Culture de jeunesse
On appelle des activités culturelles et subculturelles d'adolescents et de jeunes adultes une culture de jeunesse. Les jeunes y sont et des acteurs et le public. Ils y cherchent des moyens d'expression d'une sensation de vie considérée comme nouvelle qu'ils ne trouvent pas représentée dans la vie culturelle établie. Ils y manifestent leur position par fois juste plus moderne, par fois critique et par fois opposée aux valeurs et aux normes dominantes.
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La culture des jeunes, une culture à part ?
Le problème de dénomination en français du phénomène
Si la majorité dessociologues admettent qu'il existe un phénomène propre aux jeunes sa dénomination semble difficile. En effet, la quasi-unamité considère qu'il s'agit probablement d'un phénomène de subculture (anciennement dénommé sous-culture).
Les appelations possibles sont : culture des jeunes, culture de la jeunesse, culture jeune... Sans parler des phénomènes récents très spécifiques comme le mot adulescent.
Culture des jeunes
Cette appelation renvoie aux individus. Elle désigne donc la culture des individus non adultes. Cependant, comme nous l'avons évoquer précedement cette culture n'existe pas dans tous les pays. L'étude de cette culture est donc celle des phénomènes de différentiation avec le monde adulte. La culture des jeunes s'arrête souvent vers 20 ans, lors de l'entrée dans le monde adulte.
Culture de la jeunesse
Cette appelation renvoie à une classe d'âge. Elle désigne donc les phénomènes culturels au cours de la jeunesse. Cette approche semble donc accepter une plus grande diversité. En effet, l'âge n'est pas un phénomène identitaire en soit. Il n'est donc pas formateur d'une culture propre. La culture de la jeunesse renvoie à la culture des pas encore adolescents. Il s'agit d'une segmentarisation en classe d'âge : enfance, pré-adolescence (parfois), adolescence, adulescence (parfois), adulte. La culture de la jeunesse s'arrête plus tard, lors de l'entrée de la vie active. Il s'agit de la culture des non-encore formés.
Culture jeune
Cette appelation renvoie à un adjectif. Elle renvoie donc à un phénomène unitaire de la culture. Elle est donc que très rarement employée. La diversité des cultures chez les jeunes étant une donnée communément admise.
Conclusion : la diversité des cultures
L'un des rares consensus en ce domaine est qu'il faut se garder d'y voir un phénomène globale. En effet, la diversité même au sein d'une même classe d'âge : des activités et de l'origine sociale fonde une diversité des cultures chez les jeunes. Si on peut parler d'une véritable culture jeune c'est car la jeunnesse c'est octroyer une place dans la vie publique en parrallelle de l'évolution de la société de consommation. Si les jeunes deviennent un phénomène à part, c'est qu'ils possèdent leurs propres normes de différentiations maintenant acceptés par les adultes. En effet, une culture est un phénomène identitaire, il ne peut pas tirer son origine d'une contrainte.
Culture ou subculture ?
Une culture est un phènomène complet. Il renvoie à une norme dominante, à une identitée propre même si il n'est pas exclus qu'il y ai des influences réciproques. Une subculture est une branche de celle-ci, souvent issu d'influence extérieures.
Ainsi, le phénomène de mondialisation rapproche les cultures (voir : village-mondial) mais ne les fusionnement pas. De nouveaux concepts sont créer : culture des skatteurs, culture de la rue, des banlieues,...
Globalement, il s'agit toujours de subcultures. En effet, même proche par leur mode de vie, les modes de pensées sont toujours liés au pays d'origine. Ainsi, le phénomène du rap ne crée pas une véritable culture du rap mais un lieu d'influences réciproques entre différentes cultures. Le rap français se réclame différent de celui des USA. Par cette simple déclaration, il en devient unique.
Ainsi, une culture se doit d'être un phénomène de reconnaissance et par conséquent de représenter l'identité voulue de la population étudiée.
Majoritairement, la culture des jeunes reste une subculture car elle est voulue comme telle. La question de sa définition ne provient que du fait des symilitudes qu'elle crée. Cependant, même si elle crée des phénomènes de reconnaissance. Elle ne crée pas une nouvelle situation hors d'un concept identitaire supérieur.
Elle n'est toujours qu'un phénomène d'influence et n'est donc pas un phénomène culturel mais seulement un phénomène subculturel.
Historique : naissance et reconnaissance d'une culture particulière
Naissance de la culture des jeunes
Plus on remonte dans l'histoire plus l'éducation était confiée uniquement à la famille et aux autorités. Par ces intermédiaires les jeunes ne pouvaient développer une propre culture car il n'existaient que deux âges : l'enfance (âge de soumission aux adultes) et l'âge adulte (âge de contrôle des enfants).
L'apparition du phénomène d'une adolescence de plus en plus autonome a donc permis l'émargenace d'un nouveaux type de culture.
Reconnaissance de la culture des jeunes
Au départ les jeunes développent d'abord un système de valeurs alternatives et une propre conception du monde. Par la suite, les symboles sont souvent copiés par un grand public cependant incapable de vivre les valeurs intérieures et les aspects créatifs de la nouvelle culture de jeunesse qui ainsi sera absorbée par les cultures établies.
De nos jours, précédée par l'industrie de musique, l'économie aussi prend acte de la nouvelle culture jeune et propose des objets de consommation adaptés. En effet, si les jouets existent depuis longtemps, ces objets n'avait de vocation qu' éducatrice. Par l'utilisation d'une consommation « propre » telle que vêtements de mode ou de marque, bijoux, aussi de logos sur leurs portables etc. les jeunes se différentient de leurs parents et marquent ainsi leur appartenance au groupe jeune.
Étude de la consistance de cultures de jeunesse
Liste des symboles pouvant appartenir à une culture de jeunes
Les adeptes s'identifient avec leur culture de jeunesse à travers certains symboles de groupe, comme
- un certain langage de jeunes
- des modes des fois très différentiées par rapport à certains styles de musique
- des vêtements, des bijoux, des tattoos
- éventuellement la consommation de certaines drogues
- des gestes et des actes ritualisés, allant jusqu'au culte
Les cultures de jeunesse à travers l'histoire et le monde
- Des 1990 à aujourd'hui:
- Le techno, le gothique, le rap et les skaters
- Les milieux subculturels d'immigrés de 2ème ou 3ème génération dans les banlieues des grandes villes
- Surtout en Allemagne une culture de jeunesse violente inspirée par les «valeurs» du nazisme (et exploitée par des néo-nazis)
- Vu l'importance de traditions, de travail et de respect dans la vie au Japon l'apparition massive de jeunes qui, habillés et coiffés en couleurs criardes, soignent l'oisiveté et ne semblent vivre que grace à leurs téléphones portables utilisés à outrance peut être vu comme une culture jeune aussi. En la Chine communiste,dans ses milieux urbains nouvellement riches, autour du portable, une jeunesse prônant la consommation fait ses premiers pas.
- Des 1980:
- Des 1970:
- Le rock, le hard-rock. Les débuts d'un mouvement écologique? Les yuppies?
- Les «soixante-huitards». Un mouvement de jeunes gauchistes?
Des 1960:
- Des 1950:
- le rock'n'roll
- Avant:
- la « jeunesse swing » dans l'Allemagne Nazi
- le scoutisme?
- la jeunesse ouvrière révolutionnaire après la première guerre mondiale (voir aussi nudisme)
- le Sturm und Drang, le romantisme du 18ème siècle?
La culture jeune et la commercialisation
Vers la fin des années 1980 les adolescents devenaient un groupe visé important pour l'économie. La vitesse de la commercialisation des cultures de jeunesse augmentait rapidement jusqu'à des tentatives d'établir des « cultes » à l'aide seule de la publicité sans mouvement de jeunes antérieur. (À discuter:) Cette absence d'authenticité est une raison pour un malaise diffus vis-à-vis de la vie sociale et culturelle s'aggravant parmi de récentes générations. (À discuter:) Chaque « culte » ne dure qu'un instant . Une vraie culture de jeunesse , le rap français en faisant l'exception, a du mal à naître.
Si la culture de la jeunesse a réussit à apparaitre grâce à la société de consommation, elle en est cependant séparée. Une culture n'est pas une mode, il faut une certaine pérénité au phénomène dans son style puis dans sa population.
Culture de jeunesse et générations
Depuis l'apparition de la culture pop dans les années 1960 de plus en plus de gens, sortis de leur adolescence depuis longtemps, restent fidèles à leur culture de jeunesse. Elle reste vivante dans leur identité et dans leur façon de vivre. Ainsi par exemple les concerts des Rolling Stones mobilisent mêmes des retraités qui jubilent. D'autres groupes sans succès commercial continuent à tourner aussi, motivés par l'expression d'une structure émotionelle différente de la norme de référence. Des adultes « restés jeunes » de cette manière peuvent être important pour les jeunes, parce qu'ils disposent de moyens de distribution et d'organisation manquants. Eux-mêmes adeptes de la tolérance ils sont souvent constructeurs de « ponts de compréhension ».
Cette nouveauté aboutit à deux hypothèses différentes :
- une culture de jeunesse peut devenir éternelle
- la création de «cultures d'une génération» viellissants avec les individus qui la composent et disparaîssants ensuite seulement
Parralement a ce phénomène, certains réléve une tendance au jeunisme de la société. C'est-à-dire en la valorisation de la jeunesse. Ce phénomène peut être visualisé grâce aux adulescents. Les adulescents sont des adultes qui souhaitent rester ou retrouver leur adolescence. Ce ne sont pas des malades car généralement ils s'intégrent bien dans la société. Cependant, ils se comportent comme des adolescents pour retrouver des sentiments perdus. Les psychologues considèrent génralement qu'il s'agit d'un phénomène de nostalgie et que ces personnes comblent un manque d'affection. Dans la majorité des cas ces personnes se contentent d'utiliser des signaux de jeunesse : marque de vêtement pour enfant, pelluche,... mais ce comportent en adultes responsables.
