Infarctus du myocarde
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L'infarctus du myocarde (IDM étant une abréviation courante) est un infarctus touchant le muscle cardiaque. Il se produit quand les artères coronaires se bouchent, les cellules du myocarde (le muscle constituant le cœur) ne sont alors plus oxygénées, ce qui les empêche de se contracter et finit par entraîner leur mort.
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Causes et facteurs de risque
Dans la moitié des cas, il survient sans qu'aucun facteur de risque n'ait été détecté.
Il a été observé que la prise quotidienne en très petite quantité d'aspirine, qui favorise la fluidité du sang de façon mesurable, réduit nettement les risques d'infarctus. La dose nécessaire et toutefois infime, estimée à 84mg pour un individu de corpulence moyenne, ce qui représente à peine le tiers d'une dose pour enfant telle qu'utilisée dans les précédentes applications analgésiques de l'aspirine. Pour la petite histoire, les résultats de l'étude, étaient si nets dès le début, que les conclusions purent en être tirées avant même la date de fin prévue pour la campagne d'expérience (voir plan d'expérience).
Diagnostic à la phase aiguë
Symptômes
Violente douleur thoracique, douleur thoracique prolongée, sensation d'étouffement.
Signes physiques
Signes de gravité
Examens complémentaires
Électrocardiogramme à 12 dérivations
- Sus-décalage du segment ST.
- Sous-décalage du segment ST.
- Onde Q plus grande qu'un tiers du QRS et qu'1mm. Attention, l'onde Q peut être le résultat d'un infarctus ancien.
Dosage des enzymes cardiaques
- Troponine I ou T
- C(P)K-MB, fraction MB de la Créatine kinase
Prise en charge de l'infarctus
Il s'agit d'une urgence médicale : il est démontré que plus la désobstruction de l'artère coronaire responsable est précoce, moins il y aura de séquelles. Cette désobstruction devra être faite avant la douzième heure, et si possible, avant les premières heures. Toute suspicion d'infarctus (en pratique douleur thoracique prolongée) doit conduire à l'appel de la la régulation médicale (« 112 » dans l'Union européenne, le « 15 » en France, le « 144 » en Suisse). Suivant les possibilités locales (proximité d'un hôpital pouvant pratiquer une angioplastie coronaire en urgence, une fois le diagnostic fait, le médecin du SAMU optera soit pour une fibrinolyse, consistant en l'injection d'un médicament qui va dissoudre le caillot obstruant l'artère, soit le transfert le plus rapidement possible vers un centre spécialisé.
Premiers secours
Le diagnostic d'infarctus du myocarde est d'ordre médical. Celui-ci échappe donc en principe à la compétence du secouriste ou du témoin sauveteur, à qui il apparaîtra soit comme un malaise, soit comme un arrêt cardiaque (mort subite). Dans le cas d'un malaise, il ne faut pas se hasarder à un pseudo-diagnostic : une personne peut avoir un infarctus du myocarde sans ressentir les signes typiques (ni douleur thoracique, ni douleur dans la mâchoire rayonnant dans le bras gauche), et à l'inverse, une personne peut ressentir ses signes sans qu'elle fasse un infarctus du myocarde. Dans tous les cas, tout malaise doit être considéré comme pouvant évoluer vers une urgence vitale et nécessite une prise de contact avec un médecin, qui établira un diagnostic.
Pour un malaise :
- on met la personne au repos dans la position où elle se sent le mieux, on propose dans ce cas la position semi-assise (jambes allongée, buste relevé incliné) ;
- on la questionne sur ce qu'elle ressent, les circonstances de survenue du malaise (notamment depuis combien de temps), les antécédents (est-ce la première fois qu'elle ressent ce malaise, prend-elle des médicaments, a-t-elle été hospitalisée)
- on prévient la régulation médicale (« 112 » dans l'Union européenne, le « 15 » en France, le « 144 » en Suisse) en transmettant le maximum d'information,
- on revient surveiller la victime et on applique les conseils donnés par la régulation médicale ;
- dans le cadre du prompt secours : mise sous inhalation de dioxygène avec un débit de 15 L/min.
Pour un arrêt cardiaque :
- on protège si nécessaire,
- on prévient immédiatement les secours (« 112 » dans l'Union européenne, le « 15 » en France, le « 100 » en Belgique, le « 144 » en Suisse) ;
- on pratique la réanimation cardio-pulmonaire en attendant les secours ;
- utilisation d'un défibrillateur automatique si disponible.
Traitement hospitalier
défibrillation, thrombolyse/fibrinolyse, angioplastie, pose d'un stent, pontage coronarien
Complications
Les troubles du rythme cardiaque sont une complication fréquente.
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