Cycle des sept notes

Dans le solfège, la sélection et l'appellation des différents degrés — ou hauteurs — est déterminée par les cycles de fréquences et par le choix d'une échelle de référence.

Sommaire

Notion de grave et d'aigu

Très tôt, on a pris l'habitude de représenter la fréquence des sons selon une dimension verticale : hauteur est donc devenu synonyme de fréquence. Grave, aigu et médium, sont évidemment des notions très relatives.

Cycles de fréquences

Si l'on part d'une fréquence quelconque, et que l'on monte, on finit par rencontrer, à une certaine hauteur, une nouvelle fréquence qui, d'une certaine façon, nous rappelle la fréquence initiale, mais en plus aigu ; si l'on continue de monter, on finit par rencontrer, une troisième fréquence apparentée aux deux précédentes, mais toujours en plus aigu, et ainsi de suite — c'est le principe dit de « l'équivalence des octaves ».

Par la suite, on a découvert un lien mathématique rigoureux entre les diverses fréquences de ces notes apparentées. En effet, de cycle en cycle, et en montant, la fréquence double à chaque fois. Ainsi, si dans notre exemple la première note a une fréquence de 1 000 Hz, les suivantes auront respectivement pour fréquence : 2 000 Hz, 4 000 Hz, 8 000 Hz, etc., et, de la même façon, les précédentes auront respectivement pour fréquence : 500 Hz, 250 Hz, 125 Hz, etc.

Degrés de chaque cycle

Le système musical occidental divise le cycle de l'octave en sept espaces conjoints — c'est-à-dire, espaces entre notes voisines. Or ces espaces ne sont pas égaux : en effet, deux d'entre eux sont plus petits que les cinq autres.

Image manquante
YB0200_Degres_cycle.png
Degrés du cycle

Le huitième degré n'est que la répétition du premier, soit, le point de départ d'un nouveau cycle, c'est-à-dire, d'une nouvelle octave. Si l'on représente toujours ce huitième degré, c'est tout simplement pour faire apparaître les sept intervalles conjoints contenus dans l'octave, notamment celui situé entre le VIIe et le Ier degré du cycle suivant.
Pourquoi sept notes, et non pas huit, ou six ? Pourquoi des intervalles inégaux ?... Il n'est pas facile de répondre brièvement à ces questions passionnantes qui sont examinées en détail dans l'article Gammes et tempéraments. Il convient tout de même de savoir que le système mélodique tonal ne s'est pas construit arbitrairement. Il constitue tout au contraire le résultat d'une très lente évolution qui a traversé de nombreuses civilisations avant de s'intégrer à l'héritage musical collectif de la culture occidentale. Il faut savoir également que ce système n'a rien d'universel. Certaines civilisations du globe connaissent des échelles comportant plus de sept notes, ou moins, etc. Ces divers systèmes musicaux ne sont ni supérieurs ni inférieurs au système tonal, ils sont simplement différents, tout comme les civilisations auxquelles ils sont associés. Mentionnons enfin que les degrés de l'échelle diatonique coïncident à peu de chose près avec les principaux harmoniques d'un son, particularité qui a favorisé au tournant du Xe siècle, le développement de la polyphonie, puis, plus tard (XVIe siècle), celui de l'harmonie.

Appellation des sept notes

Pour les Allemands cependant, la lettre B signifie si bémol — le bémol sera étudié dans l'article consacré aux altérations — ; pour indiquer un si naturel, ils utilisent une huitième lettre — H.
Texte de l'hymne à saint Jean : Ut queant laxis / Resonare fibris / Mira gestorum / Famuli tuorum / Solve polluti / Labii reatum / Sancte Iohannes.
Traduction : « Pour que puissent résonner dans les cœurs détendus les merveilles de tes actions, absous l'erreur de la lèvre indigne de ton serviteur, saint Jean. »
Appellation grecque Appellation latine
G
Sol
F
Fa
E
Mi
D
C
Ut ou Do
B
Si
A
La

Tableau récapitulatif de l'échelle des sons

Image manquante
YB0201_Echelle_sons.png
Echelle des sons

Voir aussi

Liens internes


Image manquante
Notes_musique.png


Portail Musique - Accédez à la série des articles de Wikipédia concernant la musique.

See also: Cycle des sept notes, Acrostiche