Deuxième Internationale

La Deuxième Internationale fut fondée, à l'initiative notamment de Friedrich Engels, par les partis socialistes et sociaux-démocrates d'Europe lors du Congrès de Paris en juillet 1889 ; elle est aussi connue sous le nom d'Internationale Socialiste.

Les anarchistes furent présents à ce congrès, réclamant le groupement des travailleurs en lutte essentiellement sur le terrain économique, et rejetant la division politique, mais ils en furent exclus pour les raisons de divergence tactique claires.

Se basant, comme la Première Internationale, sur le constat de la lutte des classes, la Deuxième Internationale milite jusqu'au début du XXe siècle sur les bases du marxisme. Mais certains courants se développent à la droite de l'Internationale, prêchant l'abandon du principe selon lequel « l'émancipation des travailleurs doit être l'œuvre des travailleurs eux-mêmes » (principe révolutionnaire qui était celui de la Première Internationale) et recommandant de privilégier le parlementarisme (réformisme).

Après le déclenchement de la Première Guerre mondiale, les leaders socialistes (à l'exception des Russes et des Serbes), votèrent les crédits militaires demandés par les gouvernements bourgeois. Les militants fidèles à l'internationalisme et au pacifisme dénoncent ce reniement de la majorité, et militent contre la guerre - ce qui leur vaut souvent d'être exclus de la Deuxième Internationale (c'est le cas par exemple de Rosa Luxemburg et de Karl Liebknecht en Allemagne). Ces militants hostiles à la guerre sont alors appelés communistes, par opposition à leurs ex-camarades socialistes.

Suite à la création de l'URSS, les communistes quittent la Deuxième Internationale pour rallier la Troisième Internationale fondée par Lénine en 1919.

Au cours du XXe siècle, les différents partis socialistes constituant la IIe Internationale ont progressivement évolué vers des positions sociales-démocrates, passant de la lutte contre le capitalisme, à sa gestion.

Voir aussi

See also: Deuxième Internationale, 1889, 1919, Allemagne, Anarchie, Association internationale des travailleurs, Capitalisme, Communisme