Dorade (constellation)
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| Nom latin | Dorado | |||
| Génitif | Doradus | |||
| Abréviation | Dor | |||
| Grandeur | 179 degrés carrés 73e rang | |||
| Ascension droite | 5° 15' | |||
| Déclinaison | -63° 40' | |||
| Visibilité | 15° nord à 90° sud | |||
| Méridien | 29 janvier, 21h00 | |||
| Étoile la plus brillante - magnitude apparente | α Dor 3,30 | |||
| Étoiles de magnitude apparente ≤ à 3 | 0 | |||
| Étoiles de magnitude apparente ≤ à 5.5 | 16 | |||
| Constellations limitrophes | • Horloge • Hydre mâle • Peintre • Poisson volant • Réticule • Table | |||
La Dorade est une constellation de l'hémisphère sud. Seules ses étoiles les plus au nord peuvent être aperçues au-dessus de 20° de latitude nord et elle s'étend quasiment jusqu'au pôle sud céleste.
La Dorade est très peu lumineuse. Aucune de ses étoiles ne dépasse la quatrième magnitude.
| Sommaire |
Étoiles principales
α Doradus
L'étoile la plus brillante de la constellation, α Doradus, n'atteint que la magnitude 3,30. Elle est pourtant facile à trouver, se situant à une douzaine de degrés de Canopus (α Carinae) dans une région particulièrement pauvre en étoiles.
Éloignée de près de 180 années lumière, α Doradus est une étoile bleutée de type spectral A0, 120 fois plus brillante que le Soleil. Elle est également légèrement variable (du type d'α2 Canum Venaticorum), passant de la magnitude 3,26 à la magnitude 3,30 en 2,95 jours.
γ Doradus
γ Dor est une étoile légèrement variable, sa magnitude variant de quelques pourcents entre 4,23 et 4,27 sur deux périodes successives de 17,5 et 18,1 heures. Ce comportement ressemble aux variables de type δ Scuti, mais la température de γ Dor (7 000 K) est trop faible pour répondre au même mécanisme.
Autres étoiles
β Dorarus est une variable céphéide, évoluant entre les magnitudes 3,46 et 4,08 en 9,8426 jours.
R Doradus est variable semi-régulière, dont la magnitude passe de 4,8 à 6,6 sur une période d'environ 338 jours.
Tableau récapitulatif
| Étoile | Magnitude apparente | Magnitude absolue | Distance (a. l.) | Type spectral |
|---|---|---|---|---|
| α Dor | 3,30 | -0,36 | 176 | A0V: |
| β Dor | 3,76 | -3,76 | 1039 | F6Ia |
| γ Dor | 4,26 | 2,72 | 66 | F4III |
| HR 2102 | 4,65 | 2,47 | 89 | K1III/IV |
| ζ1 Dor | 4,71 | 4,38 | 38 | F7V |
| θ Dor | 4,81 | -1,31 | 546 | K2III |
N.B. : Les valeurs numériques proviennent des données mesurées par le satellite Hipparcos [1]
Objets célestes
L'objet le plus notable de la Dorade est en revanche le Grand Nuage de Magellan (dont une partie se trouve également dans la constellation de l'Autel), une galaxie irrégulière satellite de notre Voie Lactée, distante de 170 000 années lumière et atteignant la magnitude 0,1.
La Dorade contient également la nébuleuse NGC 2070, également nommée Nébuleuse de la Tarentule. Cataloguée tout d'abord comme une étoile (30 Doradus), elle fut reconnue comme une nébuleuse par Nicolas-Louis de Lacaille en 1751-1752. Il s'agit d'une partie du Grand Nuage de Magellan, d'un diamètre d'un millier d'années lumière, hébergeant une douzaine de supergéantes en son centre.
Histoire
La Dorade est l'une des 11 constellations inventées par les navigateurs néerlandais Pieter Diksz Keyser et Fredrich Houtman entre 1595 et 1597. Elle fut popularisée par Johann Bayer lors de la publication de son Uranometria en 1603. Sa disposition tout en longueur rappelle également le « poisson-épée », comme elle est parfois appelée.
