Cycle des marchands d'armes

Le cycle des marchands d'armes est constitué de deux romans de science-fiction écrits par A. E. van Vogt (Canada) :

Essai

Attention : Ce qui suit dévoile tout ou partie de l'œuvre !

Dans un lointain futur, toutes les planètes habitées du système solaire appartiennent à l'Empire d'Isher, lequel est dirigé par l'intransigeante impératrice Innelda Isher. La seule force d'oppositon à celle-ci se trouve être les armuriers d'Isher, lesquels sont invicibles et vendent des armes défensives aux citoyens ordinaires.

Les armuriers d'Isher représentent une forme d'esprit libertaire qui refuse de se soumettre complètement au contrôle gouvernemental. L'incidence des combats entre le gouvernement et les armuriers, bien qu'esquissée, n'est pas beaucoup explorée. L'auteur indique à plusieurs reprises que les armuriers possèdent une avance technologique indéniable, tout comme ils veillent pour empêcher le gouvernement central de prendre trop de pouvoir. Cependant, van Vogt n'explique pas clairement pourquoi ceux-ci ne prennent pas le pouvoir.

La corruption qui règne dans l'Empire d'Isher est intéressante à explorer. Elle rappelle celle qui existait pendant la Rome antique. Par exemple, il existe des maisons du plaisir. Tous peuvent y participer et même voir leur personalité altérée de façon sensible. Les forces de l'ordre n'y voient pas d'inconvénients, du moment que les « participants » survivent à leurs expérience.

L'auteur aime bien mettre en jeu des surhommes, mais il y a plusieurs individus normaux au caractère bien trempé. Par exemple, Lucy Rall est une jeune femme émancipée qui vaque à ses occupations tout en travaillant pour les armuriers, alors que Farah Clark fait un cheminement personnel qui passe de la certitude la plus totale à une incertitude sans fond, pour finalement prendre une approche moins certaine de la vie mais toute aussi naïve.

On pourrait croire que van Vogt laisse peu de doute à propos du port d'arme avec des phrases telles que « Les larmes lui vinrent aux yeux quand il pensa à la devise ''Être armé, c'est être libre''. » Elle est plutôt le résultat d'une technique d'écriture qu'il utilise depuis longtemps : chaque phrase doit contenir de l'émotion, sinon le lecteur perd l'intérêt (lire la section Essai dans A. E. van Vogt pour plus de détails).

Le roman les Fabricants d'armes est chronologiquement situé après les Armureries d'Isher, bien que van Vogt les aient écrits dans l'ordre inverse. Malgré cela, il se dégage une impression de continuité de ces deux romans. Il a pu accomplir ce petit miracle en utilisant sa technique de la mosaïque (lire la section Essai dans A. E. van Vogt pour plus de détails).

Ce cycle aborde plusieurs thèmes chers à la science-fiction : l'immortalité, le voyage dans le temps, un monde totalitaire (ou presque), des produits de consommation inconnus (de nous, évidemment), la téléportation, le voyage spatial, les casse-croûtes automatiques et la colonisation des planètes. Cela en fait beaucoup pour deux romans !



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See also: Cycle des marchands d'armes, A. E. van Vogt, Canada, Les Armureries d'Isher