Dieudonné M'bala M'bala

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Dieudonné M'bala M'bala est un humoriste, parfois chansonnier, et un acteur français, sous le nom d'artiste de Dieudonné. Il s'est également engagé en politique depuis 1997.

Sommaire

Biographie

Il est né le 11 février 1966 à Fontenay-aux-Roses (Hauts-de-Seine). Sa mère, bretonne est sociologue, son père camerounais est expert-comptable. Après avoir exercé plusieurs boulots, il démarre dans le spectacle d'abord seul, puis avec Elie Semoun. Le tandem des deux humoristes traite des thèmes du racisme et des exclusions, l'un jouant le rôle du « noir » et l'autre du « juif ». Chacun poursuivra une carrière en solo à partir de 1997. En 1993, il crée sa société de production Bonnie production et en 1995 sa maison d'édition Merlin éditions. Il débute en 1996 dans le cinéma avec le film Didier d'Alain Chabat.

Parallèlement à ses prestations cinématographiques, Dieudonné poursuit sa carrière d'humoriste, notamment dans son théâtre La main d'Or à Paris qu'il a acquis à la fin des années 1990. Il fait également de ce café-théâtre un lieu de présentation du travail de jeunes artistes.

Engagement politique

Parmi ses engagements politiques, Dieudonné a défendu la cause kanak, s'est présenté aux élections législatives et régionales, il a soutenu le droit au logement, il a parrainé "Stop à la violence", il a milité pour la représentation des gens de couleurs à la télé, soutient la reconnaissance des noirs dans la société.

Son engagement citoyen, dans certains de ces aspects, suscite la controverse (voir plus bas). Dieudonné se place en pourfendeur des discriminations raciales et des frontières religieuses tandis que d'autres personnes lui prêtent des dérives antisémites.

« Je me bats contre les frontières religieuses, ethniques, géographiques »
« Nous sommes tous des métis. J'affirme qu'il n'y a pas de différence entre les hommes. Les Blancs, les Jaunes, les Noirs n'existent pas. »

En 2000, Dieudonné a reçu de l'ONU le titre honorifique d'« homme de bonne volonté dans sa lutte contre le racisme ».

« Pour moi, le peuple élu, c'est l'humanité, et la terre promise, c'est cette planète sur laquelle on vit tous ensemble » (Le Soir, édition du 2 juin 2004)

Dieudonné est candidat en 2004 sur la liste Euro-Palestine aux élections européennes de juin. Il la quitte cependant en octobre suite à des divergences politiques, notamment après le soutien qu'il apporte à l'écrivain Alain Soral, et à de mauvaises fréquentations qui lui sont prêtées.

Propos médiatisés controversés

Depuis les années 2000 des propos controversés de Dieudonné sont régulièrement médiatisés. Parmi les retombées, on compte de nombreuses actions en justice, des violences et des interdictions prononcées à l'encontre de représentations de spectacles.

2000

En 2000, une association proche des milieux d'extrême-droite, l'AGRIF, porte plainte contre Dieudonné à la suite de propos tenus dans le journal France Soir du 21 mars. Il y déclare notamment :

« [les Noirs sont] considérés en France comme de grands enfants, des clowns pour le Blanc esclavagiste. »,
« L'avenir, c'est Internet. Le Béké est fini... La survie ne tient que dans le métissage. Et moi, j'observe, avec le sourire, sa déchéance ».

La justice française condamne dans un premier temps Dieudonné et le journal France Soir à 30000 francs d'amende et un franc de dommages et intérêts à l'AGRIF au motif de propos qui « imputent aux personnes de race blanche le fait de mépriser et de tenir en infériorité celles de race noire, donc d’avoir un comportement raciste, et ceux affirmant que l’Église catholique cautionnait le racisme ». En mars 2002, la Cour d'appel de Paris annule cette décision considérant que ce n'était en aucun cas l'ensemble des blancs et des catholiques qui étaient visés par ces affirmations, mais seulement une partie de ceux-ci dans une perspective historique.

2002

Suite à un article paru dans le magazine L'Écho des Savanes du 17 janvier 2002, Dieudonné y déclarant :

« Ben Laden restera dans l'histoire, sa notoriété est internationale et indiscutable. Pour moi, c'est le personnage le plus important de l'histoire contemporaine [...] Il est seul contre la plus grande puissance du monde ».
« Donc forcément cela impose le respect. Je préfère le charisme de Ben Laden à celui de George W. Bush. »,

L'artiste est mis en examen par le Parquet pour « apologie d'actes de terrorisme ». Le procès se solde par une relaxe devant le tribunal correctionnel de Paris, le 11 juillet 2003. Le Parquet ayant fait appel, la relaxe est confirmée le 2 juin 2004 par la Cour d'appel de Paris qui considère que « les propos litigieux ne dépassent pas les limites admissibles au droit de la liberté d'expression ».

Dans un entretien au magazine Lyon Capitale publié le 23 janvier 2002, Dieudonné déclare :

« Le racisme a été inventé par Abraham. “Le peuple élu”, c'est le début du racisme. Les musulmans aujourd'hui renvoient la réponse du berger à la bergère. Juifs et musulmans pour moi, ça n'existe pas. Donc antisémite n'existe pas parce que juif n'existe pas. Ce sont deux notions aussi stupides l'une que l'autre. Personne n'est juif ou alors tout le monde. Je ne comprends rien à cette histoire. Pour moi, les juifs, c'est une secte, une escroquerie. C'est une des plus graves parce que c'est la première. Certains musulmans prennent la même voie en ranimant des concepts comme “la guerre sainte” ».

Poursuivi pour provocation à la haine raciale et injures raciales, Dieudonné est relaxé une première fois en novembre 2003, puis, en appel, définitivement par le tribunal correctionnel de Paris en juin 2004, au motif du contexte du propos et d'un rejet global par l'humoriste du fait religieux (la cour notifiant que « les invectives ne s'adressent pas à la communauté juive en tant que telle »).

Le 15 mars 2005, La Cour de cassation annule l'arrêt de la Cour d'appel de Paris, laquelle devra de nouveau statuer sur les propos mis en cause.

2003

Invité pour faire une surprise à l'humoriste Djamel Debbouze dans l'émission en direct On ne peut pas plaire à tout le monde du 1er décembre 2003 sur France 3, Dieudonné, interprétant un personnage de sketch, apparaît déguisé en extrémiste juif religieux paranoïaque, soupçonnant l'invité, Djamel Debbouze, d'être un terroriste islamique, un « moudjahidine du rire » cachant sous son blouson une « bombe artisanale », appelant les jeunes à rejoindre « l'axe du bien, l'axe américano-sioniste ». Ce personnage conclut par le mot « Israël ! », suivi d'un salut fasciste. Certaines agences de presse ont retranscrit ce terme par « Isra-Heil », « Heil Israel » ou « Israel Heil ».

Cette prestation provoque la réaction du Consistoire israelite de France, de l'Union des étudiants juifs de France (UEJF), de la LICRA et du Mouvement contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples (MRAP), mais c'est le ministre Dominique Perben qui déclenche une procédure pour « diffamation raciale ».

Des manifestations parfois violentes comme le jet d'une bombe fumigène par l'UEJF sur son public lyonnais, ainsi que des protestations et menaces contre les salles et les mairies par des associations comme le Bétar, la Ligue de défense juive (LDJ), l'UEJF ou des personnalités comme Alexandre Moïse entraînent l'annulation de plusieurs spectacles de l'humoriste, qui rejette toute accusation d'antisémitisme, et présente ses excuses auprès des victimes de la Shoah qui ont pu être choquées par des « citations hors contexte », tout en revendiquant la dénonciation des extrémismes sionistes, islamistes ou autres.

Face aux réactions suscitées par ce sketch, Dieudonné a affirmé : « il a heurté ceux que je voulais toucher, c'est-à-dire l'extrême droite israélienne ».

Dieudonné adresse une lettre d'excuses au MRAP qui, dans un communiqué de presse du 15 janvier 2004, annoncera sa décision d'abandonner la procédure engagée contre lui sur la base du sketch incriminé, « devant cet acte de bonne foi ».

La plainte est examinée le 2 avril 2004 par le tribunal de la 17e chambre du tribunal correctionnel de Paris, qui acquitte Dieudonné le 27 mai. Figurent parmi les attendus du jugement les appréciations suivantes :

« s'il n'est pas douteux que les téléspectateurs ont pu reconnaître [...] des signes communément utilisés dans l'imagerie populaire pour représenter une personne de confession juive, ils ont pu voir également [...] un individu incarnant la lutte armée au nom d'un idéal politique »

« [les symboles utilisés] qui n'évoquent pas un personnage unique, ne doivent pas être dissociés, le déguisement formant un tout dont on ne saurait privilégier un élément plutôt qu'un autre »

« à aucun moment ces paroles ne se réfèrent à la religion de l'individu qui parle ; qu'elles expriment en revanche ouvertement son aversion pour le musulman, symbole pour lui du terrorisme international [...] ; que ce langage est manifestement celui d'un militant exprimant des idées politiques se rapportant au conflit opposant l'État d'Israël aux Palestiniens et à son alliance avec les États-Unis, dans la lutte contre le terrorisme islamiste. »

« le personnage incarné par le prévenu [Dieudonné] ne représente pas les personnes de confession juive dans leur ensemble, mais une certaine catégorie de personnes uniquement dans l'expression de leurs idées politiques »

François Roux, avocat de Dieudonné, commente alors cette décision : « Le tribunal vient de reconnaître le droit pour un humoriste de critiquer la politique d'un État, sans être taxé d'antisémitisme lorsque cet État est Israël ».

Enfin, à la suite de l'affaire de l'émission On ne peut pas plaire à tout le monde, Dieudonné dépose plainte en 2004 contre X (Montpellier en septembre), accusant l'émission de Marc-Olivier Fogiel d'avoir manipulé des SMS qui apparaissent au bas de l'écran de son émission best of du 15 décembre 2003 en leur prêtant un caractère raciste, soit une semaine après le sketch de Dieudonné dans cette émission. Dans une interview, Dieudonné affirme que Alexandre Gamelin, salarié de la société Paf Productions (Marc-Olivier Fogiel et Endemol France), aurait reconnu devant les gendarmes de Boulogne (Hauts-de-Seine) avoir écrit lui-même certains des SMS incriminés à la demande de Laurent Bon.

Les SMS incriminés étaient, entre autres : « Dieudo-Le Pen, même combat ? », « Dieudo, ton cas relève de la psychiatrie », « Ça te ferait rire si on faisait des sketchs sur les odeurs des Blacks ? ». Claudy Siar, le président de l'Union de la communauté noire de France (UCNF), et animateur de Radio France Internationale (RFI) déclare à ce sujet : « Personne ne parle du SMS. L'histoire de ce SMS a été orchestrée et est une insulte à l'endroit de la communauté noire. Personne n'a rien dit » (Europe 1). La justice a décidé de classer sans suite la plainte pour incitation à la haine raciale déposée par Dieudonné.

Dieudonné revient largement sur ces affaires et sur ce qu'il qualifie de « lynchage médiatique » dans un spectacle intitulé Mes excuses.

2004

Courant mars 2004, son interview au site Web http://blackmap.com est relayée médiatiquement lorsqu'il y déclare :

« Les descendants juifs continuent à être indemnisés par rapport à ce qui s'est passé durant la Shoah. Nous, les Noirs, n'avons jamais rien eu à cause de certains Juifs qui refusent que notre souffrance soit mise au même niveau que la leur ! Je ne me permettrais pas de faire une échelle de valeur, car je pense que la souffrance humaine est la même dans toutes les tragédies, que c'est le lot de l'humanité. Mais je pense que le lobby juif déteste les Noirs, vraiment ! Étant donné que le Noir dans l'inconscient collectif porte la souffrance, le lobby juif ne le supporte pas, parce que c'est leur business ! [...] C'est une véritable guerre ouverte. Moi aujourd'hui, je suis loin de tout ça. Heureusement qu'il existe des Juifs progressistes qui pensent et qui disent la même chose que moi ! Cependant, les groupuscules extrémistes existent toujours ».
« Le président du Sénégal Wade a dit un jour : “Notre peuple ne fait pas la manche”. Je crois qu'il a raison, et c'est la grande différence avec un peuple qui a bradé l'Holocauste, qui a vendu la mort et la souffrance pour monter un pays et gagner de l'argent ! ».

À la suite d'un article paru dans le quotidien Le Monde du 7 janvier 2004 (reprenant des propos du magazine The Source) et d'un article paru dans l'édition du 8 février 2004 du Journal du dimanche, deux citations à comparaître sont délivrées à l'encontre de Dieudonné à l'initiative de deux avocats d'Avignon pour « propos racistes » et « injures raciales ».

Les propos incriminés sont les suivants :

« La population juive, par exemple, n'aime pas que je dénonce certaines de leurs manipulations médiatiques. Quand ils se plaignent de racisme, il faut arrêter. Il n'y a pas d'antisémitisme en France. En tout cas, ils souffrent moins du racisme que les Blacks et le Rebeus » (Le Monde),
« Ce sont tous ces négriers reconvertis dans la banque, le spectacle et aujourd'hui l'action terroriste [de ceux] qui manifestent leur soutien à la politique d'Ariel Sharon. Ceux qui m'attaquent ont fondé des empires et des fortunes sur la traite des Noirs et l'esclavage » (Le Journal du dimanche).

Cette interview, réalisée peu de temps après une agression contre son public pendant son spectacle du 5 février 2004 à la Bourse du Travail de Lyon, de la part d'activistes supposés du Bétar et de la LDJ, provoque une polémique concernant les personnes que vise Dieudonné quand il évoque les « négriers reconvertis dans la banque ». D'après l'intéressé, « Ce » et « Ceux qui m'attaquent » désignent ceux qui ont terrorisé ses spectateurs lors de cette l'attaque, et particulièrement ceux qui financent les mouvements supposés à l'origine de ces agressions.

En mai 2004, le tribunal correctionnel d'Avignon le condamne pour ces faits à 5 000 € d'amende. Portant l'affaire en appel, Dieudonné obtient la relaxe en décembre 2004 par la Cour d'appel de Nîmes, qui juge irrecevable la constitution de partie civile.

Dieudonné fait de nouveau couler beaucoup d'encre lorsqu'il appuie, en décembre 2004 dans l'émission télévisée Tout le monde en parle animée par Thierry Ardisson, la création d'une commission d'enquête à l'initiative du Prix Nobel de la paix 2004 Wangari Maathai, pour déterminer si le sida ne serait pas une invention pour anéantir le peuple noir d'Afrique. Une rumeur provenant de certaines agences de presse court selon laquelle il accuse explicitement Israël.

Le 29 Décembre 2004, lors de la dernière représentation du spectacle Mes excuses qui réunit plus de 5000 personnes au Zénith, plusieurs personnalités dont Djamel Debbouze, Daniel Prévost ou Djamel Bourras lui apportent leur soutien. Djamel Debbouze déclare notamment « C'est le meilleur d'entre nous. Il a les couilles de dire ce qu'on pense ,et il faut qu'il continue, on en a besoin ! », tandis que pour Daniel Prévost : « C'est un grand humoriste, c'est le plus grand humoriste que nous ayons actuellement ! Et c'est peut-être le plus courageux. ».

Ce spectacle provoque la réaction du site proche-orient.info, qui soutient que Dieudonné a passé deux heures à faire huer par le public des personnalités juives. Le 3 Février 2005 Bernard-Henri Lévy, dans son bloc-notes du Point, fait de lui le « fils de Le Pen ».

2005

Au cours d'une conférence de presse tenue à Alger, le 16 février 2005, quelques semaines après le 60e anniversaire de la libération des camps d'extermination d'Auschwitz, Dieudonné soutient que la manière dont est entretenu le souvenir de la Shoah relève de la « pornographie mémorielle », affirmant plus tard reprendre cette expression de l'universitaire israélienne Idith Zertal, ce que cette dernière nie. Celle-ci dénonce dans son ouvrage le phénomène d'instrumentalisation de la mémoire. Il cite, par la suite, Norman G. Finkelstein qui défend un point de vue analogue à celui d'Idith Zertal dans son livre « L'industrie de l'holocauste ».

Le journal Libération explique, dans son édition du 25 février 2005, que l'origine de cette attribution viendrait d'une note de bas de page d'une lettre ouverte de Marc Saint-Upéry, traducteur de La Nation et la mort d'Idith Zertal, lettre publiée sur le site Web Centre de media indépendant de Marseille à l'adresse de Jean-Christophe Rufin. Marc Saint-Upéry reconnait avoir imprudemment attribué cette formulation à l'ouvrage de Zertal et qu'une expression de ce type n'aurait été exprimée que dans des épreuves préliminaires mais dans aucune des versions publiées.

Une plainte est déposée par l'artiste à l'encontre du site Web proche-orient.info pour diffusion de fausses nouvelles. Selon Le Nouvel Observateur (Interview de l'éditrice du site), « le site a affirmé dans un premier temps que Dieudonné avait lié la Shoah à une « pornographie mémorielle » (version reproduite par un grand nombre de médias) avant de finalement affirmer qu'il parlait des commémorations », point au sujet duquel les responsables du site disent qu'ils réserveront leur réponse à la justice.

L'humoriste qualifie le Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF) d'« organisation anticonstitutionnelle et sectaire ». Il déclare également que « Raffarin en personne était au CRIF le week-end dernier et il m'accuse parce qu'il faut toujours leur lécher le cul à cette équipe de malfrats, de mafieux qui est en train d'entraîner la République française dans la guerre civile ». Il soutient que les « autorités sionistes » dirigent le cinéma, l'empêchent de réaliser un film sur la traite négrière et le Code noir (qui fut commandé par Louis XIV à Colbert), et ont déclaré une guerre culturelle au monde noir. Il déclare enfin dans le quotidien algérien L'Expression que « le sionisme est le sida du judaïsme ».

Ces propos jugés antisémites par certains observateurs ont été vivement condamnés par l'Union des étudiants juifs de France (UEJF), le Mouvement contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples (MRAP), et par le premier secrétaire du Parti socialiste François Hollande. Le 18 février 2005, Dominique Perben, le ministre de la justice français, a demandé au parquet de Paris l'ouverture d'une enquête préliminaire pour « contestation de crimes contre l'humanité ».

Le 2 mars 2005, Dieudonné est victime d'une agression à Fort-de-France (Martinique) par quatre hommes, dont trois porteurs d'un passeport israélien. Le tribunal correctionnel de Fort-de-France condamne les quatre auteurs à six mois de prison dont un mois ferme. Le chef d'accusation de propos racistes n'est pas retenu par le tribunal.

Spectacles

Filmographie

Bibliographie

Liens externes

See also: Dieudonné M'bala M'bala, 11 février, 18 février, 1966, 1991, 1993, 1995