Culte
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Introduction
Le culte d'une religion est l'une des manifestations exotériques de celle-ci, quoique certaines manifestations de celui-ci puissent être réservées aux initiés et, de ce fait, relever de l'ésotérisme. Le culte fait partie des obligations dont la négligence est qualifiée d'impiété. Dans les religions non dogmatiques, la pratique de la loi revêt ce caractère exotérique.
Au contraire, la lecture de ses textes sacrés ou la récitation de ses mythes, l'élaboration de sa théologie par la voie de règles d'herméneutique particulières, comme la foi personnelle de ses fidèles (pour les religions dogmatiques, i.e. dont la pratique nécesssite l'adhésion à une confession de foi), relèvent de l'ésotérisme.
Au nombre des obligations performatives du culte la liturgie, rassemble le rituel.
Ce peuvent être, selon les religions, l'ensemble des items suivants ou un choix parmi eux :
- en premier lieu, des sacrifices plus ou moins symboliques ;
- récitation des mythes, prédication (homélitique) ;
- des prières et des psaumes, hymnes ou chants ;
- la création d'images pieuses icônes ou idoles.
Les pèlerinages, l'aumône, l'impôt religieux (repris ou non par l'État), le jeûne sont aussi des aspects du culte quoiqu'ils ne puissent être inclus dans l'ensemble liturgique ; ils sont du domaine de la loi religieuse.
Comme l'opposition entre religions d'autorité et religion de la loi, l'opposition entre religions iconophores (incluant l'adoration et la vénération d'images) et religions iconoclastes est un critère structurant des sciences religieuses (dont l'anthropologie de la religion et la sociologie de la religion).
Fonction sociale
Un culte joue un rôle important pour la solidarité dans un groupe et ainsi il représente un facteur de stabilité pour une communauté. Des actes tels qu'une procession, une cérémonie communicative (s'embrasser), un repas ritualisé, des objets symboliques (bougies) créent de la complicité. L'appartenance à la communauté est exprimée et confirmée par des rites de passage (la naissance, devenir adulte, le mariage, la maternité, la mort).
Homonymie
- Le mot culte peut désigner une partie des observances religieuses. Voir culte des saints.
- Le mot culte désigne l'office dominical dans le protestantisme.
- On nomme culte l'admiration presque absolue (et en général irrationelle) que des accros, fana(tiques) et autres passionnés vouent à des vedettes ou à des objets.
- Le ministère des Cultes désigne l'organe de l'exécutif d'un gouvernement qui règle les rapports de celui-ci avec la ou les religions. En France sous la Troisième République, avant 1905 et la séparation des Églises et de l'État, il existait un ministère de l'Instruction publique, des Cultes et des Beaux-Arts. Depuis la séparation, le ministère de l'Intérieur, c'est-à-dire de la police est aussi chargé des cultes, compris comme expression publique des religions, susceptible de troubler l'ordre public. À ne pas confondre avec l'usage de l'expression « ministre du culte » parfois employé pour l'un ou l'autre clergé.
- Faux-ami avec l'anglais cult qui désigne une secte
Expression de mode et subculture
Certaines cultures de jeunesse ont un caractère de culte et sont nommées ainsi à cause de leurs contenus idéologiques ou para-réligieux et de la façon d'être vécues. Dans le langage commun « culte » désigne quelque chose d'intéressant, d'exotique, d'avant-gardiste ("hip"). Des stratégies publicitaires s'en servent.
Voir aussi
- messe, office, prière du Vendredi
- charia, droit cannonique, Talmud
- culte des saints, liturgie
- sciences religieuses
