Daltonisme
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Le daltonisme est une maladie dans laquelle un des trois types de cônes de la rétine oculaire, utilisé pour la vision en couleur est déficient. Un daltonien est une personne atteinte de ce désordre.
Il s'agit le plus généralement d'une maladie génétique, mais elle se produit aussi parfois en cas de lésion nerveuse, oculaire, cérébrale, ou encore due à certaines substances chimiques.
Le nom scientifique de la maladie est dyschromatopsie, mais elle est généralement connue d'après le nom de son découvreur, daltonisme. Le chimiste anglais John Dalton publia en effet le premier article scientifique sur ce sujet en 1794, « Faits extraordinaires à propos de la vision des couleurs », à la suite de la réalisation de sa propre déficience des couleurs.
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Il existe plusieurs formes de dyschromatopsie partielle, la plus fréquente étant la confusion du vert et du rouge. Les autres formes de daltonisme sont nettement plus rares, comme la confusion du bleu et du jaune, la plus rare de toutes étant la déficience totale de vision des couleurs (achromatopsie), où le sujet ne perçoit que des nuances de gris.
Types de dyschromatopsie rouge - vert :
- Deuteranopie : absence des cônes de réception du vert dans la rétine ; les personnes affectées sont incapables de faire la différence entre le rouge et le vert. C'est la forme la plus commune de daltonisme, celle-là même qui frappait John Dalton (Le diagnostic de deuteranopie chez celui-ci fut confirmé en 1995, plus de 150 ans après sa mort, par analyse de l'ADN prélevé sur un de ses globes oculaires préservé jusqu'à nous). Les autres formes de déficience des couleurs ne sont des daltonismes que par abus de langage.
- Deuteranomalie : présence d'une mutation du pigment de la vision du vert
- Protanopie : absence des récepteurs rétinaux du rouge ; cette couleur est indétectable par le sujet.
- Protanomalie : présence d'une mutation du pigment de la vision du rouge
La dyschromatopsie rouge-vert atteint principalement le sexe masculin, les gènes commandant les récepteurs de ces couleurs se situant sur le chromosome X, que les hommes possèdent à un seul exemplaire (XY) et les femmes en deux (XX).
Ce gène étant récessif, les femmes ne seront daltoniennes que si leurs deux chromosomes X sont déficients, tandis que les hommes seront atteint dès lors que leur seul chromosome X l'est.
Les femmes sont donc plus prédisposées à posséder 4 types de cônes, ce qui permettrait une vision complète en quadrichromie.
Le daltonisme rouge-vert est transmis d'un homme atteint à travers ses filles (qui sont les porteurs sains) jusqu'à ses petits-enfants mâles. Ses propres fils ne seront pas affectés, étant donné qu'ils reçoivent son chromosome Y et pas son chromosome X déficient.
La dyschromatopsie du bleu (tritanopie) est répartie équitablement entre hommes et femmes : le gène codant les informations du récepteur du bleu est situé sur le chromosome 7. Une mutation de ce récepteur entraîne la tritanomalie.
Les statistiques varient suivant les populations. Parmi la population nord-américaine, approximativement 10% des hommes souffrent d'une forme ou d'une autre de déficience dans la vision des couleurs.
Bien que rare, la dyschromatopsie complète (vision en nuances de gris) est très commune sur l'île de Ponape, Micronésie : près d'un douzième de la population en est affectée.
Au XXIe siècle, le daltonisme est dépisté très tôt chez les jeunes français, à l'école, lors des visites médicales obligatoires. Il est détecté grâce aux tests d'Ishihara, qui consistent en une séries d'images représentant des groupes de gros points de couleur. Un nombre est inclus dans l'image, dessiné sous la forme d'une série de points d'une couleur légèrement différente du reste de l'image. Ce nombre peut être vu avec une vision complète des couleurs, mais pas lorsque l'on possède une déficience de celle-ci. Chaque nombre teste une déficience chromatique précise et l'ensemble de ces tests permet en outre de déterminer le type de la déficience chromatique.
Ces tests de détection peuvent également être réalisés en utilisant la lanterne de Beyle.
Certains animaux possèdent moins ou pas de cônes, et d'autres en possèdent plus que les humains.
Liens externes
- Des informations ainsi qu'un test d'Ishihara
- Les tests d'Ishihara
- Le daltonisme
- Les daltoniens
- Des conseils aux Webmasters pour prendre en compte les daltoniens (sur http://www.open-s.com)
