Dessin animé
Le dessin animé est une technique de film d'animation. Il est surtout connu pour son succès auprès des enfants.
Les techniques classiques les plus utilisées sont des décors peints sur papier, des personnages et objets mouvants dessinés et gouachés sur celluloïd (ou cellulos, feuille transparente d'acétate de cellulose).
Dans les années 1990, l'informatique a bouleversé les techniques traditionnelles, et aujourd'hui la plupart des dessins animés sont partiellement ou entièrement réalisés par ordinateur.
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Histoire
Les premiers dessins animés
C'est Émile Reynaud qui créa les premiers dessins animés, sur des machines de son invention: d'abord le praxinoscope qui permet d'afficher des animations de 12 images; il fera ensuite évoluer son invention, jusqu'au théâtre optique, machine proche du cinéma, qui lui permettra de projeter en public dès le 28 octobre 1892, au musée Grévin à Paris, des dessins animés de plus de 500 images, 3 ans avant l'invention du cinéma.
Apparition des premières animations cinématographiques
Le premier dessin animé cinématographique est Fantasmagorie du français Émile Courtet (dit Émile Cohl), projeté pour la première fois le 17 août 1908. Celui-ci était notamment l'élève d'André Gill.
À ses début, le dessin animé était principalement projeté dans les salles de cinéma, sous forme de courts métrages. Les dins animés étaient alors projetés à une vitesse de 24 images par seconde, vitesse de défilement standard du film sonore.
À cette époque, les personnages et les décors étaient dessinés sur le même papier, ce qui obligeait à redessiner le décor à chaque étape de l'animation.Walt Disney crea un décor pour chaque angle de vue de chaque scène en 1937 avec blanche-neige:ce système sera fort utilisé par la suite.
Cellulo
Rapidement, la technique du cellulo, inventée par John Randolph Bray (producteur) et Earl Hurd en 1914. Le cellulo, aussi appelé celluloïd, est un film de papier transparent sur lequel les personnages ou objets animés vont être dessinés, puis coloriés, ce qui permettra par superposition avec le décor qui restera sur papier, de faire des économies de temps dans la production des dessins animés.
Industrialisation
Les cartoons américains, comme ceux de Tex Avery, Chuck Jones, Walt Disney, Max Fleischer, utilisant la technique du cellulo, s'imposèrent rapidement ; ce fut le début de l'industrialisation du dessin animé. Walt Disney descendit le nombre de dessin par seconde de 24 (nombre d'images pour le cinéma, à 12 (un dessin pour 2 images).
Premiers longs métrages
Les premiers longs métrages du cinéma d'animation suivirent rapidement :
- (???? à vérifier, traduction du suivant?): 1917 Satire du Pt Irigoyen (Argentine) de Frederico Valle (Argentin d'origine italienne).
- 1917 El Apóstol (Argentine) de Quirino Cristiani.
- 1926 Les Aventures du Prince Achmed de Lotte Reiniger (Allemagne), et Berthold Bartosch (français d'origine hongroise) d'après les légendes des Mille et une Nuits
- 1938 Snow White and the Seven Dwarfs (Blanche neige et les sept nains) de Walt Disney (États-Unis) (d'après le conte des frères Grimm)
- 1939 Gulliver's Travel de Max Fleischer (États-Unis) (d'après le conte de Jonathan Swift et Leo Damrosch)
- 1941 La princesse à l'éventail de fer de Wan Laiming et Wan Guchan (Chine), d'après la légende de Xiyouji.
- 1943 Momotaro no Umiwasho (Momotaro et les aigles) de Mitsuyo Seo, Japon, film de propagande financé par l'état.
Séries pour télévision
Voir l'article détaillé Dessin animé télévisé
Peu après le développement de la télévision, quelques séries firent leur apparition; et ce fut l'explosion de l'industrie des séries de dessin animé pour enfant, comme les séries des américains Hanna Barbera.
En France, la majorité de la production du film d'animation pour enfants utilisait alors d'autres techniques comme les marionnettes (Chapi Chapo, Aglaé et Sidonie, Le Manège enchanté, Colargol, etc.).
L'explosion de la production japonaise
Quelque temps après arrivèrent les séries japonaises appelées anime, et inspirées des bande dessinées manga, avec notamment Astro, le petit robot de Osamu Tezuka; de nouvelles techniques sont alors créées pour réutiliser davantage les dessins, et réduire encore le nombre d'images dessinées par seconde, et descendre ainsi à 5 dessins par seconde. C'est le début de l'explosion de l'anime qui dépassera rapidement le cartoon américain en quantité de production au dépend de la fluidité de l'animation. L'anime japonais apporte de plus un certain travail sur les prises de vues très important dans le dessin animé (animation pseudo-3D, plans rapprochés, ...). Plutôt que de courtes histoires, comme dans les séries de Cartoon, certains anime sont construits en forme de feuilletons, comme Candy ou des adaptation de romans célèbres comme Tom Sawyer. L'arrivée de Goldorak a changé la donne en 1978 provoquant la colère des ménagères jugeant ce concept trop violent et qui finiront par avoir gain de cause avec l'arrêt du Club Dorothée en 1997 (en fait, les dessins animés diffusés ne correspondaient pas toujours au public visé, car au Japon, l'offre est très segmentée.). D'autres anime comme Jeanne & Serge ont pour trame de fond le milieu sportif.
L'outil numérique et le dessin animé
Depuis peu, l'apport du travail numérique a révolutionné le travail du dessin animé, tant au niveau de la 2D, avec le gouachage qui est systématiquement fait par ordinateur et l'aide au line test, qu'au niveau de la synthèse d'images en 3D, qui permet d'obtenir un rendu proche de celui que l'on pouvait obtenir facilement sur des cellulos. Ce travail sur ordinateur a également permis de libérer un peu la palette et les détails utilisés pour les personnages qui étaient toujours limités à quelques couleurs pour des raisons de production de couleur identique, et de quelques niveaux d'ombrage. Le numérique a également considérablement abaissé les coûts de production, et le home studio du dessin animé a commencé à faire son apparition. Aujourd'hui plusieurs dessins animés professionnels sont réalisés avec un budget matériel et logiciel très bas, notamment, grâce au prix très bas des appareils photo numériques et des scanners. Des logiciels vectoriels comme Flash, mais également, des outils destinés à la base à de l'illustration (comme The GIMP ou Photoshop), permettent également le compositing d'image. Un dérivé de GIMP, appelé Filmgimp puis Cinepaint, a d'ailleurs été développé et est utilisé par quelques-uns des plus gros studios d'animation (Rhythm'n'hues, Sony...). Il s'est spécialisé dans le compositing d'animation et permet un travail avec une plus grande précision au niveau des couleurs que GIMP ou Photoshop ; de plus, il est disponible gratuitement, puisqu'il garde la licence libre de GIMP.
L'outil numérique, un outil polyvalent
Le travail sur ordinateur peut intervenir à différents niveaux.
- L'artiste peut dessiner sur papier ou cellulo puis numériser son œuvre via un scanner ou un appareil photographique numérique. Il peut aussi, dessiner directement sur son ordinateur en utilisant une tablette graphique.
- L'artiste peut mettre son travail en couleur via la palette graphique, ou modifier les couleurs existantes par étalonage numérique.
- L'artiste peut aussi modéliser son œuvre en trois dimensions, et appliquer des filtres (type cell-shading) pour obtenir un rendu plus proche du dessin animé classique.
- Le travail de composition permet d'utiliser des éléments de différents sources (ex. Personnage en 3 dimensions dans un décors en 2 dimensions).
- L'animation peut être réalisée par la juxtaposition d'images dessinées ou par la synthèse des images d'une séquence (Rendu d'une animation 3D, animation vectoriel, morphing, etc.)
- L'ordinateur permet de réaliser l'étape du montage audio-video, et toute la post production (effets spéciaux, doublage)
- Le réseau Internet peut servir à diffuser une œuvre en tant que récit sur support numérique
Voir aussi
- Cartoon
- Anime
- Cinéma d'animation
Bibliographie
Histoire
- «Émile Reynaud, et l'image s'anima» de Dominique Auzel, Dreamland éditreur.
Technique
- «La Technique du Dessin Animé» de Borivoj Dovnicovic, traduction de Petar Magazin, Dreamland éditeur. ISBN 2-910027-23-6
- «Cartoon Animation» de Preston Blair
- «La prise de Vue en Animation, Techniques du banc d'animation» de Zoran Perisic Editions Dujarric, 1985
Liens internes
Lien externe
- Un livre complet sur les techniques consultable en ligne, par Preston Blair dans le style Disney, en anglais et en français
- Un site complet qui référence les dessins animés depuis les années 70 jusqu'à nos jours, par Alexis Jeannerod, en français
- Un site complet sur la fabrication du dessin animé ITAF de Jean Knoertzer, un musée de documents originaux ayants servis à la réalisation de longs, courts métrages et séries TV en français
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