Daniel Cohn-Bendit

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Daniel Cohn-Bendit, février 2004 à Biberach/Riss

Daniel Cohn-Bendit est un homme politique français et allemand, né en 1945, de tendance anarchiste puis libérale-libertaire et élu du parti écologiste, adjoint à la mairie de Francfort-sur-le-Main puis député européen.

Sommaire

Biographie

De nationalité allemande, Daniel Cohn-Bendit est né en France, à Montauban, le 4 avril 1945 de père allemand et de mère française. Il est apatride jusqu’à l’âge de 18 ans où il adopte la nationalité allemande pour ne pas faire son service militaire. Suite à son rôle symbolique lors des événements de Mai 68 — c'est la menace de son expulsion de l'Université de Nanterre qui provoque l'occupation de l'université — il est interdit de territoire jusqu’en 1978.

Membre de la Fédération anarchiste, il quitte cette organisation en 1967 avec le groupe anarchiste de Nanterre pour rejoindre Noir et rouge. Il est l'un des principaux animateurs du Mouvement du 22 mars 1968. Après son expulsion du territoire, il s’installe en Allemagne où il se retire de la vie politique jusqu’en 1981, date à laquelle il rompt avec l’anarchisme en militant pour l’élection de Coluche à la présidence de la République, et en 1984, lorsqu’il adhère aux Grünen (Verts allemands).

En 1986, il officialise son abandon de la perspective révolutionnaire dans un ouvrage-bilan : Nous l’avons tant aimée, la Révolution.

En 1986 Daniel Cohn-Bendit annonce la réalisation d’une suite des aventures d’Antoine Doinel avec Jean-Pierre Léaud et Claude Jade, mais le projet n’aboutit pas.

Depuis 1999, Daniel Cohn-Bendit est député au Parlement européen. Il a été élu eurodéputé comme tête de liste des Verts en France (sa liste obtient 9,72 % des voix en juin 1999, score historique chez les Verts français), puis comme représentant des Verts allemands le 13 juin 2004. Il est porte-parole du parti européen des verts créé en février 2004. Il milite pour le fédéralisme européen. Ses options économiques nettement libérales l’éloignent un peu de la moyenne des écologistes européens.

En 2001, l’actualité le remet au premier plan avec la publication d'extraits de son livre « Le Grand Bazar » (Belfond 1975) où il raconte ses activités d’aide-éducateur dans un jardin d’enfants auto-géré de Francfort. Dans un passage, il parle de « caresser » des enfants, ce qui est interprété par certains, 25 ans plus tard, comme un acte de pédophilie. Cohn-Bendit se défend, expliquant que le texte n’avait pas fait scandale à l’époque et qu’aucune plainte d’enfant ou de parent n’avait été déposée.

«Prétendre que j’étais pédophile est une insanité. La pédophilie est un crime. L’abus sexuel est quelque chose contre lequel il faut se battre. Il n’y a eu de ma part aucun acte de pédophilie.» Des parents de ces «crèches alternatives» ont d’ailleurs apporté leur soutien au leader écologiste [...]. «Nous savons qu’il n’a jamais porté atteinte à nos enfants», écrivent-ils. Les enfants eux-mêmes rejettent dans cette lettre «toute tentative de rapprochement entre Daniel Cohn-Bendit et des personnes coupables d’abus sexuels sur enfants» (extrait de l’article de Paul Quinio, Libération, 23 février 2001).

Pendant les mois précédant le référendum français du 29 mai 2005 sur la Constitution européenne, Daniel Cohn-Bendit a mené campagne pour le oui. Il a suscité un certain agacement chez ses partenaires Verts français pour n'avoir pas respecté la consigne de ne pas faire campagne avec d'autres partis. Il a ainsi participé à des réunions avec le premier secrétaire du PS François Hollande, et à droite avec le président de l'UDF François Bayrou et le ministre des Affaires étrangères Michel Barnier.

Voir aussi

Articles connexes

Liens externes

See also: Daniel Cohn-Bendit, 13 juin, 1945, 1967, 1968, 1978, 1981, 1984, 1986, 1999