Ballon dirigeable
Un ballon dirigeable est un aéronef plus léger que l'air, appelé également aérostat, manœuvrable dans un plan horizontal. Ils se distinguent des autres types de ballons, les montgolfières et ballons à gaz libres qui subissent les vents et ne sont donc manœuvrables que dans un plan vertical.
Pour se déplacer, les dirigeables utilisent la propulsion par hélices.
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Théorie
Les dirigeables, comme tout ballon, utilisent la loi d'Archimède ou poussée d'Archimède, c'est-à-dire l'utilisation d'une enveloppe souple ou rigide qu'on remplit d'un corps (gaz) dont le poids volumique est tel que la somme des poids du volume occupé par ce corps plus le poids de l'enveloppe plus celui de la charge est inférieur au poids du volume d'air équivalent.
Histoire
Dès les premiers ballons en 1783, l'idée de dirigeable est née, le général Jean-Baptiste-Marie Meusnier conçoit un ballon de forme ellipsoïdale, muni d'un gouvernail, mais à l'époque aucun moteur n'existe.
C'est le 25 septembre 1852, qu'Henri Giffard fait un vol de démonstration entre Paris et Trappes à la vitesse de 7 km/h. Il utilise une petite machine à vapeur pour se propulser.
Le premier circuit fermé date du 9 août 1884, Charles Renard et Arthur Krebs font revenir leur dirigeable La France à leur point de départ, un petit voyage de huit kilomètres. Il est propulsé par un moteur électrique de 8 cv.
Le 3 novembre 1897, David Schwartz à Berlin fait s'élever le premier dirigeable entièrement en métal. Le vol se terminera malheureusement par un écrasement au sol.
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Le 2 juillet 1900, c'est en Allemagne, sur le lac de Constance, le premier vol du premier dirigeable rigide Zeppelin, le LZ-1.
Alberto Santos-Dumont réalise l'exploit d'un aller-retour en moins de 30 minutes entre Saint-Cloud et la Tour Eiffel (circuit de 11 km) le 19 octobre 1901, avec son dirigeable n° 6. Un prix de 100 000 francs était offert au premier à le réaliser. Il offrit les trois-quarts de la récompense aux pauvres de Paris. Il avait failli se tuer lors d'une tentative précédente.
Le 12 novembre 1902, le premier dirigeable semi-rigide des frères Lebaudy, conçu par l'ingénieur Henri Julliot, fait le trajet Paris - Moisson, soit 62 km en 1h40.
Le 6 mai 1937, le dirigeable allemand Hindenburg, gonflé à l'hydrogène (200 000 m³ de gaz inflammable) a pris feu à l'aéroport de Lakehurst non loin de New York. Cet accident a fait 35 victimes (parmi 97 personnes à bord) et mit fin aux dirigeables commerciaux.
<à compléter>
Caractéristiques
Les qualités du dirigeable sont :
- un mode de transport économique (meilleur rapport masse transporté / coût kilométrique après le transport fluvial) ;
- il peut transporter de très lourdes charges ;
- les défaillances des moteurs sont moins critiques que pour un avion ;
- les dirigeables modernes peuvent atterrir pratiquement n'importe où.
Ses défauts sont :
- une forte prise au vent du fait d'un volume conséquent, ce qui le rend vulnérable par mauvais temps ;
- une manœuvrabilité faible ;
- une altitude maximum réduite.
Il utilise plusieurs types d'enveloppe :
- souple ;
- semi-rigide ;
- rigide ;
- rigide lenticulaire.
Il emploie comme gaz :
- l'hydrogène, très léger, très bon marché, mais sujet aux fuites et très inflammable, ce qui causa des accidents spectaculaires ;
- l'hélium, coûteux mais sûr, qui est le plus couramment employé de nos jours ;
- l'air chaud, proportionnellement peu porteur par rapport à l'hélium, mais sans risques.
Motorisation
Tous types de moteurs à hélice ont été essayés sur les dirigeables.
Généralement, on installe un nombre pair de moteurs, afin de ne pas subir le couple de giration de l'hélice.
De nos jours, le moteur électrique a la vedette, plus encore avec les dirigeables à coques rigides qu'on peut facilement doter de panneaux solaires.
Voir aussi
Liens internes
Zeppelin ~ L'incendie du Hindenburg en 1937.
Liens externes
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