Crise congolaise
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Histoire de la RD Congo |
| Congo précolonial (-1867) Colonisation du Congo (1867-1885) État indépendant du Congo (1885-1908) Congo belge (1908-1960) 1ère République Indépendance (1960-1965) 2ème République Zaïre (1965-1996) Première guerre du Congo (1996-1998) Deuxième guerre du Congo (1998-2003) Gouvernement de transition (2003-) |
| Articles connexes : Divisions administratives de la RD Congo |
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La Crise congolaise (1960-1965) fut une période de troubles au cours de la Première république du Congo démocratique, qui débuta avec l'indépendance nationale contre la tutelle de la Belgique, et finit avec la prise du pouvoir de Joseph Mobutu. La crise prit diverses formes, dont des luttes anti-coloniales, une guerre secessionniste avec la province du Katanga, une opération de maintien de la paix des Nations unies, et une guerre froide quand le pays servit de théâtre aux luttes d'influences entre les États-Unis d'Amérique et l'Union des républiques socialistes soviétiques. Deux disparitions importantes marqueront cette crise : le Premier ministre Patrice Lumumba, assassiné en 1961, et celle du Secrétaire-général des Nations unies, Dag Hammarskjöld, décédé dans un accident d'avion.
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Contexte
Avant l'établissement de la Première république en 1960, les éltives congolaises avaient formé des organisations semi-politiques qui se constituèrent bprogressivement en partis politiques réeles militant pour l'indépendance. Ces organisations avaient généralement pour base l'une de ces trois origines : communauté ethnique, communauté d'études, intellectualisme urbain.
La plus importante de ces organisations était l'Association des Bakongo (ABAKO), fondée en 1950, qui était une association ethnique fondée pour promouvoir les intérêts et la langue des Bakongo (ou Kongo). L'ABAKO, dirigée par Joseph Kasavubu au cours de la crise, fut à la tête des demandes les plus incistantes pour l'indépendance et le fédéralisme. D'autres organisations moins connues étaient Liboke lya Bangala, qui défendait les ethnies proches des Bangala, et la Fédékaléo – qui comprenait des personnes originaires du Kasaï. Cette dernière se scinda par après en différentes organisations plus petites. Bien que ces organisations défendaient des intérêts issus des provinces, elles étaient cependant basées à Léopoldville, une des raisons d'être de leur création étant la nécessité de maintenir des liens entre les groupes d'origine et les nombreux immigrés dans la capitale.
D'autres groupes étaient les différentes associations Alumni - dont les membres se recrutaient parmi les anciens étudiants des écoles catholiques congolaises. De nombreux dirigeants politiques venaient de ces associations, dont les réseaux étaient fort développés.
La troisième origine de ces groupes politiques était les Cercles, des associations qui se développèrent dans les villes congolaises, qui avaient l'ambition de développer la solidarité entre les évolués (élites éduquées). Selon Patrice Lumumba, le leader des cercles de Stanleyville, les cercles furent créés pour "développer la formation intéllectuelle, sociale, morale et physique" des évolués.
Le plan de 30 ans
Au début des années 1950, la Belgique fut progressivement mise sous pression pour transformer le Congo belge en un état souverain. La belgique avait en effet signé l'article 73 de la Charte des Nations unies, qui encourrageait l'autodétermination des peuples, et les super-puissances poussaient également à une révision du statut du Congo. Les gouvernements belges ne s'aventurèrent cependant pas d'avantage en cette direction. Cependant, le professeur A.J. Van Bilsen publia en 1955 une étude intitulée Plan de 30 ans pour l'émancipation politique de l'Afrique belge. La durée attendue pour le déroulement de ce plan, était la durée qu'escomptait Van Bilsen pour la formation et la mise en place d'élites locales capable d'assurer la gestion de l'Etat. Le gouvernement belge et de nombreux évolués étaient sceptiques à propos de ce plan, les premiers refroidis par la perspectives d'abandonner le pays, et les second par l'importance de la durée de cette transition. Un groupe d'évolués catholiques répondit cependant positivement à ce plan par un manifeste publié dans un journal congolais, la Conscience Africaine, le seul point contetsé étant la faiblesse de la participation locale dans la mise en place de ce plan. L'association ethnique ABAKO décida de prendre ses marques à l'égard de ce plan, en partie à cause du fait que nombre de ces évolués catholiques n'étaient pas d'origine ethnique Bakongo dont l'ABAKO défendait les intérêts, mais aussi parce qu'elle défendait des positions plus radicales, et moins graduelles quand à la fin du colonialisme. L'ABAKO demandait la mise en place immédiate d'un pouvoir indépendant pour le Congo.
L'indépendance
L'indépendance de la République démocratique du Congo fut proclamée le 30 juin 1960, avec Joseph Kasavubu comme Président et Patrice Lumumba comme Premier ministre. Le pays partageait son nom avec celui de la République du Congo à l'ouest, une colonie française ayant gagné son indépendance en 1960 également, et qui étaient auapavant distingués par le nom de leur capitale, Congo (Léopoldville) et Congo (Brazzaville).
Déroulement de la crise
La première république
Mutineries
Malgré la proclamation de l'indépendance politique, le nouvel état ne disposait que de peu d'officiers nationaux, et des officiers étrangers restèrent en place en l'attente de la formation de des élites natioanles. Le 5 juillet 1960, l'armée (la Force Publique) basée à proximité de Léopoldville se mutina contre les officiers blancs et attaqua différentes cibles européennes. Il y eut de nombreuses exactions, dont des meurtes et des viols. Ceci causa une grande inquiétude, car 100 000 européens vivaient au Congo, la plupart dans la capitale, et cet événement brisa la crédibitité du nouveau gouvernement qui se montrait incapable de contrôler sa propre armée.
Ceci conduisit immédiatement à une intervention militaire au Congo par la Belgique pour assurer la sécurité de ses citoyens. Le retour des forces militaires belges était une violation claire de la souveraineté nationale du nouvel état, l'aide de la Belgique n'ayant pas été demandée.
La sécession du Katanga
La province méridionale du Katanga, riche en minerais de toute nature, déclara son indépendance. Son dirigeant, Moise Tchombe, était un ennemi de longue date de Patrice Lumumba. Tchombe était un proche des compagnies industielles et minières qui exploitaient notamment dans la province le cuivre, l'or et l'uranium, et qui craigaient de voir disparaître la source même de leur existence. Sans le Katanga, le Congo voyait son économie amputée.
L'assassinat de Lumumba
Soixante-sept jour après sa prise de pouvoir, Patrice Lumumba fut démis par le Président Joseph Kasavubu. Lumumba, à son tour, essaya vainement de démissionner Kasavubu. Lumumba fut dès lors placé en résidence surveillée à la résidence du Premier ministre.
Lumumba décida alors de s'échapper. Il quitta sa résidence caché dans la voiture diplomatique d'un visiteur, il prit la route en direction de Stanleyville. Joseph Mobutu, à la tête de l'armée, lança ses troupes à sa poursuite. Lumumba fut finalement rattrapé alors qu'il travaersaiy la rivière Sankuru, et capturé par des soldats fidèles à Mobutu.
Lumumba appela les troupes locales des Nations unies à son secours. celle-ci refusèrent de lui venir en aide sur ordre du commandement de New York. Il fut d'abord amené à Léopoldville, où il fut battu et humilié devant journalistes et diplomates.
D'autres mauvais traitement suivirent à la villa de Mobutu. Le Premier ministre élu fut battu devant les caméras de télévision. Lumumba fut ensuite transféré à Thysville, à 150 kilomètres de Léopoldville.
Les belges demandèrent une issue plus brutale, en livrant Lumumba à son pire ennemi, le Président du Katanga Moïse Tschombe.
Lumumba fut battu également au cours du vol qui l'emmenait à Élizabethville le 17 janvier 1961. Il fut livré aux soldats Katangais , et conduit à la Villa Brouwe. Il fut gardé et brutalisé de nouveau pendant que le Président Tschombe et son cabinet statuaient sur son sort.
La même nuit, Lumumba fut emmené dans la savane hors de la ville. Le convoi s'arrêta à coté d'un grand arbre. Trois pelotons d'exécutions avaient été également amenés, commandés par un officier belge. Un autre officier belge commanda le pelotons d'exécution. Lumumba et deux de ses compagnons issus du gouvernement furent alignés contre l'arbre et exécutés. Le Président Tschombe et deux de ses ministres assistèrent aux exécutions successives. Le corps des 3 individus furent ensuite détruits par le feu.
Rien ne fut dit pendant trois semaines, même si la rumeur de la mort se propagea rapidement. La mort de Lumumba fut annoncée sur une radio katangaise, et travestie sous une histoire peu plausible incluant une évasion et un assassinat par des villageois hors contrôle.
Mobutu et la Deuxième république
En 1965, Joseph Mobutu prit le pouvoir avec l'accord des pays occidentaux, qui le voyaient comme un rempart contre le communisme en Afrique. Il instaura un parti unique, à l'exclusion de toutes les autres formations politiques.
À cette époque, Che Guevara arriva au Congo. Che se plaça sous commandement du jeune Laurent-Désiré Kabila qui opérait dans la région de Fizi, qui prit le pouvoir quelques 30 années plus tard. Selon Che Guevara, son aventure congolaise fut un fiasco, et il retourna rapidement à Cuba.
Voir également
- Histoire de la République démocratique du Congo
- Democratic_Republic_of_the_Congo#Post-independence wars (1960–1965)
- Mercenaire Mike Hoare "4 Commando" and "5 Commando"
- Stanleyville
- Operation Dragon Rouge
- rebels simba rebels
Liens externes
- One-page synopsis of the conflict broken into four phases from MIT
- List of resources on the interventions compiled by the US Air Force
- U.S. State Department central files
- Republic of Congo Post-Independence War
Autres lectures
- De Witte, Ludo. (2001) The Assassination of Lumumba, Verso. Publication of book resulted in Belgian parliamentary commission and official apology from Belgium for role in the assassination of Lumumba.
- Epstein, Howard (ed). (1974) Revolt in the Congo, 1960-1964, Armor Books. Essays by various authors.
- Gondola, Ch. Didier. (2002) The History of Congo, Greenwood Press, ISBN 0-313-31696-1.
- Kanza, Thomas. (1979) The Rise and Fall of Patrice Lumumba, Schenkman.
- Legum, Colin. (1961) Congo Disaster, Penguin Books.
- Lemarchand, René, (1964) Political Awakening in the Belgian Congo, University of California Press.
- Lumumba, Patrice. (1962) Congo, My Country, Pall Mall Press. Speeches and selected writing by Lumumba.
- Weiss, Herbert. (1967) Political Protest in the Congo: The Parti Solidaire Africain during the Independence Struggle, Princeton University Press.
- Weissman, Stephen R. (1974) American Foreign Policy in the Congo, 1960-1964, Cornell University Press.
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