Culture des Comores
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introduction
La population des Comores, pour une grande part d'origine ethnique bantou, est essentiellement musulmane sunnite de rite chaféite. La religion structure en grande partie la société, mais de nombreuses coutumes et schémas sociaux propres aux peuples d'Afrique de l'est (Culture Swahili), sont profondément ancrés dans la vie de tous les jours:
- Famille matriarcale,
- Regroupement par classe d'âge et rites initiatiques ou de passages...
- Chaque comorien, possède un lien très fort avec son village d'origine (ethnie) et entretien des liens privilégiés envers les membres de son village.
- La tradition de l'accueil et de l'hospitalité.
Note : Les Sabena sont des comoriens chassés en masse de Madagascar dans les années 80 (Leur nom leur provient de la compagnie belge qui les a secouru). Ces Comoriens installé sur la cote nord de Madagascar depuis des génération, sont le quatrième groupe culturel qui forme « les comoriens ». (surtout près de Majunga)
La richesse, l'ambiguïté, le génie et donc le fondement même de la société comorienne est la recherche d'équilibre permanent entre diverses traditions quelquefois contradictoires. Ainsi tout s'oppose : matriarcat/islam, tradition comorienne bantou/modernité à la française, etc. sans jamais s'exclure.
Les fêtes culturelles/religieuses
- Les maoulides, fete pour marquer la naissance de Mahomet, regroupement de femmes.
- Le grand mariage, le Enda en shikomori
- les twarab
- les « ides » (Aïd el fitr et Aïd el-Kebir)
- Enterrements
- Circoncisions, ils ont lieu vers 3-4 ans, cérémonie extrèmement difficile à supporter pour un non averti.
La famille
La famille traditionnelle est matriarcale ce qui ne va pas sans contradiction avec la tradition musulmane. Les règles sont codifiés et très logiques si l'on accepte ce système. Ceci a pour conséquence :
- Un mari vit chez sa femme, qui est propriétaire de la maison. Chez lui, c'est chez sa sœur ou sa mère.
- Seules les femmes peuvent hériter mais elles n'ont jamais l'usufruit de leur bien. C'est leur oncle maternel ou le frère à défaut qui en est gérant.
- Un homme à le devoir de s'occuper matériellement de ces sœurs et nièces (fille de ses sœurs uniquement) puis éventuellement ensuite de ses filles.
- Deux cousins issus de frère sont considérés comme éloignés, alors que des cousins à la 4ième génération, issus de femme (uniquement) sont considérés comme très proche.
- De nombreux problèmes de consanguinité apparaissent
- Un homme, si cela est nécessaire doit se ruiner pour ses nièces, sans quoi le déhonneur le guète.
Le système de l'honneur est également particulier. La plus grande punition que l'on peut infliger à un homme, c'est l'ostracisme. Vivre seul est la plus grande malédiction que l'on puisse souhaiter à un homme, aussi à cette idée, tous rentrent dans le rang.
L'adoption est également une pratique courante, l'enfant dit alors maman a plusieurs femmes, et il sait parfaitement bien qui est sa génitrice. Une femme adopte, mais l'autre n'abandonne pas, la mère confie l'enfant parce que la mère adoptive a envie d'en avoir un avec elle, parce qu'elle ne peut plus en assurer la garde, etc. Si le besoin s'en fait sentir, l'enfant peu fort bien retourner vivre avec sa mère biologique, ou une autre...
Les divorces sont courants, il n'est pas rare pour une femme de se marier plusieurs fois.
Il existe plusieurs sortes de mariage et ils n'ont pas tous la même valeur social dans chacune des îles. Le mariage festif et de notoriété s'appelle grand mariage. C'est le but de tout homme et femme respectable.
Les mariages forcés entre jeunes filles et vieux messieurs (il faut être riche donc souvent vieux pour s'offrir un grand mariage) sont de moins en moins acceptés et restent une préoccupation des jeunes filles même s'ils deviennent rares. (ce thème est très présent dans les concours de nouvelles pour lycéen organisés dans la COI auquel les Comores participent)
La Religion et les croyances
Les pratiques magiques
Issue des croyances africaines, le savoir faire des comoriens dans l'occultisme sont très réputés dans l'océan indien. Ali Soilih, dirigeant de la RFI des Comores entre 1975 et 1978 a fermement poursuivi et persécuté les auteurs de ces pratiques (Uléma qui sont aux Comores les gardiens de toutes les traditions).
Les pratiques de l'islam
L'islam pratiqué est un islam tolérant de rite chaféite. Surtout dans l'Union des Comores, les enfants ont pour premier lieu de formation l'école coranique ou ils apprennent à lire et écrire en caractère arabe et à réciter les versets. Il n'est pas rare d'y rencontrer des personnes se réclamant du soufisme. En Grande Comore, les Ulémas s'attachent à garder vivante les coutumes issues d'afrique ainsi que les pratiques islamiques. Ces deux héritages sont quelquefois en contradiction ce qui colore d'une façon très originale l'Islam des Comores. On peut cité par exemple dans cette île:
- La situation des femmes (qui peut sembler plus favorable)
- Les cérémonies en mémoires des morts (qui font penser aux rites vaudoux)
- La tolérance à écrire des sourates du Coran sur les vétements
- La présence de rite "magique"
etc.
Les enjeux et transformations
Dans l'Union des Comores, l'équilibre est instable. En effet, de nombreux étudiants obtiennent des bourses d'étude pour aller étudier la réligion dans les pays arabes et reviennent enseigner des principes qui peuvent être en contradiction avec la tradition. Plusieurs pays du golf, par l'intermédaire de financement de mosquée et de centre de formation, tentent d'introduire un islam plus rigoureux de type wahabite. Certains voient dans ces changements la volonté des autorités locales et religieuses de s'affranchir de l'influance de la France. A contrario, à Mayotte, la société subit une certaine cécularisation du fait de l'abandon de la loi islamique locale pour la loi française. D'autre part comme dans l'ensemble des pays de la région, se développe dans les îles, un islamisme plus radical, qui conduit certains à des voies violentes. Même si cet islam laissent incrédule la plupart des habitants des îles, son audience augmente notamment par mimétisme.
L'habillement
Chaque village correspond à un clan, et peut-être à une ancienne ethnie. Très attaché à leur ligné, chacun respecte les costumes caractéristiques et surtout les couleurs caractéristiques que leur Village possède. Les différences de costumes sont surtout notables pour ceux des femmes. La couleur d'un foulard de femme (chiromanie en shikomori) indique, encore en 2005, le village et l'île d'origine de cette femme. Les détails des vêtements indiquent le niveau dans la hiérarchie coutumière (célibataire, grand mariage, hadge...) Une des pièces les plus originale des costumes des hommes est le « Kefia à trou », sur lequel des paroles du coran sont souvent cousues.
Les langues
Il existe trois langues officielles dans l'Union des Comores: le shikomori ou comorien, l'arabe et le français. Mayotte étant un territoire d'outre-mer français, la langue officielle est le français. De nombreux comoriens parlent également le malgache ou Shibushi pour différentes raisons :
- une très nombreuse communauté comorienne vit à Madagascar, ce qui facilite les echanges entre Madagascar et les îles de l'archipel.
- un tiers des mahorais sont directement d'origine malgache
La cuisine
Comme cuisine créole, bien que moins développée, elle est influencée par les cuisines indiennes, arabes, malgaches et africaines. Les aliments de base les plus consommés sont le pain, le riz et les bananes plantains (ndrovi). La noix de coco est la base de presque toute sauce. On peut signaler les savoureuses spécialités suivantes :
- Poulet (ou poisson) et bananes plantains sauce coco, présenté bien sur avec du riz
- Le mataba : feuille de manioc ou de taro (préparée comme des épinards) à la sauce coco (pour remplacé la crème) incluant un émincé de poisson, le tout présenter avec du riz
- Nsambou ou (fr:sagou): Spécialité unique. Ce sont des noix séchées puis enterrés cinq jours pour en assurer la fermentation. Elles sont cuites enfin dans du lait de coco. Les curieux adoreront les autres, effraye par une odeur légère odeur inconnue fuiront.
- Mkatécinia Gateau de farine (un peu lourd)
- Mkaté Goudougoudou Gateau (au gout vaguement chimique)
- Les Tangs : comme dans tous l'océan indien on mange, mais ici en cachette, les tangs, insectivores de la famille des tanguicités, ressemblent aux un hérisson.
- Donnance ??
- maélé na dzyoi na rougaÏ ??
On y savoure aussi des plats et spécialités directement d'origine indienne
- Samoussa (sambos en Shikomori)
- Pilao
