef-d'œuvre de l'architecture évangelique, construite autrefois par Georg Bähr et détruite non pas par les bombes mais par un incendie dans ses caves, vastee église baroque qui était à Dresde ce que Notre-dame est à Paris, vient d'être pratiquement terminée en un temps record, pour un budget qui représente le quart de ce qu'a coûté l'Opéra Bastille à Paris, édifice dont la médiocrité n'est plus guère discutée.

Le palais Cosel, de Johann Christoph Knöffel (1744-1746), bel immeuble de six étage d'un intérêt urbanistique évident par sa situations aux abords des édifices voisins, reconstruit sous la direction de Walter Kaplan (1998-2000), avec un ajout parfaitement camouflé de parking souterrain.

La Kanzleihaus, remarquable palais Renaissance construit entre 1565 et 1567 par Hans Irmisch, dont les ruines avaient survécu, reconstruit en 1998 sous la direction du Professeur Gerd Bürger, architecte en chef des monuments historiques.

Cette liste ne donne que quelques exemples de ce qu'il est convenu d'appeler la Renaissance de Dresde. On envisage également la reconstruction de nombreux immeubles de moindre importance, ces tissus mineurs concourrant à la physionomie générale des villes historiques. Dans le même but, on a procédé à la démolitions d'immeubles modernes hideux, tel que le bâtiment de la Police centrale, sinistre ensemble en béton qui défigurait la place du marché et les environs de la Frauenkirche.

Les efforts de reconstruction se sont accélérés avec la réunification de l'Allemagne et culmineront en 2006 pour les fêtes des 800 ans de la ville. Si les reconstructions se poursuivaient au rythme et avec l'orientation actuels, la tragédie de 1945, d'un point de vue architectural, serait à peu près annulée vers 2025, a fortiori si l'on reconstruit la Dresde bourgeoise du XIXe siècle et ses immeubles historicistes (en quelques sortes « l'haussmannien » local), dont les merveilleuses villas des environs donnent une idée de la richesse et de la beauté. Quoiqu'il en soit, Dresde, à nouveau presque aussi belle qu'autrefois, est redevenue, avec Heildelberg, Bamberg ou Ratisbonne, l'un des haut-lieux du tourisme en Allemagne.

Dresde joue aussi un rôle important dans la vie musicale avec l'orchestre de la Staatskapelle, une des plus anciennes formations du monde puisque créée en 1548 et celui de l'opéra (Staatsoper).

La vallée de l'Elbe à Dresde a été inscrite, en 2004, sur la liste du patrimoine mondial par l'Unesco.

Le parti d'extrême-droite NPD («parti national démocratique», environ 5 000 membres) a obtenu 9,2 % des voix lors des élections au parlement de Saxe en 2004. Le 13 février 2005, à l'occasion des commémorations du bombardement de Dresde en 1945, entre 3 000 et 5 000 manifestants d'extrême-droite ont manifesté devant le parlement de Saxe. 70 personnes ont été interpellées à la suite d'affrontements.

Sites proches

Jumelages

Liens externes

Références

See also: Dresde, 13 février